La Robe Violon de Karl Lagerfeld pour Chloé

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C’est au lendemain de la Seconde Guerre mondiale que l’Egyptienne Gaby Aghion fait de Paris sa ville d’adoption. Très vite, la jeune femme côtoie le cercle des artistes bohèmes de l’après-guerre. Picasso, Eluard et d’autres comptent parmi les figures Rive Gauche qu’elle fréquente. Sept ans plus tard, la voici qui fonde sa maison avec pour mission d’habiller ses amies — exit la grande dame, Chloé figure une féminité naissante. Inspirée du nom de sa proche amie Chloé Huysmans, la maison de Gaby Aghion distille tout de la couture des années 1950 dans un style bien plus en phase avec l’époque. En 1956, son premier défilé organisé autour d’un petit-déjeuner tenu au Café de Flore met l’accent sur cette Parisienne espiègle, bohème mais éminemment élégante ! 

L’ambition est claire : composer une garde-robe raffinée mais décomplexée ; pensée pour des femmes qui vivent, rient, aiment et s’amusent. Cette femme, Clare Waight Keller – en poste de directrice artistique de 2011 à 2017 – la définie ainsi : « On aurait plutôt tendance à associer la maison à une hippie girl un peu rêveuse mais en réalité, au coeur de Chloé, il y a toujours eu une attitude affranchie qui défie le statu quo de la mode. » Justement, lorsque Karl Lagerfeld était en charge de la création Chloé, il a su mêler humour, fantaisie et élégance dans une pièce-icône devenue le symbole des années 1980. La robe violon capture en effet l’esprit malin d’un couturier toujours en phase avec son temps. 

Introduite lors de la collection Printemps/Eté 1983, la robe violon se place à la croisée d’un savoir-faire couture et de la fraicheur du savoir-être Chloé. De dos, la pièce donne l’impression d’un trompe-l’œil, laissant croire que la belle qui l’arbore s’est glissée dans un ensemble noir et or composé d’un boléro et d’une jupe droite…. Et c’est de face que la pièce prend tout son sens — surréaliste, la robe emprunte les découpes d’un violon. Mais violon façon Ingrès de Man Ray. Le long des cordes du motif, strass et perles et fils or se suivent pour épouser les courbes naturelles du corps de la femme. Le col officier bijouté, lui, vient ajouter la pointe de caractère indispensable aux femmes de l’époque. Spectaculaires, drôles et sexy. 

La Pré-collection Chanel de l’Automne/Hiver 2018 en Boutique!

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C’est dans une modernité chaque saison un peu plus renouvelée que Karl Lagerfeld ancre le propos de la pré-collection Automne/Hiver 2018-2019. En vedette: une version écrue du mythique tailleur de Mademoiselle, arborée par le nouveau visage de la saison, Adut Akech. La mariée Chanel Haute Couture 2018-2019 a ainsi prêté ses traits au couturier qui, sur un simple cyclo monochrome, met en vedette la gracieuse mannequin Soudanaise. Une campagne qui sublime les pièces clés d’une pré-collection très attendue! 

Piqué d’éclats de fuchsia, le raffinement noir et blanc Chanel se déploie ici sur une longue robe ajustée en laine… Illuminé d’éclats de bleu et de rouge, c’est un manteau droit à double col en tweed de laine qui vient là encore capter toute l’attention. Mais cette saison, on ne peut que brûler de désir face à au tweed iconique de Chanel — réchauffé d’une longue veste écrue à galons, associé à une jupe en maille ponctuée d’un large bord-côtes… L’allure sporty chic initiée par Mademoiselle au tournant des années 1910 trouve ici un écho dans un tweed irisé sur un blouson à col évasé, un bermuda et un bustier porté en trompe l’oeil sur une robe en jersey! Une cascade de pièces étourdissantes de beauté, à découvrir dès à présent en boutique. 

Le Tailleur Arty Fendi Haute Couture 2018-2019

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C’est au coeur de la Bourse de Paris que Silvia Fendi et Karl Lagerfeld ont fait défiler leur collection Haute Couture 2018-2019 — une collection qui, pour la première fois, faisait la part belle aux illusions de matières. Les ateliers Romains sont parvenus à filer toutes sortes de matières de façon à les faire apparaître, à l’oeil nu, pour être de la fourrure. Mousseline imprimée et effilochée; paillettes thermorétractées et organza plissés — Fendi, maison haute fourrure, illustrait ainsi un pied de nez magistral aux idées préconçues quant à une matière désormais controversée! 

Et c’est dans l’univers de l’Orphisme — mouvement artistique du XXe siècle centré sur la couleur et le mouvement, ainsi nommé par Guillaume Apollinaire — que la maison Fendi a pioché les gimmicks de sa collection Haute Couture. A l’instar de ce tailleur arty, composé comme une mosaïque de teintes et de nuances… Une coupe somme toute classique, étayée par l’audace de la composition — de quelle matière s’agit-il? Peut être de la fourrure, des effilochés de mousseline, ou encore des combinaisons de paillette engendrant un mouvement liquide… La maison Fendi a pris soin de brouiller les pistes! 

Suivant néanmoins une composition pop et colorée, la pièce phare de la collection Haute Couture 2018-2019 s’inspire ici des oeuvres du peintre František Kupka. Un tailleur étonnant, véritable chef d’œuvre d’artisanat — une pièce illustrant la pure démonstration d’art que fut ce défilé Fendi. Un défilé poétique et inestimable, applaudi par une pluie d’invités prestigieux. 

La Neo Petite Robe Noire Chanel Haute Couture Hiver 2018-2019

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Si Karl Lagerfeld n’a pas son pareil pour susciter l’émoi à chacune de ses collections, ce défilé Haute Couture Hiver 2018-2019 témoignait avant tout de son amour pour Paris. Dans un décor reconstituant les quais Parisiens, des silhouettes urbaines et justement Parisiennes conjuguaient, elles, des éléments pragmatiques à héritage de Chanel. Et si la Haute Couture est, comme le dit Karl Lagerfeld, « un ilot de rêve et d’évasion. C’est le luxe extrême qui transcende les modes et traverse le temps. » L’exercice fut une nouvelle fois maîtrisé. Parmi les 70 silhouettes éminemment exquises ayant défilées la semaine passée sous la coupole du Grand Palais, la néo petite robe noire retenait toute l’attention.

C’est que l’utilisation du zip brodé par la maison Lesage avait de quoi étonner – élément pragmatique né au tournant des années 50, le zip est bien plus connu pour sa tonalité disruptive que pour son utilisation en Haute Couture. Mais une fois passé entre les doigts de tels ateliers, le zip épouse l’icône de la maison Chanel avec un raffinement certain. Ainsi zippée le long d’une bordure brodées de paillettes et de pierreries, la petite robe de cocktails s’éprend de volumes inédits. Une pièce à la coupe épatante qui porte aux nues le flair et le savoir-faire Chanel.

La Dame aux Camélias avait en effet débarrassé la toilette féminine de tout le superflu, de façon à permettre au vêtement, à la coupe, à la robe en somme le soin d’allurer l’élégante qui l’enfile. Sans limite et sans contrainte. La neo-petite robe noire de Chanel reprend ainsi la vocation première de Coco – une pièce au raffinement dépouillé qui occulte à l’oeil toute la complexité de sa construction. Le basique des basiques imaginé pour une femme dynamique ; une Parisienne prenant le temps d’apprécier le charme fou de sa capitale.

Le Tailleur Chanel adopte le zip pour la Haute Couture Hiver 2018

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La coupole du Grand Palais a une nouvelle fois servi d’écrin aux fantaisies de Karl Lagerfeld – cette fois, la collection Haute Couture Hiver 2018-2019 défilait le long d’un quai de Seine avec, en vedette, les bouquinistes et l’Institut de France. Ancrant ainsi son propos dans la tradition Parisienne, le directeur artistique de Chanel est parvenu à actualiser comme jamais le mythique tailleur en tweed, imaginé au siècle dernier par Coco. Et cette fois, Karl Lagerfeld fait entrer le zip dans l’univers de la couture. « Dire que j’ai attendu 35 ans pour le faire. C’est formidable pour allonger la ligne. Je me demande même pourquoi je n’y ai pas pensé avant. »

Sur ces tailleurs pensés pour la femme d’aujourd’hui – plurielle et active – les ateliers Lesage ont ainsi brodé des zips qui, abaissés ou relevés, font naître un mouvement magique et hautement symbolique… Manches et jupes se dézippent ainsi au grès de fermetures à glissière bordées de cristaux. Des fermetures venant, d’un trait, découvrir les jambes et les fabuleuses doublures de soie de la petite veste Chanel. Mieux, une fois le zip de la jupe relevé, voilà que se révèle une mini assortie et parée d’une flamboyance haute couture ! Mais l’on parle de flamboyance Chanel ! Libéré de ses codes mais non de son caractère, le tailleur en tweed se permet la mini-jupe. « C’est le Chanel que Coco n’a pas connu » souligne Karl Lagerfeld.

« Vous pouvez le porter zippé lorsque vous rendez visite à votre banquier, non? Puis le dézipper après lorsque vous voyez votre amant! » Karl Lagerfeld est parvenu à conjuguer l’icône absolu de la maison Chanel aux véritables besoins de l’élégante contemporaine. Un geste mode qui lie avec l’adresse qu’on lui connait le pragmatisme du zip à l’exquis raffinement des pièces Haute Couture. Une pièce reconnaissable entre mille aujourd’hui totalement nouvelle !

 

 

Le Sac Cannage du Printemps/Eté 2019

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La première collection de Kim Jones pour la maison Dior semble avoir remplie toutes les attentes — du tailoring ultra-précis en passant par les références aux codes clés de la maison, le Britannique a dévoilé au coeur de la cour de la Garde Républicaine à Paris une collection éminemment fraîche, éminemment Dior! Autour d’une sculpture réalisée par l’artiste Kaws faite de 70.000 fleurs (majestueux clin d’oeil à la passion de Monsieur), la collection Homme Printemps/Eté 2019 mettait à l’honneur la vision d’une masculinité franchement plus sensuelle. 

Au bras de ces hommes romantiques, virils car élégants, une pièce inédite captait toute l’attention. Des sacs format weekend réalisés à partir du mythique cannage de la maison. C’est qu’à l’époque même de Monsieur Dior, les invités étaient accueillis dans les salons du 30, avenue Montaigne, installés sur d’élégantes chaises de style Napoléon III. L’assise était réalisée en cannage, couleur claire… Depuis devenu l’une des griffes emblématiques de la couture Dior, le cannage est aujourd’hui le tressage clé d’une pièce ultra-désirable. 

Découpé au laser, le cannage ici passé par le filtre Kim Jones gagne en pertinence. En puisant ainsi dans l’inépuisable grammaire Dior, le nouveau directeur artistique de la maison fait une proposition forte et raffinée, assurément dans l’ère du temps. Un sac en toute transparence qui fait écho à ce puissant savoir-faire haute couture! Kim Jones en est convaincu:  « Pour moi, Dior est le meilleur du meilleur. » Une assertion assurément partagée par le prestigieux par-terre d’invités, de Takashi Murakami et Karl Lagerfeld, Naomi Campbell et Kate Moss, Bella Hadid et A$AP Rocky. 

Le Costume Oblique Dior pour le Printemps/Eté 2019

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Samedi 23 juin, pour son premier défilé signé sous la bannière de la maison Dior, Kim Jones embarquait l’assistance au coeur de la cour de la Garde Républicaine à Paris. Autour d’une gigantesque sculpture de fleurs réalisée par l’artiste Kaws, la collection du Printemps/Eté 2019 distillait une nouvelle vision de l’homme Dior — un homme qui, fidèle aux codes de Monsieur, n’en oublie pas moins le côté pop et fun de l’époque. Justement, cette sculpture décalquait avec fraîcheur l’homme Dior mi-humain mi-nounours qui, à son bras, tenait une sculpture de Bobby, le chien de Christian Dior.

« Les archives et le patrimoine Dior sont incroyables, et on ressent un tel respect de ce passé… Ce sont d’inépuisables sources d’inspiration pour mes collections » précisait Kim Jones. Et il est vrai que l’homme du Printemps/Eté 2019 tire son élégance de la ligne oblique imaginée par Monsieur en hiver 1950. Evidemment actualisé au contact d’un tissu fluide et éminemment sensuel, le costume iconique de Dior s’approprie l’asymétrie et l’accentuation des volumes initiés par le fondateur cet hiver 1950. La veste se pense cette fois croisée et, portée ouverte, la voilà savamment retenue par une longue patte. Baptisée Oblique, le costume se teinte en rose gourmand…

« Où que vous alliez dans le monde, il n’y a qu’à regarder la façon dont les jeunes s’habillent, ils font preuve d’une grande ouverture d’esprit. C’est de la mode masculine, mais la mode masculine d’aujourd’hui » — Kim Jones n’a pas son pareil pour revisiter les codes d’une illustre maison. Ici donc, la ligne oblique habille l’homme de son époque! Fraîche et joyeuse, la collection du Britannique semble en effet renouer avec l’essence de Dior; une maison qui perpétue le savoir-faire des grands maîtres tailleurs, sans une once d’affectation. Ici, on remarque surtout la somptuosité d’un tel costume! L’artiste japonais Takashi Murakami, Karl Lagerfeld, Naomi Campbell, Kate Moss ou encore Lenny Kravitz ne pouvaient qu’acquiescer. 

Le FunFur Fendi en Total Look pour le Printemps/Eté 2019

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“Fendi is fur — and fur is Fendi.” Le mantra de la maison Romaine fut imaginé au tournant des années 70 lorsqu’un certain Karl Lagerfeld rejoint la griffe des soeurs Fendi. Fort d’une audace créative qui jamais ne puise dans la nostalgie, le Kaiser, aidé par le talent et la culture des héritières Fendi, parvient à mettre au monde une ligne audacieuse et transgressive. Une ligne qui jamais ne manque d’élégance. Ainsi, pour le Printemps/Eté 2019, Fendi lie son constant jeu de style à un tailoring exigent mais néanmoins décomplexé. 

« Fendi a toujours été une question de dualité. Présent et futur, modernité et tradition » commentait Silvia Fendi. « J’ai pensé contrastes et différences, bonnes et mauvaises, et comment elles peuvent se rencontrer. J’ai fusionné des choses que je ne rassemblerais pas normalement. » Et le look N°29 capture en effet toute l’essence de cette vision. Sensible au Zeitgeist, la ligne Fendi joue de sa matière de prédilection autour d’une composition fourrure-coton-satin qui sied merveilleusement à l‘homme d’aujourd’hui. 

Moins dramatique qu’ironique, la silhouette fait ainsi la place belle au double F Fendi — la Fun Fur qui, ici, signe le style d’une silhouette hautement précise. En vedette aussi dans ce défilé Printemps/Eté 2019, une nouvelle collaboration avec un artiste bien de son temps. Cette fois c’est Nico Vascellari qui fut invité à détourner le patrimoine et les codes Fendi. Le résultat? FENDI est devenu ‘FIEND’ et ‘ROMA’ s’est changé en ‘AMOR’. Des anagrammes drôles et ponctuels, qui viennent dédramatiser un savoir-faire éminemment luxueux.

Le Tweed Chanel en Ballade, de Hambourg à Moscou

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1917, alors que la Russie est en proie à la révolution du siècle, l’aristocratie fuit rapidement en direction de Paris – là, le compositeur Russe Igor Stravinsky, Sergueï Diaghilev ou encore la Grande-Duchesse Maria Pavlovna se mêlent aux avant-garde Parisiennes. Parmi elles, la couturière qu’est Coco Chanel ! Et la Dame aux Camélias soutient ses protégés – financièrement mais pas que. Alors qu’en 1924 la première représentation du ballet « Le Train bleu », œuvre de Diaghilev et Cocteau, fait fureur, l’assistance et le Tout-Paris remarquent surtout la confection des costumes. L’oeuvre est signée Coco Chanel.

Dès lors, Chanel deviendra bien plus qu’une maison de mode. Et en 2018, seize ans après le premier défilé Métiers d’art, Karl Lagerfeld poursuit l’engagement de Gabrielle dans la préservation des arts les plus nobles. A Moscou, la semaine passée, la déjà mythique collection Métiers d’art 2017/18 dédiée à Hambourg défilait au cœur du VDNKh, le Vystavka Dostizheniy Narodnogo Khozyaystva. En vedette – le tweed iconique de la maison travaillé dans un fil nacré. L’essentiel du vestiaire Chanel se compose ainsi dans une complexion hypnotisante de laine, rubans de velours et fils de lurex !

Une fois entrelacés, les fils forment des motifs quadrillés qui ne sont pas sans rappeler les entrelacs des canaux et des ponts de Hambourg… Ponctuées de touches bleutées, voilà ses couleurs qui distillent l’impression de containers qui s’imbriquent sur les docks de la ville – une invitation au voyage qui embarque en ballade le tweed jusqu’à Moscou !

 

La Broderie Chanel en Russie

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Gabrielle Chanel partageait avec la Russie des liens aussi étroits que les doubles C entrelacés de sa griffe. Alors, lorsque l’actuel directeur artistique emporte sa collection Métiers d’Art à Moscou, c’est évidemment pour faire la part belle à l’engagement Chanel pour les métiers précieux et en danger. Initiée au début des années 2000, les défilés Chanel Métiers d’Art se destinent ainsi à travailler exclusivement avec les savoir-faire ancestraux. Et déjà, en 1921, Coco participait à sa façon à la sauvegarde de ses talents.

Lorsqu’en 1921 elle fait la rencontre de la grande-duchesse Marie Pavlovna, sœur de Dimitri, alors réfugiée à Paris, c’est pour la soutenir à la création d’un atelier de broderie nommé Kitmir. Pendant longtemps, la grande-duchesse Marie Pavlovna travaillera en exclusivité pour la maison Chanel – la même année, Coco lance sa collection Russe ! Vareuse, pelisse et blouse richement brodée du costume traditionnel ravissent le tout-paris.

Cette fois à Moscou, c’est Chanel qui introduit sa broderie, à présent aux mains des ateliers Montex. Du volume engendré par la technique de crochet de Lunéville, ainsi que des machines Cornely, naissent ici des motifs en trois dimensions. « C’est fait d’une façon très artisanale dans le meilleur sens du mot, parce que dans artisanal, il y a art. L’art de bien faire. Un art appliqué » souligne Karl Lagerfeld. Et il est vrai que les géométriques et l’asymétrie de cette robe du soir distillent dans les riches broderies tout de l’austère raffinement de la maison Chanel !