La Femme Westwood Sexy en Robe DIY pour le Printemps/Eté 2019

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Cette semaine à Paris, Andreas Kronthaler pour Vivienne Westwood conviait ses invités au Garage Amelot pour un défilé haut en couleurs — sur des trottinettes électriques, bodybuilders, skateurs et femmes-à-chaise défilaient dans un joyeux capharnaüm ! Toujours aussi malicieuse et irrévérencieuse, la maison de Vivienne Westwood s’inspirait cette fois du travail de la photographe Jessica Fulford-Dobson sur les skateuses de Kaboul, en même temps que la vente historique du mobilier du Ritz. 

 

Le résultat ? Une pièce vedette taillée à fleur de papier peint, façon Do It Yourself ! Aérienne et éminemment grand siècle, la silhouette n°20 enveloppe la femme Westwood du Printemps/Eté 2019 dans une belle matière façon tissu du XVIIIe siècle… Et c’est autour d’un corset lacé avec goût et adresse que le code iconique de la maison vient côtoyer ses volumes de prédilection ! Une silhouette très robe du soir qui, assurément, saura allurer l’iconoclaste de la saison prochaine.

Les Super Ghillie Shoes de Vivienne Westwood

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Vivienne Westwood a toujours considéré les souliers si et seulement si ceux-ci permettent à la femme d’atteindre des sommets. « Les chaussures doivent avoir des talons très hauts et des plateformes pour mettre la beauté des femmes sur un piédestal. » Si aujourd’hui le style Westwood est indissociable des compensées follement perchées, c’est au tournant des années 1990 que l’on s’intéresse réellement à sa collection de chaussures. Et c’est Patrick Cox, shoemaker des maisons britanniques, qui raconte le mieux comment Vivienne Westwood a fait des plateformes sa signature. Lorsque l’initiatrice du punk l’approche pour réaliser ses chaussures, Patrick Cox raconte ses débuts : « Je me souviens m’être rendu à l’horrible chambre d’hôtel de Vivienne aux Halles et de tout lui présenter. J’ai sorti les plates-formes dorées et elle a juste dit ‘Eugh, des plateformes ! Comme dans les années 70 !’ J’en ris chaque fois parce qu’elle est devenue la reine des plateformes. Elle me dit : « Elles ne vont pas défiler ! » J’étais déconfit et contrarié, mais ok – c’était son défilé… »

« C’était la collection Clint Eastwood. Vivienne et David essayaient de styler les vêtements et ils ont commencé à se battre, parce qu’ils étaient tellement stressés. Elle m’a demandé de l’aider […] on n’avait plus de temps : les gens partaient. On a donc tout jeté au milieu de la pièce et dit aux filles de mettre quelque chose d’autre pour leur second passage sur le podium. Pas moi mais quelqu’un a jeté les plateformes dorées. Ces trois paires de plateformes dorées sont sorties vingt fois parce que les filles se battaient pour elles. Et c’est comme ça que Vivienne a commencé à faire des plateformes. » L’histoire aurait pu s’arrêter là si le 17 Mars 1993, Naomi Campbell, alors âgé de 22 ans, n’était tombée devant les caméras du monde entier avec, aux pieds, les Super Ghillie shoes de la collection Anglomania. 

Perchée sur des chaussures de 30 cm, Naomi Campbell fait entrer ces plateformes dans la légende. Il faut dire que les Super Ghillie shoes incarnent tout du style Westwood. Et notamment la juxtaposition du traditionnel et du tabou — à partir d’un modèle classique porté par les danseuses Ecossaises des Highland, Dame Vivienne imagine des plateformes lacées inspirées des vertigineuses chaussures de strip-teaseuse. Coupée dans une peau imitation croco, coulée dans un violet tapageur, les Super Ghillie shoes ont aujourd’hui leur place parmi les icônes de la mode, exposées qu’elles sont au Victoria and Albert Museum de Londres ! 

 

Burberry et Vivienne Westwood: La Collaboration Déjà Iconique

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Riccardo Tisci a récemment succéder à Christopher Bailey à la tête de la direction artistique de Burberry — c’est ainsi que le designer s’est pris de fascination pour la beauté, l’héritage et le patrimoine de la maison Britannique. Mais l’Italien ne s’est pas arrêté là; de son propre aveu, il a toujours rêvé d’une collaboration avec l’icône absolu du style Britannique — Dame Vivienne en personne! 

« Vivienne Westwood est l’une des premières créatrices qui m’a fait rêver de devenir moi-même designer. Quand j’ai commencé chez Burberry, j’ai su tout de suite que c’était l’opportunité idéale de travailler avec elle. C’est une rebelle, une punk et un personnage unique en son genre dans sa représentation du style britannique. Elle a inspiré beaucoup d’entre nous. Je suis tellement fier de ce que nous allons créer ensemble » déclarait Riccardo Tisci. 

Et si aucune pièce n’a actuellement filtrée, la collection capsule devrait faire la part belle aux pièces à très, très fort potentiel de désirabilité! « Il y aura des pièces iconiques de l’ère punk revisitées pour aujourd’hui, sans tomber dans la nostalgie. Riccardo et moi nous sommes rencontrés il y a environ deux mois, puis j’en ai parlé à Vivienne et elle a adoré l’idée » détaille Andreas Kronthaler. Une collection à découvrir en Décembre prochain dont une partie des bénéfices seront reversés à Cool Earth, une ONG luttant contre la déforestation et le réchauffement climatique. Une collection très Westwood en somme! 

 

La Silhouette Mash up de Vivienne Westwood de l’Automne/Hiver 2018

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« C’est la meilleure collection qu’Andreas et moi n’avons jamais faite. C’est sa propre collection que j’ai influencée. Je suis la muse. Ça m’est dédié. Je suis si fière ! » Vivienne Westwood était enchantée du résultat de sa collection de l’Automne/Hiver 2018/19. Et il vrai que ces silhouettes avaient quelque chose d’ancien, et quelque chose de neuf. Particulièrement inspirée et attachée aux origines écossaises et anglaises de la maison et de la fondatrice, la collection faisait en effet honneur aux gimmicks initiales de Dame Vivienne. L’accumulation de vêtements, les fleurs, les franges orientales et les inimitables graffitis sur souliers – depuis toujours, Vivienne Westwood se sert des pièces qu’elle crée pour faire passer ses messages. 

            Cette fois, la silhouette phare de l’Automne/Hiver 2018/19 est un mash up du style Westwood. Une cape peinte à la main, une jupe historique, un corset très anglomania, le tout perché sur des chaussures plateformes au rouge très punk et graffitis similaires à celles vendues dans le premier shop SEX – la ligne est une célébration libre et amusante de ses hauts faits. Vivienne Westwood avait dans le passé comparé la création qu’elle partageait avec Malcolm McLaren comme un acte de pirates. Pillant l’inspiration d’autres lieux et de périodes – c’est ainsi que la silhouette phare de l’Automne/Hiver 2018/19 est elle-même un mash up de codes, de références et d’époques !

            Et c’est bel et bien cet esprit de bricolage qui est ici honoré. Il faut dire que Vivienne Westwood a été à l’avant-garde de plus d’une tendance actuelle. Une mode ultra-stylisée et contestataire, mais aussi et surtout une mode unisexe, explorant les capacités du vêtement comme autant d’éléments pour s’engager… C’est cela qui vaut aujourd’hui à Dame Vivienne une acclamation sans pareille de la part de la nouvelle génération !

Vivienne Westwood Automne/Hiver 2018 : « Acheter Moins, Choisir Mieux, Faire Durer »

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« Buy Less, Choose Well, Make it Last » – c’est au cœur de ce concept que Vivienne Westwood et Andreas Kronthaler ont décidé de placer la collection de l’Automne/Hiver 2018. Une collection qui, déjà, se passe de défilé. En effet, un film de 2 minutes et 46 secondes et des images servent de support à cette collection très Westwood. Les pièces étaient unisexes, les matières évidemment respectueuses de l’environnement car, aujourd’hui plus que jamais, la punk Westwood s’engage pour le plus grand défi de notre temps, la protection de la planète. « Je suis une créatrice de mode et une activiste. Vous savez tous ce qu’il en est – je me sers de la mode pour véhiculer mes idées, pour combattre le changement climatique qui mènera à une extinction globale de la population sur Terre. Le besoin de vivre en harmonie avec la planète est une question de vie ou de mort » explique-t-elle en prélude de sa vidéo.

            Et son engagement transparaît aussi dans ses pièces – notamment ce superbe costume très dandy, à la perfection intemporelle. Le coloris est hors tendance, et facile à porter : une volonté de faire durer au maximum les pièces signées de sa maison. Les tissus furent ainsi sourcés auprès de fournisseurs respectant véritablement le système écologique – Harry Tweed, chanvre, coton et dentelle purement éthiques. Cette collection réitère ainsi nombre de motifs signatures de Vivienne Westwood ; à l’instar de ces maxi-rayures foncées et verticales. Mais cette saison, le ton est militaire et militant…

            Costume vedette, la pièce fait se rencontrer références army et lignes coutures – un langage universel, peut-être, mais un manifeste certain qui laisse présager la pertinence d’une telle collection Automne/Hiver 2018. Une ligne qui fait, une fois de plus, valser les conventions, sans détour, et avec une perfection de la coupe finalement très à l’image de Vivienne Westwood.

Le Déshabillé Vivienne Westwood Printemps-Eté 2017

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Epoux discret et méconnu, Andreas Kronthaler présente ici la deuxième collection pour la maison Westwood – si la griffe s’est faite sur l’essor du punk, l’esthétique aujourd’hui semble bel et bien faire partie intégrante du paysage mode. Et c’est sans doute pour cela que Kronthaler a préféré travailler les perspectives esthétiques déjà explorées par la maison. La collection met ainsi l’accent sur des pièces unisexes, jouant du jumelage de différents matériaux – inspiré par le Brexit, pensé à la lumière de la toile de Boucher Le Viol d’Europe, l’artiste signe ici une ligne défaite et désinvolte où le off de la réalité rencontre subtilement la mode, à travers le rouge débordant des lèvres comme altéré de baisers malvenus.

Désinvolte, la femme Westwood poursuit pourtant l’exploration d’un style païen et débordant de joie mesurée – nuances de gris, rouge ou bordeaux, le look reprend l’asymétrie caractéristique de la signature Westwood. Les genres se mélangent et les pièces s’épousent dans un patchwork mêlant motifs tribaux et rayures bien sages… Une spiritualité à la sexyness mesurée, mue en sensualité lorsque, référence claire aux années 1970, Kronthaler pose une nouvelle base au style Westwood : plus fluide, la perspective se maintient, insistant néanmoins sur l’esprit engagé de la maison. Affaire à suivre.

 

Le Spencer Red Label de Vivienne Westwood Printemps-Été 2016

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On le sait, Vivienne Westwood a fait le parti-pris d’un punk en provenance direct du Londres ouvrier des années 70-80. Si la flamboyante Westwood a depuis fait affaire, elle n’en reste pas moins une femme engagée : lors de son défilé Printemps/Été 2016 pour sa ligne Red Label, la Londonienne a fait défiler une horde de jeunes brandissant des banderoles aux messages politiques très clairs – extinction des lumières, hurlements de sirènes… Projecteurs s’allument, braqués sur un groupe ; les pancartes : « L’austérité est un crime » « La fracturation hydraulique est un crime ». Rien ne laisse présumer que son esprit de révolte s’est fait avaler par le système de la mode. La reine de la rébellion est ! Et pas question de douter de son authenticité.

Preuve en est, le spencer chaloupé à la sauce Westwood. Un classique ainsi réinventé au contact de la nonchalance d’un punk qui s’habille avec ce qu’il trouve – un brin large, un poil inadapté, le spencer Red Label habille pourtant à la perfection la génération actuelle. Le Néo-grunge est en marche. Et la femme Westwood déambule ainsi fièrement sur le podium, à l’aise avec ses paradoxes, sérieuse lorsqu’elle pose sur ses épaules un grand spencer gris, aux larges revers. La femme imaginée pour la saison prochaine s’en amuse et, mieux, elle n’oublie ses racines écolos et engagées, et ce malgré le succès !

Les Pirate Boots Vivienne Westwood

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« Les chaussures doivent avoir de très hauts talons pour mettre la beauté des femmes sur un piédestal ». Vivienne Westwood n’a pas son pareil pour développer des souliers au style ingénieux, et à la cambrure plus qu’audacieuse. Des chaussures oeuvres-d’art qui, dès la décennie eighties, s’imposent comme des modèles de collection. Mais la légende de Vivienne Weswood s’esquissait déjà dix ans auparavant. Dans les années 70, une jeune punk ouvre, au côté de son mari, une première boutique au 430 King’s Road à Londres. Cette femme, c’est Vivienne Westwood, et l’homme qui l’accompagne n’est autre que Malcolm McLaren, manager de groupes tels que les New-York Dolls ou les Sex Pistols. Dans cette boutique donc, ils vendent des disques, des objets souvenirs et créent des vêtements inspirés des années 50. La boutique se nomme ‘ SEX ‘, et, rapidement, les groupes musicaux qui l’entourent et émergent dans le même mouvement, participent largement au développement de sa notoriété.

C’est avec la collection de 1981 que Vivienne Westwood impose réellement son style et sa griffe. Baptisée Pirate, la collection se tisse autour d’un fantasme tout composé de vêtements cape et d’épée, des bandits de grand chemin, du mythe des dandys, flibustiers et autres pirates. Parmi les pièces toutes plus grandiloquentes, une retient tout particulièrement l’attention : l’indémodable Pirate Boots. Faites main à Londres depuis 1981, et depuis reconduites à chaque saison, elles sont l’incarnation du summum du cool et du « laid back ». Oui, une tige souple permet de donner un côté totalement mou et nonchalant. Comme le cuir n’a pas été traité, il prend une couleur chaude au fil du temps. Plus elles se patinent, plus elles sont jolies ! Créatrice prolifique de chaussures au style fétichiste, Westwood avoue beaucoup s’amuser dans son travail de conception. « Les chaussures sont sexy. Je veux dire que tout doit être sexy. C’est le but de mon travail. Je souhaite que mes idées entrent dans la mode. » En effet, comment oublier les monumentales super elevated gillies qui firent trébucher Naomi Campbell en 1993, alors qu’elle défilait sur le catwalk VW ? Devenus objets incontournables du monde contemporain, les chaussures Vivienne Westwood sont indéniablement des icônes de la mode made in England.

La Veste à Carreaux de Vivienne Westwood Automne-Hiver 2015-2016

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La collection automne-hiver 2016 fait la part belle à la mode unisexe, et ce, puisque Vivienne Westwood revient à ses fondamentaux : un fashion show punk où le dépareillé et l’excentricité opèrent une mode toujours aussi déjantée, et totalement glanée de culture punk. Et comme seule Vivienne sait le faire, Westwood offre un show emprunt de détermination, respirant la liberté – celle où la rébellion se mêle à la séduction pour un engagement sans compromis. Chez Vivienne Westwood, et ce depuis ses débuts, la recherche infinie du beau côtoie, sans l’écorner, l’engagement politique pour des causes justes et universelles. La mode est bel et bien un pouvoir d’agir pour le changement. Et celle de Vivienne Westwood est efficace.

Chez Westwood aussi, le tartan est partisan. Alors, quand la veste de blazer se pare de carreaux, c’est dans un mix & match de tweeds, de losanges, de couleurs pour des costumes à la coupe impeccable. Dame Vivienne n’a pas son pareil pour imbriquer les imprimés : ils se portent dépareillés mais accouplés. Entre chic et punk, la veste à carreaux oscille entre allure dégingandée et une silhouette très structurée, léguant ainsi une classe infinie à des belles signées Westwood.

Les Pirate Boots Vivienne Westwood

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« Les chaussures doivent avoir de très hauts talons pour mettre la beauté des femmes sur un piédestal ». Vivienne Westwood n’a pas son pareil pour développer des souliers au style ingénieux, et à la cambrure plus qu’audacieuse. Des chaussures oeuvres-d’art qui, dès la décennie eighties, s’imposent comme des modèles de collection. Mais la légende de Vivienne Weswood s’esquissait déjà dix ans auparavant. Dans les années 70, une jeune punk ouvre, au côté de son mari, une première boutique au 430 King’s Road à Londres. Cette femme, c’est Vivienne Westwood, et l’homme qui l’accompagne n’est autre que Malcolm McLaren, manager de groupes tels que les New-York Dolls ou les Sex Pistols. Dans cette boutique donc, ils vendent des disques, des objets souvenirs et créent des vêtements inspirés des années 50. La boutique se nomme ‘ SEX ‘, et, rapidement, les groupes musicaux qui l’entourent et émergent dans le même mouvement, participent largement au développement de sa notoriété.

C’est avec la collection de 1981 que Vivienne Westwood impose réellement son style et sa griffe. Baptisée Pirate, la collection se tisse autour d’un fantasme tout composé de vêtements cape et d’épée, des bandits de grand chemin, du mythe des dandys, flibustiers et autres pirates. Parmi les pièces toutes plus grandiloquentes, une retient tout particulièrement l’attention : l’indémodable Pirate Boots. Faites main à Londres depuis 1981, et depuis reconduites à chaque saison, elles sont l’incarnation du summum du cool et du « laid back ». Oui, une tige souple permet de donner un côté totalement mou et nonchalant. Comme le cuir n’a pas été traité, il prend une couleur chaude au fil du temps. Plus elles se patinent, plus elles sont jolies ! Créatrice prolifique de chaussures au style fétichiste, Westwood avoue beaucoup s’amuser dans son travail de conception. « Les chaussures sont sexy. Je veux dire que tout doit être sexy. C’est le but de mon travail. Je souhaite que mes idées entrent dans la mode. » En effet, comment oublier les monumentales super elevated gillies qui firent trébucher Naomi Campbell en 1993, alors qu’elle défilait sur le catwalk VW ? Devenus objets incontournables du monde contemporain, les chaussures Vivienne Westwood sont indéniablement des icônes de la mode made in England.