Andrea Della Valle, L’Homme Derrière Les Sneakers Hogan

Andrea Della Valle, frère cadet de Diego Della Valle, a su mettre au goût du luxe la basket, à une époque où celle-ci figurait tout autre chose.

Andrea Della Valle, Hogan Et Le Luxe Casual

Andrea Della Valle partage avec son frère Diego Della Valle, le savoir faire de la maison familiale en héritage. Et il le dit lui-même, que l’on parle de Tod’s ou de la maison Hogan, on cherche d’abord à transmettre le goût et la passion pour un artisanat ancestral.

 « Nous sommes la troisième génération : notre entreprise n’est pas seulement un business pour nous, il représente notre tradition familiale, nos racines. »

Andrea Della Valle, Le Visionnaire D’un Luxe Casual

Lorsqu’Andrea Della Valle fonde la maison Hogan dans les années 80, c’est avec l’idée de défendre un luxe casual. En véritable visionnaire, il est parvenu à lier décontraction et travail exquis du cuir. Et cela, c’est bien la maison Hogan qui l’incarne.

Il faut dire qu’Andrea Della Valle a hérité du même sens de l’observation et de l’anticipation que son frère Diego Della Valle. Ainsi, ses nombreux voyages à NewYork et aux Etats-Unis vont quelque peu le mettre sur la voie de la prochaine révolution esthétique à venir. Une révolution où il n’est plus question de libération radicale mais bien de libérer l’allure et l’élégance de carcans trop rigides.

Collection A/H 2021, Shootée Par Giovanni Gastel

Il raconte: « Lorsque Hogan a été créé, dans les années 80, le monde de la mode était en train de changer et notre marque a été la première à lancer le concept de baskets de luxe, un concept si pertinent dans la mode aujourd’hui. » Et le concept qui se niche derrière cette idée de basket de luxe n’est autre que celui d’un luxe casual.

Collection A/H 2021, Shootée Par Giovanni Gastel

C’est sans doute pour cela que les pièces Hogan ont rapidement eu valeur d’intemporelle… Et c’est dans l’héritage du groupe Tod’s qu’Hogan a su puiser.

Andrea Della Valle est ainsi parvenu à lier héritage et innovation autour de pièces contemporaines car révolutionnaires. Et la clientèle Hogan ne s’est depuis jamais démentie.

L’élégance cool, décontractée figure aujourd’hui le véritable ADN de la maison fondée par Andrea Della Valle.

Andrea Della Valle, L’Homme Derrière la Basket Hogan

« Le luxe fonctionnel: c’est ce que Hogan a toujours été. Une philosophie qui allie esthétique et polyvalence avec qualité, qui sait être formelle en ville, au bureau, et chic décontractée le week-end – à Hong Kong comme à Milan, Londres, Shanghai, New York » confiait Andrea Della Valle au détour d’une interview.

C’est un 1986 qu’ Hogan lance la basket « Traditional ». Une révolution esthétique.

En effet, Andrea Della Valle n’a pas tort lorsqu’il affirme: « Nous avons inventé les baskets de luxe. »

Inspirée des baskets de cricket, la Hogan Traditional fut pensée pour un mode de vie urbain. L’idée est venue à Andrea Della Valle alors qu’il se trouvait à New York. Dans les rues de Manhattan, il remarque que les hommes et les femmes se déplacent du domicile à leur lieu de travail en baskets de sport; puis une fois à destination, ils les troquent pour des chaussures de ville ou des escarpins.

Hogan “Active One”, saison P/E 2020

Andrea Della Valle a alors l’idée d’une basket sobre et élégante, légère mais éminemment luxueuse…

Hogan “Urban Trek”, saison P/E 2020

Riche du savoir-faire initié par son père et son grand-père dans la région des Marches, Andrea Della Valle a su s’appuyer sur un héritage en matière de confection de souliers pour l’injecter à une pièce définitivement contemporaine. Les ateliers du groupe Tod’s, à Brancadoro, furent évidemment mis à contribution.

Hogan “Urban Trek” saison A/H 2021

Depuis, la basket Hogan ne cesse de se renouveler. Tantôt classiques, tantôt audacieux, ses design forgent cette nouvelle idée du luxe, chaque saison un peu plus libre sans ne jamais rien perdre de son aura décontractée !

Hogan “Maxi.i.Active”, saison A/H 2021

Si Tod’s avec ses mocassins le Gommino étaient déjà une icône à l’époque,  Hogan ne tarda ainsi à se hisser au rang d’incontournable — la basket de luxe devenant une icône d’un certain style de vie. Urbain et franchement chic.

Hogan ”Interaction”, saison A/H 2021

La Collection Tod’s Et Son Gommino Pour Le P/E 2021

Sans défilé, la maison Tod’s a introduit son savoir-faire dans une vidéo mettant en vedette ses ateliers, et la vision de Walter Chiapponi.

Le Mocassin Tod’s Version P/E 2021

Pour introduire sa collection P/E 2021, la maison Tod’s a choisi d’ancrer son propos au coeur de son savoir-faire emblématique. Dans une vidéo à visionner ici, l’actuel directeur artistique de la maison met en exergue le talent de ses ateliers, et sa vision pour la saison P/E 2021.

 La maison de Diego Della Valle centre ainsi son propos sur des pièces toujours plus exquises, toujours plus précises. Et l’icône absolue de la maison Tod’s qu’est le mocassin Gommino gagne évidemment à se voir réinventer.

Dans des matériaux innovants, le voilà qui se présente dans un twist fascinant mêlant à l’artisanat si propre à la maison Tod’s, des couleurs étonnantes, et une élégance toute Italienne.

La signature T, quelque peu absente ces dernières saisons, revient ainsi piquer une ceinture dans une veine toujours aussi luxueuse, toujours autant détachée. Accessoire idéal pour la saison estivale, le Gommino s’impose une nouvelle fois par sa légèreté et le luxe sourd de son artisanat.

Une pièce forte de l’univers Tod’s qui se décrit mieux ici, mais que l’on retrouve une nouvelle fois portée avec allure autant chez l’Homme que la Femme Tod’s.

De quoi venir équilibrer les silhouettes imaginées par Walter Chiapponi. Des silhouettes Tod’s du Printemps/Eté 2021 qui distillent l’élégance casual propre à la maison — des silhouettes taillées dans ses matières de prédilection, teintées de couleurs pétillantes et finalement cool !

Walter Chiapponi signe ainsi la continuité d’une vision raffinée mais décomplexée de l’élégance — piquée d’une harmonie où les matières exquises signent des allures faciles à vivre… Façon Dolce Vita.

Tod’s Together, La Générosité A L’Italienne

En écho à la période très particulière que le monde traverse, la maison Tod’s s’engage dans un projet ambitieux — Tod’s Together, ou la générosité à l’Italienne.

Tod’s Together, Un Projet Multiple

L’idée de Diego Et Andrea Della Valle

On le sait, le groupe fondé par Diego Della Valle est engagé sur plus d’un plan — défense de l’artisanat Italien, mécénat pour la préservation du patrimoine inestimable de l’humanité, comme le Colisée.

Voici que la pandémie mondiale inspire une nouvelle solidarité à la maison Tod’s. Baptisé Tod’s Together, le nouveau projet dévoilé par Diego Della Valle vise à transmettre les valeurs chères à la maison.

La générosité. L’authenticité. Et l’amour d’un artisanat exquis.

Ainsi le projet Tod’s Together fut imaginé comme une « scène ouverte ». Un « concept de communication tous azimuts » précise la maison.

L’idée? Décliner diverses initiatives d’ici Noël pour conter avec authenticité et délicatesse ce qui fait « ensemble ».

Le Premier Chapitre Tod’s Together

Pour sa première initiative, Tod’s Together déploie autour d’une campagne éthérée sa vision de l’amitié. Une véritable célébration du plaisir de se retrouver, capturée par le célèbre photographe de l’agence Magnum, Alex Majoli.

Mais en lieu et place de mannequins professionnels, Alex Majoli a appuyé sa vision sur un casting de talents connus mais plus inattendus. Il en résulte des photos où se transmet la générosité et la joie de vivre, dans une mise en scène captant une vision réaliste de ce qui fait être ensemble. A découvrir dès septembre…

Une première initiative « bienveillante et élégante » qui fige « les valeurs, le goût, les émotions et le « savoir-faire » qui symbolisent depuis toujours notre ADN » note encore la maison.

Et il est vrai qu’il y a quelque chose de charmant dans ce premier volet de Tod’s Together. De quoi nous mettre sur le bon Gommino… Tod’s !

Les Nouvelles Chaussures ‘Compétition’ Tod’s

Pour le Printemps/Eté 2020, Tod’s imagine de nouvelles chaussures de nautisme. Baptisées Compétition, elles reprennent les légendaires picots !

Les Nouvelles Chaussures De Yatching Par Tod’s

On connait l’attrait particulier de Tod’s pour les belles matières, l’artisanat Italien et le style casual chic. Voici que pour le Printemps/Eté 2020, la maison de Diego Della Valle honore son ADN, en plus de sa passion pour le nautisme.

C’est ainsi qu’en s’inspirant des chaussures initialement conçues en 1995 pour l’équipage du Moro di Venezia, le voilier italien qui a participé à l’America’s Cup, Tod’s imagine les nouvelles chaussures de yatching!

La légèreté, le style et la flexibilité se rencontrent donc autour des nouvelles Compétition — des souliers fonctionnels et intemporels trempés du pur style Tod’s. Elles reposent leur praticabilité sur des picots Gommino. Tandis que leur élégance toute Italienne se sent dans un nubuck soyeux, avec des tissus tech et des insertions de cuir onctueux !

De quoi prôner des moments de liberté et de détente, dignes de la Dolce Vita — des moments prônés par l’emblème Tod’s qu’est le mocassin Gommino.

Et Tod’s imagine ces nouvelles chaussures de nautisme avec le même engouement pour le savoir-faire Italien !

Marlon Brando, Icône De La Mode Masculine

Il a incarné, à l’écran comme à la ville, l’idéal de la mode masculine. Mais à la différence d’autres icônes, le style Marlon Brando a notamment forgé celui de la rébellion de toute une époque.

Le style de Marlon Brando a si parfaitement articulé le zeitgeist de son temps qu’il est devenu une pierre angulaire de la mode. Une influence considérable sur ses contemporains et les générations à venir… T-shirts et vestes en cuir, jean ou caban — nombre des pièces fétiches de Marlon Brando sont devenues des basiques de l’élégance masculine. Une élégance qui tient surtout à une certaine idée de l’homme.

Marlon Brando, Les Films Et La Mode

Salué par beaucoup comme le véritable rebelle d’Hollywood, Marlon Brando a en effet joué selon ses propres règles. A l’écran comme à la ville.

Un Tramway Nommé Désir, Et Le T-shirt Blanc

1951. C’es un film sorti cette année là qui changera la façon dont les hommes vont se vêtir pour les générations à venir. Ce film, c’est l’oeuvre d’Elia Kazan, avec Marlon Brando en vedette. Il n’est peut pas encore le monstre sacré du cinéma, pour reprendre une expression de Jean Cocteau, mais Marlon Brando porte déjà tout des revendications de son époque.

Il y a d’abord son jeu d’acteur, hérité de sa formation à l’Actors Studio. Un jeu tout en retenu et en retrait plutôt qu’en grandiloquence. Et la formule marche aussi pour son style. Le style Brando se définit ainsi dans la mesure, le réalisme et le rejet des codes de son époque.

Loin de la masculinité formelle et endimanchée, celle de Marlon Brando va faire écho à la période de trouble et de bouleversements sociaux et culturels que connaissent les Etats-Unis dans les années 50.

Et le film Un Tramway Nommé Désir est un jalon de cette histoire. Le corps puissant de Brando fut en effet mis en valeur dans un t-shirt humble, mais puissant d’éloquence. Il dit ce à quoi Marlon Brando et sa génération n’adhère pas.

Ce t-shirt donc, emprunté au dessous des hommes, et notamment de l’uniforme militaire — ce t-shit va devenir une icône de la mode.

Et pour Un Tramway Nommé Désir, la légende raconte que le réalisateur Elia Kazan a fait laver les t-shirts plusieurs fois dans le but de les rétrécir. Il les a ensuite fait ouvrir dans le dos, avant de les coudre sur Marlon Brando.

Symbole vivant du rejet d’une esthétique masculine traditionnelle… Moulant, simple et fonctionnel, le t-shirt va devenir l’emblème de cette jeunesse qui rejètent les codes et le mode de vie de ses aînés. Gore Vidal, célèbre critique de cinéma, parlera de « tremblement de terre. »

par Richard Avedon, en 1951

Dès lors, Marlon Brando devient l’incarnation idéale de la jeunesse Américaine — cheveux décoiffés, corps athlétique, teint mat… Et rejet du conformisme. Un élément que l’on retrouve plus brillamment encore dans le film L’Equipée Sauvage.

Denim Et Perfecto, Icônes De L’Equipée Sauvage

La représentation iconique de Marlon Brando en 1953 dans L’Equipée Sauvage va, là encore, cimenter tout un pan de la mode masculine. C’est bien ce film qui a fait entrer le perfecto, le blue jean et l’attitude de l’anti-héros au panthéon de la culture populaire.

Dans le film de László Benedek, Marlon Brando campe Johnny Strabler, un membre de gang de motards — rebelle et très stylisé. En effet, on a principalement retenu de ce film le style de Marlon Brando.

Veste de motard lourde, et imposants bijoux métalliques, bottes et jean Levi’s enroulé… L’allure est devenue une icône, encore bien visible aujourd’hui !

Une allure si universelle qu’elle habillera la norme, les motards ou les punks — le W-Style One Star de Schott porté par le personnage de Johnny Strabler va entrer dans la légende des contre-cultures.

L’outrage à la société Américaine d’alors est d’une telle force que le perfecto est banni des lycées.

Il s’en étonne lui-même, dans une interview en 1994, à propos de ces films qui changèrent la mode masculine: « Je me suis amusé à le faire, mais je ne m’attendais pas à ce que cela ait un tel impact. J’ai été aussi surpris que quiconque lorsque des t-shirts, des jeans et des vestes en cuir sont soudainement devenus des symboles de rébellion…

Les ventes de vestes en cuir ont explosé, et cela m’a rappelé ‘New York, Miami’, quand Clark Gable a retiré sa chemise, révélant qu’il ne portait pas de maillot de corps, ce qui a entraîné un désastre pour l’industrie textile. »

Mais voilà, aussi sulfureux et populaire que devint ce style de rebelle, Marlon Brando, lui, affichait volontiers sa désinvolture dans des pièces un brin moins connotées. Dans des chemises à carreaux en flanelle, des pantalons amples en coton et des tricots ajustés, Marlon Brando allait aussi redéfinir l’élégance casual des hommes de son temps.

Une élégance casual qui, d’ailleurs, a résonné plus tard avec celle du mocassin Tod’s.

Marlon Brando, Figure de l’Elégance

Marlon Brando figure l’élégance de même manière qu’il travaille ses personnages. Sans tapage ni ostentation, l’élégance de l’acteur s’appuie sur des pièces devenues des classiques. Des classiques toutefois imprégnés de son attitude insoumise !

Marlon Brando, Icône Du Glamour Décomplexé

Marlon Brando a cela de différent des autres acteurs de son époque qu’il n’a jamais cherché à jouer avec les mêmes règles. Il n’avait ainsi pas aucun souci d’étiquette à se présenter aux premières de ses films, vêtu d’un jean. Un choix très mal vu à l’époque — mais une révolution pour la mode.

Le sex-symbol de son temps était en fait un homme de style. De ceux qui lancent des légendes. A l’instar des montres Rolex.

À 19 ans, Brando reçut une Rolex Oyster Royalite par ses parents. Dès lors, l’acteur restera fidèle à la maison horlogère qui accompagna nombre d’exploits.

D’ailleurs, en 2019, c’est l’une de ses Rolex, portées dans Apocalypse Now, qui établie un nouveau record. Comme la maison d’enchère Phillips le disait: « Nous avons peut-être battu un nouveau record. Pas celui de la Rolex la plus chère, mais celui de l’enchère la plus longue. »

Le résultat? La Rolex de Marlon Brando portée en 1979 pour le film s’est envolée pour plus d’un millions d’euros.

Adepte d’un style élégant et des costumes bien taillés, le style Marlon Brando est aussi versatile qu’il sonne toujours juste. Et, comme un contrepoint à son début de carrière ayant forgé les icônes mode de la jeunesse, c’est Le Parrain qui relancera sa carrière. Ainsi qu’une nouvelle vogue pour les costumes. Très sophistiqués.

Le Parrain, Et Les Costumes Italiens

Marlon Brando et son attrait pour la sophistication des costumes bien taillés se lit déjà dans un éditorial, réalisé en 1946, par le mythique photographe Cecil Beaton. Dans les pages du Vogue, on y voit le futur idole des jeunes rebelles briller d’élégance dans un pardessus oversize à double boutonnage.

En 1972, il fait son retour dans le Parrain de Francis Ford Coppola. Un film aussi iconique pour son histoire que pour le goût de ses personnages pour les costumes trois-pièces. Et c’est bien ce film avec Marlon Brando qui remis au goût du jour l’intérêt et l’admiration pour l’art des tailleurs Italiens.

Intemporelle, cette élégance masculine remet en lumière, aussi, les vestes de dîner et les longs cabans en cachemire. Don Corleone par Marlon Brando imprègne ainsi l’imaginaire de la mode, et la culture populaire de l’intemporalité du style à l’italienne. Un style qui révèle tout l’art de la couture, et le glamour au masculin.

On voit ainsi toute l’influence de Marlon Brando sur la mode, la figure d’idéal et le corps masculin… Un corps qui devient un objet, aussi sensuel qu’alluré !

Les 133 Picots Tod’s, Code Iconique

Les 133 picots constituent la signature de la maison Tod’s. Une maison qui préfère à son logo, apposer les picots comme code exclusif.

Le Logo Tod’s Et Les 133 Picots

En tant que maison ancrée dans le luxe et le savoir-faire Italien, Tod’s ne distingue que rarement ses créations en y flanquant son logo. C’est dans les détails exquis et les picots que l’on devine les pièces Tod’s.

Le Logo Tod’s

C’est souvent dans les logos que les maisons distillent l’essentiel de leur vision. Avec Tod’s, Diego Della Valle a fait plus qu’apposer un nom. Il a en effet transformé la petite usine familiale en un groupe global assurant la pérennité de l’artisanat. Italien d’abord, Français ensuite.

En effet, on lui doit le réveil de la maison Schiaparelli et celui de Roger Vivier. Et c’est peut être bien cela que l’on peut lire dans le logo Tod’s.

Un nom Tod’s, choisi car il est facile à prononcer dans toutes les langues… Un nom à consonance internationale donc, placé au centre d’un ovale où viennent se flanquer deux têtes de lions rugissantes.

Si l’on extrapole un peu, on peut aisément comprendre que Tod’s se place entre ces lions, mythique symbolisation des gardiens — faisant de Tod’s elle même une maison gardienne du savoir faire ancestral de l’Italie…

Et le PDG emblématique de Tod’s précise bien volontiers sa connexion avec sa terre natale. Un terre Italienne de la région des Marches, d’où son grand-père puis son père ont orchestré les fondations rendant possible l’émergence du groupe Tod’s.

« Je suis né dans le village d’à-côté, ma famille y vit encore. C’est un lieu très paisible, très simple. J’adore m’y promener, boire un cappuccino en terrasse avec mes amis d’enfance. C’est tout cela l’Italie pour moi, et j’essaie de le retranscrire dans mon travail. Nous avons de la chance car nous savons fabriquer des choses de qualité, avec de belles matière et un savoir-faire hors pair. C’est important pour moi de continuer à faire rayonner l’Italie à travers le monde. »

Et l’exemple le plus probant reste l’iconique Gommino. Une banale driving-shoes remarquée par Diego Della Valle. Transformée en chaussure de luxe par le savoir-faire de Tod’s.

Les 133 Picots: Du Gommino A La Signature Tod’s

Car là où Tod’s confectionne des pièces clairement luxueuses, la maison tient à la discrétion — ne signant que rarement ses objets de son logo. A l’instar de l’icône de Tod’s, le mocassin.

Une driving-shoes donc aperçue par Diego Della Valle lors d’un rallye automobile aux Etats-Unis… Diego Della Valle va la taillée dans le cuir exquis de sa maison en 1978 — en même temps qu’il va le piquer de 133 picots. La discrète signature de la maison.

Il raconte ainsi: « Alors qu’à l’époque, en Italie, on était toujours tiré à quatre épingles, j’ai voulu créer un produit casualà porter la semaine avec un costume, le week-end avec un jean : c’était ça la grande idée de Tod’s. Avec une innovation majeure : donner de l’élégance à une semelle de caoutchouc. »

En effet, le caoutchouc est alors perçu comme « franchement cheap » tranche Diego Della Valle. Une matière qui trouve cependant grâce à ses yeux d’esthète… Car, il en est convaincu, ces picots sont gage de confort absolu.

Car sur ces 133 picots, les formes plus ou moins rondes ou ovales se succèdent pour une adhérence optimale.

Ainsi donc, après un marketing éclairé et avant-gardiste pour l’époque, le mocassin aux 133 picots se hisse au rang d’icône. Un symbole du luxe décontracté de la maison Tod’s… qui se retrouve aux pieds de Gianni Agnelli, le patron de Fiat, des Kennedy, Audrey Hepburn ou encore la Princesse Diana.

Un style qui transcende les tendances et les goûts — le Gommino doit au savoir-faire des ateliers Tod’s d’avoir fait de ses picots un élément luxueux et très élégant !

Une signature discrète mais connue de tous qui se prête aussi volontiers aux collections capsules. Dernière en date, avec le très espiègle Alber Elbaz.

Un effet Gommino qui signe aussi des pièces plus innovantes, comme en 2020 avec ces chaussures de yatching, baptisées Compétition.

Un travail effectué à la main, où la machine complète harmonieusement le travail des artisans Tod’s — voici bien ce que démontrent les 133 picots et le logo Tod’s. Une maison qui se place en gardienne de l’artisanat.

La Collection Tod’s Et Le Gommino De l’Automne/Hiver 2020

Première collection de Walter Chiapponi pour la maison Tod’s, celle-ci puise dans les racines de la griffe l’attitude de l’Automne/Hiver 2020. Et si l’élégance était l’ultime pied-de-nez au conformisme?

L’Homme Élégant S’Habille En Tod’s

Pour sa première collection au poste de directeur artistique de la maison Tod’s, Walter Chiapponi réactive le T Club — ces hommes qui ont fait du savoir-faire Tod’s l’élément clé de leur vie. Plutôt de leur savoir-vivre. Connue pour son travail onctueux et exquis sur le cuir, la maison offre depuis longtemps un vestiaire précis mais nonchalant. Un vestiaire coupé au cordeau pour des hommes en quête de beauté. Et c’est précisément ce vestiaire que Walter Chiapponi a réactivé pour l’Automne/Hiver 2020. Il précise « J’ai commencé par étudier les archives de cette maison vraiment à part, mais ma plus grande inspiration cette saison, c’est Monsieur Diego Della Valle. Un homme de goût qui possède une immense collection d’art et de beaux objets. »

Le Style A L’Italienne? Le Gommino Tod’s

Pour sa première collection, Walter Chiapponi, ancien de Givenchy, Valentino, Gucci ou encore Bottega Veneta, distille ainsi une aura très familière. Beaucoup du style à l’Italienne, mais version Tod’s. « Je voulais retrouver ce buon gusto typiquement italien » — là où les maisons se lancent dans une créativité débridée, il fait de Tod’s le garant d’un vestiaire noble et racé.

Mais attention, il y a une grande part de rébellion là dedans. Le genre de rébellion portée par les dandys. A contre-courant, les hommes Tod’s arborent ainsi les classiques avec fracas. A leur pieds, l’iconique Gommino distille son caractère quasi-éternel mais, cette fois, piqué du T réapparu des archives.

Oui, le T récemment vu sur le Timeless bag, fait son retour et signe les Gommino de l’Automne/Hiver 2020. Coupé dans le cuir de veau ou le daim, formel ou chunky, le Gommino ne perd en rien son caractère plus que parfait. Au contraire — sous l’impulsion de Walter Chiapponi, il flirte avec une allure vintage dès plus actuelle.

Un brin seventies, toujours aussi allurées, les silhouettes des hommes Tod’s de la saison prochaine achèvent de répondre à la question — l’artisanat et l’élégance du geste sont assurément le dernier rempart au conformisme

Le Gommino Tod’s

Souplesse et décontraction dans l’univers de la chaussure haut de gamme… Le Gommino est un mocassin découvert lors d’un voyage aux États-Unis par Diego Della Valle, inspiré d’un soulier initialement utile à la conduite des voitures de course.

Diego Della Valle, Les Etats-Unis Et La Driving Shoes

Une Affaire Familiale

Tod’s est avant tout une affaire famille. Et avant que la maison n’adopte ce nom en 1978, c’est le grand père puis le père de Diego Della Valle, Dorino, qui transforment la petite échoppe en usine.

Diego Della Valle, lui, interrompt ses études de Droit à Bologne et, alors dans sa vingtaine, demande à son père de l’intégrer à l’entreprise familiale. Son père accepte. Et lui qui confectionne déjà des souliers pour des maisons prestigieuses, envoie son fils à New York pour démarcher de nouveaux acheteurs.

Dès 1975 donc, Diego Della Valle, fait régulièrement des voyages à New York. Et c’est lors d’un de ces voyages qu’il a l’idée du mythique mocassin Gommino

La Rencontre Au Rallye

Diego Della Valle a 24 ans lorsqu’il assiste au rallye automobile qui changea sa vie. Aux Etats-Unis donc, il repère les chaussures portées par ces pilotes de course. Des chaussures dont la semelle est piquée de picots en caoutchouc… Cet effet a une fonction bien précise — celle d’éviter aux pieds de déraper sur les pédales.

Mais voilà, pour Diego Della Valle ce sera la base d’un mocassin. Son idée? Faire de cette driving shoe toute particulière un soulier de fabrication portugaise, mocassin de conduite à semelle de caoutchouc.

Persuadé de détenir là le coeur de sa maison Tod’s, il veut en faire un soulier chic et sans chichi. Extrêmement souple, conférant à la semelle une légèreté inédite, la technique et le montage spécifiques qui forment la chaussure par un jeu de pliures sont hérités de l’atelier de chaussure de son père.

Cousue dans les meilleurs cuirs, bénéficiant du savoir-faire artisanal du bastion Italien de la chaussure… Perfectionné et breveté, le savoir-faire Tod’s devient synonyme d’une chaussure technique, et d’un classique distingué.

Mais s’il est clairement une pièce de grande qualité, le mocassin aux 133 picots de caoutchouc ne jouit pas de la visibilité dont rêve Diego Della Valle…

Le Gommino Tod’s Devient Une Icône

Un Marketing Exemplaire

Diego Della Valle va alors avoir l’idée d’evnvoyer aux icônes de son temps une paire de mocassin Tod’s. Le premier à le recevoir, c’est le dandy et PDG de Fiat, Giovanni Agnelli.

Diego Della Valle lui offre une paire de Gommino. Quelques jours plus tard, c’est chaussé de ses Tod’s qu’il accorde une interview à une émission de télévision Italienne. Immédiatement, la maison prend son envol.

Dès lors, porter un mocassin Tod’s revient à s’attribuer une part de l’élégance Italienne, un bout du flegme d’un dandy comme Giovanni Agnelli. Un soulier qui inspire la Dolce Vita… Une chaussure qui conte la famille, les osteria et le soleil de l’Italie.

Et, puisque l’élégance est l’intemporalité, que l’élégance sonne comme le confort, le Gommino devient finalement la référence en la matière.

Né du rêve américain de Diego Della Valle, puisant son esthétique dans l’élégance sportwear, le mocassin gagne définitivement une aura chic lorsque Diego offre son soulier culte à d’autres icônes… Cary Grant, Steve McQueen ou encore Audrey Hepburn et Diana.

L’esprit Tod’s est né.

Le Gommino Tod’s

C’est que le Gominno préserve en tout point l’héritage et l’artisanat devenu rare. À l’origine de cette driving shoe, était déjà un mocassin imaginé par les Amérindiens. Dans une peau grossièrement cousue, ils enveloppaient le pied à la manière d’une moufle.

Des siècles plus tard, quand Diego Della Valle le reprend, le Gominno de Tod’s continue d’être taillé d’un seul tenant. Sans la moindre couture, le cuir qui compose la tige se prolonge dans la semelle. Seul le plateau sur le cou-de-pied est une pièce ajoutée.

Cet assemblage, lui, exige des tours de main relevant davantage du savoir-faire de la ganterie que de celui la chaussure. D’ailleurs, Diego Della Valle lui même dit souvent que le Gommino est: « une paire de gants pour les pieds. »

Intemporel et minimaliste, à l’époque il est considéré comme l’accessoire pour un week-end aux Hamptons ou à Saint Tropez. A partir de 1996, à travers d’anciens clichés, Audrey Hepburn, de Cary Grant et de Steve McQueen, le Gommino devient une pièce à part entière de l’uniforme élégant.

Aujourd’hui, on dénombre près de 2,5 millions de paires de Gommino aux pieds de clients venus du monde entier. Des séries limitées et des commandes spéciales contribuent à le renouveler, à le rehausser pour redécouvrir d’autres aspects de ce parfait classique. Chaque nouvelle saison est l’occasion de déclinaisons inédites de cuir, de couleurs, de finitions…

Comme en 2020, avec un Gommino perché sur talon

Tod’s, Le Gommino Imperturbable

Une icône de mode se jauge à l’aune de sa capacité à épouser l’air du temps — le Gommino de Tod’s tient définitivement de cela!

En octobre dernier, la maison Italienne Tod’s annonçait la nomination de son nouveau directeur artistique — Walter Chiapponi ! A son propos, Diego Della Valle, président du groupe Tod’s, annonçait: « Walter Chiapponi est un designer italien talentueux qui est capable de combiner l’art de vivre Italien propre à Tod’s avec une touche de modernité, sans perdre de vue la qualité et le savoir-faire qui représentent l’ADN de la marque. » Et la pièce qui incarne toute la force tranquille de la mode à l’Italienne, c’est bien évidemment le Gommino.

La pièce phare de la maison tient, selon les mots du même Diego Della Valle, « comme un gant pour le pied. » Inspiré des souliers anti-dérapants, notamment très appréciés des coureurs automobiles, le Gommino a depuis conquis le monde avec ses 133 picots en caoutchouc ! Symbole de l’élégance à l’Italienne, le Gommino de Tod’s est aussi le fruit d’un pur savoir-faire. Exclusivement fabriqué dans les ateliers de Brancadoro, à quelques kilomètres de Milan, il est conçut dans une seule et même pièce de cuir. Cousu main puis doublé de la fameuse semelle de caoutchouc dotée des 133 picots iconiques, le Gommino se prête ainsi à toutes les visions créatives.

D’Alessandra Facchinetti à Alber Elbaz en passant par le nouveau directeur de la création, Walter Chiapponi, le Gommino se pare des plus belles matières, en distillant ce raffinement imperturbable propre aux Italiens. Il fut ainsi tour à tour espiègle dans les tons acidulés, serein et noble dans les cuirs les plus sophistiqués, collector dans une version en collaboration avec Ferrari… Depuis 1978, la pièce signature du patrimoine artisanal de Tod’s est l’idéal élégant, chic et créatif ! Pour hommes et pour femmes. Revu et corrigé dans une version chunky pour l’hiver 2020, il embrassera un aspect bestiaire (léopard, zèbre…) pour la femme du Printemps/Eté 2020. En attendant, la nouvelle boutique Milanaise récemment inaugurée sur la célèbre Via Montenapoleone offre une nouvelle expérience shopping. Baptisée Tod’s Studios, elle rassemble les pièces de la saison, certes, mais aussi un atelier de personnalisation et des expositions. Une façon de saisir un peu mieux l’impact du Gommino sur la culture Italienne !

Le Gommino Tod’s, une Affaire de Grand Prix

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La maison Tod’s partage plus d’une histoire avec les écuries automobiles; et tout a commencé avec l’iconique modèle aux 133 picots. Découvert lors d’un voyage aux États-Unis par Diego Della Valle, le Gommino reprend en réalité les lignes d’un soulier initialement utile à la conduite des voitures de course. Un soulier qui, sans l’apparition télévisée du charismatique PDG de Fiat, Giovanni Agnelli, n’aurait sans doute jamais connu un tel succès.

Bien plus tard, en 2001, c’est avec le non moins iconique constructeur automobile Ferrari que la maison choisit de s’associer. Il faut dire que Tod’s et Ferrari ont cela de commun qu’ils partagent un certain sens du luxe à l’Italienne – un certain amour des courses aussi. C’est ainsi que pourl’Automne/Hiver 2012, les deux noms s’associent une première fois pour mettre au monde une pièce exceptionnelle ; un Gommino alors pensé pour marquer l’arrivée des étapes de New Delhi et Abu Dhabi dans le Grand Prix de Formule 1 !

Scellé de l’étalon iconique coulé en encre noire, le mocassin reprend surtout la silhouette des sièges auto Ferrari ! Dans cette couleur rouge, les 133 picots gagnent en cachet. Et aujourd’hui à Monaco, alors que se court l’étape la plus glamour et la plus attendue du championnat de F1, Tod’s et Ferrari ont une nouvelle fois oeuvré à lier passion, artisanat et créativité dans des pièces Mocassins Gommino Tod’s For Ferrari. Des pièces au raffinement impeccable à découvrir dès à présent.