Pâtiss’art 2025 Deauville

Pâtiss’art 2025 Deauville

Du 24 au 27 octobre 2025, Deauville redevient la capitale des arts sucrés. Quatre jours de crème fouettée, de haute précision et de storytelling comestible. Le salon Pâtiss’art, lancé en 2024 par Nina Métayer, revient avec une édition augmentée. Plus de jours, plus de stars, plus de sucre — mais aussi plus de fond.

Pâtiss’art 2025 Deauville

Cette année, le parrain s’appelle Maxime Frédéric. Chef pâtissier du Cheval Blanc, créateur de l’adresse Plein Cœur à Paris, il incarne cette nouvelle génération de chefs qui font glisser la pâtisserie du côté du luxe et de l’art contemporain. Dans ses vitrines comme dans ce salon, on est loin des présentoirs rustiques : ici, le dessert devient sculpture, mise en scène, et parfois même manifeste.

Au cœur du CID de Deauville, le salon s’articule comme une expérience sensorielle totale. Des performances en live sont retransmises sur écran géant. Des conférences stylées sont animées par Carinne Teyssandier. Une galerie photo explore l’esthétique du sucré. Des ateliers accueillent petits et grands, pendant que la mixologie sucrée invente de nouvelles manières de boire un dessert.

Mais ce qui fait battre le cœur du salon, ce sont les compétitions. Le championnat de France du cake design prend des airs de défilé haute couture version pâte à sucre. Le Grand Prix Pâtiss’Art pro, présidé par le MOF Nicolas Bernardé, célèbre la technique et l’émotion. La version Jeunes Talents met en lumière les moins de 21 ans. Et un challenge amateurs orchestré par Mercotte transforme l’audace domestique en moment de grâce.

Pâtiss’art ne se contente pas de séduire le grand public. Il parle aussi business. Un espace pro permet de repérer les tendances, d’échanger des cartes, de détecter des vocations. Car derrière les ganaches bien lissées, un autre enjeu se joue : 13 500 postes sont actuellement vacants dans la pâtisserie selon France Travail. Le salon devient alors un tremplin, un accélérateur, un lieu de passage entre passion et profession.

L’année dernière, la première édition avait attiré 8 000 visiteurs. Cette année, on ajoute une nocturne. Et un peu plus de champagne, sans doute. Car ce salon, ce n’est pas juste un marché ou un événement pro. C’est une déclaration : la pâtisserie française, quand elle s’aligne sur les codes du luxe, devient un terrain de jeu éditorial, culturel, visuel.

Et Deauville, entre galop et ganache, trouve ici une nouvelle saison haute. Un salon à suivre, à goûter, et à photographier. De préférence avant de fondre.

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