Le Jardin de Cheval Blanc Paris, Par Le Chef William Béquin

Le Jardin de Cheval Blanc Paris, Par Le Chef William Béquin

Depuis le 22 mai 2026, Le Jardin de Cheval Blanc Paris a rouvert ses portes au septième étage de la Maison, suspendu au-dessus de la Seine, sur une terrasse végétalisée de 650 m². Une adresse saisonnière, ouverte du mercredi au dimanche selon la météo, qui transforme le toit du palace en destination estivale à part entière.

Le Jardin de Cheval Blanc Paris, Par Le Chef William Béquin

Derrière le décor, spectaculaire sans être tapageur, c’est bien la table qui donne au lieu son rythme. Aux commandes, le chef William Béquin imagine une cuisine de plein air, solaire et précise, pensée pour dialoguer avec la lumière, les herbes aromatiques et l’humeur des beaux jours. Formé à l’exigence des grandes maisons, le chef signe ici une partition estivale où la simplicité apparente demande une vraie maîtrise : le bon produit, la bonne cuisson, la bonne fraîcheur, le bon moment.

Le Jardin déploie un décor rouge et blanc ponctué de touches de jaune, entre géraniums, rosiers, hortensias rouges, thym, basilic et menthe. Une villégiature verticale, presque méditerranéenne, mais avec Paris en contrebas. La Seine, les toits, les monuments : tout semble participer à cette mise en scène de l’été, sans que l’adresse ne devienne une simple terrasse à vue. Chez Cheval Blanc, le panorama ne remplace jamais le geste.

Dans l’assiette, William Béquin privilégie une cuisine de saison, directe et généreuse, avec cette élégance propre aux palaces contemporains : ne jamais trop appuyer. Tomates cerises, légumes farcis à la provençale, volaille, bœuf, poivrons, oignons, veau : la carte convoque le Sud, les déjeuners qui s’étirent, les produits qui parlent avant le discours. Rien de démonstratif, mais une précision discrète, celle d’une gastronomie qui sait se rendre accessible sans perdre son niveau.

La note sucrée porte, elle aussi, cette idée d’un luxe estival à la fois sophistiqué et joyeux. Le sundae fraise imaginé par Maxime Frédéric réactive le plaisir immédiat de la glace, de la crème, du fruit et de l’enfance, tout en l’inscrivant dans le vocabulaire pâtissier d’une grande Maison. Une manière de rappeler que la haute gourmandise peut aussi avoir le sourire.

Avec Le Jardin, Cheval Blanc Paris ne propose pas seulement un rooftop de palace. La Maison compose une scène d’été complète : un décor, une lumière, une cuisine, une sensation. Et sous la direction culinaire de William Béquin, cette terrasse prend une dimension plus juste : non pas un simple point de vue sur Paris, mais une table suspendue, où l’art de recevoir devient une manière de faire monter l’été jusqu’au sommet de la ville.

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