Le Sac De La Saison? Le Daria Par Chloé

Natacha Ramsay-Levi a distillé l’élégance très décontractée de Chloé dans un sac à l’image de la maison — iconique et franchement désirable. Il s’appelle Daria.

Le Sac De La Saison Est Un Chloé

Et la maison n’en finit pas de produire des pièces à la fois simples et hyper-stylisées. Dernier fait en date donc, le sac Daria. En franche ligne avec la collection Printemps/Eté 2020 — tout en subtilité et rigueur d’un tailoring aérien, oui, très Chloé — on retrouve donc aux bras des filles Chloé ce petit dernier.

Exquis et rigoureux, le Daria propose un volume généreux dans un format plutôt compact. Un idéal de la vie de tous les jours, mais la vie d’une fille Chloé. Sans chichi et avec beaucoup de régal, le Daria flotte aux bras de ces nymphes 3.0, éminemment féminines mais outrageusement indépendantes ! Et c’est bien ça l’équation de la femme Chloé. Une femme sophistiquée et bohème, délicate et sérieuse, romantique et boyish en même temps.

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La Parisienne Chloé A Le Chic De L’Effortless

Car si elle est apprêtée, cette même fille Chloé n’en fait jamais trop. L’essence de cette Parisienne se lit ainsi dans un sac costaux mais très raffiné. Du blanc éclatant au beige iconique en passant par un cuir teinté noisette, à patine antique, le Daria joue d’un ouvert-fermé des plus inspirés.

Laissant entrevoir une toile intérieure tout en renfermant l’essentiel, il se complète d’une poignet en tresse qui dit beaucoup de l’architecture-nature de la maison Chloé. Et pour ne rien enlever au nouvel objet du désir, il distille le charme des sacs parfaits de jour, comme de nuit. Disponible en boutique dès le 15 Février 2020; il sait aussi se faire attendre.

La Robe de Style Lanvin Printemps-Été 2016

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« À l’ère du numérique, nous vivons à travers nos écrans, à mettre en images le moment présent. Nous ne regardons plus, nous filmons. Nous n’écoutons plus, nous enregistrons. Et nous ne parlons plus, nous téléchargeons » arguait Alber Elbaz en coulisse de son défilé. C’est ainsi en toute logique qu’il a voulu faire de la femme Lanvin l’archétype d’une nostalgique qui, loin d’être sotte, rappelle les grandes heures de ce passé si fantasmé que fut celui de Paris. Car la femme Lanvin aime la nuit, les mondanités, la décadence et les toilettes qu’elles appellent. La femme Lanvin est une Parisienne, et voilà tout. Son élégance, ses secrets, les lumières et le faste, elle en fait son affaire – toute en grâce et en légèreté.

Sa robe de style s’écrit la saison prochaine au fil des paillettes qui la brodent. La pièce attrape la lumière comme Paris aime à en jouer, dans des teintes rouge et orangé somme toute très douces. Étrangement, les vêtements et les chaussures qui ce jour là ont défilé avaient des airs de croquis et patrons, lesquels peuvent être aujourd’hui appréciés dans les musées et autre galerie spécialisées. Pourtant, c’est bien un style années 20 actualisé qui s’incarne dans cette robe jouant aussi d’une juxtaposition de matière inattendue où la rigidité des paillettes s’est mis à côtoyer la douceur et la fragilité de la dentelle. Mais par touche – pour n’ajouter qu’un peu plus de grâce à la composition de cette robe de style.

La Jupe Isabel Marant

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Dans la maison Isabel Marrant, tout n’est qu’indépendance. Pour confectionner ses collections, l’artiste n’use que de ce qu’elle résume essentiel : Isabel créée ce qu’elle veut porter. Et l’été prochain, Marant voit au prisme de l’art moderne : chez Miró et Tàpies, elle pique le travail graphique, mais en change le filtre. La formule est essentiellement identique : coupe hirsute, jean ample et mini-jupe ; la saison prochaine, les vêtements dansent au rythme de ses pas. Lorsqu’on lui demande ce qu’évoque pour elle l’été, l’intéressé répond : « La liberté, la nonchalance, le farniente, le laisser-aller. » Tout cela suinte la désinvolture, et très vite, voilà que l’élégance Parisienne se met à côtoyer leur nonchalance naturelle.

Mixer le féminin romantique à des pièces ou des tissus plus masculins, c’est là toute l’équation d’Isabel Marant : au chic, le sex-appeal ! Ses filles en jettent, et ont de l’allure. Sur les plis, le noir de jais est roi. Et le volume aussi : la jupe Isabel Marant de l’été prochain a une taille qui remonte haut ; comme une corolle, là voici qui se déploie dans un ceinturage façon pagne. Les matières se font graphiques donc, envoyant loin la notion même de cool : la mode est simplement libre, légère, et absolument facétieuse. Chez Isabel Marant, la femme est une conquérante, à demi-nue.

L’Art de la Malle par la Maison Moynat

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C’est en 1849, dans le quartier de l’Opéra, que la maison Moynat s’installe. Rapidement devenue une référence en matières d’objets de voyage, la manufacture a en fait saisi les attentes d’une clientèle pour qui créativité et nouveauté devaient rimer avec pérennité du savoir-faire. En axant le design de ses malles autour d’un très beau travail de boiserie et de bijouterie, « à la main comme toujours », Moynat a matérialisé la parfaite panoplie transportable de l’élégant. Son savoir-faire traditionnel et sur-mesure, ses innovations… voici ce qui a rendu les malles plus légères et imperméables ; qualité irréprochable et fini impeccable ont, eux, forgé sa réputation. L’étiquette de la maison, elle, s’incarne dans la griffe dessinée par Henri Rapin, une trame formée par un enchainement de lettres M pour une signature discrète et élégante. Le style est très épuré et simplet pour laisser le tout résider dans le glamour et le raffinement. Voilà pourquoi les malles Moynat ont traversé deux siècles. Aujourd’hui, la maison défend ce savoir-faire ancestral pour renaître et perpétuer son histoire, celle de l’une des plus vielles marques parisiennes.

Pour que cela se fasse, les deux symboles intemporels de l’art du voyage que sont Moynat et l’Orient Express, train mythique récemment remis en fonction, ont décidé de s’unir pour revenir ensemble sur le devant de la scène. « C’est aussi une belle opportunité qui permet de renouer d’anciens liens et d’en tisser de nouveaux », affirme Ramesh Nair, directeur artistique de la maison. Et à cette occasion fut créée la malle de beauté, une création à l’extrême délicatesse qui a demandé 250 heures d’un travail méticuleux. La malle de beauté Orient Express est recouverte de cuir de veau de couleur bleue tanné de manière végétale, et, gainée de cuir souple beige clair. Son tout se structure autour d’un bois de peuplier, et ses charnières sont en pommier, bois réputé pour sa résistance, pour la beauté de sa teinte et pour la finesse de son grain. Et ces charnières sont comme une véritable merveille d’ébénisterie. En somme, la pièce est une allégorie du savoir-faire d’excellence de la maison Moynat. Mais l’enchantement de cette malle opère surtout lorsqu’on l’ouvre. Le miroir rétro éclairé s’allume automatiquement à l’ouverture, dévoilant un intérieur sophistiqué ; des tiroirs ont été conçus sur-mesure de manière à ce que le propriétaire y découvre la magie d’une bouteille de parfum. Et non n’importe lequel puisqu’il s’agit d’un flacon Baccarat servant d’écrin au parfum Shalimar tel qu’on pouvait se le procurer pendant les années folles…

La Tour Eiffel : Une Icône Inimitable

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C’est à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1889 qu’un grand concours est lancé dans le Journal officiel. Cette année-là marque le centenaire de la Révolution française. Le pari : « Étudier la possibilité d’élever sur le Champ-de-Mars une tour de fer, à base carrée, de 125 mètres de côté et de 300 mètres de hauteur », destinée à être le « clou de l’Exposition de 1889 se tenant à Paris. » 1887 : Gustave Eiffel et ses collaborateurs sont choisis pour relever le défi : débutent alors les travaux de celle que l’on nomma initialement la « tour de 300 mètres ». En deux ans, deux mois et cinq jours, voilà que se plante sur cette place de la rive gauche le symbole du progrès à la Française ; un « A » pour incarner l’immensité babylonienne de la ville lumière. Un symbole de Paris et de la France qui rencontre un succès que personne n’aurait imaginé au moment de sa construction en 1889 tant les critiques se faisaient véhémentes. Comme beaucoup d’artistes, Guy de Maupassant s’opposa à sa construction. Après son ouverture, on raconte qu’il déjeunait souvent dans l’un des restaurants du premier étage. Et un jour qu’un journaliste l’interrogeait sur ce revirement, l’écrivain eut cette formule légendaire : « c’est le seul endroit de la ville où je ne la vois pas. » Pourtant, si à ses débuts la Tour était une attraction, elle devient dans les années 1920 une allégorie de modernité et d’avant-garde. Petit à petit, son image a été associée à Paris jusqu’à en devenir un totem national. Puis, par un juste retour des choses, la muse de fer et ses fameux rivets se sont mis à inspirer poètes, peintres, chanteurs, cinéastes et photographes, couturiers et créateurs.

Un totem architectural devenu légendaire ; incontournable quand il s’agit d’évoquer le chic parisien. C’est aux créateurs et aux artistes que l’on doit ce tour de passe-passe qui, d’objet-souvenir, a fait de la tour Eiffel un objet élégant, décalé et ludique à même de se métamorphoser. De la maison Vuitton en passant par Chanel, Hermès et Dior, les grandes maisons de mode ont su s’en inspirer pour créer une esthétique à part entière. Sur les atours, les chaussures ou plus largement dans les campagnes publicitaires, la Dame de fer transpose à elle seule toute l’émotion de Paris. Et, lorsqu’elle apparaît dans l’imaginaire d’un couturier qui cherche son inspiration depuis le pavé parisien jusqu’à l’univers de la science-fiction, le résultat ne peut qu’agiter la sensibilité. Pour son défilé automne-hiver 2011, Jean-Paul Gaultier s’est ainsi amusé à orner des bas résilles d’un motif Eiffel. Mieux, en 2004, il signe pour Yvette Horner une robe Tour Eiffel. Et, comment ne pas citer la Parisienne, ce jus d’Yves Saint Laurent lui-même décalqué de l’aura d’un Paris endolori à l’aube – tout un symbole.

Dans Les Pas de Roger Vivier

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Il fut surnommé le « Fragonard de la chaussure » ; Roger Vivier introduit, en 1937, sa maison éponyme au 22 rue Royale, à Paris. Fort de sa passion pour le cabaret et le music-hall, l’homme dépeint une vision de cette « alchimie d’élégance » qui fait à ses yeux la Parisienne. Car, c’est à travers ses souliers que ce virtuose de la forme et de la matière crée son art. La mode, il ne la suit pas : il la sent, il la fait.

En 1926, diplômé de l’école des Beaux-Arts de Paris, il s’en va apprendre le métier de bottier en province. De 1953 à 1957, il prend en charge les collections souliers de la maison Dior. Fin 1957, l’artiste est propulsé au plus haut de sa réputation lorsque la Reine Elizabeth II d’Angleterre décide d’être couronnée parée de sandales en chevreau doré incrustées de grenats de sa création.

Mais ce que la Mode lui doit le plus, ce sont ses diverses variations du talon. Roger Vivier est passé maître dans l’art de botter les femmes d’aplomb : en 1954, il donne comme un « coup de crayon » à la silhouette en inventant le talon aiguille. C’est de sa fière cambrure que le talon accompagne l’univers de la griffe Dior. Suivront rapidement le talon Etrave, Choc (incurvé vers l’intérieur), et Virgule (talon en deux temps qui fuit vers l’avant de la chaussure avant de se rétracter en son milieu vers l’arrière). En 1960, il pare les jambes de Brigitte Bardot d’un vinyle aux reflets hardis pour le clip Harley-Davidson : les premières bottes cuissardes telles qu’on les connaît sont nées.

Roger Vivier sentait la mode et en ce sens a perçu l’écueil élitiste du sur-mesure. En 1958, il est l’un des premiers à ouvrir la voie à la démocratisation avec une collection de souliers prêt-à-porter. En 1965 il participe à l’épopée YSL, en accompagnant d’un soulier à bout carré une des mythiques robes Mondrian ; baptisée les Chiquettes. Elles font aujourd’hui sa renommée ; le talon de 4,5 cm biseauté ; son caractère particulier résidant dans l’iconique boucle rectangulaire qui coiffe l’empeigne du soulier. Du Roger Vivier, ça se porte comme ça se pense : avec confiance, et sensualité. Et c’est sans doute pour cela qu’il fut au chausseur impossible de trouver son successeur après sa mort en 1998. Il aura fallu attendre 2002 pour que Diego Della Valle acquiert la maison et nomme Bruno Frisoni comme directeur artistique, pour que l’enseigne continue de vivre sa belle histoire. L’exposition que lui consacre le Palais de Tokyo sera l’occasion d’une rétrospective sur son parcours, où il rencontre Joséphine Baker ou encore Mistinguett, son oeuvre, et finalement l’occasion d’observer les innombrables lignes qu’il offrit à la mode. C’est du 2 octobre au 18 novembre : « Virgule, etc… Dans les pas de Roger Vivier »…

Jaeger-LeCoultre : 180 Ans Dédiés à La Haute Horlogerie

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Tchekhov nous disait : « Pour connaître la sensation du bonheur, il faut autant de temps que pour remonter sa montre ». Une montre au temps mécanique, savant et pointilleux. Une montre qui excelle en élégance et en technologie, toujours en développement. Une montre innovante. Tel est le bonheur que nous propose Jaeger-LeCoultre depuis 1833.

Pour fêter ces 180 ans dédiés à la Haute Horlogerie, la maison organise de nombreux événements exclusifs, aménageant sa fameuse boutique parisienne en un haut lieu de rencontre de passionnés. Elle propose également un nouvelle collection qui reprend avec sensibilité, technique et justesse ses mythiques garde-temps. Baptisé Jubilée, « Hommage à Antoine LeCoultre », elle fait une révérence à son père, inventif et autodidacte du savoir-faire horloger. La manufacture de la vallée de la Joux présente ainsi sa célèbre Master, version Grande Tradition Tourbillon Cylindrique à Quantième Perpétuel, ou Ultra Thin. On peut retrouver aussi l’Atmos, la pendule perpétuelle, ou la fameuse Reverso, créée en 1931 à la demande des amateurs de Polo, répondant au besoin de protéger le cadran d’éventuels chocs. 

Mais la plus onirique et poétique de ces montres est sans nul doute la Rendez-Vous Celestial. Elle  apparaît comme la consécration du génie technique et esthétique qu’exerce la manufacture Jaeger-LeCoultre depuis bientôt deux siècles. C’est un fidèle hommage aux métiers d’art. Elle présente une voûte céleste ornée d’un diadème de diamants, une constellation apposée sur une plaque de lapis lazuli, et une étoile filante perçue comme allégorie du temps. Véritable invitation au voyage galactique, elle montre la position des étoiles ainsi que le calendrier zodiacal. Pour un rendez-vous astral et face à son destin, pour un rendez-vous exceptionnel d’art, rendez-vous à la boutique Jaeger-LeCoultre, numéro 7 place Vendôme.

Le Tailleur Bar Printemps 2013 de Dior

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Le 12 février 1947, Christian Dior expose sa toute première collection Printemps-Eté, ligne Corolle et En huit, dans sa maison de couture, avenue Montaigne. Immédiat et éclatant, le succès est tel que Carmel Snow, la rédactrice en chef de Harper’s Bazaar, s’exclame : « Dear Christian, your dresses have such a new look ! ». Une expression éponyme devenant aussi iconique que le style qu’elle décrit.

Suivant la graphie du chiffre 8, la silhouette se présente tel un calligramme composé de nouveaux codes et dessinant la femme Christian Dior. La taille est étranglée, les épaules s’arrondissent et s’adoucissent, créant une sereine harmonie. La jupe, déployant la forme d’une corolle, est plissée et allongée jusqu’à mi-mollet : un volume, une technique et une longueur qui exigent un métrage considérable pour sa confection. Les basques sont rembourrées et se décollent des hanches, renforçant la délicatesse de la taille. Le couturier explique sa démarche créative : « Nous sortions à peine d’une époque démunie, parcimonieuse, obsédée par les tickets et les points-textile. Mon rêve prenait donc naturellement la forme d’une réaction contre cette pauvreté. […] Nous sortions d’une époque de guerre, d’uniformes, de femmes-soldats aux carrures de boxeurs. Je dessinais des femmes-fleurs, épaules douces, bustes épanouis, tailles fines comme lianes et jupes larges comme corolles ».

Une apostrophe à l’efflorescence et à la floraison que Raf Simons réinvestit cette année. Dans sa dernière collection Printemps-été 2013, le tailleur-bar est retrouvé. La veste au col croisé se décolle éternellement des hanches, la jupe arbore toujours le plissé. Le jeu sur les longueurs est frappant. La basque est géométrisée et allongée, métamorphosant la veste en une courte « robe-manteau » : des poches à rabat peuvent ainsi être rajoutées. La jupe quant à elle est raccourcie, simulant presque le fond de robe, à peine visible sous la veste-tailleur. Minimalisme et inversion des codes cassent ainsi l’élégance traditionnelle afin d’en dessiner une nouvelle. Les formes sont simplifiées, fluides, et habillées de noir. Un noeud souple et imposant, paraphe de Dior, parfait le dos de la tenue. Epure et composition chimérique s’allient savamment pour nous offrir la nouvelle fraîcheur florale et dioresque du tailleur-bar.

Le PS1 de Proenza Schouler

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Ce fameux sac, tout droit inspiré du cartable d’écolier des années 50, fascine par ses contrastes dont il est le creuset manifeste. Sa structure propose rabats, poches et soufflets tout en séduisant par sa sobriété. L’ajout de boucles, perforations et rivets, offre de nombreux détails qui pourtant purifient la ligne. Mélange de complexité et de simplicité, le PS1 est le miroir de l’esthétique ambivalente de Lazaro Hernandez et Jack McCollough, les deux jeunes pères de la marque. Ces deux créateurs sortis de la Parsons school de New-York oscillent entre deux langages artistiques : l’élégance intemporelle parisienne incarnée par Coco Chanel et l’anticonformisme négligé grunge personnifié par Kurt Cobain. Né de cette antithèse ingénieuse et subtile, le PS1 sacralise avec force l’union du raffinement classique au rock déconcertant.

Il s’expose aussi comme le désir de toute femme, déclinable selon tout besoin, toute envie et toute préférence : il est présenté en effet en différentes tailles, allant de la petite pochette au sac de voyage en passant par le cabas. Une palette riche de teintes, de nuances et de matières est proposée, offrant aussi bien la couleur tournesol que le beige classique ou le cuir suédé bleu pétrole. Il faut noter que certains des éléments significatifs de la marque comme le python, le clou en laiton et une patine spéciale sont présents, tels les estampilles de cette marque en vogue.

Encensés par Anna Wintour, rédactrice en chef du Vogue US, appréciés de Michael Kors et Marc Jacobs, et financés dès 2007 en grande partie par le Valentino Fashion Group dès 2007, les créateurs s’étonnent encore du succès de leur marque et surtout de leur PS1 : « Il était censé être l’anti-it-bag. (…) Nous voulions qu’il soit vraiment anonyme ». On pourrait dire que le succès de l’insuccès est un double succès, que le PS1, devenant intemporel, devient bien plus qu’un it-bag.

La Cape Cod d’Hermès

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Hermès a fait du luxe humble sa marque de fabrique. Le maroquinier du Faubourg a pour habitude de nous servir des objets délicats, chics, d’une qualité sublime, symboles d’un luxe à la française. La montre Cape Cod, créée en 1991, s’inscrit dans cette droite lignée. Une icône de plus de la griffe H.

Style classique ? Pas vraiment. Ornée d’acier, la sobriété et l’élégance se dégagent d’un contour double tour initié par Martin Margiela en 1998, alors styliste pour la maison. Un bracelet en cuir tourbillonnant donc, trempé dans une matière noble et pure, révolutionnant ainsi la montre en conférant à son bracelet l’apparat du bijou, véritable signature Hermès. Un écran blanc, épuré où des aiguilles argentées orientent une envie de regarder l’heure, plus souvent… Mirer sa montre, le pas pressé, la regarder parce qu’elle est belle mais surtout pour déceler le mystère du temps si longtemps emprisonné.

La Cape Cod est douce à porter et jamais ce bijou horloger ne se démode. Plus fort encore, elle épouse le poignet de toutes générations. La vie est éternité et, l’éternité sert à la réalité. Le temps est un présent légué par la Cape Cod. Cape Cod, un nom hérité du cap de la côte Est des États-Unis, de quoi célébrer, une fois encore, l’attachement de celle qui fut la première montre bracelet au nouveau monde.