Les Collaborations De La Maison Louboutin

Christian Louboutin ne recule jamais devant l’idée de collaborer — surprenantes et réussies, ces collaborations ont fait entrer les icônes Louboutin dans l’esprit du monde entier. Du Crazy Horse à Star Wars, Louboutin résonne tel une icône tantôt pop tantôt sophistiquée !

Les Collaborations Louboutin

Christian Louboutin a compris très tôt l’importance de la ligne juste. Et il apprend cela auprès de son mentor. Celui que l’on a surnommé le Fragonard de la chaussure; celui qui chaussa la Reine Elizabeth pour son couronnement en 1953 — Roger Vivier donc, a marqué le savoir-faire de la maison Louboutin d’une empreinte d’excellence.

Comme lui, d’aileurs, Louboutin ne va tarder à collaborer avec les grandes maisons Parisiennes. Dès 1995, il chausse les silhouettes de Jean Paul Gaultier, Lanvin ou encore Yves Saint Laurent. On se souvient que déjà, Roger Vivier avait accompagné la maison Saint Laurent à de nombreuses reprises — imaginant notamment les Belles de Vivier, soulier devenu mythique aux pieds de Catherine Deneuve dans le film de Luis Buñuel, ‘Belle de Jour’.

Héritières de ce savoir-faire hors norme, mais bien ancrées dans sa propre imagination, les créations de Christian Louboutin signent notamment le dernier défilé Haute Couture Yves Saint Laurent. C’était en Janvier 2002, les adieux du couturier s’étaient tenus au centre Georges-Pompidou.

Mais de collaborations il est proprement question dès 2006. Christian Louboutin retrouve David Lynch pour une série de créations explorant le fétichisme. Pour l’exposition « Fetish » à la Galerie du Passage, à Paris, Lynch articule des photos tandis que Louboutin signent des souliers uniques et complètement fous — là encore, c’est l’imagination et le dessin qui précèdent l’objet. Et la possibilité de l’enfiler !

En 2012, c’est avec le Crazy Horse qu’il signe sa collaboration la pus iconique. Devenant ainsi le premier premier Guest Créateur du mythique cabaret Parisien. Depuis longtemps inspiré par le music-hall, cette collaboration a un goût de consécration !

« Christian Louboutin et le Crazy Horse sont des symboles de la vie parisienne dont les univers voyagent au-delà des frontières. Symboles du monde de la création, de l’étonnement et de la modernité, ils partagent les mêmes sources d’inspiration – la Femme bien sûr, mais aussi le monde qui les entoure – et détiennent un savoir-faire d’exception pour proposer des créations inédites et surprenantes. C’est donc tout naturellement que nous avons sollicité Christian Louboutin » précisait Andrée Deissenberg, la directrice du Crazy Horse.

L’idée? Repenser la revue du Crazy, de fait rebaptisée ‘Feu’, autour d’une vision onirique et très Louboutin de la Femme. Pour la femme !

Louboutin Dans La Culture Populaire

Si l’on ne compte plus le nombre d’apparitions des iconiques Pigalle dans les films, clips et séries, Christian Louboutin a cependant été appelé pour une collaboration plus surprenante encore.

En 2012 toujours, c’est Disney qui le contacte pour créer une vision moderne du mythique soulier de verre de Cendrillon. Pour accompagner la sortie du film Cendrillon, la maison Louboutin a ainsi imaginé une pantoufle de verre, piquée d’un papillon. Symbole de transformation…

Plus tard encore, Disney le rappelle — cette fois, pour Stars Wars, réalisé par les studios Walt Disney et Lucasfilms.

« J’ai été très surpris quand les équipes de Disney m’ont contacté à propos du prochain épisode de la Saga, c’était totalement inattendu. Mais j’aime les surprises et celle-ci m’a particulièrement intrigué. A première vue, nos univers sont assez distincts, mais quand ils m’ont montré les images de Crait, la planète rouge, j’ai compris pourquoi ils avaient pensé à moi. Immédiatement me sont apparues les premières images et idées. »

Le résultat? Quatre chaussures à la hauteur des personnalités des quatre héroïnes… La capitaine Phasma, aux commandes des Stormtroopers du Premier Ordre; Rey, la pilleuse d’épaves Jakku; la vice-amirale Amilyn Holdo; et Rose Tico, une mécanicienne de la résistance.

Quelques souliers d’exception donc, à découvrir au Palais de la Porte Dorée jusqu’au 26 juillet 2020.

L’Exposition Louboutin, Évènement de L’Année

« Christian Louboutin : L’Exhibition[niste] » un jeu de mots amusé à la hauteur des pièces exceptionnelles réunies au Palais de la Porte Dorée.

Louboutin, Exposition A Ne Pas Manquer A Paris

« Christian Louboutin : L’Exhibition[niste] » — « C’est un jeu de mots entre exhibition en anglais qui signifie exposition et le fait de révéler une partie de soi aux autres, raconte le créateur de 57 ans. Les deux sont assez proches, mais il y a une notion plus subversive dans le fait de s’exhiber qui me plaît, car en montrant mon travail je m’expose de manière plus intime » explique Christian Louboutin.

Et il est vrai qu’en 30 ans de carrières, Louboutin a des choses à conter. A commencer par ses créations follement divines, fruit d’une imagination non moins inspirée.

Dans ce Palais de la Porte Dorée où lui est venue sa première inspiration en observant un panneau de signalétique, s’expose désormais les chefs-d’oeuvre du virtuose de la chaussure.

Mais Christian Louboutin tient à le rappeler: « cette exposition n’a rien d’une rétrospective, il s’agit d’une célébration. »

Une célébration mettant à l’honneur les codes chers à sa maison. Du rouge Louboutin en passant par l’iconique escarpin Pigalle — « Christian Louboutin : L’Exhibition[niste] » est aussi l’occasion de (re)découvrir les pièces nées de collaborations aussi fascinantes que réussies. Avec David Lynch ou encore les studios Disney… Autant d’objets du désir devenus icônes de notre temps !

Les 133 Picots Tod’s, Code Iconique

Les 133 picots constituent la signature de la maison Tod’s. Une maison qui préfère à son logo, apposer les picots comme code exclusif.

Le Logo Tod’s Et Les 133 Picots

En tant que maison ancrée dans le luxe et le savoir-faire Italien, Tod’s ne distingue que rarement ses créations en y flanquant son logo. C’est dans les détails exquis et les picots que l’on devine les pièces Tod’s.

Le Logo Tod’s

C’est souvent dans les logos que les maisons distillent l’essentiel de leur vision. Avec Tod’s, Diego Della Valle a fait plus qu’apposer un nom. Il a en effet transformé la petite usine familiale en un groupe global assurant la pérennité de l’artisanat. Italien d’abord, Français ensuite.

En effet, on lui doit le réveil de la maison Schiaparelli et celui de Roger Vivier. Et c’est peut être bien cela que l’on peut lire dans le logo Tod’s.

Un nom Tod’s, choisi car il est facile à prononcer dans toutes les langues… Un nom à consonance internationale donc, placé au centre d’un ovale où viennent se flanquer deux têtes de lions rugissantes.

Si l’on extrapole un peu, on peut aisément comprendre que Tod’s se place entre ces lions, mythique symbolisation des gardiens — faisant de Tod’s elle même une maison gardienne du savoir faire ancestral de l’Italie…

Et le PDG emblématique de Tod’s précise bien volontiers sa connexion avec sa terre natale. Un terre Italienne de la région des Marches, d’où son grand-père puis son père ont orchestré les fondations rendant possible l’émergence du groupe Tod’s.

« Je suis né dans le village d’à-côté, ma famille y vit encore. C’est un lieu très paisible, très simple. J’adore m’y promener, boire un cappuccino en terrasse avec mes amis d’enfance. C’est tout cela l’Italie pour moi, et j’essaie de le retranscrire dans mon travail. Nous avons de la chance car nous savons fabriquer des choses de qualité, avec de belles matière et un savoir-faire hors pair. C’est important pour moi de continuer à faire rayonner l’Italie à travers le monde. »

Et l’exemple le plus probant reste l’iconique Gommino. Une banale driving-shoes remarquée par Diego Della Valle. Transformée en chaussure de luxe par le savoir-faire de Tod’s.

Les 133 Picots: Du Gommino A La Signature Tod’s

Car là où Tod’s confectionne des pièces clairement luxueuses, la maison tient à la discrétion — ne signant que rarement ses objets de son logo. A l’instar de l’icône de Tod’s, le mocassin.

Une driving-shoes donc aperçue par Diego Della Valle lors d’un rallye automobile aux Etats-Unis… Diego Della Valle va la taillée dans le cuir exquis de sa maison en 1978 — en même temps qu’il va le piquer de 133 picots. La discrète signature de la maison.

Il raconte ainsi: « Alors qu’à l’époque, en Italie, on était toujours tiré à quatre épingles, j’ai voulu créer un produit casualà porter la semaine avec un costume, le week-end avec un jean : c’était ça la grande idée de Tod’s. Avec une innovation majeure : donner de l’élégance à une semelle de caoutchouc. »

En effet, le caoutchouc est alors perçu comme « franchement cheap » tranche Diego Della Valle. Une matière qui trouve cependant grâce à ses yeux d’esthète… Car, il en est convaincu, ces picots sont gage de confort absolu.

Car sur ces 133 picots, les formes plus ou moins rondes ou ovales se succèdent pour une adhérence optimale.

Ainsi donc, après un marketing éclairé et avant-gardiste pour l’époque, le mocassin aux 133 picots se hisse au rang d’icône. Un symbole du luxe décontracté de la maison Tod’s… qui se retrouve aux pieds de Gianni Agnelli, le patron de Fiat, des Kennedy, Audrey Hepburn ou encore la Princesse Diana.

Un style qui transcende les tendances et les goûts — le Gommino doit au savoir-faire des ateliers Tod’s d’avoir fait de ses picots un élément luxueux et très élégant !

Une signature discrète mais connue de tous qui se prête aussi volontiers aux collections capsules. Dernière en date, avec le très espiègle Alber Elbaz.

Un effet Gommino qui signe aussi des pièces plus innovantes, comme en 2020 avec ces chaussures de yatching, baptisées Compétition.

Un travail effectué à la main, où la machine complète harmonieusement le travail des artisans Tod’s — voici bien ce que démontrent les 133 picots et le logo Tod’s. Une maison qui se place en gardienne de l’artisanat.

Les Baskets Par Et Pour La Ville De Demain Sont Signées Hogan

La maison Hogan dévoile sa collection Automne/Hiver 2020 autour d’une basket inspirée par et pour l’espace urbain de demain — le résultat?

Les Baskets pour La Ville De Demain

Les icônes Hogan Hyperactive et Interaction se pensent en harmonie avec la ville du futur. Parce que l’espace urbain influe sur l’attitude et l’allure de tout un chacun, Hogan a choisi d’imaginer ses baskets iconiques comme un dialogue entre design, fonction et innovation — autour d’une harmonie inédite !

Et c’est en puisant dans les lignes tracées par les skyilnes; inspirées de l’atmosphère aiguisée et étincelante des villes que les nouvelles Hogan de l’Automne/Hiver 2020 brillent à leur tour.

Epurées et taillées dans des tons indigo, albâtre et des teintes de vert, les baskets Hogan prennent une allure architecturée. Entre la botte de ville et la basket arty, l’esprit est futuriste mais bien ancré dans son époque.

Les Icônes Hogan Hyperactive et Interaction

Première sur le marché des baskets de luxe, Hogan est sans nulle doute une maison à part en la matière. Ainsi pour la saison prochaine, les baskets iconiques prennent une allure gracieuse mais audacieuse.

Pour les femmes, Hogan pense donc la basket Hyperactive dans une sophistication où l’innovation embrasse une qualité impeccable. Féminine, l’Hyperactive distille une haute dose de cool autour d’une élégance clé.

Pour les hommes, c’est la basket Interaction qui est réinventée. Autour du Néoprène, l’icône offre une élégance décontractée, doublée des codes de la maison — légèreté, volumes et finitions luxueuses… De quoi parier un peu plus sur l’avenir de la basket Hogan, comme orchestré par Andrea Della Valle.

Le Gommino Et La Collection Tod’s Automne/Hiver 2020

Première collection de Walter Chiapponi pour Tod’s. Il place au coeur de son défilé des notions phares dans l’ADN de la maison — une femme chic et riche de l’art de vivre à l’Italienne… Chaussée d’un Gommino réinventé.

Le Gommino de l’Automne/Hiver 2020

« Pour moi, Tod’s c’est le chic, l’art de vivre à l’italienne, une femme qui profite de la vie. Avec cette première collection, je voudrais en donner une version audacieuse, un peu rebelle, visant plus de décontraction. » Les propos du directeur artistique de la maison Tod’s font mouche. Il est vrai que la femme Tod’s a aujourd’hui quelque chose d’un peu différent.

Son allure d’abord. En directe ligne avec l’esprit qui a poussé Diego Della Valle à fonder sa maison en 1978, celle-ci jouit d’une approche décontractée — des pantalons larges et mouvants habillent la femme Tod’s de l’hiver prochain. Un tailoring doux mais précis qui distille cette fameuse sophistication Italienne.

« Je voulais ramener un sens du bon goût italien, cette joie de vivre, un certain style de vie détendu mais sophistiqué. Et la sensualité, c’est comme un gros point d’exclamation dans la collection. »

Et que chausser de mieux que l’iconique Gommino. Chaussure clé du vestiaire Tod’s, epitome de l’allure chic mais cool, il se perche cette saison sur un talon imposant. Une touche chunky dans une silhouette flirtant doucement avec les années 70 — teintée des couleurs chères à la maison Tod’s… Des couleurs chaudes, du marron, du blanc et des teintes tabac. La ligne Tod’s de l’Automne/Hiver 2020 se conclut sur un Gommino idéal pour les femmes d’aujourd’hui !

A leurs bras, le non moins iconique sac Timeless T apparaît dans un matelassé recouvert de couleurs acidulées. Dans un esprit visant à magnifier les tenues du quotidien, Walter Chiapponi offre donc un vestiaire féminin mais désinvolte, sophistiqué mais décomplexé. Le bon goût Italien couplé à des matières appréciées de Tod’s —  le tweed, le coton et le cuir, évidemment.

Les Icônes Hogan Interactive

Première sur le marché des baskets de luxe, Hogan est sans nul doute une maison à part en la matière… Et ce sont les icônes Hogan Interactive qui racontent le mieux cette histoire.

Les Icônes Hogan Interactive, Premières Baskets De Luxe

La Vision De Diego Della Valle

L’emblématique PDG de Tod’s est secondé par son frère, Andrea Della Valle… et c’est lui qui a l’idée dans les années 80 de lancer une basket, mais de luxe. Après avoir voyagé une énième fois aux Etats-Unis, il remarque l’habitude des New-Yorkais qui se rendent au travail en basket de sport… Une fois devant les bureaux, ils troquent leur costumes/basket pour une silhouette complétée cette fois de chaussures de ville…

Il faut dire que dans les années 80, Diego Della Valle peut assurer pleine confiance à ses visions, et à celles de son frère. Ce, puisque une décennie auparavant, c’est une nouvelle fois en remarquant la chaussure des pilotes d’un rallye auquel Diego Della Valle assiste aux Etats-Unis, que lui est venue l’idée de l’iconique Gommino.

Ainsi, en 1986, à Manhattan, Andrea Della Valle en est convaincu. La basket s’imposera dans le monde de l’élégance. Comme son frère auparavant, il envoie l’idée brute aux ateliers familiales à Brancadoro, dans la région des Marches. Et comme pour le Gommino, les baskets signées des ateliers Tod’s vont poser de nouveaux standards du luxe.

Le groupe Tod’s fonde ainsi Hogan et, dès la première collection, c’est le modèle en toile canevas blanche montée sur semelle en gomme légère et gonflée qui attire l’attention. Baptisées Hogan Interactive, on reconnait ces baskets au H imposant qui pique la chaussure. L’icône est en voie d’intronisation…

Les Iconiques Hogan Interactive

On connait les iconiques H de la maison Hogan pour avoir été les premières baskets luxe pensées pour la vie en ville. En 1986, la maison du groupe Tod’s, innove en effet autour d’une pair de baskets sobres mais luxe. Un savant mélange entre le raffinement Italien et la praticabilité indispensable à la vie urbaine.

Basket en toile avec ses huit oeillets métalliques et sa semelle contrastante… Lancée en 1997, forte et fière de son élégance moderne et sophistiquée, c’est sans mal que l’iconique basket H de la maison Hogan s’acclimate du style et de l’audace de l’époque.

Inspirée de l’univers du cricket, elle est adaptée à toutes les circonstances. Des days-off aux virées inopinées, la Hogan a très vite conquis ses galons d’icône de la sneaker.

Concise et précise, la basket H, pensée comme le premier exemple de casual luxury, voyage vers toutes les esthétiques. Avec une versatilité inouïe.

A travers les saisons et les inspirations, la Hogan Interactive assure chaque fois un peu plus son statut d’icône.

Diego Della Valle, Le PDG Emblématique De Tod’s

Ou comment Diego Della Valle a fait de la petite usine dont il a hérité l’un des groupes les plus importants du luxe.

Diego Della Valle, Une Histoire Italienne

« C’est mon histoire. Encore aujourd’hui, j’ai besoin de toucher le cuir. » Les mots de Diego Della Valle résonnent en effet avec son histoire familiale.

Etabli appartenant au grand-père de Diego Della Valle

Car là où l’on connaît aujourd’hui Tod’s comme un groupe florissant, il fut un temps où la maison n’était qu’une modeste affaire familiale, de la région des Marches, au centre-est de l’Italie. En effet, c’est au grand-père de Diego Della Valle que l’on doit l’esquisse de ce qu’est Tod’s aujourd’hui. Et l’histoire s’écrit dans les années 1920…

Diego Della Valle, c’est une histoire Italienne — d’abord celle de Filippo Della Valle. Le grand-père du PDG emblématique de Tod’s fonde en 1920 une échoppe où il opère comme savetier. Une petite cordonnerie donc qui, en 1940, connait une transformation radicale.

C’est là que le père de Diego Della Valle, Dorino, transforme la petite échoppe en usine. C’est cette usine qui devient celle de la maison Tod’s, dès 1978. Car voici l’histoire de Diego Della Valle.

Après avoir étudié le droit à Bologne, il interrompt ses études et demande à son père de l’intégrer à l’entreprise familiale. Son père accepte. Et lui qui confectionne déjà des souliers pour des maisons prestigieuses, envoie son fils à New York pour démarcher de nouveaux acheteurs.

Dès 1975 donc, Diego Della Valle, s’envole pour New York, les valises pleines d’échantillons des chaussures travaillées par son père. Avec l’audace et le charisme qu’on lui connait aujourd’hui, il convainc Calvin Klein, ou encore Azzedine Alaïa de confier leur souliers à l’entreprise.

C’est d’ailleurs lors de l’un de ces voyages qu’il a l’idée du mythique mocassin Gommino.

En 1978 donc, il succède à la tête de l’entreprise familiale, et lui donne le nom de J.P. Tod’s. Longtemps la rumeur circulait que ce nom, Tod’s, fut trouvé dans un bottin de Boston. Mais Diego Della Valle a longuement démenti. Dans ce nom, Tod’s, il y a bien sa volonté de trouver un nom Anglo-américain, facile à prononcer par tous !

Ainsi, en 1997, Tod’s abandonne le J.P et devient le groupe Tod’s. Un groupe qui n’a pas abandonné le coeur de son luxe: une production Made In Italy. Une production réalisée dans l’usine familiale à Casette d’Ete.

L’emblématique PDG de Tod’s défend ainsi l’artisanat, quelqu’il soit. Notamment après avoir créé les première sneakers luxe sous sa nouvelle maison Hogan

En 2001, il ravive ainsi la préciosité jusque là endormie de celui qui, notamment, chaussa la Reine d’Angleterre pour son couronnement. Tod’s rachetait en effet la maison Roger Vivier…

En 2006, c’est l’extravagance sans pareille de la maison de couture Schiaparelli qu’il s’attache à réveiller ! Il rachète la maison, et, au vue de la première collection couture réalisée par Bertrand Guyon, en 2017. Ça marche !

Diego Dela Valle, Le Luxe Et Le Casual Made In Italy

« Je préfère la qualité au luxe […] Le luxe peut devenir du mauvais goût quand c’est trop. Vous devez avoir le mélange parfait de bon goût et de charme. » Et c’est à ça que l’on reconnait le style Tod’s.

Le style Tod’s, Casual Chic

C’est au cours de ses voyages à travers les Etats-Unis que l’emblématique PDG de Tod’s a définit l’essence du style Tod’s. Un style casual chic directement inspiré de la côte Est des États-Unis…

Mais couplé au Made In Italy, ce style gagne en luxe ! En misant ainsi sur la qualité exceptionnelle développée depuis des siècles par les artisans Italiens, Tod’s vise un style intemporel. Un style devenu l’icône de la Dolce Vita.

Bernard Arnault aime à le dire: « Diego est l’exemple même de l’entrepreneur qui puise son inspiration dans la tradition artisanale italienne. La créativité et le succès de Tod’s lui doivent beaucoup. Comme membre fidèle du conseil d’administration de LVMH, il y apporte tout son talent et sa grande expérience. »

Une ligne urbaine où confort et élégance se mêlent autour de collections qui, bien qu’introduites chaque saison, portent en elles une dimension éternelle. Il faut dire que l’exemple phare du style Tod’s, le Gommino, dit tout de cette élégance sans saison.

Le Gommino, Icône Du Style Tod’s

Le Gommino, Diego Della Valle en a l’idée dans les années 70. Il a en effet 24 ans lorsqu’il assiste à un rallye automobile aux Etats-Unis. Là, son oeil d’esthète remarque les chaussures portées par les pilotes. Une chaussure dont la semelle, parsemée de picots en caoutchouc, évite de déraper sur les pédales.

A la fois chic et sportif, c’est le design de cette chaussure qui va lui inspirer l’un des souliers les plus iconiques de notre temps.

Le mocassin Tod’s est ainsi né. Avec ses 133 picots et son cuir de haute volée, il est l’incarnation de l’ambition qu’a Diego Della Valle pour la maison Tod’s. Leur fabrication est brevetée… La combinaison de caoutchouc – alors considéré comme bon marché et déclassé – avec le cuir fin que Diego Della Valle a utilisé pour la chaussure a produit ce qu’il nomme « une paire de gants pour les pieds. »

Mais voilà, le Gommino ne trouve pas son public. Et c’est là que le PDG de Tod’s va jouer de tout son talent. Il transforme l’essai autour d’un coup marketing qui a fait Ecole. Puisque dans les années 80, Diego Della Valle va envoyer des paires de mocassins Gommino aux icônes d’alors.

A commencer par le mythique patron de Fiat, Giovanni Agnelli… Très vite, on voit ces Gommino aux pieds d’Audrey Hepburn, Steve McQueen, les Kennedy… Et glissé dans ceux de la princesse Diana, le Gommino va atteindre des sommets de désidérabilité.

Une fusion du style Italien et Anglo-américain qui incarne aujourd’hui encore un mythe de la chaussure. Une chaussure qui distille à son tour le mythe de la Dolce Vita.

Hogan Et La Saint Valentin 2020

Hogan n’en finit pas de démontrer l’éclectisme de son icône Active One — la voilà qui, pour cette Saint-Valentin, devient le cadeau de ceux qui pensent pour deux. Pensé pour hommes, pour femmes, pour les amours, les amis, les amants, les…

Célébrer L’Amour

En 2020, Hogan choisit de dédier son édition limitée de la Saint Valentin à l’icône Active One — célébrant l’amour, sous toutes ses formes.

L’amour du beau, d’abord. Il se célèbre ainsi autour d’une édition extrêmement sophistiquée de l’Active One. Avec ses lignes fortes et son design follement cool, l’Active One redistribue une nouvelle fois les cartes des speakers, version luxe !

L’amour du luxe, justement. Les nouvelles Hogan Active One se taillent dans un cuir exquis au fini perlé, pour leur version rose irisé. La version un brin plus piquante pioche son panache dans un cuir avec perforations frontales, signé d’un rouge aigu. Toutes deux sont ainsi estampillées du H — logo Hogan fort en dynamisme.

L’édition limitée des Active One d’Hogan célèbre finalement l’amour tout court. Car ces versions dédiées à la Saint Valentin sont bien plus éloquentes, portées à deux. Comme deux personnalités distinctes mais complémentaires, les versions viennent souligner la force des amours, des amis, des amants bref — la force de l’amour. Une célébration polyvalente donc, qui se retrouve dans le logo intérieur de l’icône; ce coeur aux multi-facettes.

La Air Jordan Signée Dior

L’objet du désir de cette saison 2020 est signé Kim Jones pour Dior — une collaboration inédite entre la maison de l’Avenue Montaigne et la marque Jordan aboutit en effet sur la Air Jordan 1 High OG Dior. Une basket très spéciale.

La Collection Capsule Dior x Jordan

C’était à Miami, il y a quelques mois. Dior Homme présentait sa collection Automne/Hiver 2020 avec, en prime, une collection capsule réalisée en collaboration avec la marque Jordan. Une ligne de prêt-à-porter complétée d’une basket hautement symbolique. La jonction de deux mondes jusque là opposés qui, sous la houlette du très talentueux Kim Jones, ouvre des perspectives inédites.

Transcendant avec talent le sportswear et le tailoring, cette collection met surtout en vedette l’iconique Swoosh de Nike piquée du légendaire logo Dior Oblique — évidemment teinté de la couleur clé de la maison, le gris Trianon.

Travis Scott En Vedette

Cette vision contemporaine et décomplexée du luxe achève de se mettre en scène à travers la personne de Travis Scott. Le rappeur Américain prend la pose dans ce nouvel objet icône en prenant soin de célébrer le Jump Man, aka Michael Jordan. Un effet graphique qui fait écho à la Air Jordan 1 High OG Dior — prônant non sans une certaine subtilité, la liberté créative et l’audace de Kim Jones. Attention, l’objet sans doute très demandé sera disponible dès Avril 2020.

Le Gommino Tod’s

Souplesse et décontraction dans l’univers de la chaussure haut de gamme… Le Gommino est un mocassin découvert lors d’un voyage aux États-Unis par Diego Della Valle, inspiré d’un soulier initialement utile à la conduite des voitures de course.

Diego Della Valle, Les Etats-Unis Et La Driving Shoes

Une Affaire Familiale

Tod’s est avant tout une affaire famille. Et avant que la maison n’adopte ce nom en 1978, c’est le grand père puis le père de Diego Della Valle, Dorino, qui transforment la petite échoppe en usine.

Diego Della Valle, lui, interrompt ses études de Droit à Bologne et, alors dans sa vingtaine, demande à son père de l’intégrer à l’entreprise familiale. Son père accepte. Et lui qui confectionne déjà des souliers pour des maisons prestigieuses, envoie son fils à New York pour démarcher de nouveaux acheteurs.

Dès 1975 donc, Diego Della Valle, fait régulièrement des voyages à New York. Et c’est lors d’un de ces voyages qu’il a l’idée du mythique mocassin Gommino

La Rencontre Au Rallye

Diego Della Valle a 24 ans lorsqu’il assiste au rallye automobile qui changea sa vie. Aux Etats-Unis donc, il repère les chaussures portées par ces pilotes de course. Des chaussures dont la semelle est piquée de picots en caoutchouc… Cet effet a une fonction bien précise — celle d’éviter aux pieds de déraper sur les pédales.

Mais voilà, pour Diego Della Valle ce sera la base d’un mocassin. Son idée? Faire de cette driving shoe toute particulière un soulier de fabrication portugaise, mocassin de conduite à semelle de caoutchouc.

Persuadé de détenir là le coeur de sa maison Tod’s, il veut en faire un soulier chic et sans chichi. Extrêmement souple, conférant à la semelle une légèreté inédite, la technique et le montage spécifiques qui forment la chaussure par un jeu de pliures sont hérités de l’atelier de chaussure de son père.

Cousue dans les meilleurs cuirs, bénéficiant du savoir-faire artisanal du bastion Italien de la chaussure… Perfectionné et breveté, le savoir-faire Tod’s devient synonyme d’une chaussure technique, et d’un classique distingué.

Mais s’il est clairement une pièce de grande qualité, le mocassin aux 133 picots de caoutchouc ne jouit pas de la visibilité dont rêve Diego Della Valle…

Le Gommino Tod’s Devient Une Icône

Un Marketing Exemplaire

Diego Della Valle va alors avoir l’idée d’evnvoyer aux icônes de son temps une paire de mocassin Tod’s. Le premier à le recevoir, c’est le dandy et PDG de Fiat, Giovanni Agnelli.

Diego Della Valle lui offre une paire de Gommino. Quelques jours plus tard, c’est chaussé de ses Tod’s qu’il accorde une interview à une émission de télévision Italienne. Immédiatement, la maison prend son envol.

Dès lors, porter un mocassin Tod’s revient à s’attribuer une part de l’élégance Italienne, un bout du flegme d’un dandy comme Giovanni Agnelli. Un soulier qui inspire la Dolce Vita… Une chaussure qui conte la famille, les osteria et le soleil de l’Italie.

Et, puisque l’élégance est l’intemporalité, que l’élégance sonne comme le confort, le Gommino devient finalement la référence en la matière.

Né du rêve américain de Diego Della Valle, puisant son esthétique dans l’élégance sportwear, le mocassin gagne définitivement une aura chic lorsque Diego offre son soulier culte à d’autres icônes… Cary Grant, Steve McQueen ou encore Audrey Hepburn et Diana.

L’esprit Tod’s est né.

Le Gommino Tod’s

C’est que le Gominno préserve en tout point l’héritage et l’artisanat devenu rare. À l’origine de cette driving shoe, était déjà un mocassin imaginé par les Amérindiens. Dans une peau grossièrement cousue, ils enveloppaient le pied à la manière d’une moufle.

Des siècles plus tard, quand Diego Della Valle le reprend, le Gominno de Tod’s continue d’être taillé d’un seul tenant. Sans la moindre couture, le cuir qui compose la tige se prolonge dans la semelle. Seul le plateau sur le cou-de-pied est une pièce ajoutée.

Cet assemblage, lui, exige des tours de main relevant davantage du savoir-faire de la ganterie que de celui la chaussure. D’ailleurs, Diego Della Valle lui même dit souvent que le Gommino est: « une paire de gants pour les pieds. »

Intemporel et minimaliste, à l’époque il est considéré comme l’accessoire pour un week-end aux Hamptons ou à Saint Tropez. A partir de 1996, à travers d’anciens clichés, Audrey Hepburn, de Cary Grant et de Steve McQueen, le Gommino devient une pièce à part entière de l’uniforme élégant.

Aujourd’hui, on dénombre près de 2,5 millions de paires de Gommino aux pieds de clients venus du monde entier. Des séries limitées et des commandes spéciales contribuent à le renouveler, à le rehausser pour redécouvrir d’autres aspects de ce parfait classique. Chaque nouvelle saison est l’occasion de déclinaisons inédites de cuir, de couleurs, de finitions…

Comme en 2020, avec un Gommino perché sur talon