La Bague Première de Chanel

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En or rose, jaune ou blanc ; nues ou prodigieusement pavées de diamants, les bagues Première sont de petites douceurs. Un charme minimaliste, code même de la griffe. D’ailleurs, la forme de ses bijoux n’est pas indissociable de celles du cabochon du n°5, ou de la carrure de la montre Première, pour ne citer qu’eux. De l’agencement octogonal de la Place Vendôme, Chanel a tiré et tire des créations magnétiques.

Ces anneaux se font aussi ludiques. La ligne en compte six : une unique carrure, six revêtements. Six pièces pouvant s’acquérir en solitaire. Mais, le mieux est de jouer la superposition des déclinaisons. Ensemble, les bagues en forment une, étincelante. 

Des Bagues Tout En Délicatesse

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Les collections couture offrent à la dentelle une seconde jeunesse. Un raffinement tout en retenu dont la joaillerie s’est emparé. On la retrouve avec de délicats motifs au maillage très graphique. Tellement chic !

L’Invitation Au Voyage par Louis Vuitton

L’espace d’un défilé Automne-hiver 2012-2013, Louis Vuitton nous avait plongé dans ses origines. Lors d’un show centré autour d’une locomotive à vapeur, garée dans la cour carrée du Louvre alors mutée en quai de gare, la malle fut mise à l’honneur.

Pièce originelle, emblématique, iconique, immédiatement associée au nom de Vuitton, on l’imagine sentir, relater à elle seule l’ambiance bouillonnante de l’Orient Express. Et, cet hiver, la maison lui consacre un court-métrage, perpétuant, sous une forme kaléidoscopique le mythe. On y voit différents éléments des malles s’assembler, s’envoler, le tout animé d’une musique électronique à deux temps. Oscillant entre passé et présent, cette vidéo habille et déshabille le symbole afin d’en révéler toute l’essence, sans jamais en révéler la totalité.

Le Pantalon du Succès par Carven

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Pour le prochain hiver, le directeur artistique de la griffe Carven, Guillaume Henry, signe une ligne puissante marquant l’évolution du garçon Carven : le garçonnet quasi écolier s’efface, voilà le jeune homme poussant pour la première fois la porte de l’entreprise.

Des vestiges de la jeunesse, seule la fraîcheur persiste. Carven pense un nouvel habit de travail, générationnel, loin du diktat des anciens. Pourtant, c’est aux années 40 que la marque puise son inspiration première : les pantalons de smoking mi-mollets, associés aux chaussettes hautes. Anciennement portés par les alpinistes, ils donnent à la ligne une allure plus sport. Et, c’est dans le quartier monochrome de la Défense que Carven imagine ces grands enfants évoluer. La silhouette de la nouvelle élégance aboutit autour du mythe de univers professionnel où il faut se hisser, comme les montagnes, comme les tours du quartier. 

Le défilé fut organisé dans les propres bureaux de la direction artistique. On ne peut dès lors que louer le génie de Carven, qui joue des codes de la mode masculine, nous invitant à une nostalgie rajeunie par l’audace de la jeunesse. Un Homme Carven qui se confronte à sa propre excursion, avec élégance et dynamisme, avec aplomb et style. 

La Nouvelle Montre Première de Chanel

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De l’emblématique 2.55 on retrouve la chaîne tressée de cuir et de métal, venant ici enrouler le poignet ; de la Place Vendôme, c’est le cadran octogonal qui cette fois reprend les contours ; enfin, de Mademoiselle, on retrouve la couleur favorite : deux aiguilles apposées sur un noir total, sans chiffres, ni trotteuse de seconde, ni même un index ne viennent en troubler la profondeur. Libéré des codes de l’industrie horlogère suisse, Jacques Helleu dessine la Première de façon à la faire légère mais racée.

Cette année, la maison se penche dessus, non sans avouer que « c’était un vrai exercice de style de toucher à cette icône », selon les mots du PDG de Chanel Horlogerie et Joaillerie, Philippe Mougenot. La voilà qui de nouveau s’allège : actualisée, le cuir du bracelet est retiré pour ne laisser que des maillons assouplis. Sobre mais technique, la nouvelle Première suit une approche minimale du design, de quoi satisfaire toutes les femmes. Et à ce titre, la maison Chanel, à travers un court-métrage pétillant et fascinant, fait vivre au garde-temps 24h de la vie de la parisienne – rectification : des parisiennes. De la bobo de Montmartre à la BCBG de Passy, toutes sont mises en acte et à l’honneur dans les rues de la ville. De nuit comme de jour, du soir au matin, indépendamment du vêtement, la montre épouse chacune des personnalités que peut abriter la ville lumière. Et, pour parfaire la présentation de la Première, une expérience interactive vous invite à analyser, sous une dialectique de construction-déconstruction, toutes les facettes de celle-ci ; le tout condensant les essentiels de la Grande Mademoiselle.