Le « Gommino » Tod’s

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C’est à quelques heures de Milan, à Brancadoro, à quelques kilomètres d’Ancône, dite aussi « le district de la chaussure » et qui compte près de 4000 petites et moyennes entreprises, que se situe l’usine de Tod’s, où sont fabriquées l’intégralité des chaussures de la marque. Si les premiers ateliers virent le jour en 1978, ils sont depuis intégrés sur un seul gigantesque site qui continue de privilégier le travail artisanal. Le « Gommino » n’échappe pas à la règle, et est ainsi intégralement réalisé de la main des ouvriers de la maison.

Dans cette usine, chaque peau reçue est d’abord soumise à un minutieux contrôle qualité (cf. photo 1). Il s’agit bien en effet de vérifier que chacune des peaux soit en parfaite correspondance avec le modèle de référence, un échantillon de cuir signé par la tannerie, afin d’éviter toute différence de nuance entre les différentes séries produites d’un même modèle. Vient ensuite un contrôle de l’épaisseur de la peau (cf. photo 2), qui ne doit être ni trop épaisse pour pouvoir être travaillée avec les outils Tod’s, mais non plus trop fine sans quoi elle ferait défaut à l’impératif de durabilité auquel est tenue une chaussure de la Maison. Un dernier contrôle qualité est opéré pour chaque peau, visant cette fois à s’assurer de l’absence de défauts qui doit caractériser une peau se destinant à la fabrication de chaussures Tod’s. Une fois ces contrôles préliminaires mais essentiels proprement conduits, les peaux sont transmises au sein de l’usine à une équipe de tailleurs ayant pour mission de découper les peaux en suivant un modèle prédéfini qui leur tient lieu de guide (cf. photo 3). La pièce coupée est ensuite envoyée à l’assemblage, où les différents éléments prédécoupés vont être cousus. Chaque chaussure est composée en moyenne de 25 à 30 pièces, les mocassins à picots les plus fantaisistes pouvant frôler le seuil des 70 pièces (cf. photo 4).

C’est alors qu’a lieu la fameuse étape du poinçonnage (cf. photo 5) doublée de l’insertion des 133 picots en gomme, jamais un de plus, jamais un de moins, et d’où le mocassin tient son fameux nom de « Gommino ». S’ils garantissent une excellente adhérence en toute circonstance, l’idée initiale était créer une chaussure urbaine, en s’inspirant d’une chaussure de conduite. Il s’agit ensuite de mettre en forme la chaussure par un jeu de pliures, l’idée étant d’utiliser un minimum de pièces de sorte à obtenir une chaussure faite main de haute qualité (cf. photo 6). La chaussure demande finalement un dernier façonnage une fois cousue afin d’être définitivement mise en forme et de ne plus requérir que la disposition d’une semelle intérieure. On notera l’absence de traitement imperméabilisant par souci de laisser respirer la peau et d’en maintenir toute la souplesse. S’il s’agit d’un modèle en cuir, celui-ci pourra faire l’objet d’un traitement afin d’obtenir certaines nuances ou bien encore un vernissage. La chaussure est finalement installée dans une boîte, gonflée de papier en guise d’embauchoirs et tenue par encore d’autres papiers afin d’en assurer le transport jusqu’en boutique dans le même état qu’à sa sortie d’usine, comme si la chaussure avait été directement déposée sur les présentoirs en boutique par les artisans (cf. photo 7).

Au-delà de ces aspects techniques, une insistance toute particulière est mise par la marque sur l’esprit artisanal et le sentiment d’appartenance. Comme un symbole, le plus jeune fils du propriétaire Diego Della Valle fréquente la même école que les fils des ouvriers de l’usine, à Casette d’Ete. Et en effet, le patron se plaît à rappeler qu’au-delà des différents rôles, tous participent à parts égales à la réussite de l’entreprise. Aussi, chacun des artisans et ouvriers ayant contribué à la confection d’un modèle saura vous dire à quel point il est fier de voir ces chaussures portées et plébiscitées par une clientèle internationale, et d’avoir contribué au maintien sinon à l’avancée de leur renommée. Roberto, modéliste, résume la philosophie qui anime intérieurement chacun des employés de l’usine Tod’s : « bien travailler avec passion en faisant attention aux détails ».

Le Soulier Bicolore De Chanel

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Après avoir marqué le monde de la mode avec, entre autres, sa petite robe noire et son sac matelassé, Gabrielle Chanel s’inspire une nouvelle fois du vestiaire masculin pour créer un autre classique, les souliers bicolores. En 1957, Chanel collabore étroitement avec le chausseur Massaro pour réaliser la chaussure emblématique de la maison.

« Une femme bien chaussée n’est jamais laide » disait Coco. Mademoiselle Chanel désire en effet un soulier qui flatte la silhouette féminine et qui soit avant tout pratique. C’est dans cet esprit que le beige et le noir sont choisis pour ces escarpins ouverts. « Le bout noir et légèrement carré raccourcissait le pied. Le beige se fondait dans l’ensemble et allongeait la jambe », explique monsieur Massaro. Pour le côté pratique, Coco Chanel refuse la mode des stilettos et maintient un talon de 6 cm, mais surtout décide de placer une bride afin de maintenir le pied.

Dès leur création, les souliers bicolores rencontrent un immense succès : Catherine Deneuve, Gina Lollobrigida, Romy Schneider et bien d’autres les choisissent ! Forte de son succès, Coco Chanel décline immédiatement les bicolores. Elle s’amuse à changer les couleurs : beige à bout marine pour le jour en été, beige à bout marron pour la détente, à bout doré pour le soir…
 
Cet esprit de déclinaison perdure avec Karl Lagerfeld qui les réinvente à chaque collection de manière magistrale. Et le soulier bicolore de Mademoiselle de rester l’objet de toutes les convoitises.

La Suede de Puma

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« Un puma rôde au fond de ma mémoire », disait le titre d’un roman de Patrick Virelles. La Puma Suede, véritable incontournable de la basket, est une chaussure qui parcourt le temps. C’est en 1968 qu’elle fit sa première apparition, aux pieds de l’athlète Tommie Smith, lors des Jeux-Olympiques de Mexico. Elle offrit à Smith ce jour-là une victoire sportive, mais aussi sociale et emblématique de toute une génération : l’image du champion au poing levé contre les discriminations raciales resta gravée dans la mémoire collective. La Suede continua à traverser les âges, et fut vite réinvestie dans les années 80 par les skateurs et ceux que l’on prénommait les « bad boys ». Elle devint et demeure témoin de la contre-culture, celle du street-style et de l’urban-dance, aux traits graphiques et à l’accent du Rythm And Poetry.

Cette année, la marque prouve son ancrage dans cette tradition, proposant une réédition de sa basket préférée. La Re-Suede de 2013 est la plus proche, par sa forme épurée et ses lacets affinés, de la Suede de 68. La gomme de la semelle est volontairement vieillie, apportant l’effet vintage tant recherché par les nouvelles générations. Se positionnant entre l’éternel et l’effet de mode, elle incarne avec justesse ce qu’on appelle la modernité. Le choix d’utiliser un daim synthétique et 100% recyclé la plonge dans la vague, dans l’ère du temps, qui est de plus en plus eco-friendly. Elle s’affirme par ses couleurs, entre originalité et tradition, ses combinaisons de teintes convaincantes et ses lacets raffinés : la Puma Suede est l’objet indémodable, iconique du monde sportif basculé dans le mode de vie urbain.

Des valeurs qui sont défendues par le rappeur Youssoupha, nouvelle égérie musicale de Puma. Youssoupha est également l’ambassadeur du nouveau projet PUMA THE QUEST (www.pumathequest.com), un projet artistique et international au but de promouvoir la danse urbaine et la Street Culture, à travers la création d’un groupe de danse formé et entraîné par le danseur Salah. Un voyage initiatique qui risque bien de nous captiver.

Objets de Désir de la Fashion Week de New York

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Une brise délicate et élégante nous vient d’outre-atlantique… Voici quelques objets de désir retenus de la Fashion Week de New-York, pour l’automne 2013. De précieux accessoires qui offrent l’accès au raffinement, au particulier et à la précision. Entre motifs texturés, géométrie, gold et thèmes animaliers, l’accessoire est définitivement l’art du simple détail qui change tout, dédié à la déclaration de soi. 

Le Pop-Up Store de Converse à Paris

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Pour tous les nostalgiques de la première heure, la célèbre marque de baskets Converse ouvre le 23 Mars, dans le 10ème arrondissement de Paris, un espace éphémère exceptionnel. Jusqu’au 21 Avril[i], 160 m2 seront dédiés à la plus indémodable des chaussures de sport, exposant des modèles mythiques tout comme des modèles exclusifs, et donnant l’occasion aux plus passionnés de customiser leurs précieuses Converse.

 Pour mémoire, la Converse, c’est d’abord un concept : c’est LA chaussure décontractée et confortable par excellence, créée en 1917 par le marquis Mills Converse : il décide de créer des chaussures avec une semelle en caoutchouc pour ne pas glisser. La converse All Star est née. C’est Chuck Taylor, joueur de basket passionné qui se charge de développer la marque en proposant des innovations pour adapter ses chaussures à sa passion. Taille haute, lignes élancées et coupe sportive, elle se métamorphose une première fois en 1962 : la version courte – Oxford – supplante la Chuck, et entre dans la pop culture américaine. Bien plus qu’un simple accessoire de sport, la marque scellée d’une étoile devient alors un véritable état d’esprit.

Courrez donc sans perdre un instant (re)découvrir la star des baskets !

 

[i] Espace Converse
 19, rue Yves Toudic 75010. 
Ouverture du 23/03 au 21/04. Tous les jours sauf le lundi.

L’escarpin Ossie de Manolo Blahnik

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Manolo Blahnik, « le magicien du talon haut », joue la carte du glamour en rééditant l’escarpin « Ossie ». Conçues en 1971, pour Ossie Clark, ces sandales gantent les tops de son défilé. D’inspiration champêtre, la nature ne s’est jamais trouvée aussi sexy que sur ces escarpins. Des brides en daim verte rehaussées de petits ronds rouges en forme de feuilles ornées de baies. Chic, haut perchée et fantaisiste : un jardin de bien-être.

Cette sandale a fait de Manolo Blahnik, le roi du talon aiguille, le grand vizir de la mule, un des chausseurs préférés des stars: Diane Von Furstenberg ne les compte plus, Paloma Picasso leurs est fidèle depuis l’âge de quatorze ans, Jessica Parker, la new-yorkaise de la série culte Sex and the City se disait accro, quant à Madonna, elle les trouve » aussi bonnes que le sexe…sauf qu’elles durent plus longtemps. »

Le créateur dévoile le petit secret des « Manolo », véritable œuvre d’art :  » Mes chaussures ont quelque chose que les autres n’ont pas : de la personnalité. »

Manolo Blahnik, adorateur d’Ossie Clark, raconte sa collaboration avec le célèbre designer anglais: « Il a créé une magie incroyable avec le corps et a accompli ce que la mode devrait faire : créer le désir ». Le roi des talons aiguilles rend hommage à cette rencontre, en rééditant les escarpins « Ossie » en 60 exemplaires. Disponibles dès maintenant au Printemps, elle vous rendront sexy in Paris !

Walt Disney S’Associe A La Bonne Fee Du Soulier, Christian Louboutin

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L’homme qui créa l’escarpin Pigalle a été choisi par les studios Walt Disney pour revisiter les mythiques souliers de verre de la princesse Cendrillon.

Le créateur des souliers à semelle rouge est tombé sous le charme : « N’est-ce pas le rêve de tout un chacun de vivre un jour un vrai conte de fées ? Disney m’a offert ce moment magique où j’ai eu la chance de marcher dans les pas de Cendrillon, véritable icône de l’univers enchanteur du soulier et pour toujours la merveilleuse interprète d’un monde onirique ! »

Quant à la bonne fée du soulier, Christian Louboutin, il nous a offert une nouvelle paire d’escarpins féeriques.

Gommino, Le Mocassin Star de Tod’s

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Les mocassins à picots Tod’s sont un classique de la chaussure. Monté sur une semelle de 133 picots, le Gommino fait la fierté de son PDG, Diego Della Valle, incarnation du rêve américain.

Tod’s, c’est l’histoire d’un petit-fils de cordonnier devenu milliardaire. En 1970, le jeune homme reprend l’affaire de son père, patron d’un atelier de chaussures en Italie. Mais son ambition le mène dans une petite rue de Manhattan où il déniche une « driving shoe », un mocassin d’origine portugaise adopté par les pilotes de course. Une fois dans son atelier, il exploite la semelle de gomme à picots et transforme cette chaussure de conduite automobile en chaussure de ville. En 1978, le Gommino est né.

Le président de Tod’s, connu pour sa passion pour le cuir, met tout son savoir-faire dans cette chaussure emblématique de l’art de vivre à l’italienne. Diego Don Valle raconte : « … alors qu’à l’époque, en Italie, on était toujours tiré à quatre épingles, j’ai voulu créer un produit casual à porter la semaine avec un costume, le week-end avec un jean : c’était ça la grande idée de Tod’s. Avec une innovation majeure : donner de l’élégance à une semelle de caoutchouc. »

Mais si le Gommino est une chaussure, c’est pourtant à un gant qu’il est le plus souvent comparé : « Nous avons envisagé la chaussure comme une paire de gants. Nous pensons tout le temps à la lumière, la douceur, le confort et l’utilité, quelque chose qu’on peut vraiment porter tous les jours. »

Aujourd’hui, la maison Tod’s renouvelle sans cesse ses lignes de mocassins pour femme. A chaque saison, des séries limitées, des commandes spéciales et de nouvelles couleurs avec, pour la collection printemps-été 2012, du bleu, du vert, du beige, ou du violine. Tout le monde trouve chaussure à son pied !