La Mode Et Les Films Iconiques De La Gen X

Des films qui ont marqué leur époque mais surtout les esprits — une mine d’or culturelle et autant de films qui ont influencé la mode et les designers

Les Films Qu’Il Faut Avoir Vu

Ces films de la Gen X (né entre le milieu des années 60 et début des années 80) ont cela d’iconique qu’ils inspirent aujourd’hui encore les réalisateurs, la mode — son imaginaire et son imagerie.

Cités dans nombre de collections, ces films réalisés entre 1960 et 1990 ont une influence stylistique considérable. Les référencer entièrement ici serait mission impossible. Mais avoir les films en tête suffit à repérer sur les podiums passés ou à venir les tricks et gimmicks, les attitudes et les arrangements stylistiques directement inspirés de ces films.

Des bijoux culturels à voir pour comprendre l’imaginaire des designers de la Gen X. Des créatifs hautement inspirés par l’univers artistique de leur enfance…

Les Films A L’Epouvante Gothique

De ces films qui ont redéfinis les codes de l’horreur, nombre de designers se sont inspirés de leur ambiance mêlant épouvante, glamour ou érotisme… pour injecter une dose de subversion à leur collection ! Parfois, il s’agit aussi d’inspirer une ambiance au défilé.

On pense facilement à l’impact du film ‘Shinning’ sur la collection Moschino par Jeremy Scott, en 2019. Intitulée ‘Spooky Couture’, la collection Croisière tournait en version couture les jumelles du film de Kubrick.

Raf Simons pour Calvin Klein avait une fois encore pioché dans ces films d’épouvante les lignes et l’effet de ses vêtements pour le Printemps/Eté 2019. ‘Carrie’ de Brian De Palma et ‘Rosemary’s Baby’ de Polanski en tête !

D’autres designers comme Rodarte, Simone Rocha et Anna Sui puisent à loisir dans ce registre gothique l’essence de leur mode…

Psycho’, 1960, par Alfred Hitchcock

Rosemary’s Baby’, 1968, par Roman Polanski

Shinning’, 1980, de Stanley Kubrick

L’exorciste‘, 1973, de William Friedkin

Carrie’, 1976, Brian de Palma

‘The Elephant Man’, 1980, par David Lynch

Les Films Qui Ont Inspiré Tout Un Style

Qu’il s’agisse de remettre au goût du jour des pièces éternelles, comme la marinière dans ‘L’Effronté’ de Claude Miller. Qu’il s’agisse encore d’inspirer de nouvelle esthétiques comme l’a fait la trilogie ‘Mad Max’ — ces films ont, chacun à leur manière, provoqué une petite révolution dans le monde de la mode.

Des films comme ‘Le Parrain’ ou encore ‘La Fièvre du Samedi Soir’ ont érigé de nouvelles attitudes en épitomé de la Gen X. Des attitudes que l’on retrouve plus tard distillées ça et là dans les podiums dans grandes maisons. De Versace à Fendi, en passant par Gucci comme vu par Alessandro Michele… La flamboyance des années 80 est en effet souvent référencée.

On connait aussi l’influence assumée qu’a longtemps exercé le style du film ‘Blade Runner’ dans la mode de Raf Simons.

De même que ces univers science-fi et populaires concourent à faire de la mode de Nicolas Ghesquière un exemple du genre. Un designer de la Gen X qui a récemment fait de cette culture cinématographique la trame de sa campagne pour le Pre-Fall 2020. De faux livres de science-fiction qui ressemblent beaucoup aux affiches des films de l’époque !

Parmi les films qu’il faut ainsi avoir vu pour comprendre ces imaginaires très stylisés, on compte 14 chefs-d’oeuvre absolus:

‘Une femme est une femme’, 1961, Jean-Luc Godard

Orange Mécanique’, 1972, de Stanley Kubrick

Le Parrain‘,  1972 de Francis Ford Coppola, avec Marlon Brando, Al Pacino et James Caan

Taxi Driver’,1976, par Martin Scorsese

Annie Hall’, 1977, de Woody Allen

La Trilogie ‘Mad Max’, 1979, 1981, 1985

La Fièvre du samedi soir’, 1977, et ‘Grease’ , 1978, avec la vedette du style Gen X, John Travolta

Star Wars‘, 1977, George Lucas

Midnight express’, 1978 par Oliver Stone

La Boum’, 1980 avec Sophie Marceau par Claude Pinoteau

Blade Runner’, 1982, par Ridley Scott

L’effrontée’,1985, par Claude Miller

Working Girl‘, 1988 par Mike Nichols

Pretty Woman’, 1990, Garry Marshall

Slacker‘, 1990, par Richard Linklater

L’occasion de parfaire sa culture cinématographique, et de savourer nombre de ces films, érigés en oeuvres d’art dans des vêtements hautement créatifs !  

Diana Et La Mode, Une Histoire d’Icônes

Lady Diana avait saisit que la mode était avant tout un langage. Un vocabulaire dont elle s’est servie pour exprimer ce qu’elle pensait… aider des icônes Versace, Dior ou encore Christian Lacroix.

Le statut d’icône de la mode de la Princesse Diana n’est plus à prouver. Cela étant, c’est en se plaçant au-delà des tendances et des attentes que la relation de Diana à la mode est devenue une affaire d’icônes.

Et c’est la période qui suivit son divorce qui fut sans conteste la plus pertinente.

Le « Look Diana »

Diana et la mode, c’est incontestablement une histoire d’icônes. A commencer par le « look Diana. »

La Princesse Diana

La femme la plus photographiée de son temps a grandi devant la caméra. Et son look témoigne de cette émancipation. Timide à son entrée dans la famille royale, c’est la séparation avec le Prince Charles au début des années 90 qui va conduire Lady Di à envoyer valser protocoles et positions convenues.

Il est certains que le « look Diana » s’est forgé à cette époque. Auparavant, on connaissant son attrait pour les pois, les métrages de tissus satiné, et les froufrous. En tant qu’ambassadrice de la couronne Britannique, la marge laissée à Diana pour s’exprimer dans ses vêtements était faible.

Lorsqu’en 1987 elle se rend au Festival de Cannes dans une robe en mousseline de soie bleu, signée Catherine Walker, elle fait sensation. Epaules larges dans des tailleurs à la coupe ample… Robe bouffantes et style meringue…

La robe Elvis, en sequins et perles avec boléro assorti, est devenue un exemple du genre des tenues de voyage diplomatique.

Comme elle, nombre de premières Dames imiteront cette idée d’adopter un classique de la couture du pays visité, de façon à honorer son hôte.

Premier membre de la famille royale Britannique à apparaître vêtu d’un jean en public, elle concourt aussi à introniser le port du denim.

Diana s’affranchit dès les années 80 des codes royaux pour imposer sa vision moderne. Et sa silhouette cintrée.

Au fur et à mesure que son mariage battait de l’aile, on a vu Diana exprimer dans ses vêtements non plus une personnalité timide et effacée… Mais une femme qui entend bien se faire entendre à travers ses vêtements. Et non plus pour ses vêtements

La Femme Diana

Dans les années 90 donc, à la recherche d’un nouveau look, Diana se rapproche de couturiers audacieux. Des couturiers qui, à leur tour, l’ont encouragée à porter des robes aux coupes décolletées et des jupes plus courtes.

Déjà ami avec Gianni Versace, Diana va se tourner vers les couturiers de l’époque. A l’exception de la maison Chanel.

Avant son divorce, il n’était pas rare de voir Diana dans l’iconique tailleur de Mademoiselle. Mais à la suite de son divorce, les deux C entrelacés lui rappelaient bien trop que le Prince Charles avait eu une affaire avec Camilla Parker Bowles…

Mais qu’importe, Diana avait trouvé chez Versace, Valentino, Lacroix et surtout Dior, les coupes et les matières idéales à sa nouvelle posture de femme.

Jacques Azagury, l’un de ses couturiers fétiches, se rappelle : « La première robe noire que j’ai créée pour elle date de novembre 1995. Juste avant la fameuse interview sur la BBC où elle révélait au journaliste Martin Bashir les dessous de son mariage, elle m’a téléphoné. Elle m’a confié que le jour de la diffusion de cet entretien, elle participerait à une soirée caritative au profit de la recherche contre le cancer pour laquelle elle voulait une robe « noire et sexy », devenue célèbre. C’était sa demande. S’habiller sexy était sa façon de dire « je suis une femme libre maintenant, je fais ce que je veux . »

Son apparition au Met Gala de 1996 résume le bouleversement dans le « look Diana. » Elle porte ici la toute première robe signée John Galliano pour Dior, plus proche d’un négligé que d’un fourreau du soir…

D’autant plus révolutionnaire si l’on compare son apparition à Chicago, en 1987, en robe Versace et chaussures Jimmy Choo.

Dans les années 1990, Lady Diana, après avoir refondé son look, se prête volontiers à l’exercice qui vise à faire la couverture de Vogue. Orchestrée par Liz Tilberis pour le Vogue Britannique, c’est Patrick Demarchelier qui va capturer la nouvelle Diana. Mais surtout donner à Vogue et aux portraits royaux une haute dose de modernité !

Le « look Diana » a ainsi posé de nouvelles bases à l’élégance. De superbes coupes, des matériaux luxueux, des robes au décolleté carré, accessoirisées avec ses chokers de diamants iconiques.

Sacs à main, et chaussures coordonnées… La signature Diana a très vite conquis le monde de la mode.

En parlant de sac à main justement. Il n’est pas surprenant que l’icône de la maison Dior fut baptisé Lady Dior. Offert par Bernadette Chirac lors de sa visite officielle en France pour l’exposition Cézanne au Grand Palais, en 1995, le sac n’avait pas de nom et…

C’est au bras de lady Di qu’il entra au panthéon des icônes de mode. Tout naturellement, la maison Dior l’a renommé Lady Dior, en 1996.

Seulement, chez la Princesse Diana, la mode était plus qu’une faire de mondanités. « Derrière chaque robe, il y avait un message ou une intention précise » ajoute l’un de ses couturiers fétiches, Jacques Azagury.

La Mode Comme Vecteur de Communication

Consciente du message véhiculé par le vêtement, Diana a consciemment choisi nombre de ses pièces pour devenir historiques. La plupart lui permettant d’exprimer ce qu’elle pensait, sans avoir à discourir.

La Mode Et Diana, Une Histoire D’Effets

La Princesse Diana a très vite utiliser sa notoriété pour attirer l’attention sur des problématiques humanitaires. Et l’un de ses gestes les plus historiques tient exactement de cela. Lorsqu’elle visite des malades atteints du SIDA, en plein épidémie, à une époque où le mode de transmission restait très flou, Diana retire ses gants de manière très visible pour tenir la main d’un patient.

Très tôt dans sa vie publique, elle a appris une leçon importante sur la façon de communiquer à travers ses vêtements. Et si au début de sa vie publique, ses paroles comme ses vêtements étaient sous cloche, dès qu’elle en fut libérée, Diana sut exactement ce qu’elle voulait montrer.

Son couturier de longue date Jasper Conran, expliquait ainsi lors d’une interview: « Chaque fois que la princesse discutait de ses vêtements avec moi, une partie de la discussion était toujours:’Quel message vais-je transmettre si je porte ça?’ Pour elle, c’est devenu un vrai langage, celui des vêtements. »

Elle ne portait pas de gants car elle aimait tenir les mains des personnes. Elle portait parfois de gros bijoux pour que les enfants puissent jouer avec. Et, elle ne portait jamais de chapeaux dans les hôpitaux pour enfants, parce qu’elle disait qu’on ne pouvait pas câliner un enfant avec un chapeau. Diana voulait que son look soit à l’image de ses engagements — profondément sincère.

Aidée des iconiques couturiers Versace, Dior ou Christian Lacroix, Diana a ainsi pu donner à son allure l’écho de son émancipation. La série réalisée par Vanity Fair, en 1997, l’année de sa disparition, par Mario Testino, révèle tout de ce rapport aux vêtements.

Chez Diana, la mode est une affaire de personnalité. Arborant une robe épurée de Gianni Versace, ces photographies montrent tout le glamour d’une femme qui est devenue une icône. Ces photos aussi iconiques soient elles, révèlent sa personnalité, elle-même encore plus iconique !

Et le coup le plus médiatique de Diana est ainsi advenu à travers une robe… La mythique Revenge Dress.

La Revenge Dress

Juin 1994. Le Prince Charles reconnaît, lors d’une confession télévisée, avoir été infidèle à Diana. Le soir même, la princesse Diana se rend à la fête d’été de la Serpentine Gallery, à Londres. Le lendemain, la presse ne retient que cette robe — baptisée Revenge Dress.

Eclipsant son ex-mari avec cette robe, Diana a fait de la mode son arme la plus efficace pour renverser la situation… Elle a littéralement volé la première page au prince Charles. Evidemment, tout était calculé.

Christina Stambolian, la couturière derrière la Revenge Dress, raconte ainsi que Diana possédait cette robe depuis trois ans, avant d’avoir trouvé le courage de la porter. Diana jugeant « qu’elle était trop audacieuse. »

Mais pas pour cette occasion. Plus que jamais, Diana a prouvé sa capacité à utiliser ses vêtements et la mode pour communiquer un message.
Celui d’une Princesse différente. Celui d’une femme dont l’allure traduit la liberté, de ton et de pensée. Et c’est en cela que Diana et la mode tient avant tout d’une historie d’icônes…

S’appuyant ainsi sur cette personnalité solaire, la mode a aussi cherché à actualiser ses icônes. Honorant ainsi le style et l’élégance de Diana qui en avait fait son sac favori, la maison Tod’s a édité une nouvelle version de son sac iconique vu aux bras de Diana… Le baptisant, cette fois, le D-Bag.

Et il est vrai que le style Diana trouvait dans le confort et le raffinement décomplexé des Gommino de la maison Tod’s, un certain point d’appui pour renverser le monde !

Les Appareils Photos Iconiques

Si derrière nombre de photos cultes il y a un talent, les appareils photos, aussi, sont des objets iconiques. Leica, Canon, Nikon ou encore Hasselblad figurent au panthéon.

Les Nikon de Peter Lindbergh, Martin Parr ou Steve McCurry

C’est l’une des photos les plus iconiques de notre temps — Steve McCurry a shooté « Afghan Girl » 1982 avec son Nikon FM2. S’il est certain que son habileté a beaucoup joué à faire la photo parfaite, il est amusant de constater l’impact des appareils Nikon dans nombre de travaux photographiques, devenus cultes !

Il faut dire que la maison Nikon existe depuis 103 ans maintenant. Plus d’un siècle que le fabricant Japonais innove et accompagne l’oeil de photographes audacieux… A l’instar de Peter Lindbergh (1944-2019).

Le photographe de mode utilisait un Nikon 810. Ses portraits forts en réalisme sont devenus canoniques. Et pour cause: Peter Lindbergh a toujours refusé de retoucher ses images. Avec son Nikon 810, souvent en objectif 70-200 mm, il pouvait se permettre de retoucher les grains de ses photos pour en faire sortir de nouveaux canons de beauté.

Naomi Campbell pour Vogue Italia, en 1988. Kate Moss pour Harper’s Bazaar US, en 1994. Jeanne Moreau pour Vogue Italia en 2004. La mythique photo qui fit entrer le mannequinat dans l’ère des supermodels, en 1989, avec la Une du Vogue… C’est lui et son Nikon 810. Toujours en noir et blanc.

Peter Lindbergh s’est inspiré de l’approche documentaire de la photographie. Et c’est bien au photographe Martin Parr que l’on doit les plus adéquates. Photographe Britannique, il documente avec piquant et un fort oeil stylistique les travers risibles de notre époque.

Pour ses format 35mm, Martin Parr utilise un Nikon 60mm avec macro lens combiné à un SB29. Un corpus d’oeuvres très intéressant !

Hasselblad, Richard Avedon, la Lune et Abbey Road

Le fabricant Suédois peut en effet se targuer d’être le première appareil photo à être aller sur la Lune. Dès 1969, les appareils photo Hasselblad sont en effet utilisés par les astronautes de la NASA. Réputés pour leur qualité et leur légèreté, c’est à un Hasselblad 500 EL que l’on doit cette photo de l’astronaute William Anders… Baptisée « Earthrise ».

La couverture de l’album Abbey Road entrée dans la mémoire collective?  Un travail de Iain Macmillan, en 1969, fait avec un Hasselblad. Et ce n’est pas le seul travail mémorable rendu possible grâce à un Hasselblad.

Le mythique photographe de mode Richard Avedon (1923-2004) avait fait siens les Hasselblad 500cm et Hasselblad 150mm f/4 lens. Parmi ses photos iconiques qui ont marqué l’histoire de la mode, ‘Dovima et les éléphants’ (1955), vêtue en Dior pour Harper’s Bazaar. Les campagnes cultes et culottées pour Gianni Versace.

Ou encore les nombreux éditoriaux fait pour le Vogue Américain, avec la grandiose Veruschka. Un nombre incroyables de photos que l’on ne peut résumer ici…

Le Canon d’Helmut Newton

Un tel sujet sur les appareils photo iconiques ne pourrait être complet sans revenir sur l’œuvre colossale et révolutionnaire d’Helmut Newton (1920-2004). Ses nues ont marqué les esprits. Et c’est avec un simple appareil photo reflex Canon 35 mm avec tous les paramètres automatiques, et un simple flash accroché au sommet de son appareil qu’il les a pour la plupart réalisés.

A une époque où les photographes de mode visaient le grain fin, photographiant avec des appareils photo de moyen et grand format pour atteindre la perfection, Helmut Newton, lui, visait l’authentique.

« En photographie de rue – j’aime « le régler et l’oublier » en plaçant mon appareil photo en mode «P» (programme), où l’appareil photo choisit automatiquement l’ouverture et la vitesse d’obturation. J’ai réglé mon ISO élevé (1600–3200) pour m’assurer de ne pas avoir de flou dans mes photos. J’ai placé la mise au point automatique de mon appareil photo au centre. Et puis je shoot » résumait-il. Une prouesse de l’oubli rendu ainsi possible par un appareil performant donc, le reflex Canon 35 mm.

Le plus légendaire? Le Leica

Utilisé par Robert Capa durant ses reportages de guerre. Cette image ‘Mort d’un soldat républicain’ fut si parfaite, qu’elle a longtemps été décriée pour avoir été préparée. Montée de toute pièce. Robert Capa l’a évidemment shooté sur le vif.

Un Leica IIIA a été utilisé pour cette illustre photo de la libération, « V-J Day In Times Square » de Alfred Eisenstaedt, en 1945.

Il a servit à Henry Cartier Bresson pour capturer Paris la nuit dans le noir et blanc qu’on lui connait tous aujourd’hui. En 1960, le portrait de Che Guevara par Alberto Diaz Gutiérrez… Avec un Leica encore que Marc Riboud prend la photo qui va s’ériger en symbole universel du pacifisme… Une fleur contre les fusils, image magistrale d’une jeune fille de 17 ans, faisant face à des soldats devant le Pentagone. Une fleur à la main.

Le peintre de la Tour Eiffel, par Marc Riboud prise en 1953. Mohammed Ali immortalisé par Thomas Hoepker en 1966. La photo de Nick Ut prise en 1972 illustrant la barbarie de la guerre du Vietnam…

Brigitte Bardot sur le tournage de ‘Et Dieu Créa La Femme’, de Vadim, dans les années 60, par Edward Quinn. Le Leica est encore là.

Nombre des photographes ayant contribué à la réputation du magazine Life, avaient entre leur main un appareil photo Leica. Une icône légendaire qui, à l’instar des Canon, Nikon et Hasselblad, ont fait entrer des visions inédites, révolutionnaires, parfois choquantes mais toujours pertinentes, dans l’histoire de l’humanité.

Le Come Back De La Jungle Dress Versace, Pour Le Printemps/Eté 2020

« Je suis fière d’une certaine façon d’avoir inspiré Google » a notamment décalé Donatella Versace.

L’histoire est désormais connue de tous. Une robe, une star, une cérémonie. La star, J-Lo. La cérémonie, celle des Grammy Awards en 2000. La robe? Celle qui coupa le souffle à l’assistance; avant de provoquer une véritable ruée sur google, alors à ses balbutiements — THE Dress, comme l’appelle Donatella Versace, est bel et bien à l’origine de Google Images. Ce weekend, à la Fashion Week Milanaise, elle était à l’origine d’un nouveau coup d’éclat.

Venant clore le défile Printemps/Eté 2020, Jennifer Lopez en personne arborait la robe iconique. Retravaillée, certes. Le décolleté plus anguleux, les bras laissés libres pour accentuer les épaules étirées, et une attache très glitz, très Versace. Donatella a souvent défendu une féminité décomplexée — cette robe est un symbole pour la femme « qui veut se montrer et être fière. »

Et c’est bien là toute la veine du style Versace. Dans ce défilé, l’ode au happy black se faisait autour de coupes et de dénudés sexy au possible — contrebalancés par cette rigueur moraliste propre au noir. Mais on est là dans le domaine de Donatella: les femmes sont belles et assumées, libérées des entraves patriarcales ou pire, celles de la bien pensance. Une nouvelle fois, la saison Printemps/Eté 2020 de Versace mêle avec adresse sensualité exacerbée et styling complètement dans l’air du temps. Un fait bien rare!


Pluie d’Icônes au Prefall 2019 de Versace : Méduse et Safety Pin Dress ! 

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Lundi 3 Décembre 2018. Donatella Versace faisait défiler au coeur du New York Stock Exchange une vision rafraîchie des icônes qui ont fait la gloire de la maison de son frère. Il faut dire que depuis la collection anniversaire, célébrant la saison passée les 20 ans de la disparition de Gianni, Versace a comme lancé la tendance des collections revivals. Et pour le Prefall 2019, Donatella va encore plus loin — sur les tops du moment, Gigi Hadid, Binx Walton, Hailey Baldwin et Kaia Gerber, c’est bel et bien deux silhouettes mythiques de la maison qui refont surface.

 

Kim Kardashian et Kanye West, Bradley Cooper, Lupita Nyong’o, Uma Thurman ou encore Mary J. Blige… Le parterre de célébrités n’a pas fini de s’émerveiller quand, sur les épaules du mannequin Vittoria Ceretti c’est bien la Safety Pin Dress qui déboule sur le podium. Pièce devenue culte sur Elizabeth Hurley, la robe version 2019 ne perd rien de son panache — toujours aussi fendue, retenue par une crevée d’épingles à nourrice, la femme Versace milite ainsi pour son propre pouvoir. D’ailleurs, le podium construit autour d’une réplique de la Torche de la Liberté fait dire à Donatella Versace que « ce symbole de New York, est aussi un symbole des femmes, de la prise de pouvoir et de la force ». Ainsi représentées, les femmes Versace font fi des convenances conservatrices et affichent avec détermination leur féminité-épée dans une robe au décolleté plongeant, arborée par Amber Valletta. Cette même robe réinterprétant l’icône absolue de Versace — une robe portée par J-Lo lors des Grammys en 2000. Une pièce si recherchée qu’elle initia la section image de Google !

Le Retour de la Robe Noire en Satin Diablement Sexy de Versace du Printemps/Eté 2019

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C’est au coeur du parc des expositions de Milan, nommé la Fiera, que la cadette du clan Versace faisait défiler sa collection Printemps/Eté 2019. Une collection haute en réminiscences faisant la part belle aux imprimés tout droit sortie des archives. En même temps qu’aux silhouettes iconiques de la maison à la Méduse, taillées dans une précision anatomique. D’ailleurs, Donatella Versace l’assurait elle-même dans sa note d’intention : « Les pouvoirs mystiques de la Méduse et sa personnalité n’ont jamais été aussi puissants. » La femme Versace de la saison prochaine est une déesse honorant la décennie du sexy et du sensuel ! 

 

Combinaison de pouvoir et de douceur, de joliesse et d’érotisme, la silhouette clé du défilé Printemps/Eté 2019 était portée par nulle autre qu’Emily Ratajkowski. Délaissant ainsi quelques peu les amazones Versace, Donatella a glissé l’un de ses mannequins stars dans une robe en satin noire à la coupe chirurgicale — inspirée des pièces phares de la grammaire Versace, la robe enveloppe le corps d’un érotisme très racé. Mieux, c’est ceinturée d’une lanière en studs et gold que la robe célèbre aussi la silhouette légendaire Versace des années 80. Sexy et sculpturale ! 

 

Belle en diable, et diablement chic, Emily Ratajkowski distille ici toute l’aura d’une femme Versace. « Elle est éclectique et raffinée, tout à la fois » détaille Donatella Versace quant à la vision qu’elle avait en tête lors de la réalisation de cette collection. Une vision de femmes captivant immédiatement les regards ; brûlant d’une assurance déconcertante !

Le Barocco Versace en Total Look pour le Printemps/Eté 2019

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La semaine passée à Milan, sous la glycine de la Via Gesu, au coeur du Palazzo familial, Donatella Versace faisait défiler une collection actualisant un peu plus les codes de la griffe instaurée par feu son frère, au milieu des années 90. Preuve s’il en faut, la prononciation du nom de la maison fut littéralement au coeur de la collection Printemps/Eté 2019. Il y a près de 30 ans maintenant, Gianni Versace, lui, s’imposait sur le devant de la scène en même temps qu’il intronisait la silhouette phare de la décennie. Aujourd’hui que l’époque est au revival 90’s, nulle autre maison que Versace peut se taguer d’actualiser ses codes avec une telle facilité. 

La silhouette clé du défilé reprend ainsi le motif iconique de la Medusa — un motif devenue épitomé d’un style extravagant et éminemment sexy, signé Versace. Symbole d’opulence légèrement désuète, le barocco Versace trouve un nouvel écho dans le désir de l’époque. Pensé en total look pour l’homme du Printemps/Eté 2019, c’est en 1990 que Gianni Versace conjugue son goût pour l’or aux lignes du baroque Italien!

Un geste inspiré depuis devenu l’écriture de Versace, le motif barocco est ici appliqué sur fond jaune — et non noir comme à l’habitude. Coupé dans une matière fluide et légère, le voici qui épouse la grammaire de l’époque autour d’une combinaison short/chemise des plus juste! Si l’homme Versace ose tout, c’est qu’il prône haut et fort son identité. “L’homme Versace s’exprime sans réserve à travers ses vêtements, son mouvement est toujours puissant mais sans effort, il repousse chaque limite et jamais sans humour. Il remet le sexy à l’ordre du jour » annonçait tout naturellement la note du défilé. 

 

Doria Arkoun

Versace Irradie Son Mythique Imprimé Baroque Automne/Hiver 2018

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            Gianni Versace a longtemps puisé dans l’architecte, l’art moderne, le théâtre et les ballets pour l’inspiration de ses collections – mais, c’est toujours pour mêler ses idées à l’atmosphère surréelle et maximaliste des night-clubs gays du downtown new-yorkais. C’est ainsi que le couturier fait entrer le cuir noir, les références bondages, les imprimés baroques et les couleurs tantôt chatoyantes tantôt criardes sur les podiums les plus en vus de la planète. Gianni, puis Donatella Versace, vont parvenir à libérer la femme, puis l’homme, des carcans de la bienséance stylistique – une mode clinquante, tape à l’œil qui vante sans relâche l’abondance et la richesse comme signe d’un lifestyle incomparable. C’est ainsi que depuis deux saisons, Donatella Versace réinjecte l’ADN premier de la maison dans des silhouettes plus que contemporaines.

            Présentée samedi 13 Janvier dans un palazzo baroque de Milan, la collection Automne/Hiver 2018 est évidemment très flamboyante. Les pièces sont épaisses, les matières précieuses mais le look jamais gauche. L’homme Versace ne se prend pas au sérieux, et ça, Donatella l’assure. C’est d’ailleurs dans la collection Versace Casa, sa ligne homewear, que la directrice artistique est allée puiser l’inspiration de cette ligne. Le velours est naturellement riche et somptueux.

            A l’instar de ce look où le manteau en velours orange électrise toute l’audience – un manteau irisé qui reprend avec une facilité et un charme déconcertant le mythique imprimé baroque de la maison Versace. Ce look est aussi symbolique en ce qu’il illustre la réussite de ce défilé ; réconcilier les motifs baroques et antiques, la coupe tailleur et le sportswear très en vogue depuis plusieurs saisons. Une silhouette joyeuse et plutôt raffinée qui exagère la flamboyance évidente de la griffe, sans gâcher la pertinence de la coupe.

La Montre Pour Femme Leda, Signée Versace

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Donatella Versace le sait – le bon accessoire peut transfigurer un look, et l’amener dans les territoires de l’équation parfaite. C’est dans cet esprit que s’ancre l’esthétique des garde-temps de la collection Leda. Des garde-temps qui ont tout du caractère Versace : le cadran de 38mm, coulé en acier inoxydable, est ainsi agréablement encadré par une lunette grecque gravée. Gravée, la couronne l’est aussi d’un des emblèmes de la maison Versace – autre signe du détail et de l’attitude Versace, la lunette est finie avec une texture polie qui ressemble beaucoup à la clé grecque Leda, celle de l’infinie, du fait de la répétition des motifs…