Gucci et le Glamour des Années 70 en Scène pour le Film Rush

Dans les années soixante-dix, il n’existe de vie plus glamour et plus chic que celle d’un pilote de course, d’après Frida Giannini. Rush revient sur une histoire vraie, celle d’un pilote durant l’âge d’or de la Formule 1, le champion du monde anglais James Hunt, connu hors des circuits pour incarner le lifestyle d’une époque : débridée, sauvage et voluptueuse. Pour ce thriller héroïque, le réalisateur du Dan Vinci Code, Ron Howard, bille en tête, cherche à raviver à l’écran le glamour de ces sauvages seventies. Là, intervient la passeuse entre le cinéma et la mode : Frida Giannini, cinéphile et directrice artistique de Gucci. Elle, qui déclare devoir à cette décennie beaucoup de son inspiration, puise dans ses collections passées pour ici grimer le présent. Pour le personnage de James Hunt, la course aux conquêtes qu’on lui prêtait mène Frida sur la piste d’une création puissante de sensualité animale, reflet de la personnalité du pilote, et de l’esthétique de la griffe fondée en 1921, mais dans le goût seventies.

Gucci et le cinéma ? Une histoire de longue date, qui remonte aux années 40. Plus récemment, c’est à la marque qu’on doit la restauration du mythique film de Federico Fellini La Dolce Vita. Aujourd’hui, si à l’écran le style de James Hunt, incarné par Chris Hemsworth, ne détonne que par sa sophistication, c’est parce que la maison est la clé de lecture la plus complète de la mode de cette époque. En 2000, Gucci éditait le parfum Rush, donnant à la femme l’impertinence que conféraient jadis une allure sexy et un naturel. Sans tapage, Gucci efface la barrière temporelle et rappelle pour le cinéma, à l’heure où sa directrice nourrit sa griffe des archives de la maison romaine, l’apparence luxueuse et sensuelle, chic et lascive, audacieuse et libre d’usage dans cette décennie furieusement stylée. Alluré d’un pantalon patte d’éléphant qui épouse étroitement les formes du corps et d’un sobre trench au col relevé, Chris Hemsworth habillé par Frida Giannini : un retour de l’équation parfaite à retrouver par la grâce de l’écran.

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