L’Eau de Rochas, Parfum Solaire Et Révolutionnaire

Le troisième parfum de la maison Rochas est surtout la première eau de cologne pensée pour la femme — un jus vibrant et délicat aussi solaire que révolutionnaire !

L’Eau de Rochas, Première Cologne Pour Femme De L’Histoire

Lorsque Marcel Rochas fonde sa maison de parfum et de couture en 1925, il chérit déjà l’ambition d’en révolutionner les codes, et le chic ! D’abord installée sur la mythique rue du Faubourg-Saint-Honoré, avant de prendre ses quartiers au 12 avenue Matignon, une dizaine d’année plus tard — la maison Rochas trouve rapidement sa clientèle. Et quelle clientèle !

Marlène Dietrich, Joan Crawford ou encore la duchesse de Windsor. Les élégantes du monde entier trouvent en effet dans sa couture épurée mais éminemment raffinée l’écho d’une féminité très sophistiquée. Moins dramatique que d’autres maisons, la mode à la Rochas est en effet une affaire de féminité qui éclot au détour de dentelle et autres tulles.

C’est ainsi que le premier parfum de la maison fait écho à cette femme qui, à en croire Marcel Rochas, s’incarne à merveille dans la pétillante Hélène Rochas. Sa troisième épouse devient sa muse et, en 1944, c’est au maître-parfumeur Edmond Roudnitska que l’on confie la compose de cette personnalité olfactive. On doit notamment à ce nez hors pair la création d’Eau sauvage, en 1966, et de Diorama, en 1948.

Hélène Rochas

Baptisé ‘Femme’, ce premier parfum Rochas connaît un grand succès. Mais avec la disparition de Marcel Rochas, c’est bien à Hélène Rochas que l’on doit l’introduction du plus révolutionnaire des parfums Rochas.
A la tête du département des senteurs de la maison, elle impulse bien la composition de l’Eau de Rochas. La première Cologne pour femme de l’histoire de la parfumerie.

L’Eau de Rochas, Un Parfum Iconique

Les mots mêmes de la maison Rochas capturent tout ce qui fait la fulgurance de cette senteur vivante, fraîche et délicate. « Pour la première fois, une eau de Cologne s’adresse aux femme. Dans cette infusion d’agrumes et de verveine, flottent des fleurs fraîchement cueillies – jasmin, narcisse, rose – au sillage éblouissant. L’Hédione, une molécule de synthèse intelligente, propulse le sillage comme une cascade cristalline qui électrise les sens. Le fond chypré plus opulent mêlant mousse de chêne, de myrrhe et de vétiver, donne de la profondeur à l’ensemble et véhicule cette fraîcheur si particulière plus longtemps, sans jamais l’altérer. »

Composée en 1970 par Nicolas Mamounas, la fragrance tient en effet une place particulière dans la mémoire olfactive — l’équilibre parfait entre ces notes aromatiques distille tout le luxe raffiné propre à la maison Rochas.

50 ans plus tard, cette Eau de Rochas trône encore sur les coiffeuses des femmes éprises de liberté et d’élégance. Et c’est toujours dans cette bouteille sculpturale au design minéral que se love ce jus pourvu de tant de beauté !

Imaginée par Serge Mansau en 1970, la bouteille Eau de Rochas traduit en verre massif la fougue qui s’en échappe — un cabochon comme un roc ruisselant évoque l’éclaboussante fraîcheur vivante de cette eau dont les accords sont, finalement, hors du temps.

La Robe De Bal Simone Rochas Printemps-Été 2016

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L’armée Simone Rochas est de celles arborant des tutus houssés de mousseline rebrodée de roses, et des derbys fantaisie collés sur semelle Plexi… Une silhouette identifiable entre milles qui, cette saison encore, se trouve célébrée sur le catwalk. Alessandro Dell’Acqua a ainsi livré une vision fantaisiste et hyperbolique de l’ADN Rochas, influencée cette fois-ci par la force de la nature propre à l’art de la mise en scène du mouvement surréaliste. C’est donc une saison Printemps/ Eté 2016 placée sous le signe de l’hyper-féminité que propose le directeur artistique de la maison ; une poésie au charme très edgy.

Les vêtements étaient tout d’abord en proie à des volumes étonnants et rafraîchissants. Puis, ce sont les embellissements caricaturaux que l’on remarque comme un clin d’œil à la vieille école de la couture, tandis que sur certains looks la technique d’impression 3D fut utilisée… En résumé, Alessandro Dell’Acqua a ici hissé une féminité mixant poésie et extravagances… La femme Rochas semble ainsi s’animer d’une personnalité artistique doublée d’un quotient de séduction très subtile. Sa robe de bal est composée en découpes graphiques venant s’assagir au contact d’un nœud XXL piqué sur la poitrine… Oui, la femme Rochas aime la subtilité et l’espièglerie, cela, même si la robe dévoile un peu de son anatomie. La robe de bal Rochas se présente comme une pièce au charme immense, et à la désirabilité absolue !

Le Pantalon Capri

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La définition exacte de l’existentialisme est la suivante : « L’homme est libre et responsables de ses actes », doctrine qui correspond bien à la créatrice Sonja de Lennart, née le 21 mai 1920 en Prusse (Allemagne de l’Est). Cette grande femme, trop peu connue aujourd’hui, décide de se lancer dans la mode dans un monde d’après guerre qui laisse place à l’espoir, à l’audace, et à la création. C’est en hommage à la fameuse île italienne de Capri que Sonja donne ce nom à une large collection de prêt-à-porter. Elle créée des robes, des manteaux même, mais c’est le pantalon qui sera son plus grand succès. Ce fameux pantalon crée en 1948 s’arrêtant au mi-mollet – et qui est donc un parfait compromis entre le pantalon, trop classique, et le bermuda si on est complexé par ses jambes – connaît ses heures de gloire dans les années 60. En véritable pionnière de son temps, Sonja inspire les plus grandes maisons de mode, et cela depuis plus de 60 ans.

Corsaire ou d’autres appellations furent apposées à ce pantalon, mais c’est dans ce nom “capri“ que résonne toute la nostalgie de l’idéal féminin des années “yéyé“. La femme se rêve et se voit active, sexy, et libre ! Les années 60, c’était en plus du capri, pour le plus grand plaisir des yeux, la minijupe de Mary Quant, la folie d’Andy Warhol, les films d’Hitchcock et les paroles de Serge Gainsbourg… Une période de pur génie créatif en somme, qui ne cesse d’influencer notre époque. La preuve ? Les différents défilés printemps-été 2013 de chez Louis Vuitton, Marc Jacobs, Michael Kors ou encore Rochas qui largement s’en inspirent ! Alors, puisque la possibilité s’offre à nous d’habiller nos jambes d’un beau capri, à quoi sert de résister à cette pièce incontournable qui, immédiatement, façonne une silhouette très féline à la manière d’Audrey Hepburn dans Sabrina, en 1954.

Il est facile de se l’approprier puisqu’il se conjugue à tous les styles, et c’est bien pour ça qu’il est simple à adopter. Il est une de ces trop rares pièces unisexes, seyant aussi bien aux femmes qu’aux hommes, été comme hiver, de jour comme de nuit. Taillé dans du cuir ou du coton, imprimé, coloré, classique, chic, sportwear, skinny ou encore oversize, messieurs, osez vous laisser surprendre par ce vêtement qui d’ailleurs porte la collection automne-hiver 2013-2014 de Guillaume Henry pour Carven. Et si vous hésitez toujours sur la bonne manière de l’adopter, sachez que la valeur sure reste l’association vue sur l’icône Jacqueline Kennedy, qui a largement contribué à sa popularité, et à le nimber d’une magie. Jackie en capri, c’est une équation qui sonne comme une évidence : une classe folle, un capri, un t-shirt, et des nu-pieds ; voilà la simplisme formule à adopter sans retenue.