Art Paris Art Fair: Bern Stern et Pierre et Gilles

Parmi les œuvres proposées au sein de la 22eme édition Art Paris Art Fair, on note la présence de Bern Stern et celle de Pierre et Gilles. Le premier avec l’une des photos issuses de la série The Last Sitting de Marilyn Monroe. Les seconds avec Paris la Nuit ! 

La Galerie de l’Instant Et Bern Stern 

La galerie la plus glamour de Paris, située dans la rue du Poitou, propose cette année une sélection photographique très iconique pour Art Paris. Parmi les photos devenues légendaires, il y a d’abord celle de Jane Birkin par Tony Frank. Cette même photo qui servit à illustrer la pochette de l’album Melody Nelson, en 1971 ! 

Autre pièce follement historique, celle de la photographe Lucienne Bloch ! Celle-là même à qui l’on doit les photos de Diego Rivera et Frida Kahlo… Justement, la galerie de l’Instant met ici en vente une photographie de Frida Khalo par Lucienne Bloch, prise en 1931. 

Mais c’est peut être la photographie de Marilyn Monroe par Bert Stern qui risque de capter toute l’attention. Baptisée a posteriori The Last Sitting, la série de photos réalisée pour Vogue en 1962, fut en effet la dernière de Marilyn Monroe…Elle se suicida quelques semaines plus tard. 

Et c’est bien cette image de Marilyn dans sa robe Dior qui figure à jamais l’élégance et le spleen d’une icône absolue ! Cette image donc que la galerie de l’Instant propose cette année…  

La Galerie Templon: Pierre Et Gilles

La galerie Templon veille depuis 1966 à faire se rencontrer public, collectionneurs et figures de proue de l’avant-garde. Fondée par Daniel Templon, la galerie compte dans son histoire l’exposition première d’artistes de la trempe de Christian Boltanski, Ben, Dan Flavin ou encore… Pierre et Gilles ! 

Le duo le plus olympien de la photographie Française a à son actif un corpus mettant en vedette, dans une iconographie entre kitsch et romantisme ampoulée, les icônes populaires de notre temps. 

Cette fois présentée à Art Paris, c’est une oeuvre de 2019 qui fut réalisée autour de leur amie de longue date, la chanteuse Fifi Chachnil pour la pochette de son album ‘Love’. Une image à la hauteur de cet album léger et délicieux — une photographie unique réalisée au jet d’encre, et peinte à la main, imprimée sur toile et encadrée par Pierre et Giles. De quoi ravir les collectionneurs et les aficionados du duo le plus éclairé de la photographie ! 

Jane Birkin, Icône De Mode

Jane Birkin est l’icône incontestable d’une mode 70’s, nonchalante et incroyablement inspirée. Une mode à la Birkin qui a donné nombre de pièces iconiques aux vestiaires contemporains.

Jane Birkin, Ce Je-Ne-Sais-Quoi

 A l’instar d’Audrey Hepburn ou Diana, Jane Birkin a défini le style d’une époque. Mais pas que… Avec sa fougue et son panache, sa liberté et son sens du style, Jane Birkin a aussi forgé l’oeil et l’esthétique de nombreux designers.

La Nonchalance De Birkin

Accompagnant l’époque, et notamment le Youth-quake des années 70, pour reprendre l’expression de Diana Vreeland, Jane Birkin a érigé nombre de basiques en pièces incontournables de la mode et du style. Du luxe même. Car, à bien y regarder, le style Birkin est une affaire d’inattendu.

Sans effort et nonchalante à souhait, Jane Birkin a ce je-ne-sais-quoi qui définit la figure de la Parisienne. Le style Birkin est mystérieux et fascinant… Car il dit beaucoup dans un détachement quasi-absolu.

Ainsi, on doit à Jane Birkin une autre forme de féminité. Une féminité plus spontanée et franchement libérée — la quintessence du romantique se fige dans son duo t-shirt blanc et jean évasé.

Habituée des tapis rouge et des Unes de magazines de mode, Vogue en tête, Jane Birkin a rapidement imposé sa vision décomplexée du luxe et de la mode. Une vision où un panier en osier accompagne aisément la plus pointue des robes. Une vision où, encore, il ne fait pas bon en faire trop.

Le je-ne-sais-quoi à la Birkin se lit aussi dans la nonchalance de son allure androgyne. Une allure qui, si elle n’est jamais clinquante, est assurément efficace ! Nombre de ses silhouettes figurent aujourd’hui encore au panthéon des looks intemporels.

Ainsi, c’est par sa liberté flamboyante que Jane Birkin a su habiter les pièces les plus osées du vestiaire féminin. A commencer par la see-through dress.
Au même moment où Yves Saint Laurent présentait sur le podium son iconique see-through blouse, Jane Birkin paradait ainsi dans une robe transparent, ni provocante, ni scandaleuse.

Blazer, chemise d’homme et chandails oversized… L’allure androgyne mais sensuelle, voilà l’équation iconique de Jane Birkin.

Lors d’une récente interview, elle confiait ainsi: « Je me souviens aussi avoir monté les marches à Cannes avec une robe que je portais à l’envers, dos devant. Et puis il y a ce fameux panier portugais que j’avais acheté sur un marché de Londres et qui ne me quittait pas. Si on me refusait l’entrée de Maxim’s à cause de mon panier, je m’en foutais.

J’avais cette assurance. Quand je revois des photos de moi de 1968, mes grands yeux de poupée soulignés d’eye – liner, la bouche exagérée, la frange, je trouve ça horrible. Je me suis trouvée la plus intéressante à quarante ans. J’ai commencé à porter des marcels en coton d’Écosse, des chemises d’homme agnès b. sur des pantalons trois fois trop grands ponctués d’une fine ceinture en cuir rouge avec des baskets sans lacets. Les vêtements de garçon trop grands, c’est bien quand on vieillit. On a l’air fragile. À un moment, il faut savoir renoncer aux robes de dames. Tu prends dix ans dans la vue. C’est comme le maquillage. À un certain âge, il faut arrêter de jouer avec les faux cils. Sinon, on devient terrifiante. »

A l’écran ou à la ville, le style Birkin a ainsi marqué des générations de femmes. Et d’hommes aussi ! Car, on le sait peu, mais c’est elle qui est derrière le style iconique de Serge Gainsbourg.

Le Style Gainsbourg

Dans une interview réalisée par Olivier Lalanne, le Rédacteur en chef du Vogue Hommes International, elle revient sur le style Gainsbourg.

« Tout est de moi, il m’écoutait beaucoup. Pour commencer, il a mis du temps à avoir de la barbe, il faisait plus jeune que son âge, et ça le complexait. Je le trouvais plus beau avec une barbe de huit jours, donc il s’est acheté une tondeuse et l’a entretenue. Ça ressemblait à un maquillage naturel, ça faisait des ombres, ça sculptait son visage. On a envie de s’occuper des hommes qui ont de la barbe, on a l’impression qu’ils n’ont pas su où dormir la nuit passée. Je trouvais très distingué en revanche qu’il n’ait aucun poil ni sur le torse, ni sur les bras. Je lui avais offert des bracelets de vieille comtesse qu’il portait aux poignets et un diams au creux du cou. Il se l’est fait voler un soir de nouvel an à Pigalle et je l’ai remplacé par un saphir. Je suis allergique aux chaussettes, on imagine tout de suite le mec tout nu avec ses chaussettes, c’est misérable.

Un jour, j’étais chez Repetto et, dans un panier de soldes, j’ai trouvé un modèle homme en cuir blanc souple comme un gant. Je l’ai offert à Serge. Il avait les pieds plats et les chaussures le blessaient. Il a porté ces pompes blanches sans chaussettes toute sa vie. Pareil pour les sous – vêtements, je trouve beaucoup plus érotique d’être nu sous son jean. Là encore, j’ai passé le message. »

Jane Birkin Et Les Maisons Françaises

Si l’on retient du style de Jane Birkin sa capacité à élever n’importe quel basique au rang d’icônes insoupçonnées — ses jeans délavés, ses micro-robes et son allure androgyne — on retient aussi son impact sur les maisons de mode.

Jane Birkin, Yves Saint Laurent, Et Paco Rabanne

Et c’est encore Jane Birkin qui raconte le mieux son rapport à la mode Parisienne d’alors:

« Quand je suis arrivée en France, j’étais une copie de Jean Shrimpton. Les Françaises étaient très groomed à l’époque, certes il y avait Françoise Hardy et sa robe Paco Rabanne, mais elle la portait longueur genoux. Moi, j’avais fait enlever des rangs de mailles pour qu’elle ressemble à un long t – shirt. Quand je vois les photos … Je ne réalisais pas qu’elle était si transparente. C’est l’effet flash des photographes. Si j’avais su, je n’aurais pas mis de culotte ! Serge m’avait aussi acheté de très jolies robes chez Saint Laurent, il m’avait même fait faire un modèle haute couture en dentelle blanche pour un bal chez les Rothschild. »

Cette robe, le musée Yves Saint Laurent à Paris en conserve le dessin orignal d’Yves Saint Laurent. Et l’iconique photographe Cecil Beaton l’a capturé, pour l’éternité.

Capable d’injecter une haute dose de naturel dans une robe haute couture spécialement taillée pour ce Bal Proust, en 1971. Capable aussi, d’injecter ce je-ne-sais-quoi au vêtement-extrême imaginé par Paco Rabanne.

Jane Birkin et Serge Gainsbourg ainsi habillés dans un ensemble métal signé Paco Rabanne ne semblent en rien entravés.

Il est ainsi facile de mesurer l’impact de Jane Birkin sur les designers et couturiers contemporains. Telle une aristocrate du cool, Jane Birkin a permis aux femmes de se libérer des carcans attendus, et de l’étiquette… A sa façon !

C’est ainsi qu’on la retrouve tour à tour muse d’Hedi Slimane chez Saint Laurent. La chemise d’homme et la frange éternelles inspirations d’Hedi Slimane… Désormais tout aussi influencé par le style Birkin chez Celine. .

On la retrouve encore sur le défilé Printemps/Eté 2020 de Marc Jacobs — et celui de Gucci par Alessandro Michele.

Mais c’est bien le sac Birkin de la maison Hermès qui cristallise toute la dimension iconique de son style !

Jane Birkin Et La Maison Hermès

En 1983, le PDG d’Hermès Jean-Louis Dumas était assis à côté de Jane Birkin sur un vol effectuant la liaison Paris-Londres. Birkin venait de placer son sac de voyage en paille dans le compartiment supérieur de son siège. Mais voilà, son contenu s’est déversé, laissant Jane Birkin embarrassée. Elle se confie alors, à son voisin de siège, sur la difficulté de trouver un sac de weekend en cuir adéquat.

« L’homme très ordonné qui était assis à côté de moi a dit: ‘Et bien, vous devriez avoir des poches dans votre agenda – toutes vos photos et coupures de presse sur vos enfants et tout le reste ne volerait pas partout.’ J’ai dit: ‘Et bien, que pouvez-vous faire quand Hermès ne les fait pas avec des poches?’

Il a dit: ‘Mais je suis Hermès.’ C’était M. Dumas. Il a dit: ‘Rangez votre agenda. Je vais le faire faire pour vous’, et j’ai dit:’’Pourquoi ne faites-vous pas un sac qui est environ quatre fois le Kelly, afin que nous puissions fourrer toutes nos affaires et ne pas prendre la peine de le fermer?’ Je l’ai dessiné sur une serviette et il m’a téléphoné environ un mois plus tard en disant: ‘Il vous attend chez Hermès.’ »

Ainsi est né le sac le plus convoité de l’histoire. Un sac à l’image de l’icône de mode qu’est Jane Birkin. Pratique mais incroyablement chic !

De la désinvolture et beaucoup de chic, mais toujours pratique — le sac Birkin incarne tout cela. L’air de rien, Jane Birkin a révolutionné la mode, devenant une, sinon la muse de nombreuses maisons Françaises. Elle, l’Anglaise, incarne mieux que personne le je-ne-sais-quoi de la Parisienne.

Pour la collection Automne/Hiver 2000, on retrouve ainsi Jane Birkin sur le podium Hermès où, dans un t-shirt blanc oversized, un pull en col V profond et un pantalon large, elle donnait vie à la mode imaginée par Martin Margiela pour la maison du luxe Français.

Une vision du luxe qui peut se comprendre mieux encore si on en prend connaissance dans son contexte. Et c’est exactement ce que propose l’expérience d’une visite des berceaux du luxe à Paris — le ‘Paris Fashion and Luxury Icons Tour’.

Le Birkin Hermès, Ce Sac Qui Vaut Plus Que L’Or

1981. Jane Birkin, alors jeune maman de Lou Doillon, fait la rencontre du président de la maison Hermès, Jean-Louis Dumas, lors d’un vol Paris-Londres…

Le Birkin, La Rencontre Parfaite

La rencontre s’est passée à dix mille mètres d’altitude — dans un avion reliant Londres à Paris. Jane Birkin est alors une jeune maman un brin débordée. Si elle plus tard elle racontera plusieurs versions de la rencontre qui mena à la création du Birkin, la trame reste la même: aucun sac n’est adapté à ses besoins. Agenda, biberons, effets personnels…

« J’étais dans un avion entre Londres et Paris dans les années 80 et j’étais assise, sans le savoir, à côté de Jean-Louis Dumas, le président d’Hermès. Mon agenda Hermès était si chargé que tout est tombé. Il m’a dit que je ferais mieux de mettre mes effets personnels dans des poches fermées. Je lui ai répondu : ‘Si Hermès mettait des poches…’ il a répliqué ‘Je suis M. Hermès et je vais mettre des poches pour vous’. Un mois plus tard, il m’a fait envoyer un sac et m’a demandé s’il pouvait l’appeler le Birkin. »

Jean-Louis Dumas lui a dessiné un sac inspiré du premier sac Hermès à haut courroies, souple et profond, estampillé des caractéristiques de la maison pour laquelle il opère… Cale astiquée, cadenas (LINK), et couture sellier (LINK). Le Birkin était né. Chic et pratique.

Dès sa première édition, en 1984, le sac « Birkin » Hermès déchaîne les passions. Le succès est immédiat. D’une rencontre fortuite est ainsi née un sac iconique. Un sac comme un chef d’œuvre artisanal.

Comment Est Fait Le Birkin?

Cette pièce, coupée dans les peaux les plus précieuses est fabriquée à la main — réalisée de bout en bout par un même artisan. Près de 48 heures d’un travail minutieux…

Pendant des semaines, l’artisan Hermès appose sa signature comme un gage d’unicité. Chaque Birkin est bien une pièce unique. Composé d’un rabat, le sac se tient grâce à deux anses rigides. L’intérieur est compartimenté d’une grande poche plaquée et d’une poche munie d’une fermeture éclair. Grand, élégant, pratique.

Face à ce procédé de fabrication d’une infime minutie, un système de liste d’attente a du être mis en place; il perdurera jusqu’en 2011. Car le succès du modèle est tel qu’il a fallu multiplier les ateliers de fabrication.

Au gré des saisons, au gré des inspirations, l’allure du Birkin a sans cesse changé pour se parer de cuir lisse, de crocodile, de velours ou d’autruche… Dans une dizaine de tons unis, ou multicolores.

5 tailles en sont désormais proposées: 25 cm, 30 cm, 35 cm, 40 cm ou 45 cm.
Un sac de dame à la décontraction suprême… Le Birkin réédité, réinterprété, recréé, il n’en demeure pas moins un sac à la cotte exponentielle.

Et parce qu’il brille d’une perfection incroyable, signe de la maison Hermès, nul besoin d’en faire la publicité — le sac est un object d’exception.

Il n’y a qu’à voir les dernières enchères — la valeur des sacs Birkin a augmenté de 500%… Le plus cher jamais vendu?

1,9 millions de dollars pour le Crocodile Gold Birkin Bag. De quoi en faire un investissement plus lucratif que l’or.

L’Enchère de l’Année : le Birkin Himalaya Niloticus Crocodile Diamond

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S’il nous apparaît aujourd’hui comme le classique des classiques, ce n’est qu’en 1984 que la manufacture Hermès imagine le sac Birkin. Tout commence dans un avion reliant Londres à Paris. A bord, Jane Birkin raconte : « Mon agenda Hermès était si chargé que tout est tombé. Il m’a dit que je ferais mieux de mettre mes effets personnels dans des poches fermées. Je lui ai répondu : ‘Si Hermès mettait des poches…’ il a répliqué ‘Je suis Monsieur Hermès et je vais mettre des poches pour vous’ » – c’est ainsi que s’amorce l’une des plus belles collaborations de l’histoire de la mode. Et c’est bel et bien Jane qui en dessine les lignes. Un mois plus tard, Jean-Louis Dumas lui fait envoyer la pièce en lui demandant s’il pouvait la baptiser de son nom.

Ainsi, lorsqu’en 2015, le scandale des peaux exotiques utilisées dans l’industrie rebat une nouvelle fois les cartes de l’opinion, Jane Birkin exige que son nom ne soit plus lié au sac. En dénonçant ainsi des « pratiques d’abattage cruelles » pour les animaux, Birkin convainc en réalité Hermès de prendre des dispositions satisfaisantes pour changer la donne – ni une, ni deux, les deux parties se réconcilient. Il apparaît évident à présent que le sac Birkin qui s’est envolé aux enchères Christie’s de Hong-Kong le 31 mai dernier est bien plus qu’une pièce d’exception.

Et pour cause, ce modèle ne fut que très peu produit – il s’en crée chaque année un ou deux exemplaires, seulement. Et aujourd’hui, Hermès parle même d’en stopper définitivement la production, « ce qui peut expliquer en partie l’augmentation de sa cote cette saison » a déclaré Matthew Rubinger, chef du département sacs et accessoires à l’international chez Christie’s. Le sac Himalaya Niloticus Crocodile Diamond Birkin 30 est ainsi réalisé en peau de crocodile ; incrusté de diamants, ses finitions sont aussi faites d’or… L’un des sacs de luxe les plus convoités au monde, selon Christie’s, fut ainsi adjugé à 338 000 euros auprès d’un enchérisseur anonyme.

 

Pour Tod’s, Les Icônes D’Hier Introduisent Celles De Demain

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Timeless icons, ou Icônes Éternelles. Ainsi fut baptisée la campagne Automne/ Hiver 2017 de la manufacture Tod’s – une campagne qui allie la désinvolture Sixties à l’esthétique franchement chic des pièces de la nouvelle collection. Élégance éternelle de femmes comme Jean Shrimpton ou Jane Birkin, ou twist mesuré de femme-enfant à la Twiggy, la manufacture de Diego Della Valle fait ainsi appelle à la magnificence passée de célébrités marquées à tout jamais dans la paysage mode.

C’est ainsi que ces personnalités sont aujourd’hui ravivées au contact de nouveaux venus dans la fashion sphère ; car légendaire, les pièces de la collection double T le seront assurément. Sur ces clichés glacés, ce sont ainsi tout le naturel et la sophistication des sacs et mocassins de la ligne qui se figent dans l’éternité ! Une attitude caractéristique et iconique, qui, si elle parle déjà aux afficionados de la maison, achèvera surement de convaincre les autres – car oui, style et qualité bien souvent fusionnent pour donner naissance à la mode de demain ! Une campagne à découvrir entièrement dès Septembre 2016.

 

Les Photographies de Jane & Serge par Andrew Birkin

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1968 : sur le tournage du film « Slogan », Gainsbourg se morfond de sa Bardot alors même que Birkin se sépare du père de sa fille. Leur rencontre n’a rien d’un coup de foudre ; d’ailleurs, se serait-elle tarie d’elle-même. C’est cette histoire d’amour fascinante entre une muse et un artiste qui, au fil des 176 pages, s’affiche de toute son impertinence. Lui qui se plaisait à dire : « Les filles sortent avec les ‘belles gueules’, les ‘grands acteurs’, mais elles rentrent avec moi parce que je les fais rire ». Elle qui s’amuse à raconter : « Je l’ai entraîné sur la piste de danse, et là tout intimidé, il m’a marché sur les pieds. Comme c’était charmant ! Venant d’un arrogant, la maladresse a un pouvoir de séduction sur moi ». Jusqu’en 1980, année de la rupture, Andrew Birkin est un hôte régulier du tandem légendaire ; là, c’est dans l’intimité de la cellule familiale qu’il réalise des milliers d’instantanés. Ces clichés enfin se dévoilent, offrant au lecteur une virée au cœur d’un passé magnifié, ou magnifique : une époque érotique, maligne et légère décrite à travers la vie quotidienne du couple des 70’s.

Aux côtés des images de la tribu que l’on connaît, des anecdotes, des souvenirs et des histoires sur Serge, Jane, leur amour, leur enfance, leur famille, leurs amis : rien de plus, et en même temps, tellement plus. Conçu par M/M (Paris), édité par les Editions Taschen, l’album photo se présente sous une couverture plastique transparente qui renferme aussi un livret de planches-contacts, un poster dépliant, 5 photos, et un écusson brodé. Aussi, les photographies d’Andrew pourraient illustrer cette seule déclaration de Jane Birkin : « Serge m’a offert une deuxième enfance ». Et c’est en effet ce qui apparaît : un bonheur presque naïf, romantique ; un amour puissant et si vrai qu’il transparaît du papier glacé. Finalement, le sujet du livre, c’est peut-être lui.

Gucci : Les Mocassins à Mors Collection 1953

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Deux anneaux et une barre : une chaussure et une histoire. Gucci inaugure en ce début d’année une collection très spéciale, la « Collection 1953 », qui célèbre le soixantième anniversaire de ses célèbres mocassins avec mors, les Horsebit Loafers. Ces pantoufles flexibles, confortables, à l’esthétique équestre et résolument raffinée sont de véritables allégories de la maison : reconnues comme « emblématiques » dès 1985 par le Metropolitan Museum de New-York, elles sont intégrées depuis lors à sa collection permanente. Les mocassins signent alors une promesse d’éternité, devenant le symbole de l’élégance citadine et du casual chic.

Frida Giannini, la directrice artistique de la maison, explique clairement ce succès : « D’une beauté classique et d’une fonctionnalité absolue, ils sont intemporels. (…) Ils s’associent parfaitement avec une paire de jeans et un T-shirt, ou avec une jolie petite robe noire, pour un look plus glamour. » Un style immortel et universel qui parcourt les époques et les lieux, de Sartre à Jodie Foster en passant par Alain Delon, ou Fellini et sa Dolce Vita. 

Aussi, pour la « Collection 1953 », la forme des mocassins n’est évidemment que très peu retouchée. La nouveauté réside dans le foisonnement exceptionnel de teintes vives, du fuschia au bleu pervenche, tout en gardant les mythiques et indémodables beige et noir. Les matières quant à elles oscillent harmonieusement entre tradition et exotisme : on retrouve la toile imprimée du célèbre motif Flora dédié à Grace de Monaco, mais aussi du cuir verni, du veau-velours, du croco ou du python. Le mors se décline selon les souhaits, en nickel ou en laiton. Enfin, si le proverbe nous dit « Mors doré ne rend pas le cheval meilleur », on peut affirmer sans hésiter que le mors Gucci donne style et allure à toute marche, pour un look « Forever now » et mythique.