Frédéric Anton au Restaurant Le Jules Verne Tour Eiffel

Frédéric Anton au Restaurant Le Jules Verne Tour Eiffel

Perché à 125 mètres d’altitude, au deuxième étage de la Tour Eiffel, le Jules Verne n’est pas un simple restaurant : c’est une expérience hors norme, où gastronomie et patrimoine se rencontrent au sommet du monde. Depuis 2019, Frédéric Anton, Meilleur Ouvrier de France et chef triplement étoilé au Pré Catelan, signe la partition culinaire de cette adresse mythique. En 2025, il vient d’être sacré « Cuisinier de l’année » par le Gault&Millau – une distinction qui salue son parcours exceptionnel et son travail millimétré.

Frédéric Anton au Restaurant Le Jules Verne : « Voyage Extraordinaire »

Ancien bras droit de Joël Robuchon, Frédéric Anton règne aujourd’hui sur Paris avec quatre maisons emblématiques : le Pré Catelan, le Jules Verne, la croisière étoilée Don Juan II, et La Ferme du Pré. Au Jules Verne, il impose une écriture limpide, épurée, où le produit prime et chaque assiette s’impose comme un tableau. Le Guide Michelin a couronné cette exigence : après une première étoile en 2020, une deuxième a été décrochée en mars 2024, une première dans l’histoire de la Tour Eiffel.

Plus qu’un dîner, c’est un véritable rituel VIP qui s’offre aux convives : accès privatif par le pilier sud, portiques de sécurité, ascenseur filant à travers la dentelle métallique… Et soudain, les portes s’ouvrent sur un cocon contemporain redessiné par l’architecte Aline Asmar d’Amman. Trois salles panoramiques dévoilent Paris comme jamais : Trocadéro, Champ-de-Mars, Invalides et Montmartre composent un décor vivant qui change à chaque heure, du couchant flamboyant aux scintillements de la nuit.

Côté cuisine, le menu « Voyages Extraordinaires » se déploie comme une odyssée : homard parfumé à la vanille de Tahiti, turbot poudré d’algues et relevé de caviar Osciètre, pigeonneau glacé au miel, ou encore galette soufflée au Vieux Comté servie avec un vin jaune du Jura. Chaque plat est accompagné du fameux « zéphyr », signature poétique d’Anton : une texture aérienne, vaporeuse, qui allège et sublime les ingrédients comme une brise invisible.

Le service, orchestré par Valentin Cavalade – Prix du Service Michelin 2025 –, et la sommellerie de Benjamin Roffet, Meilleur Sommelier de France, parachèvent cette chorégraphie d’exception. Les desserts, signés Germain Decreton, prolongent cette ligne claire : rhubarbe parfumée aux épices, chocolat en variations autour d’un grand cru dominicain… Un final aérien pour un dîner suspendu.

Depuis son ouverture en 1983, le Jules Verne incarne une idée française du génie et de l’audace. Sous la houlette de Frédéric Anton, il devient plus que jamais une vitrine mondiale de la gastronomie : un lieu où l’on ne dîne pas seulement dans les étoiles, mais où chaque assiette raconte l’art de vivre à la française.

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