Cannes : La Montre Première Chanel de Kristen Stewart

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69ème Festival International du Film de Cannes, Photocall de Personal Shopper d’Olivier Assayas, Mardi 17 mai : Kristen Stewart, Ambassadrice Chanel et rôle principal du film, portait une montre Première en or jaune 18K, boîte sertie de diamants, bracelet chaîne, Chanel Horlogerie. Elle portait une robe sur mesure de la collection Prêt-à-Porter Automne-Hiver 2016/17. Maquillage Chanel.

Retour Sur Le Tailleur Chanel Automne-Hiver 2017

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Le défilé Chanel introduisait une saison Automne / Hiver 2016-2017 placée sous le signe de Coco – au plus près de la silhouette originale développée par la Dame aux Camélias. Karl Lagerfeld modernisait le style dans une exagération maîtrisée. Sans thème précis, si ce n’est l’inspiration équestre, le Directeur Artistique parvenait à composer des silhouettes toutes plus désirables les unes que les autres.

Des débuts de Coco Chanel en passant sur un mode contemporain audacieux, mêlant héritage et modernité, le tailleur se fait en effet hautement désirable. Ajusté par un zip remontant ou descendant à l’envie, fendu sur le côté, coulé dans le tweed, il s’accompagne d’une courte veste classique, mais avec une poche pour iPhone en résille de cuir. Fil or sur fond noir, la femme Chanel renoue cet hiver avec son passé, charmant et séduisant comme une dame au fait des réalités du monde.

La Fourrure Fendi Automne/Hiver 2016/2017

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De ce défilé Automne-Hiver 2016-2017, l’inspiration, venue tout droit du Japon, a guidé le duo de designers vers l’utilisation riche et variée d’un motif vagues – ou plutôt un motif d’ondes. Sensorielles, elles le deviennent au contact d’une fourrure travaillée dans une modernisation du style seventies, associées à des silhouettes d’inspiration victorienne.

Ainsi les ondes se sont-elles gravées dans une palette très colorée pour la saison prochaine. Du jaune moutarde à l’orange, en passant par de magnifiques nuances de bleu, de violet, ou de bronze, la fourrure se pare d’une touche cool et funky ! Loin d’être trop travaillée, la fourrure chez Fendi apporte ici une légèreté obtenue par un mélange inattendu des couleurs, piquée de rayures arc-en-ciel. Une intention très moderne qui, assurément, séduira les filles en quête réjouissance stylistique !

 

Le Duffle-Coat Burberry Automne-Hiver 2016

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Si Christopher Bailey a, lundi, présenté sa vision de l’homme pour la saison Automne/Hiver 2016, c’est bel et bien le mélange des genres qui orchestrait la nouvelle collection Burberry. En signant un style dans l’équilibre parfait entre casual, sportswear et inspiration militaire, le directeur artistique de la maison a ici mis en lumière un homme d’une élégance folle, dans un tailoring à la simplicité mesurée.

Christopher Bailey revisite ainsi la gimmick Burberry le long d’un duffle-coat vert kaki – englobant, un tombé nonchalant sublimant à merveille la silhouette de l’homme, la pièce révèle une longueur peu habituelle mais ô combien rêvée. Subtilement feutrée, teint dans un vert forêt, le duffle-coat conserve toutefois l’éternel cordage beige… Avec cette collection, Burberry signe ainsi l’allure d’un homme profondément dans l’air du temps, élégant, l’air de rien.

Le « Trench Par-Dessus » Automne-Hiver 2016 par Burberry

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Christopher Bailey a cette année fait plus que rechercher dans les archives de la maison une grammaire parfaite pour l’époque – depuis quelques saisons déjà, à force de réinventer les codes de la maison, Bailey parvient aujourd’hui à mettre en mode le millésime du trench imaginé par Thomas Burberry il y a plus d’un siècle.

Et c’est ainsi que la pièce centrale du défilé se fait parfois demi-zippée, parfois sans, tantôt utilisée comme par-dessus, tantôt enfilée comme un trench. Zippée blanc, et avec un long col léger tout à la fois esthétique et protecteur, la nouvelle variation autour du trench Burberry sent bon la fin des seventies. Allurant sans hésitation l’homme qui le fait sien, le trench par-dessus, dans sa nouvelle équation, s’impose comme le must-have de l’hiver prochain.

Le Trench-Coat Burberry Printemps-Été 2016

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L’héritage de Burberry est vieux de plus d’un siècle, et pourtant, la maison de Thomas Burberry est sans doute celle la plus à même de dialoguer avec les nouvelles générations. Le directeur artistique de la maison, Christopher Bailey, cherche sans relâche à se frotter à l’avant-garde. Pour la saison prochaine, il n’hésite pas à multiplier les références aux attributs de la monarchie britannique, mais dans une veine sombre et très rock. C’est ainsi une atmosphère tout en romantisme noir qui s’échappe de ce défilé ; une atmosphère générée là au travers d’une inspiration délicatement vintage.

Le trench-coat, pièce iconique de la maison, après moult évolution romanesque et poétique, s’incarne cette année dans une veine d’inspiration militaire. Noire ébène, contourée de fils d’or, la pièce a été fabriquée par une manufacture spécialisée dans la confection d’uniformes de l’armée depuis le XVIIIe siècle… Réalisée par les mêmes brodeuses que celles de la Garde de la Reine. Raffiné, travaillé minutieusement et de plus en plus envoutantes, le trench Burberry se réinvente au contact d’une inspiration très Sgt. Pepper–style. De quoi ravir les nouvelles générations en quête d’une nonchalance stylisée !

Le Tee Shirt Blanc Joseph Printemps-Été 2016

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« Il est devenu un peu cliché de parler du masculin/féminin. » Louis Trotter a fait le choix de dépasser l’éternelle dichotomie de l’humanité en présentant une collection armée de pièces familière mais néanmoins détournées à souhait. C’est ainsi que la directrice artistique de la maison Joseph se place dans la lignée du fondateur, Joseph Ettedgui, lui qui en son époque mis en perspective un nouvel uniforme féminin. Joseph Ettedgui est français, expatrié à Londres pour le fourmillement des 70’s. Là, il installe dans les vitrines de son salon quelques pulls de son ami, Kenzo Takada… Si aujourd’hui le succès semble évident, à l’époque, il est immédiat. Castelbajac, Margaret Howell et d’Alaïa viendront bientôt rejoindre ses collections… Cette histoire s’écrit avant Colette et Dover Street Market : Joseph Ettedgui créait le concept store.. Adorée des Londoniennes pour cette simplicité française et son amour pour la construction, c’est cet esprit que Louis Trotter ranime aujourd’hui.

Dans une collection mêlant avidement éléments féminins et codes androgynes de la maison, la directrice artistique de la maison livre un classique à la Joseph – une série de pièces par-delà le masculin féminin, aux tons monochrome. Les silhouettes familières son ainsi élevés au contact d’accros inattendu, twistés d’une douceur et d’une splendeur bien rare. C’est ainsi que le tee-shirt blanc se révèle avec encolure ronde et bords épais, qu’on le croirait emprunté à son adoré. Il n’en est rien, car, entre les doigts de Louis Trotter, quelques pans du tee-shirt se font savamment noué de nœuds bien féminins. Un design englobant et résumant l’aura Joseph qui donne naissant à des pièces intrigantes et hautement désirables !

Le Blouson Teddy Marc Jacobs Printemps-Été 2016

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Pour la saison prochaine, Marc Jacobs met en exergue un univers fantasque où le Hollywood des années 30 s’éprend à côtoyer la jeunesse fifties de l’Amérique. Marc Jacobs joue de ses amours et, dans un défilé faisant résonner la joie de vivre dans l’enceinte du Ziegfeld Theater, le destroy côtoie le glamour dans un fantasque minimaliste parfaitement maîtrisé ! Les looks sont forts, mais les pièces sont simples ; ce qui sublime la collection réside dans l’ornement : des grappes de paillettes et de bijoux d’épaules aux riches broderies, les looks se composent dans une équation savante.

Les blousons d’université au patriotisme cinglant célèbrent pourtant la diversité culturelle. Telle est l’Amérique de Marcs Jacobs – au détour d’un passage, on croit reconnaître Sandy Olsson – Olivia Newton-John dans Grease – arpentant le podium habillée d’un blouson teddy. Mais pas n’importe lequel, celui estampillé Marc Jacobs 1984. Une façon pour lui de s’ancrer définitivement dans la culture américaine, rappelant à la fashion sphère l’année où, après s’être fait exclure de Perry Ellis pour une collection un peu trop grunge, le designer instinctif rencontrait Robert Duffy pour la première fois, amorçant par là même l’aventure Marc Jacobs.