La Manhattan de Meyrowitz

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Etablie en 1875 à New York, la maison Meyrowitz lie rapidement sa tradition Parisienne à la culture Américaine. Comme en témoigne l’icône et objet du désir le plus vendu de la maison – la Manhattan. De Londres à Paris en passant par la Grand Pomme, la Manhattan s’inspire de nombre de lignes et références – inspirée d’un dessin des années 50, la lunette est aussi et surtout un hommage au talent exceptionnel de Woody Allen !

« Son succès international est tel que c’est une joie d’accueillir nos clients qui arrivent en nous disant : ‘J’aimerais avoir une Manhattan’ » commente Jean-Manuel Finot, directeur général à Paris. Et il est vrai que la Manhattan a tout du it – rééditée en 2002 avec ses cotes et dimensions actuelles, la pièce est réalisée dans la pure tradition de Meyrowitz… Charnières rivetées et brillantage à la main, la lunette distille tout de l’aura et du luxe d’une paire d’époque.

Un style éternel qui sied tout aussi bien les hommes que les femmes. Coulée en noir, sa couleur de prédilection, la Manhattan parvient à faire ressortir ses volumes avec une grâce convaincante ! Mais, succès oblige, l’icône de la maison Meyrowitz est aujourd’hui disponible dans des teintes d’imitation corne ou écaille… Pourtant, c’est taillée en écaille de tortue véritable, matière désormais très rare, qu’elle distille tout de la sophistication d’une si grande maison !

Le Festival International du Cinéma Américain de Deauville

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L’été s’essouffle et Deauville s’animera bientôt d’une intense activité. Avant d’être, ce festival est l’ambition d’une passion ; celle de deux hommes : le journaliste André Halimi et le publicitaire Lionel Chouchan. Bientôt rejoint par Lucien Barrière, propriétaire du Normandy hôtel, à eux trois, ils brûlent d’envie d’organiser une manifestation où serait célébré le nouvel Hollywood. Septembre 1975, le premier festival du cinéma américain est inauguré mais, aucun Américain n’est présent. Deux ans plus tard, Chouchan visera juste : en introduisant le concept des “hommages“, c’est l’ensemble des acteurs du cinéma américain qu’il parvient à toucher. La même année, il reçoit avec faste Gregory Peck et Harrison Ford. Dès lors, une procession d’étoiles défile à Deauville : De Niro, Clint Eastwood, Sharon Stone, Kirk Doublag, mais aussi Liz Taylor, Al Pacino, George Clooney ou encore Julia Roberts… Alors qu’il devient incontournable en 1995, le festival se transfigure tandis que Deauville devient indissociable du cinéma ; notamment du cinéma d’un certain Claude Lelouch. La plus flamboyante de ses réussites, le cinéma français la doit à cette plage, et à un jour de Septembre 1965 : après que le jeune cinéaste ait subit l’échec d’un film, il roule vers Deauville où, la nuit tombée, il s’écroule de fatigue dans sa voiture. Réveillé par la lumière diurne, il voit une femme sur la plage, marchant avec un enfant et un chien. Il commence alors à imaginer ce que cette femme peut bien faire sur cette plage, avec son enfant et son chien, à cette heure si matinale. De là s’écrit « Un homme et une femme » ; film qui définitivement liera l’atmosphère et le décor de Deauville au 7ème art. 

Depuis presque quarante ans, le Festival s’est fait une place en tant que le lieu éphémère de découverte et de reconnaissance des réalisateurs américains, dans une ambiance conviviale et sans frontière avec le public. Seul festival au monde à proposer des projections 24h/24 pendant dix jours, il incarne aussi les liens privilégiés tissés entre la mode et le cinéma au fil des décennies, dans une fascination réciproque cristallisée en un sens unique : le glamour. Et justement, en plus de mettre son savoir-faire au service de la réalisation de l’ensemble des trophées, la maison Cartier célèbre à nouveau sa love story enflammée avec le 7e art en immortalisant son partenariat avec le festival par le Prix de la Révélation Cartier.

Le jury du festival sera présidé par Costa-Gavras, qui sera accompagné entre autres par Emmanuelle Béart, Jean-Pierre Jeunet, Claude Lelouch, Pierre Lescure, Vincent Lindon, André Téchiné et Marie-Claude Pietragalla.