Brigitte Bardot, Icône De Mode

Son oeil charbonneux et sa chevelure désinvolte incarnent tout du style Bardot. Un style qui tient d’abord d’une attitude — incandescente et spontanée – qui a érigé nombre de pièces en icônes !

Dans la préface du livre qui célèbre Le Style Bardot, par Henry-Jean Servat, Brigitte Bardot écrit: « Je m’habillais comme je me coiffais, au coup de cœur selon mon envie du moment. J’ai porté des robes élégantes de grands couturiers, mais aussi des tenues bohèmes ravissantes anti-conventionnelles, des trucs que je dénichais par hasard et qui devenaient à la mode ! Je suis fière d’avoir créé un style qui ne se démode pas puisque je n’ai jamais été à la mode ! »

Car c’est bien cela l’essence de l’icône de mode que fut Brigitte Bardot — l’audace d’une femme à contre-courant des conventions, notamment féminines.

Le Style Brigitte Bardot Et Les Maisons De Mode

Si le style Bardot et d’abord celui de l’effortless, l’icône des années 60 et 70 fut aussi habillée par les couturiers de son temps.

Bardot et Les Couturiers

Bardot et les couturiers, c’est d’abord une histoire d’époque. Dans les années 50 et 60, c’est en effet vers la maison Christian Dior et son New Look que la jeune Brigitte Bardot se tourne.

Découverte en 1949 en Une du magazine ELLE, Brigitte Bardot joue bien souvent les modèles. La même année, elle incarne pour la maison Dior une féminité voluptueuse et très élégante dans cette robe signée de la main de Monsieur. Une robe baptisée Miss Dior.

Car à l’aube des années 60, c’est dans des robes et des jupes à volants infinis que Brigitte Bardot aime à être vue. Pour des cérémonies, des galas ou des réceptions aux quatre coins du monde, celle qui n’a pas encore envoyé valser les conventions de la haute bourgeoise se montre dans des créations Dior.

Une robe rouge vermillon, comme en 1957 pour un gala à Munich. Il n’était pas rare de voir ainsi Brigitte Bardot autour de la mythique boutique Dior du 30 Avenue Montaigne.

L’autre couturier favori de Brigitte Bardot, c’est Pierre Balmain. Avec la ligne Jolie Madame, elle s’appuie sur ce couturier hors-pair pour incarner certains de ces rôles. Comme en 1956, dans le film ‘La Mariee Est Trop Belle’.

Mais voilà, les tonitruantes années 60 sonnèrent l’avènement d’une toute autre Bardot. Figure de proue d’une émancipation qui a envoyé valser les codes de la bourgeoisie et les pièces qui vont avec, Brigitte Bardot va porter haut de nouveaux couturiers bien en phase avec leur époque — elle devient BB.

Devenue un phénomène planétaire avec le film ‘Et Dieu Créa la Femme’ de Roger Vadim en 1956, Brigitte Bardot va incarner plutôt qu’initier le Youthquake.

C’est ainsi qu’elle va tour à tour mettre en vedette des couturiers de la trempe de Yves Saint Laurent, ou encore Paco Rabanne. Paco Rabanne qui, en 1966, lui taille sur-mesure une robe à partir de sa matière industrielle de prédilection.

Avec Yves Saint Laurent, Bardot partage le goût des pièces simples mais riches d’émancipation. Le smoking, le caban et tant d’autres icônes de la maison, Brigitte Bardot va en faire ses pièces iconiques.En 1968, elle s’affiche en Saint Laurent à la première de Shalako, à Londres.

Mais c’est au couturier Jean Bouquin qu’elle confie son style à partir du milieu des années 60 — un style plus groovy et hippie qui l’accompagne de Saint Tropez aux écrans de cinéma !

Elle écrit ainsi: « Celui qui sut mieux que personne m’habiller, me chiffonner, me pavoiser, me déguiser, me dénuder, me sexyfier, me parer et me désemparer. L’unique, le seul, l’irremplaçable Jean Bouquin.

[…] Ces étoffes somptueuses qu’il me tournicotait autour du corps, parures de déesse, soies arachnéennes […] Jean me couvrit de « foulards-robes », de « mini-maxi » indiennes, de chaînes afghanes, de « pantalons-jupes », de coloris fondus et acidulés. Il fût l’inventeur de cette mode extravagante dite hippie que je portais avec tant de joie, qui me colla à la peau pendant tant d’années et qui revient aujourd’hui en force dans tous les journaux à ma mode ! »

Le Vichy Et Jacques Esterel

En parlant de sa mode justement, c’est à Brigitte Bardot et à Jacques Esterel que l’on doit l’intronisation du vichy. Et quelle intronisation ! Désignée la femme la plus belle du monde, Brigitte Bardot a vu ses faits et gestes être scrutés et copiés dans le monde entier.

Incarnation de la femme incandescente, libre et hors catégorie, son mariage en juin 1959, à avec l’acteur Jacques Charrier fait évidemment la Une de la presse. Mais voilà, en sortant de la mairie ce jour là, Bardot a une nouvelle fois fait chavirer les conventions avec une robe de mariée très peu conventionnelle.

Taillée dans un imprimé à carreaux roses et blancs, surmontée d’un petit col Claudine en dentelle anglaise, doublée d’un jupon ample — la robe de mariage de Bardot est alors une robe à imprimé Vichy. Jusque là réservé aux nappes et autres draps de table traditionnels… Brigitte Bardot et Jacques Esterel ont engendré une nouvelle révolution esthétique.

La robe est sortie des ateliers du faubourg Saint-Honoré de Jacques Esterel. Il racontait ainsi vouloir une pièce aussi raffinée et audacieuse que celles de Marie-Antoinette. « J’ai dessiné une robe qui me rappelait les petites bergères du XVIIIe siècle. »

Et si les audaces à la Bardot sont aujourd’hui reconnues dans le monde entier pour avoir posé les jalons d’une mode et d’une attitude devenue la norme, elles n’ont pas toujours été bien accueillies.

Ainsi Brigitte Bardot elle-même se confiait sur l’une d’elles… « A l’Elysée, entre autres, en 1967 : invitée par le général de Gaulle à une réception des arts et des lettres, je suis arrivée les cheveux défaits, en pantalon et veste militaire d’opérette à brandebourgs. Sa femme ne pouvait pas me voir. »

Qu’à cela ne tienne, Brigitte Bardot était devenue BB dans le monde entier.  Au cinéma, en 1963, dans ‘Le Mépris’ de Jean-Luc Godard, elle fait du bandeau une icône des années 1960. Une icône du style moderne même, puisqu’au aujourd’hui encore nombre de ses pièces qui passaient à l’époque pour des audaces stylistiques sont devenues des basiques intemporels…

Et c’est surtout pour ses tenues de ville que le style Bardot s’est ancré dans la mémoire collective.

Le Style Bardot A La Ville

Cuissardes, Repetto Et Col Bardot

A la ville surement plus qu’à l’écran le style Bardot s’est imposé comme le modèle à suivre. Et en parlant de modèle justement, avant d’en devenir un, Brigitte Bardot se destinait à devenir danseuse étoile. Ayant suivie une formation de danseuse de ballet à l’Opéra de Paris, Brigitte Bardot a inspiré une ballerine devenue iconique.

Car c’est bien à sa demande que Rose Repetto a imaginé la mythique ballerine BB, aussi appelée Cendrillon. Une ballerine que Bardot destinait d’abord à son rôle dans ‘Et Dieu Créa La Femme’, de Roger Vadim… Une ballerine qui figure la première création Repetto destinée à être porter dans la vie de tous les jours. Et Bardot l’a portait bien tous les jours !

« Elle a été l’étincelle qui a déclenché les choses. Les gens voulaient avoir le même produit qu’elle. Elle est devenue un symbole de l’émancipation des femmes. Elle a rompu avec les codes de l’époque » déclarait ainsi Jean-Marc Gaucher, actuel directeur général de Repetto.

Dans le même esprit, c’est l’adoration de Bardot pour les cols à large encolure qui imposa la mode, en même temps que son nom à cette ligne toute en sensualité. Les cols Bardot furent en effet l’attribut même du style Bardot — dévoilant sensuellement le cou et les épaules, ils soulignaient la fougue Bardot sans jamais l’exagérer.

Et ce n’est pas là le seul attribut du style Bardot à la ville. Sur elle, un simple t-shirt prenait des allures folles. D’ailleurs, on la voyait souvent simplement habillée d’un jean et d’un t-shirt — déambulant pieds nus dans les rues. Un chic désinvolte qui trouve, peut-être, un écho plus retentissant encore dans les cuissardes.

Véritable phénomène culturel, Brigitte Bardot a ainsi popularisé plus d’une pièces. Lorsque Serge Gainsbourg lui écrit pour la voir interpréter la chanson Harley Davidson, c’est en cuissarde qu’il la fait jouer. Mais Bardot n’a pas attendu Gainsbourg pour les chausser.

Elle apparaissait déjà vêtue de ces bottes, véritables chaussures de l’émancipation féminine des années 60 ! Mais c’est véritablement le style Riviera de Brigitte Bardot qui a largement répandu l’idée d’une femme qui « n’a besoin de personne » pour décider du degré d’exposition de son corps.

Le Style Riviera A La Bardot

Et voilà bien ce que Brigitte Bardot laisse en héritage aux femmes du monde entier. Son style Riviera qui, on peut le dire, s’esquisse en 1953 dans ‘Manina, La Fille Sans Voiles’ de Willy Rozier.

Sorti en 1953, le film contribue très largement à démocratiser le bikini. Car jusque là, sur les plages Françaises, Italiennes ou Espagnoles, les femmes se voyaient contrôler la longueur de leur maillot de bain… Interdit en 1949, il est peu à peu réhabilité face à l’engouement provoqué par ce film. Avant Ursula Andress dans ‘James Bond contre Dr. No’, Brigitte Bardot avait ainsi déjà imposé le bikini à l’écran !

Et à la ville — habituée de Saint Tropez depuis sa tendre enfance, Brigitte Bardot concourt ainsi à l’avènement du petit village de pêcheurs en haut lieu de la jet-set. En 1956, elle incarne bien toute la fougue des jeunes filles de son temps dans ‘Et Dieu… créa la femme’. Le style Riviera était né.

Car, à la ville comme à l’écran, Brigitte Bardot a fait du pantalon corsaire, du pull marin et des pieds-nus sa tenue iconique pour déambuler dans le village Provençal. A force de photos volées, ou d’éditoriaux, comme celui réalisé à Saint Tropez par Willy Rizzo, en 1958… Sa silhouette éminemment sensuelle dans des pièces si simples a fini par faire Ecole.

On n’imagine plus un vestiaire de vacances sans ces indispensables.

Finalement, Brigitte Bardot demeure une source d’inspiration contemporaine pour les maisons de mode, les filles et les femmes du monde entier. Désinvolte et glamour l’air de rien, elle incarne la femme émancipée dans un mélange de sophistication, de masculin-féminin et de laissez-faire, somme toute très Français.

Jane Birkin, Icône De Mode

Jane Birkin est l’icône incontestable d’une mode 70’s, nonchalante et incroyablement inspirée. Une mode à la Birkin qui a donné nombre de pièces iconiques aux vestiaires contemporains.

Jane Birkin, Ce Je-Ne-Sais-Quoi

 A l’instar d’Audrey Hepburn ou Diana, Jane Birkin a défini le style d’une époque. Mais pas que… Avec sa fougue et son panache, sa liberté et son sens du style, Jane Birkin a aussi forgé l’oeil et l’esthétique de nombreux designers.

La Nonchalance De Birkin

Accompagnant l’époque, et notamment le Youth-quake des années 70, pour reprendre l’expression de Diana Vreeland, Jane Birkin a érigé nombre de basiques en pièces incontournables de la mode et du style. Du luxe même. Car, à bien y regarder, le style Birkin est une affaire d’inattendu.

Sans effort et nonchalante à souhait, Jane Birkin a ce je-ne-sais-quoi qui définit la figure de la Parisienne. Le style Birkin est mystérieux et fascinant… Car il dit beaucoup dans un détachement quasi-absolu.

Ainsi, on doit à Jane Birkin une autre forme de féminité. Une féminité plus spontanée et franchement libérée — la quintessence du romantique se fige dans son duo t-shirt blanc et jean évasé.

Habituée des tapis rouge et des Unes de magazines de mode, Vogue en tête, Jane Birkin a rapidement imposé sa vision décomplexée du luxe et de la mode. Une vision où un panier en osier accompagne aisément la plus pointue des robes. Une vision où, encore, il ne fait pas bon en faire trop.

Le je-ne-sais-quoi à la Birkin se lit aussi dans la nonchalance de son allure androgyne. Une allure qui, si elle n’est jamais clinquante, est assurément efficace ! Nombre de ses silhouettes figurent aujourd’hui encore au panthéon des looks intemporels.

Ainsi, c’est par sa liberté flamboyante que Jane Birkin a su habiter les pièces les plus osées du vestiaire féminin. A commencer par la see-through dress.
Au même moment où Yves Saint Laurent présentait sur le podium son iconique see-through blouse, Jane Birkin paradait ainsi dans une robe transparent, ni provocante, ni scandaleuse.

Blazer, chemise d’homme et chandails oversized… L’allure androgyne mais sensuelle, voilà l’équation iconique de Jane Birkin.

Lors d’une récente interview, elle confiait ainsi: « Je me souviens aussi avoir monté les marches à Cannes avec une robe que je portais à l’envers, dos devant. Et puis il y a ce fameux panier portugais que j’avais acheté sur un marché de Londres et qui ne me quittait pas. Si on me refusait l’entrée de Maxim’s à cause de mon panier, je m’en foutais.

J’avais cette assurance. Quand je revois des photos de moi de 1968, mes grands yeux de poupée soulignés d’eye – liner, la bouche exagérée, la frange, je trouve ça horrible. Je me suis trouvée la plus intéressante à quarante ans. J’ai commencé à porter des marcels en coton d’Écosse, des chemises d’homme agnès b. sur des pantalons trois fois trop grands ponctués d’une fine ceinture en cuir rouge avec des baskets sans lacets. Les vêtements de garçon trop grands, c’est bien quand on vieillit. On a l’air fragile. À un moment, il faut savoir renoncer aux robes de dames. Tu prends dix ans dans la vue. C’est comme le maquillage. À un certain âge, il faut arrêter de jouer avec les faux cils. Sinon, on devient terrifiante. »

A l’écran ou à la ville, le style Birkin a ainsi marqué des générations de femmes. Et d’hommes aussi ! Car, on le sait peu, mais c’est elle qui est derrière le style iconique de Serge Gainsbourg.

Le Style Gainsbourg

Dans une interview réalisée par Olivier Lalanne, le Rédacteur en chef du Vogue Hommes International, elle revient sur le style Gainsbourg.

« Tout est de moi, il m’écoutait beaucoup. Pour commencer, il a mis du temps à avoir de la barbe, il faisait plus jeune que son âge, et ça le complexait. Je le trouvais plus beau avec une barbe de huit jours, donc il s’est acheté une tondeuse et l’a entretenue. Ça ressemblait à un maquillage naturel, ça faisait des ombres, ça sculptait son visage. On a envie de s’occuper des hommes qui ont de la barbe, on a l’impression qu’ils n’ont pas su où dormir la nuit passée. Je trouvais très distingué en revanche qu’il n’ait aucun poil ni sur le torse, ni sur les bras. Je lui avais offert des bracelets de vieille comtesse qu’il portait aux poignets et un diams au creux du cou. Il se l’est fait voler un soir de nouvel an à Pigalle et je l’ai remplacé par un saphir. Je suis allergique aux chaussettes, on imagine tout de suite le mec tout nu avec ses chaussettes, c’est misérable.

Un jour, j’étais chez Repetto et, dans un panier de soldes, j’ai trouvé un modèle homme en cuir blanc souple comme un gant. Je l’ai offert à Serge. Il avait les pieds plats et les chaussures le blessaient. Il a porté ces pompes blanches sans chaussettes toute sa vie. Pareil pour les sous – vêtements, je trouve beaucoup plus érotique d’être nu sous son jean. Là encore, j’ai passé le message. »

Jane Birkin Et Les Maisons Françaises

Si l’on retient du style de Jane Birkin sa capacité à élever n’importe quel basique au rang d’icônes insoupçonnées — ses jeans délavés, ses micro-robes et son allure androgyne — on retient aussi son impact sur les maisons de mode.

Jane Birkin, Yves Saint Laurent, Et Paco Rabanne

Et c’est encore Jane Birkin qui raconte le mieux son rapport à la mode Parisienne d’alors:

« Quand je suis arrivée en France, j’étais une copie de Jean Shrimpton. Les Françaises étaient très groomed à l’époque, certes il y avait Françoise Hardy et sa robe Paco Rabanne, mais elle la portait longueur genoux. Moi, j’avais fait enlever des rangs de mailles pour qu’elle ressemble à un long t – shirt. Quand je vois les photos … Je ne réalisais pas qu’elle était si transparente. C’est l’effet flash des photographes. Si j’avais su, je n’aurais pas mis de culotte ! Serge m’avait aussi acheté de très jolies robes chez Saint Laurent, il m’avait même fait faire un modèle haute couture en dentelle blanche pour un bal chez les Rothschild. »

Cette robe, le musée Yves Saint Laurent à Paris en conserve le dessin orignal d’Yves Saint Laurent. Et l’iconique photographe Cecil Beaton l’a capturé, pour l’éternité.

Capable d’injecter une haute dose de naturel dans une robe haute couture spécialement taillée pour ce Bal Proust, en 1971. Capable aussi, d’injecter ce je-ne-sais-quoi au vêtement-extrême imaginé par Paco Rabanne.

Jane Birkin et Serge Gainsbourg ainsi habillés dans un ensemble métal signé Paco Rabanne ne semblent en rien entravés.

Il est ainsi facile de mesurer l’impact de Jane Birkin sur les designers et couturiers contemporains. Telle une aristocrate du cool, Jane Birkin a permis aux femmes de se libérer des carcans attendus, et de l’étiquette… A sa façon !

C’est ainsi qu’on la retrouve tour à tour muse d’Hedi Slimane chez Saint Laurent. La chemise d’homme et la frange éternelles inspirations d’Hedi Slimane… Désormais tout aussi influencé par le style Birkin chez Celine. .

On la retrouve encore sur le défilé Printemps/Eté 2020 de Marc Jacobs — et celui de Gucci par Alessandro Michele.

Mais c’est bien le sac Birkin de la maison Hermès qui cristallise toute la dimension iconique de son style !

Jane Birkin Et La Maison Hermès

En 1983, le PDG d’Hermès Jean-Louis Dumas était assis à côté de Jane Birkin sur un vol effectuant la liaison Paris-Londres. Birkin venait de placer son sac de voyage en paille dans le compartiment supérieur de son siège. Mais voilà, son contenu s’est déversé, laissant Jane Birkin embarrassée. Elle se confie alors, à son voisin de siège, sur la difficulté de trouver un sac de weekend en cuir adéquat.

« L’homme très ordonné qui était assis à côté de moi a dit: ‘Et bien, vous devriez avoir des poches dans votre agenda – toutes vos photos et coupures de presse sur vos enfants et tout le reste ne volerait pas partout.’ J’ai dit: ‘Et bien, que pouvez-vous faire quand Hermès ne les fait pas avec des poches?’

Il a dit: ‘Mais je suis Hermès.’ C’était M. Dumas. Il a dit: ‘Rangez votre agenda. Je vais le faire faire pour vous’, et j’ai dit:’’Pourquoi ne faites-vous pas un sac qui est environ quatre fois le Kelly, afin que nous puissions fourrer toutes nos affaires et ne pas prendre la peine de le fermer?’ Je l’ai dessiné sur une serviette et il m’a téléphoné environ un mois plus tard en disant: ‘Il vous attend chez Hermès.’ »

Ainsi est né le sac le plus convoité de l’histoire. Un sac à l’image de l’icône de mode qu’est Jane Birkin. Pratique mais incroyablement chic !

De la désinvolture et beaucoup de chic, mais toujours pratique — le sac Birkin incarne tout cela. L’air de rien, Jane Birkin a révolutionné la mode, devenant une, sinon la muse de nombreuses maisons Françaises. Elle, l’Anglaise, incarne mieux que personne le je-ne-sais-quoi de la Parisienne.

Pour la collection Automne/Hiver 2000, on retrouve ainsi Jane Birkin sur le podium Hermès où, dans un t-shirt blanc oversized, un pull en col V profond et un pantalon large, elle donnait vie à la mode imaginée par Martin Margiela pour la maison du luxe Français.

Une vision du luxe qui peut se comprendre mieux encore si on en prend connaissance dans son contexte. Et c’est exactement ce que propose l’expérience d’une visite des berceaux du luxe à Paris — le ‘Paris Fashion and Luxury Icons Tour’.

La Cendrillon de Repetto, une Icône Timide et Bouleversante

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Cette histoire c’est celle de la Cendrillon de Repetto qui quitta les planches de l’opéra pour faire un triomphe en ville et qui, aujourd’hui encore, récolte les applaudissements et les faveurs des femmes. En effet, la Cendrillon se décline dans toutes les couleurs possibles, elle s’habille de fluos et de tons pastels en parallèle des couleurs basiques telles le noir, le rouge ou le blanc. La multitude de couleurs proposées s’allie à la diversité des matières : le vernis, le chèvre velours cristal,le mekong, le veau, l’agneau ou encore la chèvre crispée.

Echancrée jusqu’à la naissance des orteils, ornée d’un petit nœud en coton qui en réalité permet l’ajustement de la chaussure à notre pied, haute ou frôlant le sol, la Cendrillon sublime toutes nos tenues par son côté intemporel toujours à la pointe de la mode.

Cependant, il est difficile de parler de la Cendrillon sans parler de l’histoire de la maison Repetto, puisqu’elle en a fait la renommée et le triomphe. En effet, c’est en 1947 que sa fondatrice, Rose Repetto, a l’idée innovante de coudre à l’envers la semelle du chausson de danse avant de la retourner, afin de soulager les pieds sur-sollicités de son fils, le danseur classique Roland Repetto. Cette technique, appelée le « cousu-retourné », fait alors office de révolution pour les danseurs car elle permet d’amortir les chocs. Cette nouvelle ballerine rencontre tout de suite un franc succès grâce à la notoriété de Roland Repetto et sera portée par les étoiles de l’opéra Garnier que sont Béjart, Noureev ou Barychnikov  mais il se cantonnera d’abord au milieu de la danse.

Pour que le destin de la Cendrillon devienne celui d’une icône, il faudra attendre 1956, date de sortie du film Et Dieu créa la femme dans lequel Brigitte Bardot, sur demande personnelle,  arbore pour la première fois une paire de ballerines rouges vernis. La révolution est en marche, la Cendrillon est née. Dès lors, les femmes s’approprient le soulier afin d’être élégante tout en gardant un certain confort et la ballerine devient un incontournable classique.  Par la suite, d’autres femmes emblématiques porteront cette ballerine telles que Audrey Hepburn, ou plus tard Angélina Jolie et Sofia Coppola.

Aujourd’hui la Cendrillon cristallise toujours les valeurs de la maison et de sa fondatrice, pour qui le savoir-faire était primordial voire même une des clefs du succès. Ainsi, la méthode du « cousu-retourné » n’a pas changé et est réalisée à la main dans les ateliers de Saint-Médard d’Excideuil par les artisans façonniers, dans le respect de la tradition. La seconde clef du succès de la marque réside certainement dans ses efforts de perpétuelle innovation ce que nous prouve la grande diversité des modèles proposés mais aussi la mise en place de la personnalisation de la ballerine dans les Ateliers Repetto.

La Cendrillon de Repetto porte donc en elle le souvenir de cette histoire si particulière, quelque peu porteuse d’une nouvelle icone féminine, toujours empreinte de danse classique, façonnée dans la tradition, sans manquer de modernité et de fraicheur, et autorise les femmes à danser sur les planches de la ville telles les étoiles à l’opéra. 

Le Richelieu Zizi de Repetto

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Paris, 1947: l’histoire de la maison Repetto voit le jour. Rose Repetto, mère du chorégraphe et danseur Roland Petit, conçoit ses premières pointes et demi-pointes sur les conseils de son fils. Grâce à la technique du cousu retourné, elle fabrique des chaussons au confort sans égal, idéaux pour l’exécution de pas-de-bourrée, arabesques et autres entrechats. Des chaussons qui ne tardent pas à séduire les étoiles du monde entier. Rudolf Noureev, Maurice Béjart, Mikhaïl Barychnikov ou encore Carolyn Carlson, tous se hâtent dans l’atelier de la couturière situé non loin de l’Opéra National de Paris.

En 1956, Brigitte Bardot fait ses premiers pas au cinéma dans le film « Et Dieu créa la femme » de Roger Vadim. Pour le tournage de la scène du mambo, l’actrice fait alors appel au talent de la créatrice. Elle lui demande de confectionner une paire de souliers légers, souples, dénudés… qui laissent entrevoir la naissance des orteils. Rose Repetto signe alors un modèle en cuir rouge carmin : les ballerines Cendrillon, rebaptisées plus tard B.B. Le succès est au rendez-vous. La première boutique de la maison ouvre ses portes rue de la paix à Paris en 1959. Désormais mythiques, les ballerines de ville Repetto foulent le pavé des rues de la capitale, accessoires indispensables aux pieds de toutes les demoiselles en mini-jupe, chemise vichy nouée à la taille.

C´est un peu plus tard, dans les années 70 que le modèle Zizi voit le jour. Inspiré des chaussons pour danseurs de Jazz, ce modèle est fait d’un cuir doux et fin qui suit les mouvements du pied à la perfection. C’est au tour de Serge Gainsbourg de tomber sous le charme de la Maison et il adopte alors les richelieux blanc à lacets, ces fameuses Zizi, créé par Rose pour sa belle-fille, la meneuse de revue Zizi Jeanmaire. Dégotées au début des années 1970 par Jane, celle-ci explique: « Serge cherchait des gants pour ses pieds, car il avait horreur de marcher. » C’est en glissant son pied nu dans le chausson de jazz blanc au cuir très agréable qu’une autre légende fut née.

« Repetto à perpet’ », se plaira-t-il à dire, lui qui en achetait plus d’une trentaine de paires par an. En effet, on a du mal à imaginer Gainsbourg sans ses Repetto, c’est dans l’imagerie populaire de Gainsbourg, et pourtant il y a bien eu une première fois. Après cette fameuse fois, il ne les a plus quittées. Il a fait école, d’ailleurs: une bonne partie de la jeune scène française marche toujours sur ses pas en Zizi, de Mathieu Chedid à Bénabar en passant par Thomas Dutronc. Aujourd’hui, ce modèle phare reste un must-have pour les hommes comme pour les femmes. Naissance d’une icône, réinventée à chaque saison dans de nombreux coloris – souvent acidulés.

La Cendrillon de Repetto, une Icône Timide et Bouleversante

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Cette histoire c’est celle de la Cendrillon de Repetto qui quitta les planches de l’opéra pour faire un triomphe en ville et qui, aujourd’hui encore, récolte les applaudissements et les faveurs des femmes. En effet, la Cendrillon se décline dans toutes les couleurs possibles, et ce n’est pas la collection Printemps/Eté 2015 qui nous dira le contraire puisqu’elle s’habille de fluos et de tons pastels en parallèle des couleurs basiques telles le noir, le rouge ou le blanc. La multitude de couleurs proposées s’allie à la diversité des matières : le vernis, le chèvre velours cristal,le mekong, le veau, l’agneau ou encore la chèvre crispée.

Echancrée jusqu’à la naissance des orteils, ornée d’un petit nœud en coton qui en réalité permet l’ajustement de la chaussure à notre pied, haute ou frôlant le sol, la Cendrillon sublime toutes nos tenues par son côté intemporel toujours à la pointe de la mode.

Cependant, il est difficile de parler de la Cendrillon sans parler de l’histoire de la maison Repetto, puisqu’elle en a fait la renommée et le triomphe. En effet, c’est en 1947 que sa fondatrice, Rose Repetto, a l’idée innovante de coudre à l’envers la semelle du chausson de danse avant de la retourner, afin de soulager les pieds sur-sollicités de son fils, le danseur classique Roland Repetto. Cette technique, appelée le « cousu-retourné », fait alors office de révolution pour les danseurs car elle permet d’amortir les chocs. Cette nouvelle ballerine rencontre tout de suite un franc succès grâce à la notoriété de Roland Repetto et sera portée par les étoiles de l’opéra Garnier que sont Béjart, Noureev ou Barychnikov  mais il se cantonnera d’abord au milieu de la danse.

Pour que le destin de la Cendrillon devienne celui d’une icône, il faudra attendre 1956, date de sortie du film Et Dieu créa la femme dans lequel Brigitte Bardot, sur demande personnelle,  arbore pour la première fois une paire de ballerines rouges vernis. La révolution est en marche, la Cendrillon est née. Dès lors, les femmes s’approprient le soulier afin d’être élégante tout en gardant un certain confort et la ballerine devient un incontournable classique.  Par la suite, d’autres femmes emblématiques porteront cette ballerine telles que Audrey Hepburn, ou plus tard Angélina Jolie et Sofia Coppola.

Aujourd’hui la Cendrillon cristallise toujours les valeurs de la maison et de sa fondatrice, pour qui le savoir-faire était primordial voire même une des clefs du succès. Ainsi, la méthode du « cousu-retourné » n’a pas changé et est réalisée à la main dans les ateliers de Saint-Médard d’Excideuil par les artisans façonniers, dans le respect de la tradition. La seconde clef du succès de la marque réside certainement dans ses efforts de perpétuelle innovation ce que nous prouve la grande diversité des modèles proposés mais aussi la mise en place de la personnalisation de la ballerine dans les Ateliers Repetto.

La Cendrillon de Repetto porte donc en elle le souvenir de cette histoire si particulière, quelque peu porteuse d’une nouvelle icone féminine, toujours empreinte de danse classique, façonnée dans la tradition, sans manquer de modernité et de fraicheur, et autorise les femmes à danser sur les planches de la ville telles les étoiles à l’opéra. 

Le Richelieu Zizi de Repetto

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Paris, 1947: l’histoire de la maison Repetto voit le jour. Rose Repetto, mère du chorégraphe et danseur Roland Petit, conçoit ses premières pointes et demi-pointes sur les conseils de son fils. Grâce à la technique du cousu retourné, elle fabrique des chaussons au confort sans égal, idéaux pour l’exécution de pas-de-bourrée, arabesques et autres entrechats. Des chaussons qui ne tardent pas à séduire les étoiles du monde entier. Rudolf Noureev, Maurice Béjart, Mikhaïl Barychnikov ou encore Carolyn Carlson, tous se hâtent dans l’atelier de la couturière situé non loin de l’Opéra National de Paris.

En 1956, Brigitte Bardot fait ses premiers pas au cinéma dans le film « Et Dieu créa la femme » de Roger Vadim. Pour le tournage de la scène du mambo, l’actrice fait alors appel au talent de la créatrice. Elle lui demande de confectionner une paire de souliers légers, souples, dénudés… qui laissent entrevoir la naissance des orteils. Rose Repetto signe alors un modèle en cuir rouge carmin : les ballerines Cendrillon, rebaptisées plus tard B.B. Le succès est au rendez-vous. La première boutique de la maison ouvre ses portes rue de la paix à Paris en 1959. Désormais mythiques, les ballerines de ville Repetto foulent le pavé des rues de la capitale, accessoires indispensables aux pieds de toutes les demoiselles en mini-jupe, chemise vichy nouée à la taille.

C´est un peu plus tard, dans les années 70 que le modèle Zizi voit le jour. Inspiré des chaussons pour danseurs de Jazz, ce modèle est fait d’un cuir doux et fin qui suit les mouvements du pied à la perfection. C’est au tour de Serge Gainsbourg de tomber sous le charme de la Maison et il adopte alors les richelieux blanc à lacets, ces fameuses Zizi, créé par Rose pour sa belle-fille, la meneuse de revue Zizi Jeanmaire. Dégotées au début des années 1970 par Jane, celle-ci explique: « Serge cherchait des gants pour ses pieds, car il avait horreur de marcher. » C’est en glissant son pied nu dans le chausson de jazz blanc au cuir très agréable qu’une autre légende fut née.

« Repetto à perpet’ », se plaira-t-il à dire, lui qui en achetait plus d’une trentaine de paires par an. En effet, on a du mal à imaginer Gainsbourg sans ses Repetto, c’est dans l’imagerie populaire de Gainsbourg, et pourtant il y a bien eu une première fois. Après cette fameuse fois, il ne les a plus quittées. Il a fait école, d’ailleurs: une bonne partie de la jeune scène française marche toujours sur ses pas en Zizi, de Mathieu Chedid à Bénabar en passant par Thomas Dutronc. Aujourd’hui, ce modèle phare reste un must-have pour les hommes comme pour les femmes. Naissance d’une icône, réinventée à chaque saison dans de nombreux coloris – souvent acidulés.

Les Ballerines Repetto

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En 1959, Brigitte Bardot, la célèbre héroïne de « Et Dieu Créa la Femme », commande le modèle Cendrillon couleur carmin pour les besoins de son rôle. Tout comme leur propriétaire, la ballerine Repetto s’élève rapidement au rang d’icône. Et devinrent le symbole d’une élégance Made In France. L’année qui suit, c’est au tour d’Audrey Hepburn de chausser les légendaires souliers dans son film « Drôle de Frimousses ». A l’écran comme dans la vie, les petits chaussons occupèrent une place primordiale dans la garde-robe chic et classique de l’actrice. Jacky Kennedy devint rapidement adoratrice des ballerines Repetto – qu’elle associait à un pantalon Capri, des lunettes-mouches et un foulard. Ni plus, ni moins qu’un style effortless-chic.

Encore aujourd’hui, l’intemporel soulier Repetto demeure synonyme de grâce et de prestige. La griffe, nous offre une fois de plus, une déclinaison de l’incontournable ballerine Cendrillon, en bleu, en rouge, en beige, en cuir, en chèvre velours, en veau verni, et continue ainsi de combler toutes nos envies.

Repetto : De La Ballerine au Prêt-à-Porter, Il n’y a qu’un Pas !

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Nouveau tournant pour Repetto. La marque française mythique, chausseur de personnages à la stature d’icône, comme Brigitte Bardot ou Serge Gainsbourg, opère un nouveau marché : celui du prêt à porter.

Emilie Luc-Duc, la directrice artistique de Rodier crée une collection de vêtement propre à l’univers de Repetto. L’enseigne reste fidèle à son territoire de marque alliant deux concepts : « la danse et une forme d’urbanité joyeuse ». La citadine se donnera des airs de danseuse étoile ! Finesse des coupes, légèreté des tissus, tout est mis en oeuvre pour sublimer la gestuelle et les mouvements. Les artifices très peu pour la marque.

Jean-Marc Gaucher, le PDG de la maison historique est radical : « Les matières sont importantes comme les couleurs. Il n’y a pas d’imprimés ».

En coulisse du rose poudré et du tulle, pour des chorégraphies urbaines en cache-coeur, just-au-corps et inimitable tutu. L’imaginaire collectif est de retour, le monde de la danse empreint de technicité et tradition revient sur le devant de la scène. Héritage et air du temps n’ont jamais été aussi bien concilié. Elégance, confort et tradition, des maitre mots pour une marque icône. Révérence !