Le Sac De La Saison? Le Daria Par Chloé

Natacha Ramsay-Levi a distillé l’élégance très décontractée de Chloé dans un sac à l’image de la maison — iconique et franchement désirable. Il s’appelle Daria.

Le Sac De La Saison Est Un Chloé

Et la maison n’en finit pas de produire des pièces à la fois simples et hyper-stylisées. Dernier fait en date donc, le sac Daria. En franche ligne avec la collection Printemps/Eté 2020 — tout en subtilité et rigueur d’un tailoring aérien, oui, très Chloé — on retrouve donc aux bras des filles Chloé ce petit dernier.

Exquis et rigoureux, le Daria propose un volume généreux dans un format plutôt compact. Un idéal de la vie de tous les jours, mais la vie d’une fille Chloé. Sans chichi et avec beaucoup de régal, le Daria flotte aux bras de ces nymphes 3.0, éminemment féminines mais outrageusement indépendantes ! Et c’est bien ça l’équation de la femme Chloé. Une femme sophistiquée et bohème, délicate et sérieuse, romantique et boyish en même temps.

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La Parisienne Chloé A Le Chic De L’Effortless

Car si elle est apprêtée, cette même fille Chloé n’en fait jamais trop. L’essence de cette Parisienne se lit ainsi dans un sac costaux mais très raffiné. Du blanc éclatant au beige iconique en passant par un cuir teinté noisette, à patine antique, le Daria joue d’un ouvert-fermé des plus inspirés.

Laissant entrevoir une toile intérieure tout en renfermant l’essentiel, il se complète d’une poignet en tresse qui dit beaucoup de l’architecture-nature de la maison Chloé. Et pour ne rien enlever au nouvel objet du désir, il distille le charme des sacs parfaits de jour, comme de nuit. Disponible en boutique dès le 15 Février 2020; il sait aussi se faire attendre.

Les Ventes Prestige Art Curial En Janvier A Monte-Carlo

La mise à l’encan des icônes les plus rares du luxe et de la mode aura lieu les 14, 15 et 16 janvier, à Monaco. Objets du désir en vue !

« Un bijoux rarissime bijoux de Lalique symbolisera l’exigence et la qualité qui ont présidé à la sélection des 600 , 700 pièces de joaillerie proposées dans cette nouvelle cession de vente » déclare François Tajan, président délégué d’Artcurial. Et il est vrai que ces nouvelles ventes de prestige organisées par la célèbre maison ont de quoi affoler les compteurs d’icônes. Non seulement les ventes de prestige Art Curial attirent bien souvent les collectionneurs les plus vifs, mais elles jouissent surtout d’une réputation à toute épreuve. Nombre des pièces mythiques de la mode et du luxe y ont souvent été mises à l’encan.

Ces ventes de janvier rassembleront ainsi les créations fortes des joailliers et horlogers de la Place Vendôme, aux côtés des versions folles et funky des mythiques Kelly et Birkin — Hermès Winter Collection. Parmi les montres proposées, on retient tout particulièrement une Rolex Padellone, réf 8171 — la première montre équipée d’un calendrier, imaginée dans les années 50.

« Une sélection de garde-temps du 18ème siècle à nos jours, dont un important ensemble de montres émaillées et techniques pour le marché chinois, issu d’une collection privée, saura attirer les plus grands connaisseurs, sans oublier la dynamique des montres vintage dont Patek Philippe, Rolex et Audemars Piguet » précise Marie Sanna-Legrand, la directrice horlogerie de collection.

Côté joyaux, les gemmes sont mises à l’honneur cette saison… Diamants bleu-vert, vert- jaune, rose, rubis, saphirs, émeraudes, spinelle… Ce sont les noms les plus iconiques de la Place Vendôme qui se retrouveront sous le marteau. Cartier, Boucheron, Van Cleef & Arpels mais aussi des bijoux d’artistes signés César ou Arman ! La pièce la plus recherchée demeure cependant cette plaque de cou Lalique, sertie d’opale — estimation? Entre 150 000 – 200 000€.

Les 14, 15 et 16 janvier, les versions loufoques mais exquises des Birkin et Kelly d’Hermès attireront aussi la foule. Il faut dire que les audaces magnifient terriblement ces icônes de la maroquinerie. Le Kelly retourné 32 en Taurillon Clémence Bleu Thalassa, Indigo, Bleu Jean et Étoupe… Ou le Birkin 35 en crocodile d’estuaire Braise… Autant de pièces à acquérir, sinon visiter lors des expositions Art Curial. A Paris, celle-ci se tiendra les 19 et 20 Décembre. Puis les pièces s’envoleront pour les salons de l’Hôtel Hermitage Monte-Carlo, pour être exposées du 12 au 14 janvier, avant leur mise en vente très attendue.

La Malle Louis Vuitton, L’Icône Idéale Car Versatile

Commandes sur-mesure et innovations follement pratiques — la malle Louis Vuitton dépasse les attentes pour réaliser les rêves les plus fous. Depuis 1854.

L’histoire de Louis Vuitton est incontestablement liée à celle de l’essor des transports au tournant du XXème siècle. C’est que le jeune Louis Vuitton avait l’oeil, et le bon. Lors de son apprentissage, le fondateur de la maison la plus luxueuse de la galaxie a su observer les bouleversements de son époque. En 1854, exit les malles bombées, Louis Vuitton innove et invente une malle plate, pratique et idéale à empiler dans les bateaux, les voitures naissantes et les trains. Mais pas n’importe lequel. Les voyages en Orient Express connaissent alors leur apogée.

Les maharadjahs et les rois d’Orient deviennent alors les ambassadeurs non-officiels de la maison Vuitton. Mais la fin du XIXème siècle et l’orée du XXème siècle sont aussi et surtout celles des grandes explorations — archéologues et aventuriers ne tardent à passer des commandes spéciales à la maison. Qui les relève avec brio !

En 1868, Louis Vuitton créé la malle Lit pour l’exposition Universelle de Paris. Peu de temps après, l’explorateur Pierre Savorgant de Brazza la rend iconique. En 1872, c’est le sultan de de l’Empire Ottoman Abdulhamid II qui commande à la maison une malle pour ses petits dessous… En 1886, Georges Vuitton révolutionne un peu plus le confort des voyages en inventant la serrure incrochetable. Les malles de voyage Vuitton deviennent de véritables coffres à trésors.

Paul Poiret tombe sous le charme, et fait fabriquer des malles autant pour ses pièces que pour son usage personnel… Jeanne Lanvin fait de même pour son nécessaire de toilette. Le mode de la mode embrasse l’innovation mais en 1911, l’explorateur Albert Kahn renoue avec sa dimension aventurière.

Il commande chez Louis Vuitton des malles de voyage pour transporter son matériel photo, vidéo et ses effets personnels. Grâce à ces malles, il a pu réaliser et rapporter en Europe le plus grand rassemblement d’autochromes, sur plaque en verre consacré à la diversité des peuples et des cultures… En provenance des cinq continents et de plus de 60 pays !

L’âme voyageuse d’Ernest Hemingway trouva aussi dans la malle Louis Vuitton le compagnon idéal à… ses rêveries. Correspondant étranger installé à Paris au milieu des années 20, il commande auprès du malletier une version arrangée de ses malles-bibliothèques. Il y loge non seulement des livres, mais aussi une machine à écrire. Cette malle le suivra toute sa vie, avant de disparaître. Retrouvée dans les sous-sols du Ritz, elle contenait le manuscrit perdu de Paris est une fête — son chef d’œuvre posthume !

Peu étonnant ainsi de savoir que des peintres de la trempe de Matisse et Picabia ont fait confiance à Louis Vuitton pour réaliser des malles à tableaux. Gage de sécurité éternelle — aussi chic que pratique ! Un héritage qui trouve aujourd’hui un écho un brin plus espiègle dans l’oeuvre de Nicolas Ghesquière. Lui qui, en 2019, imagine la mini-malle pour Apple AirPods. A chaque époque ses envies et priorités. Louis Vuitton n’est là que pour les réaliser.

Le Sac Bowling de Prada, Le Retour d’Une Icône

Le retour en grâce d’une pièce clé du vestiaire ‘Sincère Chic’ de Prada — vue pour la première fois en 1999.

L’anticonformisme de Miuccia Prada a souvent donné lieu aux pièces les plus désirables de la mode des ces trente dernières années. Après le retour du Pocono, la maison Italienne a surpris le monde de la mode lors de son défilé Croisière 2020, avec son dernier remake en date — l’iconique sac Bowling.

Septembre 1999, Prada est la figure de proue d’un nouveau vocabulaire luxe: la jolie laide, une silhouette toute faite de mélanges décomplexés et franchement désirables, trouve son point d’orgue avec la collection du Printemps/Eté 2000. Baptisée ‘Sincere Chic’, le défilé fait la part belle aux codes depuis devenus iconiques de Prada. En vedette, un sac aussi inattendu que bien galbé — le sac Bowling.

C’est un hit, instantané. Les magasins Prada doivent mettre en place des listes d’attente, tant la demande pour le sac Bowling est forte . Réédité cette année pour sa vingtième année, le it-bag a aussi été repensé.
En color block dans sa version la plus pop, le sac Bowling a toutefois conservé ce cuir à l’aspect soyeux, véritable savoir-faire de la maison Prada. Une nouvelle vision de l’icône, raffinée et extrêmement cool !

Le Brégançon de Moreau, Icône du Beau d’Antan

Remonter le fil d’une icône revient souvent à filer celui de l’histoire — le sac Brégançon de la maison Moreau tient de ces pièces hautement symboliques. Entre nouveauté et souvenir historique.

Si le Brégançon de Moreau tiendra bientôt une place de choix dans les vestiaires contemporains, c’est qu’il a tout du sac plus-que-parfait. Versatile au possible, tant son allure passe allègrement d’une pop urbaine au luxe extrême, il a tout — mais surtout, il a une histoire. Et comme nombre d’icônes de la mode, celle-ci tient d’une rencontre pourvue au hasard.

2011. Fedor Georges Savchenko accompagne sa soeur chiner pour un client le meuble manquant à l’accomplissement de son appartement… Au coeur des Puces de Saint Ouen, là où tout un chacun fantasme de découvrir le trésor tombé en désuétude, voici que Fedor Georges Savchenko, lui, tombe en pâmoison devant une malle à la magnificence très singulière. Robuste et raffinée. Pratique et racée. Rien n’indique sa provenance sinon une étiquette teintée d’un bleu lumineux: ’Robert Bellanger, Fort de Brégançon’.

Epris de culture Française, et fasciné par son savoir-faire, c’est avec passion que Fedor Georges Savchenko se donne pour mission de retracer l’histoire de cette pièce hors du temps. Et quelle histoire ! Monsieur Moreau exerçait auprès du maître tabletier et ébéniste Martin-Guillaume Biennais, fournisseur officiel de l’empereur Napoléon 1er. Ceci avant que Biennais ne lui cède sa maison qui, avec le temps, devint maison Moreau. Au 283 rue Saint-Honoré, la grande bourgeoisie d’antan, flânant aux abords des Tuileries, ne tarde à remarquer ces malles robustes et inspirées — en plein boom industriel, le tourisme balbutie certes, mais chez Moreau, les familles déjà se pressent pour acquérir tout le nécessaire à la réalisation de leur ‘grand tour’. D’une élégance folle, les malles Moreau l’étaient et, c’est ce même motif inspiré de la vannerie, décalquant l’entrelacement de panier en osier, qui sauta aux yeux de Fedor Georges Savchenko.

« C’était un dessin à la fois simple mais subtil, méconnu et complètement oublié ! Je me suis mis en quête de reproduire ce motif tout en conservant la rareté de ce savoir-faire. Aujourd’hui le motif signature de la Maison est reproduit grâce deux techniques traditionnelles qui sont : l’impression par sérigraphie qui utilise une application de peinture semi-manuelle et le tissage Jacquard. »

Ainsi accompagné par le groupe OLG dès 2016, Fedor Georges Savchenko réveille la maison Moreau avec l’ambition de raviver son savoir-faire d’exception. C’est chose faite en 2011, lorsque Fedor Georges Savchenko se met en tête de créer le cabas parfait. Sans genre ni réserve. Le résultat ? Le Brégançon.

« Pour moi, c’est le sac idéal et je le porte chaque jour. Le Brégançon est avant tout intemporel, fonctionnel et léger. Il est conçu pour résister au quotidien, aux voyages, au temps qui passe… C’est un objet artisanal fabriqué avec les meilleurs peaux de veaux et taurillons français. »

Une tenue parfaite qui s’emboîte avec joie sous le bras. Réversible et pliable. Une doublure reprenant le bleu ardent de l’étiquette d’origine. Un cuir exquis et travaillé pareil depuis 5 siècles. Un cuir Moreau sérigraphié qui reste en mémoire. Le Taurillon pour compléter un cuir à l’aspect grainé… Des poignées rétractables, clin d’oeil délicieux et pratique aux malles ‘Diligence’. C’est toutefois dans cette couture dite ‘bourrelier’ qu’on lit tout l’héritage de Moreau Paris — une couture réalisée à la main avec un fil naturel ciré, épais et extrêmement résistant. Une technique déjà utilisée par les selliers de la fin du XIXème siècle…  Pour le montage des malles ! Puis vient ce nom. Le Brégançon. Nom qui scelle à jamais cette première création Moreau à celui qui lui a permis de traverser l’histoire.

Ce, puisque la malle chinée à Saint Ouen appartenait à Robert Bellanger ; homme du monde et dernier locataire privé du Fort de Brégançon, aujourd’hui résidence d’été des présidents de la République Française. Et si l’histoire se répète à l’infini, c’est une nouvelle fois à l’ombre de la présidence que le Brégançon expose l’intemporalité de son esthétique traditionnelle, et sa douce créativité. Car c’est au 49 rue du Faubourg Saint-Honoré, à deux pas de l’Elysée, que la maison Moreau est désormais installée. La pertinence des icônes se lit, peut être, dans ce lien permanent entre héritage et disruption.


Le Saddle, Le Diorama Et Le Lady Dior Se Parent De Noir

Les icônes de la maison Dior se trempent d’une teinte dramatique — un fini noir ultra mat éminemment chic!

Chez Dior, on poursuit le dialogue entre héritage et esprit de nouveauté. Cette fois, ce sont les sacs iconiques de la maison qui se parent d’un fini inédit — si noir, si mat, si fascinant! Le Lady Dior, d’abord. Pièce changée en it absolu au bras de la Princesse Diana lors de sa visite en France de 1995, le voici qui se pare d’un noir captivant — ses lignes graphiques, son porté couture, ses surpiqûres cannage bref, les codes chers à Monsieur trouvent dans ce fini noir ultra mat une résonance toute Hitchcockienne. Tellement glamour, façon Marlène Dietrich dans le Grand Alibi, pour lequel Christian Dior réalisait les costumes…

Le Saddle ensuite. Inspiré à John Galliano par le monde équestre en 1999, il fut l’icône de toute une génération. Dans ce fini, le voici qui semble purement atemporel! Vient ensuite le sac Diorama… Lui qui captive depuis le Printemps/Eté 2015 avec son mélange des genres trouve ici une allure radicalement contemporaine. Trois icônes Dior ainsi sublimées. Réinventées. Tout simplement uniques!

Le 30 Montaigne, Nouvelle Icône Dior

C’est l’histoire d’une adresse devenue du jour au lendemain l’épicentre mondial de la Haute Couture — aujourd’hui, le 30 Montaigne devient un sac.

Quel Sac Dior Choisir? Celui Qui Raconte Tout

Le 16 décembre 1946, quelques mois avant la révolution du New Look, le superstitieux qu’est Christian Dior choisit le 30 de l’avenue Montaigne pour installer ses ateliers. Il confie alors la décoration du lieu à Victor Grandpierre — les mots d’ordre: sobriété et élégance. L’idée: permettre aux seuls dessins et silhouettes de Christian Dior d’enthousiasmer l’oeil et les dames.  « Un bureau de rêve et un refuge pour des choses merveilleuses. » C’est ainsi que le fondateur de l’une des maisons ayant fait la renommée de la Haute Couture Parisienne après la Seconde Guerre Mondiale, aimait à définir ses ateliers du 30 Avenue Montaigne.

Maria Grazia Chuiri Et l’Héritage Dior

Et l’on connait la fascination de Maria Grazia Chuiri pour les codes et l’histoire de la maison Dior. Ainsi en Février dernier, en même temps qu’elle introduisait au monde la collection Automne/hiver 2020, l’actuelle directrice artistique a saisi l’occasion pour en célébrer l’antre même. L’hôtel particulier du 30 Avenue Montaigne avait en effet inspiré à Monsieur plus d’une signatures — des chaises à dossier médaillon aux cannages en passant par le gris Trianon et la toile de Jouy. Voici que le sac 30 Montaigne honore l’âme de la maison Dior. Floqué des initiales CD, le sac repend l’allure sobre mais graphique de la couture Dior. Un sac idéal tantôt habillé de la mythique toile Dior Oblique, ou de bleu et de bordeaux — tout fait du luxe discret si cher à la maison léguée par Monsieur!

Le Sac Bourse Gucci du Printemps/Eté 2019, Monogramme et Bande Vert-Rouge-Vert

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Si Gucci a longtemps été une histoire de sacs à mains, la nouvelle vision comme développée par Alessandro Michele joue des codes pour aboutir à nombre d’objets du désir. Au sein de la collection Printemps/Eté 2019 qui défilait cette semaine à Paris, c’est bien toute l’iconographie Gucci qui prenait vie sur des silhouettes aussi exquises qu’alambiquées. Et devant le par-terre de stars et de VIP qui occupait les sièges du Palace, un sac boule retenait une attention toute particulière. 

Agnès Varda, Jared Leto, Lou Doillon, Jorja Smith, Maurizio Cattelan ou encore Demna Gvasalia… Le public présent au défilé Gucci portait avec lui beaucoup d’avant-garde. Ainsi la silhouette 81 présentait un sac à la hauteur de cette prétention — une pièce aux lignes souples et aux finis froncés mettant en vedette les codes iconiques de la maison Gucci. Un monogramme recouvert de la mythique bande vert-rouge-vert ; de quoi en faire la bourse idéale de la saison à venir ! 

Le Sac Paddington de Chloé

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Début des années 2000, Phoebe Philo, jusque-là assistante de Stella McCartney, prend le poste de directrice artistique chez Chloé. En moins de quatre ans, la Britannique repositionne Chloé au panthéon des marques les plus en vues. Fait d’arme le plus mémorable : la création du sac Paddington. Introduite en 2004, commercialisée pour la saison Printemps/Eté 2005, la pièce est de tous les éditoriaux lorsque les femmes commencent à voir grandir le désir de l’acquérir. C’est que, taillé dans une forme idéale, coupé dans un cuir très fin et piqué d’un gros cadenas, le sac Paddington a tout pour plaire ! 

 

Immédiatement reconnaissable, le Paddington de Chloé révolutionne le genre et fait entrer Chloé dans la légende 2.0. Il faut dire que ce gros cadenas lui donne un caractère, un charme aussi fou que chic ! Insufflant de la personnalité à cet objet du désir, le cadenas du Paddington lui confère aussi un poids non négligeable — le sac pèse près d’un kilo. Mais qu’importe puisque l’époque en raffole déjà. 8000 sacs sont produits et, pas un seul n’est disponible à la vente. Toutes les boutiques affichent sold out avant même sa commercialisation ! Et il s’agit pour la maison de conserver tout cet attrait. 

 

« Nous ne voulons pas que toutes les femmes se promènent avec un Paddington, nous voulons qu’il soit le seul sac de la soirée. » Adulé, désiré, le sac fourmille de détails, de fermetures, de poches, de bijoux dorés ou argentés qui gonfle son allure comme jamais ! S’il n’est pas le premier it-bag de l’histoire, il n’en reste pas moins que c’est le succès du Paddington de Chloé qui imposa l’expression de ‘it-bag’. Une pièce convoitée et hautement bien exécutée donc — le Paddington est aujourd’hui encore l’une des pièces les plus vendues au monde.

Le Constance d’Hermès, Une Icône Imperturbable

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Un sellier devenu maroquinier. La maison Hermès conte, autour d’un luxe inouï, l’histoire du monde, celle des transports, de la France et d’un savoir faire préservé face aux avancées techniques. Déjà en 1867, Hermès le sellier se fait remarquer en remportant un titre à l’Exposition Universelle. Dès lors la maison fournit les plus grandes écuries du monde, comme celle du tsar Nicolas II. Un goût de la perfection couplé à un sens du raffinement imperméable aux tendances, Hermès a su conserver tout d’un prestige aujourd’hui si recherché. Dans les années 1930, alors que la maison du 24 Rue du Faubourg Saint-Honoré ouvre sa production à un fort développement de lignes d’accessoires, Hermès a su injecter son héritage de sellier au coeur d’une pratique trop de fois soumise à l’utilitaire. Les sacs Hermès sont tout à la fois nobles et utiles ! Cultes surtout. 

 

Et sa place de légende dans le luxe est déjà attestée lorsque Catherine Chaillet imagine le Constance en 1959. Ainsi nommée en l’honneur de son cinquième enfant, Constance – née le même jour où le premier sac quitta le magasin de production – la pièce est fidèle à l’idéal d’excellence de la maison Hermès. Elégant, chic et éminemment pratique, le Constance ne tarde à taper dans l’oeil de Jacqueline Kennedy. L’éternelle première dame des Etats-Unis le popularise ainsi au sein de l’élite hollywoodienne. Il faut dire que le nouveau sac signé des ateliers Hermès trouve une versatilité et un porté tout particulièrement appréciés par ses femmes d’un nouveau temps. 

 

La pièce inspire l’esprit Hermès ; en respire la majesté ! Avec 50 pièces de cuir individuelles nécessaires à sa confection, le Constance demande 14 heures de travail… Minutieusement conçu, chaque sac Constance est l’oeuvre d’un seul et même artisan. Doté d’une anse-bandoulière coupée dans un cuir extrême raffiné, le Constance offre une liberté rare. Mieux, ses lignes fortes mais épurées forgent une allure toute glamour et pragmatique — avec son savoir-faire impeccable, le sac signe les silhouettes d’un luxe sans façon. Eminemment désirable, particulièrement convoitée, l’oeuvre d’Hermès demeure, aujourd’hui encore, cette icône imperturbable !