Christie’s Organise L’Enchère ‘Get Art’

La maison de ventes Christie’s organise ‘Get Art’. Une vente exceptionnelle qui réunit nombres d’artistes iconiques du XXème siècle. De Renoir à Mapplethorpe !

‘Get Art’, L’Enchère Événement

Dès le 28 mai et jusqu’au 11 juin, règles sanitaires obligent, la vente d’exception ‘Get Art’ se tiendra en ligne sur le site de Christie’s.
Une vente où le public ne peut certes enchérir physiquement, mais peut néanmoins acquérir nombre d’artistes iconiques du XXème siècle.

Joséphine Wanecq, la responsable de la vente, précise ainsi l’idée derrière l’enchère ‘Get Art’: « Ce fut une joie de mettre en place cette vente multi-catégories qui mêle différents départements de Christie’s. Après cette longue période de confinement, nous souhaitons faire notre ‘get out’ artistique et inviter les collectionneurs à saisir de belles opportunités pour s’entourer d’oeuvres d’artistes majeurs, aux estimations très attractives. »

Et il est vrai que les lots de l’enchère ‘Get Art’ concernent des artistes rarement vus aux enchères. On parle ici d’artistes clé de l’histoire de l’art qui ont, chacun à leur manière, chacun à leur époque, réinventé les codes de leur pratique.

La Couseuse, Pierre-Auguste Renoir

On retrouve ainsi La Couseuse de Renoir, une oeuvre phare de l’impressionnisme. Les sculptures alambiquées et éminemment voluptueuses de Nikki de Saint Phalle. California Nana ou Oiseau.

Nikki de Saint Phalle, California Nana

‘Get Art’ couvre ainsi une période allant de 1900 à aujourd’hui — de quoi présenter des oeuvres emblématiques des époques et des mouvements à la cote exponentielle.

Shedric, 1980

C’est ainsi que l’on voit des photos de Robert Mapplethorpe ou Nan Goldin, côtoyer une Table Bleue d’Yves Klein, des dessins de Jean Tinguely et Paul Delvaux… Des toiles d’Arman ou Hans Hartung aux côtés de la Chaise ‘Expansion signée César !

Une mise en perspective de la puissance artistique du siècle passée, encore plus explicite lorsque ces maîtres se retrouvent dans le même panier — un panier signé de l’expertise de Christie’s…

Une vente aux enchères à suivre donc du 28 mai et jusqu’au 11 juin 2020, sur le site de Christie’s.

Impressions Dior : Robes et Sources d’inspiration

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Une maison de style Belle Époque aux murs roses, une crête de falaise sculptée par la mer, un jardin à l’anglaise qui avait peut-être l’air d’un labyrinthe de couleurs et de fleurs à travers ses yeux d’enfant. Voici le décor qui vit grandir et inspira celui qu’onne présente plus, Christian Dior. Du 04 mai au 22 septembre 2013, la Villa les Rhumbs, maison d’enfance du créateur devenue le Musée Christian Dior, présente l’exposition « Impressions Dior » dans le cadre du festival « Normandie Impressionnisme ».

Imaginée par Florence Müller, historienne de la Mode et commissaire-priseur, l’exposition s’ouvre comme un dialogue entre les modèles de la Maison Dior et les œuvres Impressionnistes, originales ou reproduites. Soixante-dix robes de la première collection de Dior en 1947 jusqu’aux dernières créations de Raf Simons sont ainsi mises en regard avec douze tableaux de grands maîtres tels que Degas, Renoir ou Monet. 

 «Raconter l’histoire de ces robes et les sources d’inspiration de leur concepteur, voilà le but de cette exposition, explique Florence Müller. Comme ces artistes qui ont inventé la peinture de plein air, Christian Dior portait un amour profond à la nature. Avant d’être couturier, il aimait les fleurs et les jardins, dont celui des Rhumbs à Granville où il passa son enfance. Il le transposa dans ses robes tout au long de sa carrière. » .  De même que les Impressionnistes bousculèrent l’art pictural dès la fin du XIXème siècle en représentant une impression fugace de la nature, Dior s’attache à imaginer la silhouette d’une femme-fleur fantasmée. 

D’un tempérament rêveur, celui qui se rêvait architecte a su cueillir dans sa jeunesse les éléments qui l’amenèrent à imaginer la ligne toute en courbes de l’acte créatif fondateur de sa Maison, le New Look.  Loin d’être une simple jeune fille en fleurs, la Femme Dior voit sa taille marquée par une jupe tantôt semblable à la corolle des fleurs tantôt étroite comme leur tige. Inspirés par les robes à crinolines des femmes du Déjeuner sur l’Herbe, Dior et ses successeurs n’ont cessé de réinventer les lignes de cette femme-fleur. De fleurs il est toujours question dans la grammaire stylistique de Raf Simons, nouvel héritier de la maison Dior. Soucieux de respecter l’histoire de la marque, celui-ci revisite la mythique garde-robe de la Femme Dior tout en l’embaumant d’une modernité qui ne perd en rien la poésie de son illustre prédécesseur. En témoigne ainsi la robe toute de fleurs cousue qu’arbora récemment Nicole Kidman au festival de Cannes.

À la villa les Rhumbs, la visite se poursuit logiquement dans le jardin par un parcours olfactif « Impression des parfumeurs ». Créé spécialement pour l’exposition afin de comprendre les interprétations sensible des chefs impressionnistes, on se prend à rêver que c’est peut-être ici qu’est né le parfum mythique Miss Dior Chérie, ode olfactive à la jeunesse qui fait voir la vie en roses à Natalie Portman. Finalement, bien que la mode soit aussi éphémère que les coquelicots de Monet, Christian Dior aura réussi à faire entrer dans l’éternité ses créations au même titres que les œuvres des Maîtres Impressionnistes.