Les Nouvelles Hogan H357

Hogan édite ses iconiques basket H autour de couleurs pastel et terracota, et d’un style très agile.

Hogan H357 Pour Le Printemps/Eté 2020

La maison du groupe Tod’s réinvente ses baskets H357 autour de teintes pastel et terracota.

A l’instar des premières Hogan, les icônes Interactive, les Hogan 357 furent imaginées comme des baskets de luxe liant inspiration vintage et allure contemporaine. Des baskets H357 coupées dans un cuir exquis Made In Italy, elles se complètent d’inserts en tissu technique…

Des baskets signées du logo H, véritable sceau du savoir-faire Hogan orchestré par Andrea Della Valle — indubitablement lié à celui de la maison Tod’s. Style et confort donc, qui, pour le Printemps/Eté 2020, se plongent dans des teintes pastel pour Femme. Des coloris chauds et terreux pour Homme.

Un style sporty et une basket qui allie agilité et finesse — un idéal des voyages et balades à venir !

Les Nouvelles Chaussures ‘Compétition’ Tod’s

Pour le Printemps/Eté 2020, Tod’s imagine de nouvelles chaussures de nautisme. Baptisées Compétition, elles reprennent les légendaires picots !

Les Nouvelles Chaussures De Yatching Par Tod’s

On connait l’attrait particulier de Tod’s pour les belles matières, l’artisanat Italien et le style casual chic. Voici que pour le Printemps/Eté 2020, la maison de Diego Della Valle honore son ADN, en plus de sa passion pour le nautisme.

C’est ainsi qu’en s’inspirant des chaussures initialement conçues en 1995 pour l’équipage du Moro di Venezia, le voilier italien qui a participé à l’America’s Cup, Tod’s imagine les nouvelles chaussures de yatching!

La légèreté, le style et la flexibilité se rencontrent donc autour des nouvelles Compétition — des souliers fonctionnels et intemporels trempés du pur style Tod’s. Elles reposent leur praticabilité sur des picots Gommino. Tandis que leur élégance toute Italienne se sent dans un nubuck soyeux, avec des tissus tech et des insertions de cuir onctueux !

De quoi prôner des moments de liberté et de détente, dignes de la Dolce Vita — des moments prônés par l’emblème Tod’s qu’est le mocassin Gommino.

Et Tod’s imagine ces nouvelles chaussures de nautisme avec le même engouement pour le savoir-faire Italien !

L’Histoire De La Air Jordan

L’histoire de la basket qui a révolutionné son monde et la mode — depuis la première collaboration entre Michael Jordan et Nike, jusqu’à la nouvelle Air Jordan 1 OG Dior.

Nike Et Michael Jordan

Lorsque Nike signe le contrat de sponsoring qui lie le tout jeune Michael Jordan à l’équipementier, il est loin de se douter de la révolution esthétique qui va en découler.

Le Contrat De Sponsoring Entre Nike Et Michael Jordan

Années 80. Nike repère le jeune Michael Jordan, qui se distingue alors par ses excellentes performances lors des compétitions universitaires. Précoce et prodige, Michael Jordan intéresse aussi d’autres équipementiers, à l’instar d’Adidas, concurrent direct de Nike.

Sous les couleurs de son université de North Carolina, Michael Jordan fait vibrer le parquet et, le jeune homme le sait: il va bientôt faire ses débuts en NBA. Après une ultime saison universitaire, Michael Jordan est sur le point de signer avec Adidas pour entrer dans l’arène.

Mais voilà, Nike est aussi sur le coup. En 1984, après nombre de discussions, que l’on dit épiques, avec l’agent de Michael Jordan, David Falk, Nike parvient à convaincre le jeune espoir…

Son agent a abouti à un contrat inédit pour l’époque. Avec les mêmes avantages que ceux accordés aux tennismen, Nike vient de signer Michael Jordan contre 2,5 millions de dollars sur 5 ans, la création de sa propre ligne vestimentaire, et le versement de royalties pour chaque article vendu.

Michael Jordan, le nouveau 23 des Chicago Bulls, entre dans alors l’arène de la NBA, avec un contrat de sponsoring inédit avec Nike. « His airness » comme on le surnomme, va très vite marquer l’histoire de la NBA. Et celle de la mode.

Les Logos Air Jordan, Wings Et Jumpman

Ainsi, lorsque Peter Moore dessine la Air Jordan 1, il signe la basket en même temps qu’un logo qui va devenir iconique… Le logo Wings.

Peter Moor racontait ainsi l’histoire du logo Wings : « Le vice-président de Nike] Rob Strasser et moi revenions d’une réunion avec l’agent de Michael Jordan, David Falk. Nous avions décidé que nous allions créer une marque avec le gamin. Nous avons également décidé, selon la suggestion de David Falk, de l’appeler Air Jordan.

Sur le vol de retour, je commençais à réfléchir à ce que serait son logo. Je marche dans l’avion et je vois ce petit enfant et il a cet ensemble d’ailes de capitaine sur sa chemise. Elles sont en plastique. L’hôtesse de l’air venait de les lui donner. Alors j’ai dit: ‘Puis-je avoir une paire d’ailes’ » La dame m’a regardé comme si j’étais une sorte d’abruti, mais elle m’a donné les ailes et je me suis assis et j’ai commencé à dessiner les ailes. J’ai mis un ballon de basket au milieu. Tout cela se faisait sur une serviette de table pendant que Rob et moi rentrions à la maison. C’est devenu le logo. »

Air Jordan Air III

Mais en 1988, à partir de la série des Air Jordan III, les Wings sont remplacées par le mythique Jumpman. Jugées impersonnelles, les Wings sont en effet remplacées par la silhouette représentant Michael Jordan en plein saut.

Le Jumpman fut en fait inspiré d’un photoshoot réalisé pour le magazine Life quelques années auparavant, en vue des Jeux Olympiques de 1984. Michael Jordan n’avait pas encore signé avec Nike et, aux pieds, il portait des New Balance.

La mise en scène de cette image est grandiose. Michael Jordan y effectue ainsi un saut de ballet connu sous le nom de grand jeté — feignant ainsi de faire un dunk… A la Jordan !

Et si c’est à Tinker Hatfield que l’on doit ce logo, Peter Moore l’avait déjà en tête. En effet, Peter Moore voulait déjà reprendre cette silhouette mais Nike n’était pas à l’aise, désirant éviter une éventuelle violation des droits d’auteur.

D’ailleurs, en 2015, l’auteur de la photo, Jacobus Willem Rentmeester, a porté plainte contre Nike pour avoir, dit-il, copier cette photo alors publiée dans Life Magazine. Mais l’histoire n’ira pas plus loin.

Le Jumpman, lui, est devenu une légende !

Les Air Jordan, Baskets Iconiques

La Air Jordan 1

C’est encore à Peter Moore que l’on doit la conception des toutes premières Air Jordan. La Air Jordan 1. Elle se présente dans une ligne montante, aidée d’une tige en cuir souple. Présentée dans trois couleurs, blanc sur blanc, blanc et rouge et rouge et noir, c’est cette troisième teinte qui va entrer dans l’histoire.

En effet, lorsqu’en mars 1985, Michael Jordan entre sur le terrain chaussé pour la première fois de ses Air Jordan 1, la NBA est tout sauf ravie.
Il faut dire qu’il existe des règles esthétiques en NBA, et notamment l’utilisation de baskets à 51% blancs (‘’The 51 percent rule’’). Or, celles de Michael Jordan sont noir et rouge, black and red…

Si elles gagnent leur surnom de ‘Bred’, contraction de ‘’black’’ et ‘’red’’, c’est au seul marketing de Nike qu’elles le doivent. En effet, jusqu’aux années 2000 et le retrait de cette règle, Nike refusa de payer l’amende de 5000 dollars infligée à Michael Jordan, pour chaque match disputé avec ces Air Jordan 1 Bred.

Au même moment, Nike va faire de cette interdiction la trame narrative d’un spot publicitaire. La Air Jordan 1 est interdite, mais uniquement sur les terrains de NBA, dit la campagne de publicité. Sur les trottoirs des villes du monde entier, la Air Jordan 1 débarque comme le signe de reconnaissance d’une nouvelle génération.

Ainsi enveloppée d’un petit goût d’interdit, les Air Jordan 1 achèvent d’entrer dans la légende avec un Michael Jordan au summum de son art ! En 1986, au cours du second match du premier tour des Playoffs contre les Boston Celtics, Michael Jordan marque 63 points.

Un prodige qui fait même dire à Larry Bird, pourtant lui-même champion de basket: « je pense que c’était Dieu déguisé en Michael Jordan. »

Dès lors, les Air Jordan 1 vont faire vibrer les foules, mais c’est la déclinaison dite Chicago – identique à celle que portait Michael Jordan ce jour de 1986 – qui va devenir plus iconique encore !

Air Jordan, La Basket La Plus Iconique Au Monde

Depuis 1986, les Air Jordan se sont vendues à plus de 100 millions d’exemplaires, dans le monde entier. Phénomène culturel, sportif et esthétique, cette basket est assurément la plus iconique au monde.

Et si les Air Jordan se suivent, aucune ne se ressemble.

Ainsi, la Air Jordan III est la première à présenter un nouveau logo — et un nouveau design ! Car c’est bien avec la Air Jordan III que le Jumpman supplante le logo Wings. Côté design, la basket, désormais imaginée par Tinker Hatfield, présente une fente laissant entrevoir le coussin d’air inséré au niveau du talon pour en améliorer l’amorti.

Une incursion esthétique qui rappelle celle de la Air Max — à raison ! Car Tinker Hatfiel n’est autre que le designer derrière la Air Max, et son coussin d’air visible. Inspiré par l’architecture du Centre Pompidou visant à montrer ce qui ne devrait l’être, Tinker Hatfiel a ainsi posé les standards d’une nouvelle approche pour les Air Jordan.

Michael Jordan Et Tinker Hatfiel

Mieux, l’histoire veut que ce soit cette Air Jordan III qui a convaincu Jordan de reconduire le contrat de sponsoring qu’il a avec Nike. Michael Jordan, emballé par l’allure de la Air Jordan III, est revenu sur son envie de quitter l’équipementier.

Ainsi, à chacun des drops, la Air Jordan affole les aficionados du Jumpman. Cool, détaché mais complètement dans l’air du temps, les Air Jordan visent, à chaque modèle, de nouveaux sommets.

Derniers en date, la collaboration follement inspirée entre Kim Jones, directeur artistique de Dior Homme, et Air Jordan.

« Christian Dior lui-même a collaboré avec les meilleures marques américaines de son époque. J’adore mélanger différents mondes, différentes idées – Dior et Jordan sont deux emblèmes d’excellence absolue dans leurs domaines. Les rassembler avec cette collaboration spéciale, c’est proposer quelque chose d’excitant et de vraiment nouveau » précise Kim Jones.

Les Air Jordan 1 OG Dior ont en effet tout pour exalter ! 

Le Rouge Louboutin, Code Iconique De La Maison

Chez Christian Louboutin, tout part du dessin — complété parfois, par la réalité. Le rouge de ses souliers, signe de reconnaissance discret, tient de ce savant équilibre.

Pourquoi Les Semelles Louboutin Sont-Elles Rouge?

Christian Louboutin a grandi dans le 12ème arrondissement de Paris, dans les années 70. Non loin de là, le Musée des Arts Africains et Océanien. C’est dans ce lieu grandiloquent qu’il va forger un aspect clé de son imaginaire. Il a 11 ans et, c’est un panneau plutôt banal qui va s’ancrer dans son esprit.

Il voit en effet un panneau interdisant le port des talons aiguilles — le bout de ses talons étant à cette époque taillé dans le métal, les souliers des dames rayaient en effet le parquet. « Mon premier soulier, je l’ai vu ici. C’est là que j’ai découvert que tout partait du trait. Je l’ai vraiment compris à travers ce dessin » Christian Louboutin.

Sorte de premier émoi de faiseur de souliers, Christian Louboutin grandit ainsi avec cette vision et cet amour, déjà, pour les chaussures. S’en suivra une formation incomparable dans ses nuits passées au Palace. Louboutin taille son style au plus haut de la flamboyance des seventies. Mais ses chaussures doivent beaucoup à la cambrure folle et follement divine des escarpins des années 50 !

Il dessine. Enormément. Nourrit de tout, son imagination fantasque résonne dans des chaussures restées jusque là au stade de dessins. Lorsqu’il se lance dans l’aventure des rêves d’enfant, c’est auprès du maître Roger Vivier.

Le Fragonard de la chaussure, qui chaussa jusqu’à la Reine d’Angleterre le jour de son couronnement — Roger Vivier devient son mentor. Christian Louboutin le sait, il ne travaillera pour personne d’autre. Quelques années plus tard, il ose ses premières créations. Mais ce rouge iconique alors? D’où lui vient-il?

Sa première boutique ouvre en 1991, galerie Véro-Dodat. Le rouge, lui, apparaît en 1992.

L’Idée Du Rouge Louboutin

Dans le reportage Arte récemment consacré à son travail, notamment autour de l’exposition au Musée de la Porte Dorée, il raconte: « J’avais le soulier, j’avais le dessin et à chaque fois je me disais: “Le soulier est bien mais quand même le dessin est mieux“. Et je le tournais dans tous les sens et puis quand je l’ai tenu comme ça… La semelle était noire…

Et moi je n’avais pas de noir dans mon dessin, je n’avais pas de beige, je n’avais pas de marron, pas de gris, — je n’avais que des couleurs vives. Il y avait la personne, Sarah, qui essayait les souliers, elle était en train de se vernir les ongles. Je lui dis écoute laisse moi… je peux te prendre ton vernis, ta bouteille. Elle me dit ‘Attend je finis les ongles et je te la passe’. Non attend y’a un truc que je voudrais vérifier. Alors bon petite bataille. Je réussis à récupérer la bouteille de vernis. Elle n’avait que deux ongles fait, elle n’était pas contente. Puis j’ai finalement vidé la bouteille de vernis sur la semelle et là j’ai regardé mon dessin et je me suis dit ‘bah voilà, là c’est mon dessin’. »

Le Rouge Louboutin, Code Discret D’une Allure Très Remarquée

On se s’y trompe pas — Christian Louboutin a cherché à ce que la réalité concorde à son imaginaire, jusqu’à inventer une nouvelle façon de penser le soulier.

Teintées d’une semelle rouge, les créations Louboutin ne sont pas juste belles, elles sont sublimées. Signature jouant du visible/invisible, ce rouge pimpant signe l’allure en même temps que les chaussures en donnent — beaucoup !

Il faut en effet que la femme tourne les talons pour que la signature apparaisse — et cette signature est désormais connue dans le monde entier. De la pop’ culture aux esthètes, le rouge Christian Louboutin n’a besoin ni d’affiche ni de spot publicitaire pour donner de l’émotion. Ni pour créer le désir !

Il faut dire aussi que ses chaussures sont elles-mêmes hors du commun — les mythiques Pigalle procurent de la grâce à celles qui les enfilent. Une grâce signée d’un rouge chic au possible… Tant l’on sait que les femmes ont souvent en horreur la couleur — elles qui ne jurent que par le noir, ne comptent qu’une exception… Le rouge !

Ce rouge qui existe donc par-delà les couleurs, et au delà des modes… Le rouge des ongles, des lèvres… Un code qui, longtemps, ne fut connu que des seules initiées. Désormais propriété exclusive de la maison, depuis 2018, année où la Cour de justice Européenne reconnaissait ce rouge écarlate laqué comme le caractère exclusif des créations Louboutin. Ce rouge carmin puissant et passionnant, numéro Pantone 18.1663TP, marque ainsi les pas des Belles chaussées de Louboutin. Et elles seules.

L’Escarpin Pigalle, Un Objet Insolent De Simplicité

Courbes folles, lignes simples et cambrure gracieuse — l’escarpin Pigalle, objet icône signé Christian Louboutin, est un concentré des codes de la maison.

L’Histoire Du Pigalle…

Automne/Hiver 2004. Si l’escarpin Pigalle apparaît pour la première fois dans boutique Louboutin nichée dans le passage Vero Dodat, son histoire est à filer dans les souvenirs de Christian Louboutin. Une forme, une cambrure empruntée à une signalétique de musée. Dans les années 1970…

En 1975, l’enfant qu’est Christian Louboutin est alors un habitué du Musée des Arts Africains et Océaniens de la Porte Dorée. Là, il aperçoit un panneau de signalétique interdisant les souliers à talon haut — « Mon premier soulier, je l’ai vu ici. C’est là que j’ai découvert que tout partait du trait. Je l’ai vraiment compris à travers ce dessin » relate Christian Louboutin.

On trouve là une première trace de l’objet du désir. La seconde inspiration est à lier aux danseuses des mythiques cabarets Parisiens. Et Christian Louboutin n’a jamais caché sa fascination pour les cabarets et l’aplomb et la puissance de leur danseuse. Les Folies Bergères. Le Moulin Rouge. Le Crazy Horse. Autant de collaborations à venir.

Et c’est avec, en tête, cette attitude triomphante que Christian Louboutin dessine l’escarpin Pigalle, en 2004.

Un Escarpin Ultra-Glamour

Pièce phare de la maison Louboutin, devenue pièce culte des vestiaires féminins, l’escarpin donne une posture et une cambrure incomparable. Ou peut-être à celle des seules divas.

Cambré et planté sur un talon de 12 cm, le Pigalle procure à la femme une démarche toute en envolées de grâce. Christian Louboutin aime en effet travailler les talons hauts, plaçant la femme sur un piédestal. Des soulier magiques qui donnent tout !

Le décolleté aiguisé, le bout pointu, le noir verni et l’iconique semelle rouge achèvent d’en faire l’escarpin par excellence. Ultra-glamour, ultra-pop, ultra-reconnaissable.

« Il a une vraie durée de vie, ce n’est pas un soulier de saison ; on peut le porter en hiver, en été ; il est en peau, il est en cuir ; il est brillant, il est mat… » détaille-t-il.

Une semaine de fabrication est nécessaire à travailler l’icône, dans toutes les fantaisies Louboutin. Entre détails facétieux, plumes, cuirs exotiques et près de 30 coloris différents, le Pigalle déploie une féminité insolente car farouchement indépendante !

Une féminité plurielle et détachée des qualificatifs qui, comme s’en amuse d’ailleurs Christian Louboutin…  « Une femme sexy essaiera la Pigalle pour ajouter quelque chose de chic à sa physionomie. […] Une autre femme très chic l’essaiera pour ajouter quelque chose de sexy à son apparence. » Un souliers fait pour les milliers de façons qu’il y a d’être femme… Couronnée au pieds d’une Dita Van Teese, l’égérie non-officielle de Louboutin.

La Fantaisie, Un Code Iconique De La Maison Louboutin

Si les souliers signés Louboutin éveillent une telle émotion, c’est aussi et surtout car ils sont le fruit d’une imagination sans borne. Une fantaisie propre à Christian Louboutin — devenue le code iconique de la maison.

Le Secret Des Souliers Louboutin?

L’imagination ! Christian Louboutin est connu pour avoir laisser grandir sa créativité, sans retenue. Et ce, dès l’enfance. Au détour d’une interview, il confie ainsi: « Je rêvais à des pays que je ne connaissais pas. C’est un peu comme si j’étais dans un album de Tintin en trois dimensions. Je me laissais envahir par le mobilier, les totems, les aquariums. Les poissons me fascinaient. Je restais des heures à les admirer. »

De ces aventures rêvées, Christian Louboutin a su plus tard distiller l’esprit, la fantaisie et la facétie dans ses chaussures. Lui qui fut un temps paysagiste puise dans la nature les lignes folles et follement belles de ses chaussures.

« 1989, j’avais décidé d’arrêter de faire des souliers. Après avoir travaillé pour M. Vivier, je ne me voyais pas dessiner pour d’autres. Comme je connaissais bien les plantes et les arbustes, je me suis mis à faire du paysagisme, mon autre grande passion. » Et il ne s’interdit rien.

Les courbes d’une glycine, l’enveloppe des arbres, la boucle d’une fleurs, la symétrie d’une autre — les nuances dans le plumage des oiseaux ou encore celles des pierres… Les éclats iridescents des poissons. Absolument tout l’inspire !

L’autre source infinie d’inspiration pour Louboutin, c’est le music-hall. Là encore, c’est dans sa jeunesse que Christian Louboutin se plaît à se faufiler dans les coulisses des cabarets Parisiens. Les Folies Bergères, le Crazy Horse (avec qui il collabore plus tard… Il donnera d’ailleurs le nom du quartier de Pigalle à son soulier le plus iconique.

C’est dans les vitrines de sa première boutique à Paris, nichée dans le non moins fantasque passage Véro-Dodat, que s’exprime aussi cette imagination sans mesure. Un esprit fantasmagorique qui insuffle de la vie et une émotion dans des soulier hautement désirés !

Le Dessin D’Abord, La Réalisation Ensuite

Tout l’inspire donc. Un jour Christian Louboutin tombe sur une photo de la Princesse Diana. Il s’inspire de sa pose, les pieds joints, et lui trouve une humeur maussade… Il lui dédie une paire de ballerines — pour lui redonner le sourire. Le modèle ainsi né de son imagination féconde, il le baptise ‘Love shoes’.

Pour suivre cette imagination grandiloquente, la maison Louboutin fait appel à des artisans de renom, lui apportant ainsi tout le savoir faire Italien en matière de cordonnerie.

Dès 1995, les grands noms de la mode font leurs le talent de Louboutin — il accompagne ainsi de ses souliers les silhouettes des défilés haute couture et prêt-à-porter de Givenchy, Lanvin, Jean-Paul Gaultier ou encore Chloé. Et ce n’est que le début de ses collaborations.

Entrées dans la culture populaire, les créations de Christian Louboutin achèvent de devenir incontournables en  2008. Cette année là, Le Fashion Institute of Technology à New-York lui consacre sa première rétrospective. Une consécration aujourd’hui complétée par l’immense exposition au musée de la Porte Dorée. « Christian Louboutin : L’Exhibition[iste] » retrace ainsi l’imaginaire foisonnant et fascinant de cette maison hors du commun !

Les Collaborations De La Maison Louboutin

Christian Louboutin ne recule jamais devant l’idée de collaborer — surprenantes et réussies, ces collaborations ont fait entrer les icônes Louboutin dans l’esprit du monde entier. Du Crazy Horse à Star Wars, Louboutin résonne tel une icône tantôt pop tantôt sophistiquée !

Les Collaborations Louboutin

Christian Louboutin a compris très tôt l’importance de la ligne juste. Et il apprend cela auprès de son mentor. Celui que l’on a surnommé le Fragonard de la chaussure; celui qui chaussa la Reine Elizabeth pour son couronnement en 1953 — Roger Vivier donc, a marqué le savoir-faire de la maison Louboutin d’une empreinte d’excellence.

Comme lui, d’aileurs, Louboutin ne va tarder à collaborer avec les grandes maisons Parisiennes. Dès 1995, il chausse les silhouettes de Jean Paul Gaultier, Lanvin ou encore Yves Saint Laurent. On se souvient que déjà, Roger Vivier avait accompagné la maison Saint Laurent à de nombreuses reprises — imaginant notamment les Belles de Vivier, soulier devenu mythique aux pieds de Catherine Deneuve dans le film de Luis Buñuel, ‘Belle de Jour’.

Héritières de ce savoir-faire hors norme, mais bien ancrées dans sa propre imagination, les créations de Christian Louboutin signent notamment le dernier défilé Haute Couture Yves Saint Laurent. C’était en Janvier 2002, les adieux du couturier s’étaient tenus au centre Georges-Pompidou.

Mais de collaborations il est proprement question dès 2006. Christian Louboutin retrouve David Lynch pour une série de créations explorant le fétichisme. Pour l’exposition « Fetish » à la Galerie du Passage, à Paris, Lynch articule des photos tandis que Louboutin signent des souliers uniques et complètement fous — là encore, c’est l’imagination et le dessin qui précèdent l’objet. Et la possibilité de l’enfiler !

En 2012, c’est avec le Crazy Horse qu’il signe sa collaboration la pus iconique. Devenant ainsi le premier premier Guest Créateur du mythique cabaret Parisien. Depuis longtemps inspiré par le music-hall, cette collaboration a un goût de consécration !

« Christian Louboutin et le Crazy Horse sont des symboles de la vie parisienne dont les univers voyagent au-delà des frontières. Symboles du monde de la création, de l’étonnement et de la modernité, ils partagent les mêmes sources d’inspiration – la Femme bien sûr, mais aussi le monde qui les entoure – et détiennent un savoir-faire d’exception pour proposer des créations inédites et surprenantes. C’est donc tout naturellement que nous avons sollicité Christian Louboutin » précisait Andrée Deissenberg, la directrice du Crazy Horse.

L’idée? Repenser la revue du Crazy, de fait rebaptisée ‘Feu’, autour d’une vision onirique et très Louboutin de la Femme. Pour la femme !

Louboutin Dans La Culture Populaire

Si l’on ne compte plus le nombre d’apparitions des iconiques Pigalle dans les films, clips et séries, Christian Louboutin a cependant été appelé pour une collaboration plus surprenante encore.

En 2012 toujours, c’est Disney qui le contacte pour créer une vision moderne du mythique soulier de verre de Cendrillon. Pour accompagner la sortie du film Cendrillon, la maison Louboutin a ainsi imaginé une pantoufle de verre, piquée d’un papillon. Symbole de transformation…

Plus tard encore, Disney le rappelle — cette fois, pour Stars Wars, réalisé par les studios Walt Disney et Lucasfilms.

« J’ai été très surpris quand les équipes de Disney m’ont contacté à propos du prochain épisode de la Saga, c’était totalement inattendu. Mais j’aime les surprises et celle-ci m’a particulièrement intrigué. A première vue, nos univers sont assez distincts, mais quand ils m’ont montré les images de Crait, la planète rouge, j’ai compris pourquoi ils avaient pensé à moi. Immédiatement me sont apparues les premières images et idées. »

Le résultat? Quatre chaussures à la hauteur des personnalités des quatre héroïnes… La capitaine Phasma, aux commandes des Stormtroopers du Premier Ordre; Rey, la pilleuse d’épaves Jakku; la vice-amirale Amilyn Holdo; et Rose Tico, une mécanicienne de la résistance.

Quelques souliers d’exception donc, à découvrir au Palais de la Porte Dorée jusqu’au 26 juillet 2020.

L’Exposition Louboutin, Évènement de L’Année

« Christian Louboutin : L’Exhibition[niste] » un jeu de mots amusé à la hauteur des pièces exceptionnelles réunies au Palais de la Porte Dorée.

Louboutin, Exposition A Ne Pas Manquer A Paris

« Christian Louboutin : L’Exhibition[niste] » — « C’est un jeu de mots entre exhibition en anglais qui signifie exposition et le fait de révéler une partie de soi aux autres, raconte le créateur de 57 ans. Les deux sont assez proches, mais il y a une notion plus subversive dans le fait de s’exhiber qui me plaît, car en montrant mon travail je m’expose de manière plus intime » explique Christian Louboutin.

Et il est vrai qu’en 30 ans de carrières, Louboutin a des choses à conter. A commencer par ses créations follement divines, fruit d’une imagination non moins inspirée.

Dans ce Palais de la Porte Dorée où lui est venue sa première inspiration en observant un panneau de signalétique, s’expose désormais les chefs-d’oeuvre du virtuose de la chaussure.

Mais Christian Louboutin tient à le rappeler: « cette exposition n’a rien d’une rétrospective, il s’agit d’une célébration. »

Une célébration mettant à l’honneur les codes chers à sa maison. Du rouge Louboutin en passant par l’iconique escarpin Pigalle — « Christian Louboutin : L’Exhibition[niste] » est aussi l’occasion de (re)découvrir les pièces nées de collaborations aussi fascinantes que réussies. Avec David Lynch ou encore les studios Disney… Autant d’objets du désir devenus icônes de notre temps !

Les 133 Picots Tod’s, Code Iconique

Les 133 picots constituent la signature de la maison Tod’s. Une maison qui préfère à son logo, apposer les picots comme code exclusif.

Le Logo Tod’s Et Les 133 Picots

En tant que maison ancrée dans le luxe et le savoir-faire Italien, Tod’s ne distingue que rarement ses créations en y flanquant son logo. C’est dans les détails exquis et les picots que l’on devine les pièces Tod’s.

Le Logo Tod’s

C’est souvent dans les logos que les maisons distillent l’essentiel de leur vision. Avec Tod’s, Diego Della Valle a fait plus qu’apposer un nom. Il a en effet transformé la petite usine familiale en un groupe global assurant la pérennité de l’artisanat. Italien d’abord, Français ensuite.

En effet, on lui doit le réveil de la maison Schiaparelli et celui de Roger Vivier. Et c’est peut être bien cela que l’on peut lire dans le logo Tod’s.

Un nom Tod’s, choisi car il est facile à prononcer dans toutes les langues… Un nom à consonance internationale donc, placé au centre d’un ovale où viennent se flanquer deux têtes de lions rugissantes.

Si l’on extrapole un peu, on peut aisément comprendre que Tod’s se place entre ces lions, mythique symbolisation des gardiens — faisant de Tod’s elle même une maison gardienne du savoir faire ancestral de l’Italie…

Et le PDG emblématique de Tod’s précise bien volontiers sa connexion avec sa terre natale. Un terre Italienne de la région des Marches, d’où son grand-père puis son père ont orchestré les fondations rendant possible l’émergence du groupe Tod’s.

« Je suis né dans le village d’à-côté, ma famille y vit encore. C’est un lieu très paisible, très simple. J’adore m’y promener, boire un cappuccino en terrasse avec mes amis d’enfance. C’est tout cela l’Italie pour moi, et j’essaie de le retranscrire dans mon travail. Nous avons de la chance car nous savons fabriquer des choses de qualité, avec de belles matière et un savoir-faire hors pair. C’est important pour moi de continuer à faire rayonner l’Italie à travers le monde. »

Et l’exemple le plus probant reste l’iconique Gommino. Une banale driving-shoes remarquée par Diego Della Valle. Transformée en chaussure de luxe par le savoir-faire de Tod’s.

Les 133 Picots: Du Gommino A La Signature Tod’s

Car là où Tod’s confectionne des pièces clairement luxueuses, la maison tient à la discrétion — ne signant que rarement ses objets de son logo. A l’instar de l’icône de Tod’s, le mocassin.

Une driving-shoes donc aperçue par Diego Della Valle lors d’un rallye automobile aux Etats-Unis… Diego Della Valle va la taillée dans le cuir exquis de sa maison en 1978 — en même temps qu’il va le piquer de 133 picots. La discrète signature de la maison.

Il raconte ainsi: « Alors qu’à l’époque, en Italie, on était toujours tiré à quatre épingles, j’ai voulu créer un produit casualà porter la semaine avec un costume, le week-end avec un jean : c’était ça la grande idée de Tod’s. Avec une innovation majeure : donner de l’élégance à une semelle de caoutchouc. »

En effet, le caoutchouc est alors perçu comme « franchement cheap » tranche Diego Della Valle. Une matière qui trouve cependant grâce à ses yeux d’esthète… Car, il en est convaincu, ces picots sont gage de confort absolu.

Car sur ces 133 picots, les formes plus ou moins rondes ou ovales se succèdent pour une adhérence optimale.

Ainsi donc, après un marketing éclairé et avant-gardiste pour l’époque, le mocassin aux 133 picots se hisse au rang d’icône. Un symbole du luxe décontracté de la maison Tod’s… qui se retrouve aux pieds de Gianni Agnelli, le patron de Fiat, des Kennedy, Audrey Hepburn ou encore la Princesse Diana.

Un style qui transcende les tendances et les goûts — le Gommino doit au savoir-faire des ateliers Tod’s d’avoir fait de ses picots un élément luxueux et très élégant !

Une signature discrète mais connue de tous qui se prête aussi volontiers aux collections capsules. Dernière en date, avec le très espiègle Alber Elbaz.

Un effet Gommino qui signe aussi des pièces plus innovantes, comme en 2020 avec ces chaussures de yatching, baptisées Compétition.

Un travail effectué à la main, où la machine complète harmonieusement le travail des artisans Tod’s — voici bien ce que démontrent les 133 picots et le logo Tod’s. Une maison qui se place en gardienne de l’artisanat.

Les Baskets Par Et Pour La Ville De Demain Sont Signées Hogan

La maison Hogan dévoile sa collection Automne/Hiver 2020 autour d’une basket inspirée par et pour l’espace urbain de demain — le résultat?

Les Baskets pour La Ville De Demain

Les icônes Hogan Hyperactive et Interaction se pensent en harmonie avec la ville du futur. Parce que l’espace urbain influe sur l’attitude et l’allure de tout un chacun, Hogan a choisi d’imaginer ses baskets iconiques comme un dialogue entre design, fonction et innovation — autour d’une harmonie inédite !

Et c’est en puisant dans les lignes tracées par les skyilnes; inspirées de l’atmosphère aiguisée et étincelante des villes que les nouvelles Hogan de l’Automne/Hiver 2020 brillent à leur tour.

Epurées et taillées dans des tons indigo, albâtre et des teintes de vert, les baskets Hogan prennent une allure architecturée. Entre la botte de ville et la basket arty, l’esprit est futuriste mais bien ancré dans son époque.

Les Icônes Hogan Hyperactive et Interaction

Première sur le marché des baskets de luxe, Hogan est sans nulle doute une maison à part en la matière. Ainsi pour la saison prochaine, les baskets iconiques prennent une allure gracieuse mais audacieuse.

Pour les femmes, Hogan pense donc la basket Hyperactive dans une sophistication où l’innovation embrasse une qualité impeccable. Féminine, l’Hyperactive distille une haute dose de cool autour d’une élégance clé.

Pour les hommes, c’est la basket Interaction qui est réinventée. Autour du Néoprène, l’icône offre une élégance décontractée, doublée des codes de la maison — légèreté, volumes et finitions luxueuses… De quoi parier un peu plus sur l’avenir de la basket Hogan, comme orchestré par Andrea Della Valle.