Creation’Workshop : <br>Création Produit, Le Reset IA...

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Creation’Decoding : Keith Haring, Ses Icônes, Son Processus Créatif…

  • Durée : 1h30
  • Format : En ligne & présentiel
  • Intervenant : Sébastien Girard - Fondateur Icon-Icon (@iconicon.institute @iconicon.media @icon-icon.gallery)

Dates et horaires

16/07/2026
  • 08H30 - 10H00

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Programme

À La Rencontre Des Créations De Keith Haring…

« L’art est pour tout le monde », affirmait Keith Haring. Avec ses lignes noires épaisses, ses corps en mouvement, ses bébés rayonnants, ses chiens, ses soucoupes volantes et ses figures dansantes, l’artiste américain a construit l’un des langages visuels les plus immédiatement reconnaissables du XXe siècle.

Derrière l’apparente simplicité de ses images se déploie une œuvre profondément politique, traversée par la sexualité, la violence, le pouvoir, la technologie, le racisme, la maladie, la mort et la liberté. Haring transforme le dessin en un langage public : direct, collectif, accessible, mais jamais innocent.

Creation’Decoding…

Une immersion d’une heure trente, à l’Icon-Icon Gallery, dans l’univers créatif de Keith Haring, afin de comprendre comment cet artiste majeur des années 1980 a construit une grammaire visuelle capable de circuler entre les rues de New York, le métro, les galeries, les objets du quotidien et les grandes institutions internationales.

À travers ses œuvres emblématiques, son processus créatif et ses constantes plastiques, ce workshop explore la manière dont Haring a fait dialoguer dessin, graffiti, culture populaire, performance, musique, activisme et communication.

Une Approche Instinctive De La Ligne Et Du Mouvement…

Né en 1958 à Reading, en Pennsylvanie, et élevé à Kutztown, Keith Haring développe très tôt un intérêt pour le dessin. Son père, qui réalise des personnages de bande dessinée, lui transmet le goût d’une ligne claire, spontanée et immédiatement expressive.

Après une brève formation à l’Ivy School of Professional Art de Pittsburgh, Haring s’installe à New York en 1978 et intègre la School of Visual Arts. Il y découvre un environnement artistique en pleine effervescence, où se croisent peinture, performance, vidéo, musique, graffiti et culture des clubs.

La ville devient rapidement son véritable atelier. Haring fréquente des lieux comme le Club 57 et le Mudd Club, où il rencontre de nombreux artistes, musiciens et performeurs. Il se rapproche notamment de Jean-Michel Basquiat, Kenny Scharf, Madonna, Grace Jones et Andy Warhol.

Cette scène underground lui permet d’échapper aux frontières traditionnelles entre les disciplines. Une œuvre peut être dessinée sur du papier, peinte sur un mur, portée sur un vêtement, projetée dans un club ou réalisée devant un public. L’art n’est plus uniquement un objet terminé : il devient un geste, une circulation et une manière d’occuper l’espace.

Du Métro New-Yorkais À Un Langage Universel…

Le workshop reviendra sur les Subway Drawings qui ont joué un rôle essentiel dans la reconnaissance de Keith Haring.

Au début des années 1980, l’artiste remarque que les panneaux publicitaires inutilisés du métro new-yorkais sont recouverts de papier noir mat. Il comprend immédiatement le potentiel de ces surfaces temporaires et commence à y dessiner à la craie blanche.

Entre 1980 et 1985, il réalise des centaines de dessins dans les stations de métro. Il peut parfois en produire plusieurs dizaines au cours d’une seule journée, sous le regard des voyageurs et malgré les interventions régulières de la police.

Ces œuvres doivent être exécutées rapidement. Haring dessine directement, sans esquisse préparatoire ni correction. La ligne avance d’un seul mouvement. Chaque figure doit être immédiatement lisible par un public qui marche, attend un train ou ne dispose que de quelques secondes pour regarder.

Le métro devient à la fois son atelier, sa galerie et son système de diffusion. Haring ne cherche pas uniquement à exposer gratuitement. Il veut rencontrer un public qui ne fréquente pas nécessairement les musées et observer la manière dont les images agissent dans un espace partagé.

Les réactions des passants font partie du processus. Certains s’arrêtent, posent des questions ou regardent l’œuvre apparaître. Le dessin devient un événement public et une forme de communication directe.

De Ses Figures Emblématiques À Sa Grammaire Visuelle…

À travers l’analyse de ses œuvres majeures, ce workshop décryptera les grands codes visuels de Keith Haring : les lignes épaisses, les contours continus, l’absence de modelé, les couleurs franches, la répétition des figures et les petits traits graphiques indiquant le mouvement, le bruit, l’énergie ou le rayonnement.

Ses personnages sont rarement individualisés. Ils ne possèdent généralement ni visage, ni vêtements, ni identité sociale précise. Cette absence leur permet de devenir des signes presque universels.

Le Radiant Baby, ou bébé rayonnant, est l’un des symboles les plus célèbres de Haring. Représenté à quatre pattes et entouré de traits lumineux, il évoque simultanément l’innocence, la naissance, l’énergie et la possibilité d’un commencement.

Le chien qui aboie peut représenter la puissance, l’autorité, la surveillance ou la menace. Les figures dansantes incarnent l’énergie collective, la joie et le mouvement. Les corps traversés, découpés, écrasés ou contrôlés introduisent au contraire les thèmes de la violence, de la domination et de la vulnérabilité.

Ces symboles ne possèdent toutefois pas une signification unique et définitive. Leur sens dépend de leur position, de leur répétition et des autres figures auxquelles ils sont associés. Un chien peut sembler joyeux dans une composition et menaçant dans une autre.

Haring construit ainsi un véritable vocabulaire visuel. Ses images fonctionnent presque comme une écriture : chaque figure constitue un signe, tandis que la composition organise leurs relations.

Un Processus Créatif Sans Esquisse Ni Correction…

Nous explorerons également le processus créatif de Keith Haring et la manière dont il transforme la spontanéité en méthode.

Haring travaille généralement sans dessin préparatoire. Il commence par une ligne et laisse la composition se développer progressivement. Même lorsqu’il intervient sur une surface monumentale, il évite souvent les projections, les quadrillages ou les systèmes traditionnels de report.

Cette absence d’esquisse ne signifie pas que son travail est improvisé au hasard. Elle repose sur une maîtrise exceptionnelle du dessin, acquise grâce à une pratique quotidienne et intensive.

Le geste est continu, rapide et assuré. Une ligne peut devenir un bras, un corps, un contour ou la séparation entre deux espaces. Les figures s’emboîtent les unes dans les autres jusqu’à occuper entièrement la surface.

Cette méthode rapproche le dessin de la performance. Le public peut voir l’image se construire en temps réel, observer les déplacements de l’artiste et suivre l’apparition progressive de la composition.

Le corps de Haring devient alors l’un des instruments de l’œuvre. Pour réaliser une fresque, il doit marcher, grimper, s’accroupir et étendre ses bras. Le mouvement physique de l’artiste se prolonge dans celui des figures qu’il dessine.

Du Dessin À La Musique Et À La Danse…

Le workshop abordera également l’importance de la musique, de la danse et de la culture des clubs dans l’univers de Keith Haring.

Ses compositions semblent souvent animées par un rythme interne. Les corps sautent, tournent, s’enroulent, se portent ou se heurtent. Les petits traits placés autour des figures traduisent visuellement une vibration, un battement ou une pulsation.

La répétition des formes produit un effet proche d’une séquence musicale. Une figure est reprise, modifiée, inversée ou multipliée. Le regard circule dans l’image comme il suivrait une ligne rythmique.

Cette relation à la musique s’inscrit dans le New York des années 1980, marqué par l’émergence du hip-hop, le développement de la culture graffiti, les scènes punk, disco et new wave, ainsi que par la circulation constante entre artistes visuels, musiciens, danseurs et performeurs.

Haring réalise des décors, des invitations, des pochettes, des vêtements et des peintures corporelles. En 1985, il peint notamment le corps de Grace Jones pour une performance au Paradise Garage, transformant la chanteuse en sculpture vivante.

L’image quitte alors la toile et se déplace avec le corps. Elle devient vêtement, scène, chorégraphie et présence.

Du Corps Individuel Au Corps Collectif…

Le corps occupe une place centrale dans l’œuvre de Keith Haring. Pourtant, il ne s’agit presque jamais d’un corps réaliste ou anatomique. Haring réduit la figure humaine à quelques signes essentiels : une tête ronde, un torse, des bras et des jambes.

Cette simplification rend ses personnages immédiatement identifiables tout en supprimant les marqueurs individuels. Les corps peuvent représenter n’importe qui et fonctionner comme les membres d’une communauté.

Ils dansent, s’embrassent, se portent et forment des pyramides. Mais ils peuvent également être enfermés, frappés, pénétrés, surveillés ou menacés.

La frontière entre énergie collective et violence sociale est constamment présente. Une foule peut devenir une célébration ou une masse contrôlée. Une relation entre deux corps peut exprimer le désir, l’amour, la domination ou la peur.

Haring utilise cette ambiguïté pour représenter la complexité de son époque. Sous leurs couleurs éclatantes, ses images parlent de sexualité, de pouvoir, de contrôle et de fragilité.

De Crack Is Wack Aux Grandes Fresques Publiques…

Le workshop reviendra sur les grandes interventions publiques réalisées par Keith Haring à travers le monde.

En 1986, il peint Crack Is Wack sur le mur d’un terrain de handball à East Harlem. Réalisée sans autorisation, la fresque constitue une mise en garde directe contre l’épidémie de crack qui frappe alors New York.

Avec ses couleurs orange et noires, ses figures désarticulées, ses squelettes et ses slogans, l’œuvre utilise l’efficacité de la publicité pour transmettre un message de santé publique.

Après avoir été menacé de sanctions pour cette intervention illégale, Haring est invité par le New York City Parks Department à réaliser une nouvelle version de la fresque. Celle-ci est devenue l’une de ses œuvres publiques les plus célèbres.

Haring réalise également des fresques dans des hôpitaux, des écoles, des centres communautaires, des églises, des clubs et des espaces publics. Il travaille fréquemment avec des enfants, qu’il invite parfois à participer à la création.

Ces projets traduisent sa conviction que l’art doit sortir des institutions et intervenir dans la vie quotidienne. La monumentalité ne doit pas éloigner le spectateur, mais créer une expérience commune.

Du Mur De Berlin À Tuttomondo…

En 1986, Keith Haring réalise une fresque sur une partie du mur de Berlin, près du Checkpoint Charlie. Sur un fond jaune, des figures rouges et noires s’entrelacent pour former une chaîne humaine.

L’œuvre évoque l’unité et l’interdépendance des individus face à une architecture fondée sur la séparation. Comme souvent chez Haring, le message politique passe par une image simple et immédiatement compréhensible.

En 1989, il réalise Tuttomondo sur la façade du couvent de l’église Sant’Antonio Abate, à Pise. Cette fresque monumentale, l’une de ses dernières grandes œuvres publiques, rassemble une trentaine de figures colorées.

Chaque personnage accomplit un geste particulier, mais tous participent à une même composition. Certains corps se soutiennent, d’autres s’emboîtent ou se transforment. L’ensemble évoque la paix, la coopération et l’harmonie entre les individus.

Tuttomondo montre comment Haring utilise l’espace mural pour construire une vision du collectif. Les figures ne sont pas simplement placées les unes à côté des autres : elles dépendent physiquement de leur relation.

De L’Art Public Au Pop Shop…

Le workshop analysera également la création du Pop Shop, ouvert par Keith Haring à New York en 1986.

Dans cette boutique, le public peut acheter des tee-shirts, affiches, badges, jouets et objets portant les images de l’artiste. Les murs, le sol et le plafond sont eux-mêmes recouverts de ses dessins, transformant l’espace commercial en installation totale.

Le Pop Shop suscite immédiatement des débats. Certains observateurs accusent Haring de commercialiser excessivement son œuvre et de transformer l’art en produit.

Pour l’artiste, le projet répond pourtant à une volonté de démocratisation. Les tableaux vendus dans les galeries atteignent déjà des prix élevés. La boutique permet à un public plus large de posséder une image pour une somme accessible.

Cette tension entre accessibilité et marchandisation est fondamentale dans son œuvre. Haring ne rejette pas la culture populaire ni les objets commerciaux. Il cherche à utiliser leurs systèmes de diffusion pour rendre l’art plus visible.

Ses collaborations avec des marques, des musiciens, des designers et des personnalités publiques participent de cette logique. Montres, vêtements, bouteilles, affiches et objets deviennent des supports capables de faire circuler son vocabulaire visuel bien au-delà des galeries.

Le Pop Shop ne constitue donc pas une activité secondaire. Il prolonge directement les Subway Drawings : dans les deux cas, l’enjeu consiste à introduire l’art dans les espaces ordinaires de la vie urbaine.

Keith Haring Et Andy Warhol…

La relation entre Keith Haring et Andy Warhol occupe une place importante dans son parcours. Haring admire la manière dont Warhol a brouillé les frontières entre art, publicité, célébrité et culture de masse.

Les deux artistes se rencontrent au début des années 1980 et développent une relation amicale et créative. Haring représente Warhol sous les traits d’Andy Mouse, personnage hybride entre Andy Warhol et Mickey Mouse.

Cette figure réunit deux icônes de la culture américaine : l’artiste devenu célébrité et le personnage industriellement reproduit. Haring y interroge la fabrication de la notoriété, le pouvoir des logos et la transformation d’une personne en image.

Warhol encourage Haring à assumer la dimension populaire et commerciale de son travail. Tous deux considèrent que la reproduction, la mode et la publicité ne sont pas nécessairement incompatibles avec une démarche artistique exigeante.

Haring conserve toutefois une identité distincte. Là où Warhol met souvent en scène la froideur de la reproduction mécanique, Haring privilégie l’énergie de la main, la présence du corps et la communication directe.

Une Œuvre Contre Le Racisme Et L’Apartheid…

L’engagement politique de Keith Haring dépasse la seule question de l’accessibilité de l’art.

Dans Free South Africa, réalisé en 1985, une petite figure noire tient en respect une imposante figure blanche. La disproportion entre les deux personnages rend visible l’injustice d’un système dans lequel une minorité exerce son pouvoir sur une majorité.

Haring utilise ici la simplification graphique pour exposer une structure politique complexe. L’image est directe, mais elle n’est pas neutre. Les corps, leurs tailles et leur position suffisent à exprimer un rapport de domination.

Il produit des milliers d’affiches Free South Africa, distribuées lors de manifestations contre l’apartheid. L’œuvre existe ainsi à la fois comme image artistique et comme outil militant.

Haring aborde également dans son travail le racisme, la violence policière, la menace nucléaire, la destruction environnementale et l’autoritarisme.

Ses images ne se limitent jamais à l’illustration d’un slogan. Elles cherchent à produire une réaction immédiate et à rendre les structures de pouvoir physiquement visibles.

De L’Épidémie De Sida À Silence = Death…

L’épidémie de sida occupe une place déterminante dans les dernières années de la vie et de l’œuvre de Keith Haring.

À partir du début des années 1980, la maladie frappe durement les communautés homosexuelles et artistiques de New York. Haring voit disparaître de nombreux amis et collaborateurs dans un contexte marqué par la peur, la stigmatisation et l’insuffisance de la réponse politique.

Diagnostiqué séropositif en 1988, il utilise sa visibilité pour soutenir la prévention, la recherche et les organisations engagées auprès des personnes touchées par le virus.

Dans Ignorance = Fear, Silence = Death, réalisé en 1989, trois figures jaunes se couvrent les yeux, les oreilles et la bouche. Elles reprennent le principe des trois singes de la sagesse, mais leur attitude ne représente plus la prudence. Elle dénonce le refus de voir, d’entendre et de parler face à l’épidémie.

Les figures sont placées sur un triangle rose, symbole d’abord utilisé pour persécuter les homosexuels sous le régime nazi, puis réapproprié par les mouvements militants LGBTQ+ et par l’organisation ACT UP.

L’œuvre associe ainsi vocabulaire populaire, mémoire historique et urgence politique. Elle affirme que le silence n’est pas une position neutre : il produit directement de la violence et de la mort.

La Keith Haring Foundation Et La Transmission…

En 1989, Keith Haring crée la Keith Haring Foundation afin d’assurer la protection de son œuvre et de soutenir les organisations engagées auprès des enfants et des personnes touchées par le sida.

Cette initiative répond à une conscience aiguë du temps qui lui reste. Haring organise lui-même la transmission de son travail, de ses archives et de ses engagements.

La fondation poursuit aujourd’hui cette mission en soutenant des programmes éducatifs, sociaux et médicaux, tout en conservant et en diffusant l’héritage artistique de Haring.

La transmission ne concerne donc pas seulement la conservation des œuvres. Elle prolonge une conception de l’art comme responsabilité publique.

Tout au long de sa carrière, Haring a travaillé avec des enfants, réalisé des fresques collectives et soutenu des causes sociales. Il considérait la création comme un moyen de mettre en circulation de l’énergie, des connaissances et des possibilités d’action.

Keith Haring, Des Grandes Institutions Internationales Aux Expositions De 2026…

Le workshop abordera également la présence de Keith Haring dans les plus grandes institutions internationales, du Museum of Modern Art et du Whitney Museum of American Art à New York à la Tate, au Centre Pompidou, au Museum of Contemporary Art de Los Angeles et au Stedelijk Museum d’Amsterdam.

Son œuvre a fait l’objet de nombreuses rétrospectives consacrées à la richesse de sa production, mais aussi à son engagement politique et social.

En 2026, la Brant Foundation de New York lui consacre une exposition centrée sur les années déterminantes de 1980 à 1983, période durant laquelle son langage visuel se construit entre le métro, les lieux alternatifs et la scène artistique de l’East Village.

La même année, le Crystal Bridges Museum of American Art présente Keith Haring in 3D, première exposition spécifiquement consacrée à la dimension tridimensionnelle de son travail. Sculptures, objets, peintures corporelles et environnements permettent de dépasser l’image d’un artiste uniquement associé au dessin sur surface plane.

Ces expositions montrent la profondeur d’une œuvre parfois réduite à quelques symboles populaires. Derrière les bébés rayonnants et les figures dansantes se déploie une réflexion complexe sur le corps, la technologie, la violence, le désir, la religion et la société de masse.

Des Images Populaires Aux Ventes Records…

La reconnaissance de Keith Haring se mesure également sur le marché de l’art. Ses dessins, peintures, sculptures et éditions circulent aujourd’hui dans le monde entier, tandis que ses motifs continuent d’être utilisés dans de nombreuses collaborations.

La grande accessibilité visuelle de son œuvre produit toutefois un paradoxe. Haring souhaitait rendre l’art disponible au plus grand nombre, mais ses pièces uniques atteignent désormais plusieurs millions de dollars lors des ventes aux enchères.

En mai 2017, une œuvre monumentale sans titre réalisée en 1982 a été adjugée 6,537 millions de dollars chez Sotheby’s à New York, établissant un record public pour l’artiste.

Peinte sur une bâche en vinyle, l’œuvre présente un ensemble dense de figures, de croix, de corps et de symboles évoquant notamment la menace nucléaire et les tensions politiques de l’époque.

Ce résultat confirme la place de Haring parmi les artistes majeurs de la seconde moitié du XXe siècle, tout en réactivant les contradictions qui traversent son œuvre : comment maintenir un art accessible lorsqu’il devient un objet de collection extrêmement recherché ? Comment protéger un langage visuel populaire sans le figer dans une marque ?

L’héritage de Haring se situe précisément dans cette tension. Ses images peuvent apparaître sur les murs des musées, dans les collections privées, sur des vêtements ou dans l’espace public. Leur immense diffusion n’a pas entièrement supprimé leur puissance initiale.

Ce workshop propose ainsi de comprendre pourquoi Keith Haring demeure une figure essentielle de l’art moderne et contemporain. Son œuvre rappelle qu’une ligne simple peut porter une pensée complexe, qu’une image populaire peut être profondément politique et qu’un langage accessible n’est pas nécessairement un langage simpliste.

Chez Keith Haring, dessiner signifie mettre les corps en mouvement, faire circuler les signes et transformer l’art en espace de rencontre.

Localisation…

À L’Icon-Icon Institute

11 Boulevard Malesherbes
75008 Paris

Code A6183 / Interphone Icon-Icon

Métro Madeleine ou Concorde
À proximité de la Madeleine, du Faubourg Saint-Honoré, de l’avenue Matignon, de la place de la Concorde et de l’Opéra.

En présentiel, les places sont limitées à 15 participants, pour un format volontairement resserré, une expérience dense et interactive, ainsi que des échanges de qualité.

En ligne : si vous êtes hors de Paris ou si votre agenda ne vous permet pas de vous déplacer, le workshop est également accessible à distance, avec les mêmes contenus et supports.

Réservation :

monsieuriconicon@icon-icon.com

06 85 30 25 35

Public Concerné…

Cette formation s’adresse aux artistes, aux investisseurs du second marché, aux collectionneurs, aux communicants, aux passionnés d’art et à toutes les personnes curieuses de comprendre la création et le processus créatif d’un artiste.

De ses inspirations à ses influences, de la spontanéité de son geste à sa grammaire visuelle, des Subway Drawings aux fresques monumentales, de ses engagements politiques à ses collaborations, le workshop propose de décrypter la construction de l’univers de Keith Haring et les raisons pour lesquelles son œuvre occupe une place majeure dans l’histoire de l’art et dans la culture visuelle contemporaine.

Intervenant Et Organisateur De La Formation…

SÉBASTIEN GIRARD est diplômé d’un MBA de l’ESSEC Business School et d’un MBA de l’Institut Français de la Mode. Il est titulaire d’un Postgraduate Certificate in Higher Education et d’une certification Master Black Belt Six Sigma.

Passionné par la création, il développe Icon-Icon autour de trois entités complémentaires : l’Icon-Icon Gallery, l’Icon-Icon Institute et l’Icon-Icon Media. Dans une logique de décryptage de la création, Monsieur Icon-Icon interviewe celles et ceux qui incarnent l’acte créatif : artistes peintres, directeurs artistiques, designers, sculpteurs, parfumeurs, chefs, chefs pâtissiers, chefs de cave et maîtres assembleurs, mais aussi PDG, vice-présidents, directeurs et porte-paroles intervenant sur des sujets liés à la création.

Ces interviews abordent notamment l’identité et la grammaire d’un artiste ou d’une maison, la construction de leurs icônes et les différentes manières dont celles-ci peuvent être réinterprétées et réinventées.

Après quelques années chez Ernst & Young à des postes de Strategy Planning, Sébastien Girard a occupé les fonctions de Directeur Marketing France, puis Europe Middle East and Africa de Motorola, ainsi que de Directeur Marketing Europe pour le Prada Phone.

Il est également l’auteur de « #Instagramming, L’Art De Développer Une Marque De Luxe Sur Instagram ».

Numéro de déclaration d’activité de formateur et organisme de formation : 11 75 71442 75