La Neo Robe-Portefeuille DVF Printemps-Eté 2017

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Trois mois. Jonathan Saunders n’a eu que trois mois depuis sa nomination à la direction artistique de la griffe Diane Van Furstenberg pour préparer sa collection Printemps/Eté 2017, présentée à la Fashion Week de New York. Si la période fut courte, le résultat, lui, brille d’évidence – un équilibre parfait entre le classicisme DVF et la sensibilité postmoderne du nouveau designer qui se retrouve dans la robe-portefeuille.

Icône parmi les icônes de Diane Van Furstenberg, la pièce fut imaginée dans les années 70 comme un habit ‘correct’ – « bon genre, mais sexy : en fait, le garçon vous aimait dedans et sa mère était d’accord avec ça » résume la créatrice. Déjà à l’époque, la robe est pensée recouverte d’imprimés : léopards, serpent, panthère, ou trempée dans l’art abstrait, la pièce est rapidement un succès. Mais la tendance s’essouffle, et étrangement, à la fin des années 90, Diane Von Furstenberg est surprise de voir une nouvelle génération s’approprier son classique.

En expérimentant la joie de la coupe, le charme instantané et les courbes que la robe confie au corps, cette nouvelle génération de femmes, sa fille Tatiana en tête, s’approprie ainsi l’icône : les down town girls la portent accompagnée de Doc Martens, tandis qu’en Uptown, on l’accompagne de stilettos Manolo Blahnik. DVF relance alors la production de la wrap-dress. Et aujourd’hui, c’est la toute première fois qu’un autre designer s’attache à penser la mythique pièce.

Revue par Jonathan Saunders, la robe portefeuille gagne en volume, en sexyness et en contemporanéité. Courbes asymétriques, jeu de coupes affûtées mais fluides, la neo robe-portefeuille apparaît dans de nouvelles dimensions. Mais il y a encore beaucoup de l’ADN DVF – notamment les imprimés. Ici désunis, les imprimés s’entrechoquent comme pour éclairer l’éclectisme de l’époque. Pour la saison Printemps/ Eté 2017, le décolleté se fait aussi plus radical : comme coupée à même le sein, dans une asymétrie aussi renversante que maîtrisée, la neo robe-portefeuille se perçoit telle « une forme narrative unique. » Ajoutée à cela des manches extra-longues, et voici que la wrap-dress s’inscrit dans ce qui semble être la silhouette de la décennie.

 La Robe Portefeuille Automne-Hiver 2015-2016 de Diane von Furstenberg

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En janvier 1970, Diane von Furstenberg glisse trois exemplaires de sa robe moderne et sensuelle dans une mallette, et s’en va frapper à la porte du chamane de la mode : la grande Diana Vreeland, directrice légendaire du Vogue américain. Diane lui doit l’émergence et le succès de la Wrap dress. Depuis plus de quarante ans, les silhouettes Fürstenberg élèvent la séduction drapée dans le jersey de soie. Sur le thème de la séduction, précisément, son vestiaire de l’hiver 2015-2016 multiplie les ajours, les dentelles et les matières compliquées. « Séduction. Durant la journée, elle dirige son monde, la nuit, elle suscite les fantasmes » nous conte-t-elle dans ses notes de collection automne-hiver 2015-2016. « Opérant incognito dans une parka de soirée, c’est un agent double. »

Prenez un classique, la « wrap dress ». Juste sexy comme il faut, la voici qui s’élance dans des envolées trompe-l’œil et faussement stricte, tantôt fleuries dans un drapé qui, en prenant de la longueur, s’émancipe et s’orientalise par le biais de motifs. Une poésie donc, et un charme fou inédit qui rappelle qu’une pièce de prédilection qui surprend à l’infini n’est qu’une grande icône.

The Fetish Box Clutch par Diane Von Furstenberg

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The Fetish Box Clutch se dessine sous le crayon de Yavan Mispelaere pour Diane Von Furstenberg. Luxe et fantaisie se mêlent pour incarner l’inessentiel quotidien : la montre, le dé, l’oeil ou la bouche se changent en minaudière, prenant enfin allure d’accessoire.
Depuis 1974, ses modèles révolutionnent l’histoire de la mode : l’iconique robe portefeuille traduit l’audace et, sans surprise, celle-ci se retrouve sur les femmes de caractère. La collection Rendez-vous de cet automne s’inscrit dans le même registre où l’humour enraille la mode conventionnelle : neuf modèles de minaudières surréalistes faites comme des boîtes secrètes.
Proposées en un nombre très limité – de 25 à 50 exemplaires numérotés pour chaque modèle – elles sont réalisées à la main, dans les ateliers italiens de la maison. Cuir, cristaux et broderies se marient aux motifs fantaisistes : du cœur rouge en perles au cadran d’horloge, en passant par l’imprimé nuage ou téléphone, l’intérieur s’orne d’un miroir en forme d’oeil stylisé qui, probablement, saura porter chance et protection à sa propriétaire.