Le Soulier Bicolore De Chanel

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Après avoir marqué le monde de la mode avec, entre autres, sa petite robe noire et son sac matelassé, Gabrielle Chanel s’inspire une nouvelle fois du vestiaire masculin pour créer un autre classique, les souliers bicolores. En 1957, Chanel collabore étroitement avec le chausseur Massaro pour réaliser la chaussure emblématique de la maison.

« Une femme bien chaussée n’est jamais laide » disait Coco. Mademoiselle Chanel désire en effet un soulier qui flatte la silhouette féminine et qui soit avant tout pratique. C’est dans cet esprit que le beige et le noir sont choisis pour ces escarpins ouverts. « Le bout noir et légèrement carré raccourcissait le pied. Le beige se fondait dans l’ensemble et allongeait la jambe », explique monsieur Massaro. Pour le côté pratique, Coco Chanel refuse la mode des stilettos et maintient un talon de 6 cm, mais surtout décide de placer une bride afin de maintenir le pied.

Dès leur création, les souliers bicolores rencontrent un immense succès : Catherine Deneuve, Gina Lollobrigida, Romy Schneider et bien d’autres les choisissent ! Forte de son succès, Coco Chanel décline immédiatement les bicolores. Elle s’amuse à changer les couleurs : beige à bout marine pour le jour en été, beige à bout marron pour la détente, à bout doré pour le soir…
 
Cet esprit de déclinaison perdure avec Karl Lagerfeld qui les réinvente à chaque collection de manière magistrale. Et le soulier bicolore de Mademoiselle de rester l’objet de toutes les convoitises.

Le Sac Billy de Jerome Dreyfuss

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Au fil des collections, le sac Billy reste un des chouchous des femmes chics et modernes. Le génie qui se cache derrière le sac Billy est le créateur parisien. On dit que c’est grâce à sa femme, la créatrice Isabel Marant, que Jérôme a trouvé l’inspiration pour le Billy : celle-ci ayant la fâcheuse habitude de perdre ses affaires, Dreyfuss fit vœu de lui créer le sac parfait.

Un sac qui ne serait pas qu’un accessoire de mode, mais qui serait aussi fonctionnel, capable de contenir toutes les diverses petites choses qui font la femme moderne. Alors qu’il achevait le sac dans sa maison de campagne, il fut surpris par une coupure de courant. Mais dans le noir, l’imagination de Dreyfuss travaillait brillamment : il eut l’idée géniale d’incorporer une lampe à l’intérieur du sac. Le Billy était né.

Le Billy séduit. Il est devenu culte et reste l’objet de toutes les convoitises. On l’aime pour son cuir si doux et si souple qu’on ne peut résister à l’idée de le serrer dans ses bras. Avec de nouvelles couleurs chaque saison et des matériaux comme le cuir d’agneau, le python noir, ou la peau de chèvre couleur savane, le Billy surprend par sa capacité à combiner esthétique et praticité. On comprend mieux pourquoi Billy a envahi les dressings !

La Robe Pucci

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Lui est issu d’une lignée de la noblesse Italienne ; Elle est une fille pauvre de Los-Angeles. Qu’importe, la mode se moque des conventions et n’hésite pas à pulvériser les barrières sociales. Et, celle d’Emilio Pucci infuse une énergie nouvelle à la mode des années 60 : le temps est à la libération du corps de la femme qui se love alors dans des tissus fluides aux couleurs acidulées, aux imprimés pop et graphiques.

Le « prince des imprimés » est couronné lorsque sa création entre en communion avec une Marilyn Monroe captivante. Dans cette robe Pucci à col bateau, couleur menthe à l’eau, le tissu de soie légèrement chiffonné découvre, gentiment, des jambes très blanches et très fines entremêlées dans une pose Pin-up. Mais ici, point de cliché, car lorsque Pucci rencontre Marilyn c’est le fantasme qui s’affranchit dans une élégance détachée.

Elle qui ne cessait de libérer ses formes des carcans du vêtement, habite cette robe avec réserve et délicatesse lors de son voyage à México, au printemps 1962. Six mois plus tard, elle est retrouvée inanimée. Le 8 août de la même année, la femme qui a su éveiller les sens d’hommes, de femmes et la bonne conscience d’êtres pieux, fut inhumée dans cette même robe ; sans tapage mais avec une grâce sans limite, Marilyn repose dans une jeunesse infinie.

 

Shalimar de Guerlain : une Légende de Parfum

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Ce parfum qui a été créé en 1925 par Jacques Guerlain est le fruit d’un pur hasard. En effet, on raconte que c’est en jetant, dans un flacon de son célèbre parfum jicky, une dose de vanille, qu’est née cette légende.

Un parfum inspiré d’une histoire d’amour, celle de Chah Djahan, empereur d’Orient, qui imagine un magnifique jardin nommé Shalimar, en hommage à sa défunte épouse. Cette traduction du « temple de l’amour » convenait à merveille à ce parfum aux notes romantiques. Présenté pour la première fois en 1925 durant l’exposition des Arts Décoratifs à Paris, dans un flacon et réalisé par les cristalleries de Baccarat, Shalimar qui est de la famille des orientaux, suscite le désir, invite à la découverte des sens, évoque un royaume où tout n’est que sensualité et célébration du corps féminin. « Porter Shalimar, c’est laisser ses sens prendre le pouvoir », disait son créateur. Best-seller incontesté de la maison, cette icône ne laissera insensible aucune âme. Parfum de la tentation, du désir, qui donne envie de se rapprocher, Shalimar a figuré dans des films tels que « The Women » de Cukor en 1945, comédie de tromperies et mensonges dans laquelle est impliquée une séduisante vendeuse en parfumerie.

Icône de la maison Guerlain, ce jus traverse le temps sans prendre une ride. Nouveau chapitre de l’histoire Shalimar, « Shalimar parfum initial » qui perpétue cette alchimie qui rend ensorcelante le chef d’œuvre de Jacques Guerlain. Serge Gainsbourg avait vu juste en chantant dans sa célèbre chanson « Initials BB elle ne porte rien d’autre qu’un peu d’essence de Guerlain dans les cheveux ». Vingt ans après sa mort, la maison Guerlain lui rend hommage en utilisant cette ode à la femme pour sa dernière campagne publicitaire.

The Fetish Box Clutch par Diane Von Furstenberg

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The Fetish Box Clutch se dessine sous le crayon de Yavan Mispelaere pour Diane Von Furstenberg. Luxe et fantaisie se mêlent pour incarner l’inessentiel quotidien : la montre, le dé, l’oeil ou la bouche se changent en minaudière, prenant enfin allure d’accessoire.
Depuis 1974, ses modèles révolutionnent l’histoire de la mode : l’iconique robe portefeuille traduit l’audace et, sans surprise, celle-ci se retrouve sur les femmes de caractère. La collection Rendez-vous de cet automne s’inscrit dans le même registre où l’humour enraille la mode conventionnelle : neuf modèles de minaudières surréalistes faites comme des boîtes secrètes.
Proposées en un nombre très limité – de 25 à 50 exemplaires numérotés pour chaque modèle – elles sont réalisées à la main, dans les ateliers italiens de la maison. Cuir, cristaux et broderies se marient aux motifs fantaisistes : du cœur rouge en perles au cadran d’horloge, en passant par l’imprimé nuage ou téléphone, l’intérieur s’orne d’un miroir en forme d’oeil stylisé qui, probablement, saura porter chance et protection à sa propriétaire.

Collection Equestre de Gucci

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Saddle up! Gucci is once again proving that it knows a thing or two about equestrian sports. Frida Giannini, Creative Director for the Florentine label, and a horse enthusiast herself, has conceived a capsule collection specially dedicated to women everywhere.

The starting point for the line was an exclusive wardrobe created by the brand for Edwina Tops-Alexander, number one in the world for horse-jumping. The collection is decidedly no-frills, but what it does have is an undeniable attention to detail and a certain savoir-faire. On the menu: clothes made of innovative and comfortable fabrics, with Gucci’s signatures present and accounted for. Inspired by the world of horse-riding, these signatures include the brand’s coat of arms, telltale colored stripes, and of course, the legendary horse bit.

A big first: the design house, long associated with the athletic elegance of the equestrian universe, is finally coming out with accessories for jockeys that unite form and function: black velvet riding helmets, nappa gloves, leather boots, and chic horsewhips and saddle pads. The faultless quality and estheticism claimed by these pieces will no doubt please even the most demanding of riders.

Le Soulier Bicolore par Chanel

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Pour Gabrielle « une femme bien chaussée n’est jamais laide ». En 1957, elle pare la silhouette Chanel du soulier bicolore. Mademoiselle fait appel à l’artisan bottier Massaro pour créer cet accessoire. Il lui propose de le composer ainsi : une partie de couleur beige « qui se fond et allonge la jambe » ; une chaussure « dont le bout noir est légèrement carré et raccourci le pied ». Avec 6 cm de talon, le petit soulier à bout pointu devient pratique et élégant ; confortable grâce au bon maintien de la cheville.

Écru ou blanc, il convient alors à toutes les femmes : travailleuse, chic ou viveuse. Rapidement, il devient un objet phare. Porté par les plus grandes dames, de Catherine Deneuve en passant par la classieuse Romy Schneider, il a su prendre place auprès des célébrités. Voilà maintenant 50 ans que ce dernier perdure et, aujourd’hui, se voit réinventer par Karl Lagerfeld. A la manière de Chanel, qui s’amusait avec les couleurs, Lagerfeld joue de son style : le bicolore se structure d’une cambrure arquée. Et, cette déclinaison s’entend claquer sur les podiums des défilés prêt-à-porter printemps/été 2013.