L’Iconique Panthère De Cartier Inspire Le Premier Podcast De La Maison

A partir du 12 Novembre 2020, l’illustre maison Cartier initie ‘Inspire…’ — une série de podcast olfactif qui enchante autant que l’icône qui, justement, en inspire le premier épisode.

La Panthère De Cartier: L’Icône Multiple De La Rue de La Paix

On lui doit les atours les plus légendaires de la maison, et le style audacieux de ces bijoux mêlant comme nuls autres les pierres, les couleurs, les formes et les genres ! Jeanne Toussaint, surnommée la panthère, fut en effet la directrice de la création Cartier, de 1933 à 1970. On lui doit le bijou panthère, et le célèbre pied de nez joaillier au Paris occupé.

Oiseau libéré de Cartier, Métaphore de l’Occuptation puis de la Libération

Autant de décennies qui lui ont suffit à imposer à la Place Vendôme sa vision envolée de la joaillerie — d’autant que chez Cartier, ‘Le Roi des joailliers et joaillier des Rois’ comme on le surnomme, nombre d’éléments esthétiques appartenant à son répertoire relèvent directement de la personnalité de Jeanne Toussaint.

Ainsi, lorsque la maison de la rue de la Paix édite son premier parfum, en 1987, c’est à la Panthère qu’elle dédie ce jus exceptionnel !

Aujourd’hui qu’une pandémie mondiale oblige certains sens à se tarir, la maison Cartier prend le parti de les raviver pour mieux les ravir… La série de podcast ‘Inspire’ se veut ainsi expérientielle: en prenant pour point de départ la composition olfactive Cartier, la maison invite bien à l’intimité d’une conversation sur le pouvoir émotionnel des odeurs…

Animées par Mathilde Laurent, le parfumeur de la maison, ces conversations invitent des amis de Cartier, des artistes, musiciens, acteurs, historiens, biologistes et des spécialistes de l’olfaction… Pour mieux encore sentir et faire ressentir la grandeur de ces eaux ô combien séduisantes !

Le premier épisode donc, Une Panthère, pose le ton de cette expérience sonore et olfactive inédite. Car en parallèle de la diffusion, une campagne d’échantillonnage en ligne permettra en effet de vivre pleinement la (re)découverte de cette olfaction, inégalable vecteur d’émotions !

Dans ce premier épisode, Mathilde Laurent discute ainsi la figure de La Panthère si chère à Cartier — une figure dont le joaillier restitue le mouvement, tandis que le parfumeur reconstitue l’aura…

Pour discuter de cet imaginaire, Mathilde Laurent s’entoure de Khatia Buniatishvili (pianiste et ambassadrice Cartier), Nicolas Maury (acteur et réalisateur), Elisabeth de Feydeau (historienne du parfum), Norin Chai (vétérinaire en chef de la Ménagerie du Jardin des Plantes à Paris. Co-animateur de l’émission Les Pouvoirs extraordinaires des animaux), et Constance Arnoult (actrice et créatrice de contenus culturels).

Une heure de conversation où se laisser emporter… Ici.

Lewis Hamilton, Pilote Iconique

A 35 ans Lewis Hamilton ne vient pas seulement de dépasser le précédent record de victoires jusque là détenu par Michael Schumacher — il vient aussi de se hisser au rang d’icône de la F1. Et ce, pour longtemps !

Lewis Hamilton: Un Pilote d’Exception Au Style Affirmé

Début octobre 2020. Après avoir remporté le GP de l’Eifel en Allemagne, Lewis Hamilton confirmait son statut de champion en égalant le nombre de victoires du mythique Michael Schumacher — 91 victoires au total.

Fin octobre 2020. Lewis Hamilton remportait une victoire éclaire au Grand Prix du Portugal — la 92e victoire de sa carrière en Formule 1. Mais le Britannique ne s’est arrêté là puisque le 1er Novembre 2020, au volant de sa Mercedes-AMG F1 W11 EQ Performance, Lewis Hamilton raflait une nouvelle fois la première place du podium. Et c’est cette victoire au Grand-Prix d’Emilie-Romagne qui entrera dans les annales.

Cette 93e victoire de Lewis Hamilton en F1 lui vaut en effet d’être désormais l’unique recordman du nombre de victoires en Grands Prix de F1 ! Devant ainsi le plus grand champion de F1, Lewis Hamilton a par là même couronné son écurie Mercedes du titre de constructeur de l’année. Un septième titre consécutif pour l’écurie Mercedes — un de plus que Ferrari, entre 1999 et 2004, l’âge d’or pour le constructeur Italien.

Et justement, face à cette performance soulignée par l’ensemble de la profession, Lewis Hamilton sait garder l’humilité des grandes icônes; à propos de sa victoire monumentale, il ajoutait ainsi: « Je le dois aux gens à l’usine qui ne cessent d’innover et de travailler. »

Un Parcours Eclair

Pilote vedette de l’équipe de Formule 1 Mercedes AMG Petronas, la carrière de Hamilton a connu nombre de moments forts. Ayant noué avec sa passion sur les pistes de karting à seulement huit ans, Lewis Hamilton est entré en F1 en 2007. 13 ans ont ainsi suffit à ce pilote d’exception pour obtenir un succès phénoménal…

D’abord pilote pour Renault et McLaren, c’est au volant des Mercedes que Lewis Halimton a pu laisser s’exprimer toute l’adresse et l’élégance de sa conduite, tout simplement hors norme.

Une conduite qui, parfois, n’est pas sans rappeler celle du héros de Lewis Hamilton, un certain Ayrton Senna… Le pilote le plus légendaire des circuits de F1, qui fait d’ailleurs l’objet cet année d’un nouvel hommage rendu par la maison TAG Heuer !

Plus tôt en juin cette année, la prestation de Lewis Hamilton à Montréal avait ainsi impressionné jusqu’aux héritiers d’Ayrton Senna. En remportant la 68e pole position de sa carrière – égalant le record de Senna, décédé dans un accident lors du circuit d’Imola en 1994 –  la famille de Senna a reconnu la filiation dans l’exploit d’ Hamilton… Lui remettant symboliquement l’un des casques du pilote Brésilien.

Des Circuits de F1 Aux Premiers Rangs Des Défilés

Des voitures de course aux premiers rangs des défilés les plus courus de la Fashion Week, la prestance et le talent de Lewis Hamilton ne laissent personne indifférent.

Il faut dire que le Britannique aime expérimenter autour d’un style qui n’appartient qu’à lui — streetwear, couture audacieuse et accessoires éclatants: Lewis Hamilton a tout pour se hisser bientôt au rand d’icône de la mode.

Un sens du style doublé d’un penchant pour les maisons à l’aura affirmée — de Versace, Missoni, Balmain aux atours les plus iconiques de Cartier… Le plus grand pilote de F1 affectionne tout particulièrement le bracelet LOVE et le collier Panthère de Cartier.

Après une première collaboration remarquée avec Tommy Hilfiger, tout porte ainsi à croire que Lewis Hamilton, des circuits de F1 aux premiers rangs des défilés, ne fait que débuter sa collaboration avec le monde de la mode. Son style qui, mêlant le cool à la sophistication, parle en effet à une toute nouvelle génération !

La Collection Haute Joaillerie Cartier

Baptisée (Sur)Naturel, la collection Haute Joaillerie Cartier introduit, en 2020, une ode organique à la nature — entre abstraction et figuration, grâce à son savoir faire exceptionnel !

La Collection Haute Joaillerie Cartier 2020

On connait de la maison Cartier son talent extraordinaire pour transfigurer le commun en bijou sans pareil. Juste un Clou ou la panthère de Cartier sont autant de figuration joaillière d’un univers où la facétie se mêle aux prouesses techniques. 

Mais cette fois, la collection Haute Joaillière de Cartier vise autre chose. « Qu’est-ce qui fait la modernité d’une pièce de Haute Joaillerie en 2020 ? C’est ne plus opposer la représentation du réel à sa stylisation la plus extrême. Un motif abstrait comme des rayures devient figuratif en évoquant la nature d’un zèbre. C’est l’histoire de (Sur)Naturel » explique Pierre Rainero, directeur de l’image et du patrimoine Cartier. 

Cherchant ainsi la poésie du bijou plus que son réalisme, Cartier aboutit à de nouvelles pièces joaillières, qui parviennent à sortir des limites du réalisme. Subtils et surprenants, les nouveaux bijoux Cartier s’appuient sur les couleurs et les lignes de pierres éminemment précieuses pour en sortir des évocations plutôt que des représentations. 

On devine ainsi tout l’héritage du ‘roi des Joailliers et joaillier des rois’ dans l’utilisation éthérée de l’or, des émeraudes, du corail ou encore des diamants et de l’onyx. L’or tacheté évoque ici l’iconique panthère Cartier. 

Une transfiguration qui stylise ainsi le feu, l’eau, la faune et la flore dans des volumes féeriques car grandiloquents. C’est par exemple le collier Sinopé qui ondoie tel un cours d’eau— taillé autour de diamants et lapis-lazuli, piqué de cinq saphirs de Madagascar ovales de 39,22 carats… Des splendeurs inventives et quasi-organiques ravivent ainsi toute cette nouvelle collection Cartier Haute Joaillerie. 

Elizabeth Taylor, Icône Glamour

Elizabeth Taylor n’a pas seulement été la plus inspirée des collectionneuses de diamants — elle a, par sa beauté et son style, redéfini l’esthétique classique d’Hollywood.

Elizabeth Taylor, Icône De Mode

Fourrure, diamants et eye-liner, le style d’Elizabeth Taylor a embrassé les époques. Quand il ne les a pas tout simplement embrasé !

Icône de mode, Elizabeth Taylor a concouru à définir la mode de chaque décennie. Prescriptrice d’un glamour audacieux et unapologetic, elle est ainsi devenue, au fil des années, une icône pop. Fascinante pour plus d’un artistes, notamment pour le pape du Pop Art, Andy Warhol ! Il réalise son portrait en 1964.

A cette époque, Liz Taylor est déjà connue de tous. Véritable férue de mode, de couturiers, de diamants et de beauté, elle a initié, tout au long de sa vie, plus d’une tendances. A commencer par ses robes de mariées — 8 époux, 8 noces, et autant de moments scrutés dans le monde entier.

Liz Taylor Dans Les Années 50-60, Le New Look

Le New Look de Dior, évidemment ! Dans les années 50, Liz Taylor adopte en effet, parmi les premières, la mythique silhouette imaginée par Christian Dior, en 1947.

Dans les années 50, Liz Taylor a été élue la plus belle femme du monde. Et c’est à cette époque-là qu’elle a défini son look signature — robe couture Dior, lignes trapèze, manteaux de fourrure et diamants surdimensionnés !

Une silhouette ainsi étirée autour de la jupe corolle — Liz Taylor va incarner l’élégance et le glamour d’une nouvelle féminité. Taille ajustée et jupes grandiloquentes, elle fige dans l’éternité l’idée d’un glamour hollywoodien très couture !

Consacrant ainsi la silhouette phare des années 50, celle de Liz Taylor se rapproche de celle de Marilyn Monroe. Le buste souligné, la taille mince et les hanches galbées.

Si celles de Liz Taylor sont signées Dior (on dénombre des centaines de commandes aux ateliers) c’est que l’actrice est une fidèle du style Dior — un style tout en robes trapèze, lignes et silhouettes qui lui permet des accessoires allègrement grandioses. Son amour pour les diamants, Liz Taylor en a fait sa signature !

Ainsi photographiée plus d’une fois en silhouette Dior ponctuée de diamants, c’est cette image de 1961 qui a retenu l’attention. C’est qu’en 1961, Elizabeth Taylor est récompensée de l’Oscar de la Meilleure Actrice pour son rôle dans ‘La Vénus au vison’… Si dans le film, nombre des silhouettes d’Elizabeth Taylor sont entrées dans l’histoire — comme la slip dress — c’est lors de la cérémonie des Oscars qu’elle retient une attention plus particulière encore.

Elle récupère ainsi son prix, glissée dans une robe Dior Haute Couture Printemps/Eté 1961.

Le shooting réalisé pour Life magazine, quelques heures avant, capture ce look signature.

Liz Taylor, Mods ou Bohème, Toujours Glamour Dans les Années 60 et 70

Dans les années 60 et 70, Liz Taylor ne reste de glace face à la mode et l’émancipation de la jeunesse. Une affaire de mini-jupe, de couleurs psychédéliques et de pièces réalisées en crochet.

Elizabeth Taylor a ainsi embrassé les années 60 avec des silhouettes Mods — minijupe et go-go boots d’un blanc immaculé.

Dans les années 70, elle a largement contribué à faire bouger les lignes de la mode, et notamment de la féminité, avec des imprimés rétro, des couleurs vives et des silhouettes très bohèmes.

Liz Taylor s’est lancée dans la mode des années 70 avec tout le glamour qu’on lui connait.

Ici, elle est aperçue avec son mari Richard Burton en 1970, portant un poncho en crochet avec un pantalon large assorti.

En 1971, elle est aperçue à l’hôtel Dorchester à Londres, des bottes go-go à hauteur du genou.

Taylor a ajouté une dose de son glamour aux lignes fluides et à la beauté naturelle, défendue par les années 70. En 1978, elle aurait vêtue d’une maxi robe blanche accessoirisée avec ses mythiques bijoux, dont un diadème en diamant.

Sa chevelure ainsi coiffée n’est autre que l’oeuvre du coiffeur non moins iconique, Alexandre de Paris. Un ami intime, qu’Elizabeth Taylor impose aussi sur le tournage de Cléopâtre, pour créer sa coiffure légendaire…

En Valentino, P/E 1961

Chanel, Yves Saint Laurent, Valentino Garavani, Gianni Versace et Gianfranco Ferre… Elizabeth Taylor s’est liée tout au long de sa vie avec les couturiers les plus adorés de leur époque — et elle a toujours injecté à leur vision une dose considérable d’opulence !

« Dans la vie, il n’y a pas que l’argent. Il y a aussi les fourrures et les bijoux» aimait-elle à dire.

Elizabeth Taylor, Pour L’Amour Des Diamants

« J’adore porter des pierres précieuses, mais pas parce qu’elles sont à moi. Vous ne pouvez pas posséder l’éclat, vous ne pouvez que l’admirer. » Elizabeth Taylor confiait, à la fin de sa vie, avoir réellement aimé trois choses: Mike Todd, Richard Burton et les bijoux.

Et lorsque ses époux lui offrent des bijoux, c’est assurément des pièces légendaires !

A commencer par la tiare offerte par Mike Todd, en 1957… On dit que c’est cette même tiare qui a remis ce genre de bijou au goût du jour. Dans son livre Elizabeth Taylor : My Love Affair With Jewelry, elle racontait ainsi : « Quand il m’a offert la tiare, il m’a dit « Tu es ma reine, et je pense que tu devrais avoir une tiare. » Je l’ai portée pour la première fois aux Oscars. Cette nuit était parfaite, car le film de Mike, Le tour du monde en 80 jours, a gagné l’Oscar du meilleur film. Ce n’était alors pas à la mode de porter un diadème, mais je l’ai quand même mis, parce qu’il était mon roi. »

Quelques années plus tard, c’est Richard Burton qui lui offre, aussi, une pièce époustouflante. Le Krupp Diamond d’Harry Winston soit 33,19 carats. « Les coupes de cette pierre, si ravissantes, sont comme des étapes qui mènent à l’éternité et au-delà. Pour moi, le Krupp dit : « Je veux partager ma chimie – ma magie – avec toi » déclarait ainsi l’actrice.

Elizabeth Taylor et Cartier

S’il ne s’agit pas ici d’énumérer toutes les splendeurs Cartier réalisées sur demande par Liz Taylor, c’est parce qu’il faudrait un livre entier pour le faire. Et elle l’a elle même écrit, ce livre, Elizabeth Taylor : My Love Affair With Jewelry.

Elizabeth Taylor adorait tant les diamants, que ses époux se sont surpassés pour les voir briller dans ses yeux. Ainsi, la parure Cartier d’Elizabeth Taylor fut un cadeau de Mike Todd. Un jour qu’ils se trouvent dans sa villa du Cap Ferret…

« Mike s’est approché de la piscine pendant que je nageais. Je suis sortie de l’eau, je l’ai pris dans mes bras puis il m’a dit : « Attends une minute, fais attention à ton tiare ! » car je portais celui qu’il m’avait offert. Il a ouvert une boîte rouge en cuir et à l’intérieur se trouvait un collier plastron en rubis et diamants qui brillait comme un soleil…

on aurait dit qu’il était fait de feu rouge. Mike me l’a mis autour du cou et a souri. Ensuite, il s’est penché et m’a mis les boucles d’oreilles, puis le bracelet. Comme il n’y avait pas de miroir, je les ai regardé à travers l’eau de la piscine. Les bijoux étaient splendides et créaient des ondulations rouges sur un fond bleu, comme un tableau. J’ai crié de joie, j’ai mis mes bras autour de son cou et je l’ai poussé dans la piscine avant de sauter le rejoindre. C’était un jour d’été parfait et un jour de parfait amour. »

L’autre grand amour de Liz Taylor, ce fut Richard Burton. Ils se sont rencontrés sur le tournage du film Cléopâtre, et leur amour a autant fasciné le monde qu’il s’est incarné dans un diamant rare à souhait !

En 1969, Richard Burton acquiert pour Liz Taylor un diamant en forme de poire d’un poids de 69,42 carats, acheté auparavant par Cartier pour plus d’un million de dollars… Elizabeth Taylor le fit alors monter sur un collier par Cartier — « même pour moi c’était trop grand. »

Elle apparaît alors pour la première fois en public avec ce diamant lors du 40ème anniversaire de la Princesse Grace de Monaco.

Sa splendeur est telle qu’il subjugue le monde entier. Surnommé le Taylor-Burton, les gens vont jusqu’à faire la queue au Cartier Fifth Avenue Mansion en 1969 pour l’apercevoir…

Autre pièce d’exception, la Peregrina, une perle naturelle. Là encore, c’est Richard Burton qui en fit cadeau à Liz Taylor… Une pièce fabuleuse découverte en 1579, portée par les reines d’Espagne et d’Autriche, conquise par Napoléon I, donnée au futur Napoléon III…

Voilà une pièce de l’histoire de la Haute Joaillerie qui continue son incroyable histoire au cou d’une star hollywoodienne, montée sur un collier de rubis, diamants et perles par Cartier…

Elizabeth Taylor et Bulgari

« Le seul mot italien que connaisse Elizabeth est Bulgari » confiait Richard Burton sur le tournage de Cléopâtre à Rome.

Et il est vrai que lors du tournage de Cléopâtre, Liz Taylor profitait du moindre moment de pause pour se rendre chez le joaillier Romain. Alors, lorsque le bijou Serpenti est catapultée au rang de must-have dogmatique, immortalisé au poignet d’Elizabeth Taylor en 1962 dans le film, c’est Bulgari qui devient à son tour un mythique joaillier…

L’histoire de cette maison de haute joaillerie Italienne est en fait étroitement imbriquée dans cette histoire d’amour tumultueuse. Une histoire d’amour à deux mariages qui a inspiré à Bulgari plusieurs pièces. Parmi elles, un collier d’émeraude en 1965 et l’emblématique sautoir en saphir…

Et puis, il y a eu ce pendentif de mariage. En lieu et place d’une bague de fiançailles, Richard Burton a offert à Liz Taylor un pendentif Bulgari en platine serti d’une émeraude de 18,61 carats entourée de diamants !

« J’ai essayé l’énorme, puis le plus petit, l’énorme, puis le plus petit … Et puis finalement, je me suis décidée pour le plus petit ! » confiait-elle encore dans son livre…

Mais c’est en 1967 qu’apparait la pièce la plus époustouflante de Liz Taylor – si tant est que cela soit possible. Une coiffe Bulgari qu’elle portait lors d’un bal masqué au palais Ca ‘Rezzonico à Venise… Une coiffe sensationnelle, depuis entrée dans l’histoire de la mode.

Mieux, grâce à son goût hors du commun, Liz Taylor a même inspiré les réalisateurs avec qui elle tournait, jusqu’à intégrer à ses personnages des pièces joaillières de sa collection personnelle.

Ainsi, en 2011, suite à sa disparition, Christie’s organisait la vente de ces pièces de vie… Rares, uniques et historiques, la vente de ces pièces rassembla 120 millions d’euros.

Le tiare en diamants de Mike Todd était estimée entre 60 000 entre 80 000 dollars. Elle a été vendue pour 4 226 500 dollars.

La mythique perle Peregrina, montée sur un collier de rubis, diamants et perles de Cartier, estimée entre 2 et 3 millions de dollars. Fut, elle, adjugée à 11,84 millions de dollars…

C’est dire l’icône glamour que fut en effet Elizabeth Taylor !

Choisir Une Bague De Fiançailles: La Trinity, Par Cartier

Et si la symbolique de l’engagement amoureux était poussée à son paroxysme? C’est ce que Louis Cartier a fait en invitant Jean Cocteau à dessiner l’icône ‘Trois Anneaux’, en 1924.

La Bague Iconique de Cartier

A l’aube du XXe siècle, le ‘joaillier des rois et roi des joailliers’ tient en Louis Cartier le représentant de la troisième génération des Cartiers… Cette lignée d’illustres artisans joailliers a depuis longtemps conquis ses galons mais, cette fois, c’est un bijou aussi poétique que symbolique qui s’apprête à sortir de ses ateliers.

Place Vendôme, Cartier est sur le point de composer un chef-d’œuvre d’orfèvrerie… Un bijou qui traversera les âges et les époques aux doigts des hommes comme des femmes — une bague à offrir tant pour l’amour que l’amitié.

La Symbolique Est Signée Cocteau

Franc camarade de Jean Cocteau, dessinateur, cinéaste, écrivain et peintre, Louis Cartier imagine avec l’aide de son ami une bague à l’allure inattendue. En 1924, Jean Cocteau suggère d’y combiner des formes « saturniennes ». Avec pour point de départ l’imaginaire de l’artiste Français, Louis Cartier conçoit une bague réalisé de trois métaux précieux : la bague aux trois anneaux de Cartier est née.

Les deux esthètes ont pioché dans l’impensable une icône — une nouvelle fois, Cartier joue des codes et des usages joailliers pour dérider l’art de l’excellence. A l’adage qui assure qu’il ne faut mélanger les ors, voici Cartier qui réplique avec une bague faite de trois alliages précieux; agencés les uns dans les autres: l’or gris, l’or jaune et l’or rose.

Et chacun porte en lui une signification bien particulière. L’or rose traduit l’amour, l’or jaune est un rappel à la fidélité quant à l’or gris, il symbolise l’amitié.

Une Bague à Offrir Sans Délai de Prescription

A ceux qui se demandent quand le moment est propice à offrir une bague, Cartier répond: A tout moment!

Les trois ors combinés dans l’oeuvre de Cocteau pour Cartier en font en fait une pièce unique et élégante. Mieux, elle est la traduction des différents stades d’une relation… La passion suivie du sentiment amoureux, puis l’amitié et enfin la fidélité.

Cette bague, dont les courbes signent la collaboration entre artisanat et imaginaire ne peut qu’être le symbole de l’éternel. En alliant une allure sobre, sophistiquée et intemporelle, la bague Trois Anneaux de Cartier ne répond à aucun genre.

Dans les années 70, elle devient le bijou le plus porté de Cartier. Cocteau lui-même en possédait deux — qu’il arborait à l’auriculaire. Il en fit aussi cadeau à son ami et amant, Raymond Radiguet. A son amante aussi, la Princesse Russe Natalia Paley.

En 1998, la bague adopte le nom qu’on lui connait aujourd’hui; Trinity, comme pour souligner une référence quasi théologique dans l’engagement que suggère ce bijou.

Et depuis ses débuts, la création de Cartier a beaucoup évolué. En 2009, la maison décide de créer une collection en hommage à cet anneau à nul autre pareil.

L’idée? En faire une parure. Colliers, bracelets, et boucles d’oreilles reprenant le principe des trois anneaux en les agrémentant de pierres et de joyaux tels que l’émeraude, le saphir ou encore le diamant. La bague Trinity de Cartier est le symbole d’un engagement profond… Un bague qui continue de ravir fiancés, amants et amis. Mais ceux avides de références classiques et d’éclats artistiques !

Les Ventes Prestige Art Curial En Janvier A Monte-Carlo

La mise à l’encan des icônes les plus rares du luxe et de la mode aura lieu les 14, 15 et 16 janvier, à Monaco. Objets du désir en vue !

« Un bijoux rarissime bijoux de Lalique symbolisera l’exigence et la qualité qui ont présidé à la sélection des 600 , 700 pièces de joaillerie proposées dans cette nouvelle cession de vente » déclare François Tajan, président délégué d’Artcurial. Et il est vrai que ces nouvelles ventes de prestige organisées par la célèbre maison ont de quoi affoler les compteurs d’icônes. Non seulement les ventes de prestige Art Curial attirent bien souvent les collectionneurs les plus vifs, mais elles jouissent surtout d’une réputation à toute épreuve. Nombre des pièces mythiques de la mode et du luxe y ont souvent été mises à l’encan.

Ces ventes de janvier rassembleront ainsi les créations fortes des joailliers et horlogers de la Place Vendôme, aux côtés des versions folles et funky des mythiques Kelly et Birkin — Hermès Winter Collection. Parmi les montres proposées, on retient tout particulièrement une Rolex Padellone, réf 8171 — la première montre équipée d’un calendrier, imaginée dans les années 50.

« Une sélection de garde-temps du 18ème siècle à nos jours, dont un important ensemble de montres émaillées et techniques pour le marché chinois, issu d’une collection privée, saura attirer les plus grands connaisseurs, sans oublier la dynamique des montres vintage dont Patek Philippe, Rolex et Audemars Piguet » précise Marie Sanna-Legrand, la directrice horlogerie de collection.

Côté joyaux, les gemmes sont mises à l’honneur cette saison… Diamants bleu-vert, vert- jaune, rose, rubis, saphirs, émeraudes, spinelle… Ce sont les noms les plus iconiques de la Place Vendôme qui se retrouveront sous le marteau. Cartier, Boucheron, Van Cleef & Arpels mais aussi des bijoux d’artistes signés César ou Arman ! La pièce la plus recherchée demeure cependant cette plaque de cou Lalique, sertie d’opale — estimation? Entre 150 000 – 200 000€.

Les 14, 15 et 16 janvier, les versions loufoques mais exquises des Birkin et Kelly d’Hermès attireront aussi la foule. Il faut dire que les audaces magnifient terriblement ces icônes de la maroquinerie. Le Kelly retourné 32 en Taurillon Clémence Bleu Thalassa, Indigo, Bleu Jean et Étoupe… Ou le Birkin 35 en crocodile d’estuaire Braise… Autant de pièces à acquérir, sinon visiter lors des expositions Art Curial. A Paris, celle-ci se tiendra les 19 et 20 Décembre. Puis les pièces s’envoleront pour les salons de l’Hôtel Hermitage Monte-Carlo, pour être exposées du 12 au 14 janvier, avant leur mise en vente très attendue.

Emilienne d’Alençon, La Cocotte Est Une Icône De Mode

On cantonne, à tort, les cocottes de la Belle Epoque au statut de filles de joie. Emilienne d’Alençon tient pourtant lieu de figure de mode, à une époque où les femmes se cantonnent à la rigueur du ‘bon ton’.

Elle prend goût aux fanfreluches dans la blanchisserie de sa tante, à Montmartre. Comme nombre des grandes horizontales de la Belle Epoque, Emilienne d’Alençon grandit dans un milieu défavorisé. Quelles perspectives existent pour les femmes comme elles? Peu. Très peu. Elle fait ainsi son entrée dans le demi-monde à 15 ans — d’où lui vient ce nom? De Laure de Chiffreville. Un soir qu’elle fréquenta la table d’un chroniqueur du Gil Blas, Émilienne Marie André arbore un corsage en dentelle, déniché dans la blanchisserie de sa tante. La dentelle faite à Alençon, la prostitué qu’est déjà Laure de Chiffreville la baptise de ce nom… En même temps qu’elle lui promet un avenir brillant.

Elle ne s’était pas trompée! Poussée sur la scène par ce même chroniqueur mondain, Charles Desteuque, Emilienne se produit une première fois au Cirque d’Eté. Là, elle attire l’oeil de l’héritier des champagnes Veuve Clicquot. Un certain Jacques d’Uzès. Il est prêt à tout pour l’épouser. A commencer par faire son éducation — et ce n’était vraiment pas gagné. On raconte qu’un jour, assistant à une représentation de Racine, la belle s’est endormie; se réveillant en sursaut, elle annonça à l’assemblée :  « Ne dites rien à l’auteur, il pourrait être vexé. »

Soit. Jacques d’Uzès l’installe dans un hôtel particulier sur les Champs-Elysées. Il meubla le palace des grandes stars de l’époque. Qui? Gaudi et Majorelle. Mais sa famille ne voulant rien entendre, elle envoie Jacques d’Uzès au Congo. L’idylle s’arrête ici. La vie de courtisane d’Emilienne d’Alençon ne fait, elle, que commencer.

Parmi ses conquêtes?  Edouard VII, le Kaiser Guillaume, Jacques Hennessy… Elle compris son époque comme personne ; elle qui aimait à déclarer:  « Quand tu couches avec un bourgeois, tu es une putain. Quand tu couches avec un prince, tu es une favorite. » Emilienne, elle, ne jura que par des hommes à la hauteur de Leopold II. D’ailleurs, l’ancien Roi des Belges quitta la Belle Otero, pour elle. Elle qui, bien plus tard, écrivit dans ses mémoires : « Il n’avait qu’un désir, passer inaperçu. Cuire lui-même un oeuf sur le plat lui paraissait le comble du bonheur. » Emilienne avait une vision bien plus clinquante, du bonheur!

Les diamants de la Rue de La Paix. Boucheron, Cartier… Les toilettes les plus rares confectionnées spécialement pour elle par Jacques Doucet… En 1897, le magazine La Mode relève: « Nous avons rencontré Emilienne d’Alençon, colombe roucouleuse avec pour plumage une robe gris tourterelle garnie de chinchilla tout à fait exquise. » C’en était fait, Emilienne comptait parmi les muses de son temps.

On la retrouve en effet dans les toiles de Toulouse Lautrec! Mieux, la ville de Cabourg fait la promotion des bains de mer avec une réclame montrant Emilienne d’Alençon poursuivie par une horde de courtisans. Nadar la photographie. Plus qu’une célébrité, elle est même caricaturée par le mythique Sem, à Trouville; preuve de sa position très particulière dans la société Parisienne d’alors. Au Casino de Monte-Carlo, sa personne trône sur la salle des jeux au milieu d’une murale représentant les Trois Grâces de la Belle Epoque : elle, Liane de Pougy et la Belle Otero!

En 1919, sa position dans la vie mondaine et dans la mode lui permet d’écrire ce qu’on dit avoir été un bestseller: son livre, Secrets De Beauté Pour Etre Belle…Elle fut en effet une véritable icône de mode. Elle qui devança les interdits de son temps pour se baigner en tenue de bain. Une sorte de blasphème au ‘bon ton’ que son amie, une certaine Coco Chanel, trouva absolument admirable. D’ailleurs, elle fut l’une des premières à porter fièrement les créations de Chanel. Contribuant largement à faire de ce style simplifié, dépouillé; ce style de femmes actives et libres, un summum du chic! Le lien est tel qu’en 2017 la maison qui survit à Coco édita une merveille de joaillerie. Une montre-bijoux baptisée ‘Emilienne’: sertie de 80 diamants, pour un total de 9,31 carats. Une pièces mêlant splendeur et simplicité — une pièce très Emilienne d’Alençon, c’est vrai!

La Belle Otero, Cocotte, Croqueuse de Diamants et Icône De Mode

On cantonne, à tort, les cocottes au statut de filles de joie. Elles sont, avant tout, celles qui, par leur extravagance, ont permis l’envolée du luxe et de la mode. La Belle Otero en était la figure de proue!

Qui est Otero lorsqu’elle arrive à Paris en 1889? Personne. Que représente-t-elle lorsqu’elle se retire en 1914? La plus somptueuse vision de la Belle Epoque. Danseuse, actrice, reine du tout Paris…

Elle fut l’une des plus flamboyantes courtisanes — accumulant les amants autant que les diamants. Le prix minimum pour une cocotte de ce rang? Un hôtel particulier, une rente, une calèche, des fourrures, perles et diamants, et, bien entendu, la liberté absolue! Mais ce qui est plus qu’intéressant avec ce personnage haut en couleurs ne tient pas tant aux coeurs qu’elle a conquis. Il est plus intéressant encore de concevoir son influence sur la mode et le luxe.

Car à l’heure où fleurissent les Grands Magasins, la Belle Otéro refuse de s’y habiller. Elle ne jure que par la haute couture. Et les couturiers adorent. Les cocottes étant en constante représentation, ce sont leur toilette, leur bijou et autres attirails beauté qui démontrent de leur valeur. Mieux, étant là pour attirer l’attention des hommes les plus fortunés, les couturiers de l’époque trouvent un plaisir sans pareil à les habiller. Il faut dire que la sobriété est l’apanage des femmes de la haute société. La Belle Otéro, elle, fait dans le clinquant. Mais pas n’importe lequel.

William Vanderbilt lui acheta le collier de l’Impératrice Eugénie. Le Tsar Nicolas II lui offrit un bijou de la couronne Russe. Le prince Pirievski lui fit cadeau d’un bracelet en diamants, simplement pour la rencontrer. Mais la Belle Otero était aussi capable de faire ses propres commandes. Le boléro iconique qui fit sa réputation, et fit enrager Cléo de Mérode, doit sa superbe composition de diamants à l’un des bijoutiers les plus fameux de la Place Vendôme. Son nom reste secret. Frédéric Boucheron, lui, doit sans doute beaucoup à la Belle Otéro. Fascinée qu’elle était par la nature, son goût inspira les fabuleuses créations de Boucheron!

On sait aussi qu’elle demanda à Cartier de réinterpréter le collier de Marie-Antoinette — et le « joaillier des rois, roi des joailliers » s’exécuta avec plaisir! Le scandale fut évidemment total; les dames du monde voyant là une vulgaire courtisane s’élever au rang royal. Qu’importe, les bijoutiers de la Place Vendôme avaient tous le même subterfuge: une porte dérobée permettant aux clientes et leur amants discrets s’y glisser sans attirer le courroux lorsque leur ‘officielle’ se trouvait là par hasard.

En écho au mantra de Charles Worth, « non plus se vêtir mais se parer » les cocottes et la Belle Otero en tête furent la locomotive de la haute couture naissante. Elle puisa dans le style orientaliste de Paul Poiret le vestiaire idéal à ses apparitions. Porta les couleurs flamboyantes de Jeanne Paquin — toutes à la fois! La féminité d’Otero avait une telle influence sur les femmes de son époque que le célèbre constructeur des premiers véhicules, Dion-Bouton, lui fit parvenir un exemplaire. Quelle audace pour l’époque… une femme qui pose au volant d’une voiture pour en faire la promotion. Oui, car la Belle Otero s’était mue en outil marketing idéal.

En idéal tout court d’ailleurs. Reutlinger la figea sous toutes les coutures, avant que ses portraits sous format carte postale ne furent envoyés aux quatre coins du monde. Littéralement. De New York à Saint-Pétersbourg en passant par Monaco, le Belle Otero était à la fois la femme idéale, et un idéal de beauté.

Monaco justement fut le théâtre de la plus puissante des passions d’Otero. Joueuse invétérée, la foule se pressait pour voir la Belle Otero au Casino de Monte Carlo. Blackjack, roulette…

Ses apparitions font sensation tant elle scintille de la tête aux pieds. Mais Otero paria des sommes astronomiques. Gagna beaucoup, mais perdit encore plus. Entre 1900 et 1914, on parle d’une perte conséquente de 30 millions de Francs, approximativement 100 millions d’euros. Et c’est bien la première guerre mondiale qui mis un terme définitif à la Belle Epoque. Laissant la Belle Otero vivoter jusqu’en 1965 où, ruinée et seule, la belle s’est éteinte à Nice. Non loin de là, symbole éternel d’une grandeur fanée, l’un des dômes de l’hôtel Carlton à Cannes, fut pourtant moulé sur son sein…

Le Parfum Panthère De Cartier, Cinq Ans Et Une Edition Très Limitée

Un parfum qui capture toute l’aura précieuse et baroque de la maison du 13 rue de la Paix — capturée dans un flacon ciselé tel un bijou du joaillier.

En l’espace de cinq ans, le parfum La Panthère de Cartier s’est hissé au rang des icônes de la parfumerie internationale. Il faut dire que l’héritage qu’il porte en lui avait tout pour le propulser au panthéon des fragrances… Lorsqu’en 2014, le nez de Cartier, Mathilde Laurent, se met en tête de créer le nouveau parfum Cartier, elle ne peut qu’ancrer sa narration olfactive au coeur de celle du 13 rue de la Paix. Un parfum qui revisite le mythique chypre avec un accord floral fauve inédit. Une senteur composée comme pour faire s’évaporer l’ennui du consensus. Une composition qui provoque des chocs émotionnels — la panthère Jeanne Toussaint n’est pas loin.

Directrice artistique de la maison de 1933 jusqu’à sa mort en 1976, elle incarne à elle seule toute la fougue d’une femme éprise de liberté, de goût et d’art. Car là où nombre de ses contemporaines se contentent de consommer allègrement bijoux et diamants, Jeanne Toussaint, elle, est la première à passer du côté de la création. Déjà aux côtés de son amie Coco Chanel, Jeanne Toussaint s’essaie avec talent à la confection de sacs dépouillés. La Haute Société adore. Louis Cartier aussi. Il tombe en pâmoison devant cette femme au goût assuré. Au style affirmé. Et surtout, cette femme qui ne répond à aucun code.

Une liaison commence, toute faite de complicité physique et intellectuelle — en 1933, assistée des dessinateur de la maison Cartier, Louis l’assure: Jeanne Toussaint a toute sa place au poste de directrice artistique de la maison. Une première pour l’époque. Une révolution dans le monde la joaillerie. Car Jeanne Toussaint ne fait pas les choses à moitié.  Elle mêle le tout au tout. L’or jaune aux teintes de pierres vibrantes et chatoyantes. L’améthyste et le  turquoise, dans une fougue qui ne trouve d’égale que dans les reptiles et autres serpents diamantés! Sculptural et tout en mouvement, la création Cartier décode et pose de nouvelles règles au coeur de la Place Vendôme.

Pourquoi la panthère? Jeanne Toussaint en a tout le caractère — farouche et racée, inflexible et distinguée! Et puis il y a cette création phare des années 50… Campée sur un saphir cabochon de 152,35 carats, revêtu d’un pavage de diamants tachetés de saphirs calibrés, la panthère trône dans un subtil mélange de férocité et sensualité…  Wallis Simpson, duchesse de Windsor, est la première a en faire l’acquisition; ouvrant la voie à une toute nouvelle clientèle!

« Toute femme recèle une part de félinité et toute fleur cache des notes animales en son coeur. » Les mots de Mathilde Laurent se font la traduction olfactive de la panthère joaillière — puisant en son mythe l’essentiel d’un parfum sensuel et terriblement addictif. Car la symbolique de la Panthère va un peu plus loin… La panthère est bien cet animal exhalant une odeur agréable à toutes les autres bêtes; chassant en attirant à elle grâce à son parfum.

Le magnétisme du parfum Panthère de Cartier est identique. Un parfum né d’une fleur fraîche. Le gardénia, une fleur à l’empreinte pure, cristalline, charnelle… Car de toutes les fleurs blanches, le gardénia est la fleur la plus complexe. Muette, légère et outrageusement sensuelle, une fois associée comme ici à la mousse de chêne et aux muscs blancs. Note de fond révélant d’un musc très animal! Une composition olfactive qui laisse peu de place à l’ennui et au conformisme — et c’est encore plus vrai une fois distillée dans ses flacons anniversaire.

Une édition limitée de ce parfum devenu en un rien de temps emblématique célèbre en effet toute l’audace de la Panthère. Un flacon taillé dans une pierre précieuse, décalquant le buste de la panthère… Une bouteille bijou à l’allure majestueuse, à la hauteur de la composition de Mathilde Laurent! Allégorie charnelle et abstraite de la femme Cartier.

Liane De Pougy, Cocotte Et Reine De La Mode

Cocteau l’adouba ‘reine de la mode’; Liane De Pougy fut toute à la fois cocotte et reine du tout-paris. Inspirant de Lanvin à Boucheron.

Sarah Bernhardt lui prodigua le conseil d’une vie : « N’ouvre pas la bouche, contente toi de te montrer. » Si Liane de Pougy a en effet une beauté tapageuse, son talent, lui, ne brilla sur les planches. Ce n’est pas faute d’avoir eu le soutient de l’un des talents les plus glorieux de son temps. Henri Meilhac, l’homme derrière les librettos d’Offenbach et Bizet, prend sous son aile la jeune Anne-Marie Olympe (1869- 1950). La faisant jouer aux Folies Bergères, puis à l’Olympia, à la Scala et au Moulin-Rouge. Si les critiques restent dubitatives, le par-terre où se pressent Rois et Empereurs du monde entier, lui trouve un véritable talent! Il faut dire qu’à l’époque, les têtes couronnées venaient à Paris pour s’encanailler — trouvant là des femmes n’ayant d’autres choix que de devenir courtisanes. Mais les cocottes, comme on les appelle, ne sont pas de simples prostituées: elles incarnent une nouvelle forme de féminité. Tout en nuances et beauté. Affriolante de liberté!

Liane de Pougy tient ainsi le haut du pavé. Elle n’est peut être point une artiste, mais elle est incontestablement une icône de mode. Nombre de journalistes de l’époque rapportent que sa loge est pareille à une boutique de joaillier. Et pas n’importe laquelle. Liane de Pougy aime en faire l’inventaire : « Admirez ce collier de turquoises, cette rivière, cette broche en émeraude, et ces deux autres broches que me donnèrent deux lords… Vous voulez voir maintenant mes trente-trois bagues? Sont-elles belles, hein? Voyez d’abord ce grand serpent de diamants. Sa langue est de rubis. Cette petite bête vaut 900 000 Francs. C’est Boucheron qui l’a vendu à M. Meilhac de qui je le tiens. »

Il est vrai que depuis qu’il a ouvert sa boutique en 1858, Boucheron peut compter sur les commandes extravagantes de Liane de Pougy. Sans elle et les autres grandes courtisanes, les créations joaillières de l’époque auraient été cantonnées à la sobriété des femmes de la haute société. Et c’est bien là tout l’apport des cocottes dans la mode et le luxe. Figure féminine tout en style et exubérance, elle contribua a faire avancer les créateurs de l’époque. Cartier, Maubossin, Tiffany’s… Et c’est encore plus vrai pour la haute couture alors naissante!

« Je suis une femme, et je suis la mode. Alors un jour Doucet, un jour Callot » a-t-elle un jour confié à un magazine de mode. Oui car Liane de Pougy est très tôt reconnue pour être une figure de mode. On l’invite par exemple à endosser le rôle de rédactrice en chef lors d’un numéro spécial du magazine L’Art d’Etre Jolie. C’était en juillet 1904. Les couturiers eux-mêmes ne tarissent d’éloges; en 1892 déjà Jeanne Lanvin déclarait au journal Liberté, dans un article intitulé ‘Une ambassadrice de l’élégance. Avec Liane de Pougy pendant une séance d’essayage’ : « Elle est mon modèle. C’est un véritable plaisir de l’habiller, peu de femmes se préoccupent autant de la coupe ou du style de la robe. Elle peut porter les créations les plus difficiles. » Lorsque Liane de Pougy quitta la France pour une tournée aux Etats Unis, elle fut celle qui, la première, contribua à la renommée des couturiers Français qui l’habillaient avec délectation. Paul Poiret en tête!

C’est l’effet Liane de Pougy — son visage s’étalait dans tout Paris. Dessinée par Mucha. Photographiée par Nadar. Edmond Goncourt finit par la qualifier de ‘femme la plus belle du siècle’. Mais elle n’était pas la seule. La compétition entre ces grandes horizontales était un tel spectacle que celui-ci ne pouvait se faire autrement qu’à travers bijoux et luxueux vêtements. L’altercation la plus célèbre se déroula le 6 février 1897, dans la salle du Casino de Monte-Carlo. Albert Flament en a été témoin: « Dans ce milieu international, les foules brillantes d’un monde pour qui le monde sans l’or serait sans raison d’exister, la belle Otero attire d’abord l’attention. (…) Puis, de la tête aux pieds, elle n’est que pierres précieuses et diamants. (…) Ce soir dans l’atrium du casino de Monte-Carlo, la foule savait déjà qu’Otero ajoutait à ses précédentes exhibitions des émeraudes exceptionnelles. Jusqu’au seuil des salles réservées à la roulette s’enflait un grand brouhaha. Qu’en penserait Liane? »

« Complaisamment, Otero repassait, faisant la roue entre une double haie de spectateurs. Mais soudain, comme à l’approche d’un drame de palais, une rumeur courut. Le public, absurde et impressionable, paria que ce qu’il avait attendu éclatait. Mme de Pougy venait d’apparaître. Et, tandis que des remous se produisaient soudain, des applaudissements s’élevèrent. (…) Vêtue de mousseline blanche dont la diaphaneité se nuançait de rose, apparut Liane de Pougy. Pas un diamant, pas un rubis, pas un saphir… Il y manquait une dernière touche… En effet derrière elle, sa femme de chambre avançait, portant une de ses robes sur laquelle s’écrasaient plus de bijoux que jamais Otero n’en exhiba. Et c’est la femme de chambre qu’on applaudissait. » Peu étonnant que Liane de Pougy alla jusqu’à inspirer à Proust le personnage d’Odette de Crecy, l’obsession de Swan dans La Recherche. Une icône en somme, révérée par les arts.