La Montre Première de Chanel s’Offre sa Première Boutique Ephémère

ld-popup_interieur_bis.jpg

Fêtant son premier quart de siècle, la Montre Première de Chanel s’offre une nouvelle jeunesse. La maison lance en effet une nouvelle version de celle qui marqua les premiers pas de Chanel dans le monde de l’horlogerie – joaillerie. À cette occasion, la première boutique éphémère dédiée à la montre icône a ouvert ses portes le 21 mai dernier et ce jusqu’au 31 décembre au 19 rue Cambon.

Née en 1987 sous le crayon de Jacques Helleu, directeur artistique de la Maison, la montre Première fut un pari risqué, tant Chanel n’était rien dans l’univers de l’horlogerie. Bousculant les codes de ce petit monde en se parant d’un design simple avec un cadre sans complication, elle fut un succès immédiat. Suivant toujours le fil conducteur de Mademoiselle, elle met en pratique la signature de la Maison : la ligne. Coco Chanel aimait à dire « La mode, c’est de l’architecture, une question de proportions». Ce n’est donc pas un hasard si la silhouette de la jeune Première s’inspire alors du bouchon du flacon N°5, rappelant par là même les proportions géométriques de la Place Vendôme (où Napoléon Ier, du haut de sa colonne, mesure le temps à mesure que le Soleil passe.) Car la montre se veut à l’image de Paris. Sertie de diamants ou simplement laquée d’or, elle évoque la Ville Lumière. Parisienne parmi les Parisiennes, la Première de Chanel offre ainsi un chic à première vue simple, cachant une sophistication travaillée. En 2013, elle s’allonge au profit d’une allure plus affinée sur un bracelet chaîne, se rendant encore plus féminine à porter.

Pour célébrer les vingt-cinq ans de sa montre Première, Chanel présentait en février dernier, une expérience digitale autour des emblèmes de la Marque. À mesure que l’on fait défiler les heures à l’aide de la barre fléchée/scroll, la montre révèle ses composants, selon qu’elle soit d’or ou de diamants . Un rouge Chanel, un 2.55, quelques perles bien sûr, un peu de N°5 pour huiler les mécanismes en camélia d’acier, tout ce qui constitue l’essence même de l’élégance à la française selon Chanel. Cette très belle expérience se conclut sur un film où la montre Première s’affiche au poignet des différentes femmes de Paris, prouvant par la même occasion que le mythe de la Parisienne est à mettre au pluriel.

Cette fois-ci, Chanel va encore plus loin en consacrant une boutique éphémère à son garde-temps atemporel. Dans un style contemporain, l’espace de 20 m² joue sur les armoiries de la Maison. Les murs bruts blancs contrastent ainsi avec un parquet noir tandis qu’une verrière intérieure s’ouvre en trompe-l’oeil sur la Place Vendôme qui prête ses traits depuis 25 ans à la montre Première. Aux côtés de la nouvelle collection, toutes les diverses variations qui ont marqué l’histoire de l’icône de Chanel seront présentés dans cet écrin, situé rue Cambon bien sûr.

CHANEL – BOUTIQUE EPHEMERE « PREMIERE »

19 rue Cambon – 75001 Paris

La Nouvelle Montre Première de Chanel

chanelpremiere.jpg

De l’emblématique 2.55 on retrouve la chaîne tressée de cuir et de métal, venant ici enrouler le poignet ; de la Place Vendôme, c’est le cadran octogonal qui cette fois reprend les contours ; enfin, de Mademoiselle, on retrouve la couleur favorite : deux aiguilles apposées sur un noir total, sans chiffres, ni trotteuse de seconde, ni même un index ne viennent en troubler la profondeur. Libéré des codes de l’industrie horlogère suisse, Jacques Helleu dessine la Première de façon à la faire légère mais racée.

Cette année, la maison se penche dessus, non sans avouer que « c’était un vrai exercice de style de toucher à cette icône », selon les mots du PDG de Chanel Horlogerie et Joaillerie, Philippe Mougenot. La voilà qui de nouveau s’allège : actualisée, le cuir du bracelet est retiré pour ne laisser que des maillons assouplis. Sobre mais technique, la nouvelle Première suit une approche minimale du design, de quoi satisfaire toutes les femmes. Et à ce titre, la maison Chanel, à travers un court-métrage pétillant et fascinant, fait vivre au garde-temps 24h de la vie de la parisienne – rectification : des parisiennes. De la bobo de Montmartre à la BCBG de Passy, toutes sont mises en acte et à l’honneur dans les rues de la ville. De nuit comme de jour, du soir au matin, indépendamment du vêtement, la montre épouse chacune des personnalités que peut abriter la ville lumière. Et, pour parfaire la présentation de la Première, une expérience interactive vous invite à analyser, sous une dialectique de construction-déconstruction, toutes les facettes de celle-ci ; le tout condensant les essentiels de la Grande Mademoiselle.

La Montre Première Triple Tour de Chanel

50a6244e4a129.jpg

La montre Première de la maison Chanel ne cesse de se métamorphoser. Et, sa nouvelle morphologie, que procède un bracelet triple tour en céramique et en acier, n’est pas sans rappeler les allégories glissées par Gabrielle Chanel dans l’ensemble de son vestiaire.

« Etinceler », tel semble être le maître mot de la ligne : un cadran acier serti de 52 diamants taillés dans la pure tradition qui, sur fond noir ou blanc laqué, prennent toute leur dimension. Dans cette nouvelle version, le garde-temps se veut moderne, un brin stylisé, de quoi mettre en avant un discret caractère mêlant touches rétros et design moderne, certes, avant tout raffiné. Elle enveloppe délicatement la finesse du poignet féminin par le biais d’un bracelet maillon étrangement semblable à la lanière du 2.55.

Seulement, c’est un voyage à travers Paris et sa légende que lègue au regard la montre Première : tiré des proportions géométriques de la Place Vendôme, son boîtier octogonal n’est pas sans rappeler l’essence de la maison – le bouchon de l’inévitable n°5. Refermé d’une glace saphir à pans coupés, la montre Première est à son tour pionnière : aucun chiffre n’est indiqué, laissant le nom Chanel masquer le flou du temps. Et, une seconde suffit à la reconnaître.

Chanel : la Montre Première

MontrePremiereNaissanceChanel.jpg

Dans le Paris des années 80, dans ce Paris barbouillé d’individus à épaulettes, chaussant aux pieds baskets aux couleurs fluos, il est une institution qui se réinvente, loin du tumulte branché de l’époque. Oui, Chanel a toujours devancé son temps, et l’arrivée de Karl Lagerfeld en 1983 n’a fait que raviver le feu divin de la maison, asphyxiée par la mort de Mademoiselle. Elle était digne d’une pythie. Vivre vite, sans se préoccuper du temps. A bien y réfléchir, les heures contraignent, les minutes traînent quand les secondes pressent. Alors Gabrielle, elle, ne portait jamais de montre. Parfois elle enfilait autour de son petit poignet une montre d’homme, à gros boîtier ou à gousset. Comme ça, juste pour le style. Puis, vint sa mort et la relève. La maison aux deux C se dépatouille alors dans un univers loin de ses goûts. Vinrent Karl Lagerfeld et, plus tard, la propulsion de Chanel dans la sphère de l’horlogerie. Par l’émérite Jacques Helleu. 

Le directeur artistique de Chanel, pour les parfums et l’horlogerie, réalise un coup de maître en dessinant la montre Première. Dans cette époque pompeuse où la mode se charge. Lui la décharge par l’épure : un boîtier octogonal 18 carats surmonté d’un verre saphir à pans coupés, en or jaune ; deux aiguilles trottant sur un cadran laqué de noir ; un bracelet décalqué sur la chaîne du 2.55. Aucun chiffre, aucune trotteuse de seconde, il ne reste que le sigle Chanel. On y retrouve d’ailleurs l’essence de la Dame aux camélias. Le nom – Première – se donne et se prononce comme un matricule ; le verre saphir rappelle le miroir XVIIIe de sa salle à manger… Jacques Helleu imaginera d’autres garde-temps. C’est à la J12 qu’il restera fidèle, jusqu’à sa mort. 

Voici venue l’année 87. Pour annoncer l’entrée de ce nouveau-né dans l’espace public, le faire remarquer autant qu’il le méritait, la maison opte pour un baptême aussi racé que la montre. Pour cela, la rédaction du dossier de presse est confiée à Nicole Wisniak, femme-artiste qui ne vibre que pour le beau, l’élégant, le distingué, bref, l’exception. Conceptrice de la revue « spasmodique »  Egoïste, elle use du même esprit pour le réaliser. Collaborateurs tendances, doués dans leur domaine, elle laisse le soin au littérateur Sagan de signer un texte titré La Femelle du temps et charge François-Marie Banier de lui tirer le portrait. Mais la plus belle déclaration fut celle d’Inès de la Fressange, la parisienne par excellence. Au défilé de prêt-à-porter, en octobre de la même année, elle jette la sienne dans le public…  Il n’en fallut pas plus pour créer la légende de la Première.

Chanel : la Montre Première

montre-chanel.jpg

Vivre vite, sans se préoccuper du temps. À bien y réfléchir, les heures contraignent, les minutes traînent quand les secondes pressent. Alors Gabrielle, elle, ne portait jamais de montre. Parfois elle enfilait autour de son petit poignet une montre d’homme, à gros boîtier ou à gousset. Comme ça, juste pour le style. Puis, vint sa mort et la relève. La maison aux deux C se dépatouille alors dans un univers loin de ses goûts. Vinrent Karl Lagerfeld et, plus tard, la propulsion de Chanel dans la sphère de l’horlogerie par l’émérite Jacques Helleu. 

Le directeur artistique de Chanel, pour les parfums et l’horlogerie, réalise un coup de maître en dessinant la montre Première. Dans cette époque pompeuse où la mode se charge. Lui la décharge par l’épure : un boîtier octogonal 18 carats surmonté d’un verre saphir à pans coupés, en or jaune ; deux aiguilles trottant sur un cadran laqué de noir ; un bracelet décalqué sur la chaîne du 2.55. Aucun chiffre, aucune trotteuse de seconde, il ne reste que le sigle Chanel. On y retrouve d’ailleurs l’essence de la Dame aux camélias. Le nom – Première – se donne et se prononce comme un matricule ; le verre saphir rappelle le miroir XVIIIè de sa salle à manger… Jacques Helleu imaginera d’autres garde-temps. C’est à la J12 qu’il restera fidèle, jusqu’à sa mort. 

Voici venue l’année 87. Pour annoncer l’entrée de ce nouveau-né dans l’espace public, le faire remarquer autant qu’il le méritait, la maison opte pour un baptême aussi racé que la montre. Pour cela, la rédaction du dossier de presse est confiée à Nicole Wisniak, femme-artiste qui ne vibre que pour le beau, l’élégant, le distingué, bref, l’exception. Conceptrice de la revue « spasmodique »  Egoïste, elle use du même esprit pour le réaliser. Collaborateurs tendances, doués dans leur domaine, elle laisse le soin au littérateur Sagan de signer un texte titré La Femelle du temps et charge François-Marie Banier de lui tirer le portrait. Mais la plus belle déclaration fut celle d’Inès de la Fressange, la parisienne par excellence. Au défilé de prêt-à-porter, en octobre de la même année, elle jette la sienne dans le public… Il n’en fallut pas plus pour créer la légende de la Première. Depuis le 27 Mars et jusqu’au 3 Avril, la montre est exposé avec prestige au Baselworld de Bâle, réinvestissant à cette occasion le pavillon, habillé de l’emblématique constraste entre le noir et le blanc, qu’avait imaginé Peter Marino pour les 10 ans de présence de la marque dans le prestigieux salon de l’horlogerie.