Les Lunettes Glamour de Chanel

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Chez Chanel, les lunettes sont une religion, que l’on adopte en même temps que les codes chics et intemporels de la maison. « Les lunettes de soleil, c’est comme le fard à paupière : avec elles, tout parait plus jeune et plus beau. » C’est ce que répéte souvent Karl Lagerfeld, le directeur artistique de la maison de couture parisienne.  

Chanel a été l’une des première marques de prêt à porter de luxe à se lancer dans le eyewear et en est aujourd’hui une référence. Coco Chanel considérait ses vêtements comme des oeuvres d’art, et ses accessoires comme des cadres qui servent à les sublimer : bijoux, sacs, chaussures, et surtout lunettes, de vue ou de soleil – qu’elle ne quitte jamais – sont imaginés par ses soins. Le style unique de Gabrielle Chanel continue d’inspirer le créateur de la maison, qui lui rend hommage saison aprés saison.

 Cette saison, Laetitia Casta, cheveux plaqués en arrière et coiffée d’une raie sur le côté, des colliers en cuir et en chaines à son cou, alterne lunettes de vue et lunettes de soleil d’inspiration 60’s pour la nouvelle campagne eyewear. Couvertes d’ornements, tout en gardant un style simple et élégant, ces lunettes sont de véritables bijoux : si le cadre est relativement sobre, Karl Lagerfeld sait, saison après saison, donner un côté impertinent et un aspect inédit et chic à cet accessoire aussi emblèmatique qu’indispensable… sans jamais s’éloigner de la ligne directrice de la légendaire Mademoiselle : élégance, simplicité, et audace. 

« Une Femme Sans Parfum Est Une Femme Sans Avenir. » Coco Chanel

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1921, après avoir initié la coupe garçonne, donné ses lettres de noblesse au Jersey, alors que son style est devenu une pierre angulaire de la mode parisienne, Miss Coco Chanel complète l’inventaire de la femme Chanel en y apposant l’ultime touche d’élégance : la fragrance.

A l’époque, Coco s’est éprise du Grand-duc Dimitri Pavlovitch, exilé à Paris. Par son entremise elle fait la connaissance d’Ernest Beaux, ancien parfumeur à la cour des tsars russes ; elle ne tarde pas à lui confier la confection de son premier parfum. Ce nez lui confectionne deux séries de senteurs : numérotées de 1 à 5 et de 20 à 24. Chanel choisit la n°5. Pour autant, Ernest Beaux ne pouvait être pleinement satisfait de sa création : l’odeur, trop pesante, restait au fond du flacon, et risquait de peser sur la peau, oubliant alors de se répandre à leur passage. Son génie le guida vers l’aldéhyde (des molécules de synthèse capturant une vague odeur d’alcool) : une fois injectée à la substance première, le parfum prend son envol. C’est cela qui apporte la touche de sophistication, cette pénétrante odeur qui surpique l’olfactive odeur de sainteté.

Si la femme était définie par son odeur, par ce qu’elle dégageait, si le parfum était l’aura de la féminité? Chanel semble avoir imaginé, à sa façon, la fragile dichotomie féminine : passion ou raison, qui doit décider? Aussi, l’aura des deux amants enferme la fragilité de l’essence féminine sous une robuste fiole aux allures de flasque dessinée par le Duc. Quand il a fallu donner un nom à la postérité, Chanel a laissé la vie décider pour elle : « je présente ma collection de robes le 5 du mois de mai, le cinquième de l’année, nous lui laisserons donc le numéro qu’il porte et ce numéro 5 lui portera bonheur ». Le mythe est construit.

Le Livre Anniversaire Du Fendi Baguette

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Dépeint par Silvia Venturini Fendi comme “audacieux, éphémère mais hors du temps, excentrique et hors-normes”, le Fendi Baguette, fidèle compagnon de Sarah Jessica Parker, est rapidement devenu un phénomène international. Un avant-gardiste de la tendance “It-Bag”. Un objet de convoitise. Un statut d’icône fashion. 

A l’occasion du 15ème anniversaire du modèle star de la maison romaine, la maison Fendi a imaginé un livre témoignage de sa courte mais déja si riche histoire. 250 photos en couleur, pour découvrir différents modèles du sac mythique. Du modèle basique à de véritables oeuvres d’art signées Damien Hirst, Jeff Koons ou encore Richard Prince. De l’art de sublimer un produit déjà sublime et de faire vivre un mythe pour l’éternité !

Ambiance De Fête Pour Le Fendi Baguette

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Durant l’hiver 1997, Silvia Venturini Fendi décide de lancer le Fendi Baguette, un sac à main raffiné aux milliers de styles différents. Dépeint par la créatrice comme « audacieux, éphémère mais hors du temps, excentrique et hors-normes » le fidèle compagnon de Sarah Jessica Parker est rapidement devenu un phénomène international. Un avant-gardiste de la tendance « It-Bag ».

En juin prochain, le délicieusement légendaire Fendi Baguette fêtera ses 15 ans. A cette occasion, La griffe Italienne proposera une nouvelle édition de 6 des modèles les plus populaires avec en prime des nouveautés motifs et couleurs.

La mode doit être innée chez les Fendi puisque Silvia a puisé son inspiration de sa benjamine : « J’étais en train de jouer avec mes enfants dans le jardin, lorsque Leonetta a commencé à cueillir des marguerites et les a disposées sur mon sac ». Dessiné pendant et pour l’été, le Fendi Baguette sonne comme un exquis rayon de soleil dans notre garde-robe.

La Petite Veste Noire de Chanel

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L’unique but de Coco était d’habiller la femme le mieux possible : dessiner le buste, allonger la taille, dégager les bras. Sous le tissu, les coutures de la petite veste noire témoignent de cette histoire. 

A Salzbourg, la dame aux camélias croise, dans un hôtel, un liftier dont l’uniforme appelle à elle l’image d’une veste à quatre poches. On raconte que son amant de l’époque, le duc de Westminster, lui lègue ce goût proprement british pour le tweed. Sans surprise, la couturière opte pour cette chair : une laine moins lavée afin d’y garder souplesse et moelleux. La peau est invitée  à côtoyer la veste à travers la soie, le taffetas et le jersey. Le perfectionnisme qui meut l’avant-gardisme de la demoiselle la conduit à ouvrir le monde de la Mode à une petite veste aux lignes nettes.

Coupée droite, la jaquette est articulée de manière à donner une aisance aux mouvements : Chanel veut des femmes gracieuses, de celles dont les pas glissent. Le devant du vêtement est monté en fil droit, sans pince poitrine, faisant de ce tissu un tout. Le dos en est séparé par une simple colonne de coutures. Le secret de ce tombé parfait : une chaînette dorée ourle la doublure. Devenue depuis signature de la maison, seule à employer cette technique servant l’impeccable verticalité. 

Pour Gabrielle Chanel, tout devait avoir une fonction et, elle se devait d’être pratique. Son esprit se distille dans chacune des parties de son chef d’oeuvre. Les quatre poches devaient être en mesure d’abriter un mouchoir, un bout de papier ou, un briquet. Quant aux manches montées au sommet de l’épaule, l’aspect étriqué n’est illusoire : grâce à une pièce de tissu placée juste sous l’aisselle, le mouvement du bras se libère du carcan du vêtement.

Des galons enserrés de cordons y sont apposés : libre et inventive, ils sont la matérialisation de l’imaginaire Chanel. Chacun d’eux était singulier, car « par principe, j’invente toujours, je ne fais rien qui existe déjà. Je me consacre à l’unique » disait Gabrielle Chanel. D’or, de soie, ou d’argent, ils sont néanmoins toujours en complexion avec les boutons. Traitées comme de précieux bijoux, les attaches ont pris vie sous différents traits, dont les plus aimés par la créatrice étaient ceux à tête de lion. 

La petite veste continue d’enchanter. Déjà un an que l’exposition qui lui était consacré posait ses valises au Grand Palais à Paris. Karl Lagerfeld a su maintenir encore cette année dans sa collection Printemps-Eté 2014, cet héritage tout en y posant sa patte : les motifs de boutons s’agrandissent avec le double C, le trèfle à quatre feuilles ou le Camélia ; se colorant de différentes teintes selon les saisons. Finalement, c’est une sorte d’éternelle jeunesse que véhicule cette pièce qui, par ailleurs, est la plus copiée au monde.