Le Verre Harcourt de Baccarat

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Le Verre Harcourt de Baccarat

Une ligne empruntée au sublime, une transparence inspirée du divin : le verre Harcourt incarne le fleuron de l’artisanat du luxe, la perfection d’un calice iconique. Créée en 1841 sous le règne de Louis-Philippe, cette “forme gondole à triple bouton” n’avait pas de nom. Ce n’est qu’en 1925, lors de l’exposition internationale des arts décoratifs et industriels, que le verre Baccarat est enfin baptisé, en hommage à Pauline d’Harcourt. Appartenant à l’une des plus vieilles familles aristocratiques normandes, c’est cette femme qui, la première, lui avait donné ses lettres de noblesse, l’invitant au service de son mariage, en 1843.

Cette petite merveille, à la silhouette pure et puissante, avait fasciné madame d’Harcourt dès le premier instant. Un pied hexagonal à la géométrie parfaite, une jambe à triple bouton finement ciselée, une coupe taillée à côtes plates : cette sculpture cristalline façonnait et façonne toujours la lumière, reflétant un art bouleversant. Un succès charmeur qui perdure à travers les siècles et les lieux. De Jean-Paul II au Shah d’Iran en passant par l’Elysée, le verre Harcourt est l’ambassadeur du goût français, l’icône de la cristallerie et de l’artisanat de prestige.

En 1974, il arbore un goût plus baroque, s’habillant de rose, de bleu cobalt, d’émeraude ou encore d’améthyste. En 2002, Baccarat invite des designers contemporains tels que Tsé-Tsé, Vincent Dupont-Rougier ou Inga Sempé, à proposer de nouvelles interprétations de cet objet mythique. Puis la collaboration avec Philippe Starck en 2005 donne naissance au cygne noir de l’Harcourt, modelé dans un cristal noir des plus ténébreux. Autant de rencontres qui jalonnent l’épopée de ce ciboire nommé désir, entre extravagance classique et tradition audacieuse.

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