Les Galons, La Chaîne Et Les Boutons Chanel, Des Codes Iconiques

On ne les remarque que très rarement, et pourtant, galons, chaîne et boutons constituent chez Chanel des codes importants. Ils sont les finitions absolues de la sophistication des créations Chanel.

Galons Et Boutons Chanel, Des Bijoux d’Artisanat

L’histoire se raconte aussi dans les détails – et ceux de la maison Chanel ont beaucoup à raconter. Il y a les galons d’abord. Ces galons principalement reconnus pour le panache qu’ils donnent à la mythique petite veste noire.

Enserrés de cordons, ils y ont été apposés sur l’idée de Coco. Et son principe demeure: chacun de ces galons a une allure particulière. Car, comme elle aimait à dire: « Par principe, j’invente toujours, je ne fais rien qui existe déjà. Je me consacre à l’unique. »

D’or, de soie, ou d’argent, les galons sont toujours pensés en accord avec les boutons Chanel. Des boutons traités comme de précieux bijoux. Chez Chanel les boutons ont quelque chose de rare et de sacré, quelque chose d’exceptionnelle.

Lorsqu’elle pense sa petite veste noire, Coco sut tout de suite ce qui ferait la différence : «  Pas de bouton sans boutonnière. »

Ces boutons donc, Coco les confie très vite à des artistes. Fulco di Verdura, joaillier et designer de bijoux Italien, par exemple. Il réalise pour Chanel des boutons, mais aussi des bijoux fantaisie et précieux. L’un de ses premiers modèles pour Chanel est le bracelet manchette à croix de malte — une icône en soit.

Mais les boutons Chanel restent ancrés dans la mémoire collective pour être le résultat du talent sans pareil de George Desrues. Parurier Haute Couture depuis 1936, il s’est fait un nom en sculptant, dorant et émaillant des boutons précieux… Ceux-ci ne tardèrent à taper dans l’oeil de l’esthète qu’était Coco Chanel.

Dès 1965, et suivant la première collection de boutons réalisée par George Desrues, Gabrielle Chanel en fait le fournisseur attitré de sa maison. Son inspiration, George Desrues va la trouver du côté des bijoux personnels de Coco — ceux là mêmes qui lui avaient été offerts par le Duc de Westminster. Les préférés de la couturières étant évidemment ceux à tête de lion .

En 1985, George Desrues se retire et confie les reines de la maison à Chanel. Aujourd’hui protégé dans les Métiers d’Art Chanel, le savoir-faire assure la pérennité d’une sophistication signée du double C.

La Chaîne, Autre Element Clé De La Grammaire Chanel

Mains dans les poches et allure libre – le style Chanel puise dans l’entremêlement des chaînes plus qu’une signature.

Il y a d’abord cette phrase tant entendue par ceux l’ayant côtoyés. « Je connais les femmes. Donnez-leur des chaînes, les femmes adorent les chaînes ! »  Intriguée par cet entremêlement de maillons dont la fin n’est qu’illusion, Coco Chanel comprend très vite qu’une chaîne est bien plus qu’un accessoire. C’est un outil idéal pour ‘plomber’ sa couture. Un des nombreux secrets de la veste Chanel réside d’ailleurs dans sa doublure… Taillée dans la soie, celle-ci cache en effet une fine chaînette qui donne une verticalité et un tombé impeccable au vêtement.

La chaîne sert encore une autre icône de Chanel. En 1955 – c’est dire la symbolique du 5 – lors de son grand retour d’après-guerre, Mademoiselle imagine là encore un objet de désir éminemment libérateur.

Le 2.55, mythique sac matelassé s’accompagne d’une chaîne en or. Brigitte Bardot, Catherine Deneuve ou Romy Schneider, toutes libèrent leurs mains par son porté bandoulière.

Maillon mythique de la maison, la chaîne a en effet toujours ponctué les plus belles créations Chanel. Ainsi, bien plus tard, Karl Lagerfeld jouera là encore de ces chaînes…

Et du côté de la Haute Horlogerie et Joaillerie Chanel, on retrouve souvent le code iconique repris de façon encore plus noble. Déclinée sous forme de bijoux, de bracelets et de sautoirs, la chaîne pensée par Gabrielle a aussi donné naissance à la montre la plus appréciée au monde: la Première.

Autour du poignet, l’entrelacement rond et brillant lègue une douceur venant contraster avec les lignes octogonales du cadran imaginé en 1987. Une pièce aussi forte que sensuelle, moderne et déterminée… A la Chanel !

Le 2.55 Chanel Voit Double pour le Printemps/Eté 2019

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Après y avoir placé un iceberg, fait décoller une fusée, construit une forêt automnale, Karl Lagerfeld transformait cette fois la verrière du Grand Palais en plage idyllique ! Pas de Deauville ni de Biarritz, mais une reconstitution grandeur nature, avec vagues et bruissement de l’eau, de la plage des rives de Sylt en Allemagne ! Et au milieu des silhouettes resplendissantes d’optimisme, le directeur artistique de la maison Chanel en profitait pour réinventer l’icône absolue de la rue Cambon ! 

 

Le 2.55, accessoire mythique de Chanel, qui a déjà imposé l’élégance, la sobriété et la silhouette d’une femme active, se présente cette fois dans une version nommée ‘Sidebag’. Après tout, Karl Lagerfeld a souvent insisté sur le fait que la seule chose qui vaut mieux qu’un sac Chanel, c’est d’en avoir deux ! Vendue en double, cette composition du 2.55 se présente suivant des anses se rejoignant par un fermoir évidemment siglé. Posé sur chaque hanche, le Sidebag sera de toutes les aventures de la femme vive et espiègle du Printemps/Eté 2019 !

Le Matelassé Chanel

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L’histoire même de Coco Chanel est empreinte de mystères et de non-dits, des secrets qui, n’entraînant que suppositions, ont forgé la légende de la Dame aux Camélias. Il en est de même pour le matelassé. Elle l’utilise pour la première fois lors de la conception de son sac emblématique, le 2.55 – rien n’est dit sur sa véritable inspiration. Une fois de plus, c’est de Chanel dont on doit faire l’éloge, puisque Gabrielle a fait de l’un des codes de la maison de la rue Cambon, un sceau intemporel de la garde-robe féminine. Certains disent que le matelassé en losange surpiqué lui a été inspiré par les vestes des lads et des jockeys qu’elle croisait sur les champs de courses. D’autres diront que ce sont les tapis des chevaux qui attirèrent son attention. D’aucuns s’entendent à dire qu’elle n’a pas eu à franchir la porte de son appartement, puisque les coussins de son sofa auraient suffi à faire émerger l’idée. On a aussi avancé l’hypothèse que les losanges faisaient référence aux vitraux de l’abbaye d’Aubazine dans laquelle Gabrielle Chanel fut élevée. Aucune de ces idées n’a été confirmée ; mais aucune n’en est pour autant absurde. On peut imaginer qu’un élément marquant de sa vie l’ait mis sur ce chemin, mais lequel ? Il n’y a que Mademoiselle qui le sait.

S’il a fait son entrée dans la maison de la rue Cambon sur le 2.55, le matelassé ne s’est pas contenté d’orner cette unique pièce, aussi emblématique soit elle. Non, le motif fut en effet décliné dans d’autres domaines dans lesquels s’est diversifiée la maison. On le retrouve en cuir sur les bottes et souliers, ou embellissant les branches des lunettes de certaines collections solaires. Le domaine des cosmétiques n’y échappe pas : ce sont les palettes d’ombres à paupières qui se capitonnent, pour un rendu esthétique qui respecte à la perfection l’élégance et les codes de la maison. Les losanges se rétrécissent et se parent des métaux les plus précieux lorsqu’ils sont appliqués sur les pièces de joaillerie, et de haute horlogerie. La nouvelle collection Chanel joaillerie est ainsi entièrement dédiée au motif matelassé. Sculpté dans l’or pur, il donne naissance à une collection de bagues et à une manchette aux lignes généreuses et féminines. Emprunte d’une simplicité racée, dans un esprit radical finement gravé dans l’or blanc ou jaune, la collection Coco Crush s’éprend de valeurs modernes et, dans un raffinement transgénérationnel, fait de la signature visuelle du sac 2.55 le it-motif de demain. Un chic graphique venant aussi se prêter au jeu moderne de la juxtaposition d’atour, puisque, déclinées en trois tailles – petite, moyenne, grande – les bagues s’amusent du minimalisme de la parure. C’est indubitablement un Coco Crush !

L’icône 2.55 Fêtera Bientôt ses Soixante Ans

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Né d’une envie de Coco Chanel de simplicité et de praticité, le 2.55 est un véritable symbole de liberté. Inspiré de la façon dont elle portait ses jumelles sur les champs de course, les mains dans les poches, le 2.55 n’en préserve pas moins les codes de la maison Chanel, à savoir élégance et raffinement. Dès son lancement, il est déjà adopté par des icônes de l’époque telles que Jackie Kennedy et Elisabeth Taylor.

Si le sac culte a conservé son allure générale depuis sa création, le 2.55 a cependant été revisité, notamment par Karl Lagerfeld dans les années 80, qui remplacera le fermoir Mademoiselle par les fameux « C » entrelacés. Avec cette modification, le sac troque également son nom pour le « Timeless Classic ». En véritable « it bag », il se pare de clous, de tweed ou de couleurs inédites à travers des éditions limitées. Son dernier relooking notoire fut opéré en 2005, à l’occasion de ses cinquante ans de création : une chaîne bandoulière disponible en or ou argent, sans plus aucune lanière de cuir.

Must have de toutes les fashionistas, le 2.55 a définitivement su traverser les époques et restera incontestablement un classique indémodable. Seule une question persiste : quel look empruntera t’il pour ses soixante ans ? 

Le Soulier Bicolore De Chanel

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Après avoir marqué le monde de la mode avec, entre autres, sa petite robe noire et son sac matelassé, Gabrielle Chanel s’inspire une nouvelle fois du vestiaire masculin pour créer un autre classique, les souliers bicolores. En 1957, Chanel collabore étroitement avec le chausseur Massaro pour réaliser la chaussure emblématique de la maison.

« Une femme bien chaussée n’est jamais laide » disait Coco. Mademoiselle Chanel désire en effet un soulier qui flatte la silhouette féminine et qui soit avant tout pratique. C’est dans cet esprit que le beige et le noir sont choisis pour ces escarpins ouverts. « Le bout noir et légèrement carré raccourcissait le pied. Le beige se fondait dans l’ensemble et allongeait la jambe », explique monsieur Massaro. Pour le côté pratique, Coco Chanel refuse la mode des stilettos et maintient un talon de 6 cm, mais surtout décide de placer une bride afin de maintenir le pied.

Dès leur création, les souliers bicolores rencontrent un immense succès : Catherine Deneuve, Gina Lollobrigida, Romy Schneider et bien d’autres les choisissent ! Forte de son succès, Coco Chanel décline immédiatement les bicolores. Elle s’amuse à changer les couleurs : beige à bout marine pour le jour en été, beige à bout marron pour la détente, à bout doré pour le soir…
 
Cet esprit de déclinaison perdure avec Karl Lagerfeld qui les réinvente à chaque collection de manière magistrale. Et le soulier bicolore de Mademoiselle de rester l’objet de toutes les convoitises.

L’Iconique 2.55 de Chanel

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Le 2.55, produit emblématique de la maison Chanel, résume à lui seul l’esprit Coco Chanel. Son obsession de libérer la femme. L’inspiration du 2.55 lui est venue de la manière dont elle aimait porter ses jumelles sur les hippodromes, mains dans les poches, allure d’homme libre. Œillets, chaînes tressées en cuir et laiton, fermoir à tourniquet « mademoiselle » et cuir matelassé, le 2.55 pour février 1955, marque le retour en force du Mademoiselle Chanel.

Dans les années 1980, Karl Lagerfeld inscrit le 2.55 dans la légende en remettant ce petit joyau au goût du jour. Il épaissit la chaîne, change le mythique fermoir par un fermoir au logo de la marque, le célèbre double C entrecroisés, et le décline dans toutes les tailles, de l’étui à cigarettes au fourre tout. Le 2.55 devient l’accessoire absolu!

Classique et intemporel, cette pièce phare de la maison Chanel continue de nous faire rêver. En bleu électrique dans les bras de la Gossip Girl, Blake Lively, ou en rouge piquant sur Vanessa Paradis, quel que soit le modèle, le plaisir est d’être pris la main dans le sac, Chanel 2.55, bien sûr!

 

 

La 2.55 de Chanel en Quelques Dates

 

1955 : Le 2 février 1955, le sac 2.55 est créé par Coco Chanel, 72ans, qui souhaite libérer les mouvements des femmes. Elle le crée avec une anse longue qui permet de le porter à l’épaule et non plus de devoir le tenir à la main. Les sources d’inspiration sont le monde des courses hippiques avec ses motifs matelassés, son appartement de la rue Cambon et son passé à l’orphelinat d’Aubazine.

1960 : Brigitte Bardot, emblème de la mode dans les années soixante, se pare du 2.55.

1960 : Audrey Hepburn, elle aussi reconnue pour sa beauté et son style vestimentaire l’adoptera au cours des années soixante.

1962 : Jackie Kennedy porte du Chanel à de maintes reprises, elle a également beaucoup porté les différents sacs de la marque dont le fameux 2.55.

1962 : Elizabeth Taylor le choisira de couleur blanche.

1965 : L’actrice américaine Jane Fonda, femme du directeur français Roger Vadim, est photographiée avec le 2.55.

1968 : Mia Farrow, célèbre actrice américaine est vue avec le fameux sac à plusieurs reprises.

1970 : Catherine Deneuve, toujours classique et élégante, l’adopte.

1988 : Karl Lagerfeld réinterprète le 2.55 en remplaçant le fermoir « Mademoiselle » par le logo au  double « C » de Chanel et la chaine est arborée d’une lanière en cuir tressé. Il devient le « Timeless Classic ».

1990 : Lady Diana, après avoir adopté le tailleur Chanel, se pare du sac 2.55 lors d’évènements publics.

2005 : Grand retour du 2.55 sur le marché à l’occasion des 50 ans de sa création, plus « bling bling ». Karl Lagerfeld réintroduit aussi la version avec le fermoir Mademoiselle.

2007 : Karl Lagerfeld crée la version la plus luxueuse du sac 2.55 en édition limitée qu’il appellera le « Diamond Forever ». Ce sac a un fermoir au double C en or blanc serti de 334 diamants, une chaine en or blanc et est en cuir d’alligator. Il a été produit en seulement 13 exemplaires.

2008 : Rihanna adopte le 2.55 pour assister à des défilés.

2010 : Le sac « Boy Bag », une version plus sportive inspirée du 2.55 et à son matelassage, est inventé et beaucoup apprécié des célébrités.

2010 : Lady Gaga toute vêtue de Chanel promeut son nouvel album.

Les années 2010 : La 2.55 commence à être produit en milliers de déclinaisons, de la version vernie à des versions colorées.  

2011 : Karl Lagerfeld lance une collection capsule du 2.55 sertie de cristaux et de perles.

2012 : Chanel présente deux versions révolutionnaires du 2.55 adressées aux nouvelles générations, le « Lucky Charms » avec tous les symboles porte-bonheur de Coco Chanel.

2012 : Miley Cyrus, avec son look très rock’n’roll, succombe à son tour au 2.55.

2013 : Kate Moss toujours à la pointe de la mode, ne pouvait ne pas avoir dans son dressing l’iconique sac.

2014 : Chanel propose une version pochette du 2.55 pour la collection Printemps/été.

2016 : Lors de la collection des Métiers d’Art, le 2.55 délaisse son iconique matelassé pour un cuir de veau souple. Karl Lagerfeld réalise une série de vidéos mettant en scène l’actrice Kristen Stewart.

2017 : Chanel lance une version du 2.55 en tissu Denim très streetwear.

Mai 2017 : Pour la collection croisière 2017/2018, Karl Lagerfeld s’inspire de la Grèce antique et imagine des Timeless aux tons naturels tels que l’écru, le beige, le marron en crochet, en toile tressée ou encore en tweed.

Juin 2017 : Dans le cadre de la Collection Métiers d’art Paris Cosmopolite, le 2.55 se fait sobre en veau velours ou s’agrémente de broderies inspirées des tapisseries du Ritz.

Octobre 2017 : Pour la collection printemps-été 2018, le Boy et le Timeless se parent de PVC irisé pour accompagner le tweed iconique.

Octobre 2017 : Chanel crée la montre « Code Coco », reprenant le fermoir Mademoiselle et le matelassé du 2.55.