Cannes Palme d’Or : Histoire Du Graal Du Cinéma…

Cannes Palme d’Or : Histoire Du Graal Du Cinéma…

Alors que la 74ème édition du Festival de Cannes bat son plein, retour sur l‘histoire mouvementée de la Palme d’Or — la plus convoitée des récompenses de la galaxie cinéma.

Cannes Palme d’Or : Or en fusion Et Cinéma Iconique

Si la Palme d’Or du Festival de Cannes, tel qu’on la connait, n’existe que depuis 1975, l’histoire de ce graal du cinéma remonte à 1954. Cette année là, le directeur du Festival, Robert Favre Le Bret, veut un trophée à la hauteur de ce festival. Il lance alors un appel à candidature avec pour seule ligne d’inspiration les armoiries de la ville de Cannes.

Il se trouve que ces armoiries dessinent déjà une palme, de profil — une palme qui n’est pas sans évoquer aussi les palmiers qui longent la croisette. De cet appel à candidature, c’est la joaillière Lucienne Lazon qui retient l’attention.

Celle-ci imagine alors une feuille de palmier en or, plantée sur une sculpture en terre cuite réalisée par l’artiste Sébastien — près de la tige, on remarque encore une main ouverte. C’est cette Palme d’Or qui récompensa Marcel Camus, Luis Buñuel et Visconti !

Mais voilà, en 1964, le manque de moyens d’un festival encore discret force l’organisation à revoir ses ambitions à la baisse. En 1964 donc, la Palme d’Or est à nouveau remplacée par le « Grand Prix du Festival International du Film » — Claude Lelouche pour Un homme et une femme en 1966, Francis Ford Coppola avec Conversation en 1974… Plus aucune palme de prestige ne vient couronner le meilleur film de la compétition, et ce jusqu’en 1975 !

1975 : Le Retour en Grâce de La Palme d’Or

En 1975, tout semble concourir à l’ancrage glamour et féérique du Festival de Cannes. Renouant avec son prestige originel, la Palme signe un retour en grâce. Désormais glissée dans un bel écrin en cuir, capitonné de velours blanc, la Palme d’Or a déjà changé d’allure. Et si sous le soleil Méditerranéen, l’histoire du Septième art reprend ses lettres d’or, le trophée devient bijou en 1990.

Car c’est en 1997, pour le cinquantième anniversaire du Festival, que la Palme d’Or prend la forme qu’on lui connaît aujourd’hui.

Le trophée de 118 grammes d’or est alors confié au maître incontesté de la haute joaillerie, la maison Chopard !

Dans les ateliers Chopard de Meyrin, près de Genève, Caroline Scheufele supervise l’allure d’une nouvelle Palme d’Or. La Palme Cannoise se monte alors sur un socle en coeur, signature du joaillier au « Grand Cœur » depuis des années ! La Palme tient aussi sur un cristal massif et électrisant ; un cristal qui lui sert de piédestal.

Fidèle à ses engagements, Chopard a aussi revu l’origine de l’or de ce graal incontesté — et c’est encore Caroline Scheufele qui en parle le mieux: « Je suis très heureuse et fière que la Palme d’Or, que j’ai redessinée en 1998, puisse aujourd’hui bénéficier d’un or traçable, extrait dans des conditions respectueuses des hommes et de l’environnement. »

Une prouesse éblouissante et responsable, la Palme a ainsi tout du trophée au prestige inégalé ! Ne reste plus qu’à savoir celui qui, parmi les cinéastes sélectionnés, repartira avec la palme aux 19 feuilles plaquées d’or pur… Leos Carax et le film Annette? Paul Verhoeven et BenedettaTout s’est bien passé par François Ozon? Réponse le 17 juillet 2021 !

Partager