Au Salon Maison & Objet 2025, l’assise a tenu le rôle principal. Plus que des objets fonctionnels, fauteuils et chaises se sont imposés comme des sculptures habitées, des manifestes de formes et de matières qui redéfinissent notre rapport au confort. Dans une scénographie marquée par la thématique Sur/Reality, le siège devient espace poétique, terrain d’expérimentation et symbole de puissance créative.
Faye Toogood — Les icônes voluptueuses
Couronnée Designer of the Year, Faye Toogood a transformé son installation Womanifesto! en manifeste de rondeurs et de sensualité. La Roly Poly Chair, déjà culte depuis 2014, y côtoyait la nouvelle Gummy Chair : des assises aux formes charnelles, comme taillées dans une matière douce et onirique. Plus que des sièges, des pièces de collection qui dialoguent avec la sculpture contemporaine.

Minjae Kim — Le siège émotionnel
Autre révélation du salon : les fauteuils anthropomorphiques de Minjae Kim. Sculptés dans le bois, leurs dossiers prennent la forme de visages expressifs, leurs accoudoirs se transforment en poings levés. Chaque pièce est un manifeste visuel, qui brouille la frontière entre art brut et mobilier design. Ici, s’asseoir revient à entrer dans une histoire, dans une émotion.
Une assise comme langage
À travers ces créations, Maison & Objet 2025 rappelle que l’assise est un langage. Elle exprime la fluidité du corps, traduit des émotions, sculpte l’espace. Roly Poly, Gummy et les chaises anthropomorphiques de Minjae Kim s’imposent déjà comme de futurs classiques du design, des pièces capables de séduire autant les collectionneurs d’art que les amateurs de mobilier d’exception.
Dans ce théâtre du confort, le fauteuil n’est plus utilitaire : il est icône.
Lumières Sculpturales — Les luminaires iconiques de Maison & Objet 2025
Mooma — La révélation minimaliste
Parmi les créations les plus commentées du salon : la lampe de Mooma, constituée de tubes lumineux verticaux enfermés dans une structure transparente. Entre œuvre muséale et objet domestique, elle incarne un minimalisme poétique et futuriste.

Romana & Cady Lamps — Dialogue entre passé et futur
Avec Romana, la colonne antique est réinterprétée en luminaire contemporain, vertical et solennel. Cady, à l’inverse, détourne l’acier et le treillis métallique pour proposer une pièce brute, industrielle et radicale. Ces deux lampes condensent l’esprit Sur/Reality du salon : revisiter l’histoire à travers le prisme de l’imaginaire.

Sfera Lamp — Le verre comme poésie
Créée par Victoria Wilmotte pour Pulpo, la Sfera Lamp a brillé comme l’une des stars du salon. Structure triangulaire en acier, sphères en verre soufflé, finitions mates ou brillantes : chaque déclinaison fait dialoguer rigueur géométrique et raffinement artisanal. Plus qu’un luminaire, une sculpture lumineuse.

Ces pièces révèlent une tendance forte : la lumière s’impose comme icône contemporaine. Non plus simple outil domestique, mais objet culturel, capable de transformer un espace en expérience. Chez Mooma, Romana, Cady ou Pulpo, le luminaire devient un luxe narratif : il habille, il raconte, il hypnotise.

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