La Manhattan de Meyrowitz

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Etablie en 1875 à New York, la maison Meyrowitz lie rapidement sa tradition Parisienne à la culture Américaine. Comme en témoigne l’icône et objet du désir le plus vendu de la maison – la Manhattan. De Londres à Paris en passant par la Grand Pomme, la Manhattan s’inspire de nombre de lignes et références – inspirée d’un dessin des années 50, la lunette est aussi et surtout un hommage au talent exceptionnel de Woody Allen !

« Son succès international est tel que c’est une joie d’accueillir nos clients qui arrivent en nous disant : ‘J’aimerais avoir une Manhattan’ » commente Jean-Manuel Finot, directeur général à Paris. Et il est vrai que la Manhattan a tout du it – rééditée en 2002 avec ses cotes et dimensions actuelles, la pièce est réalisée dans la pure tradition de Meyrowitz… Charnières rivetées et brillantage à la main, la lunette distille tout de l’aura et du luxe d’une paire d’époque.

Un style éternel qui sied tout aussi bien les hommes que les femmes. Coulée en noir, sa couleur de prédilection, la Manhattan parvient à faire ressortir ses volumes avec une grâce convaincante ! Mais, succès oblige, l’icône de la maison Meyrowitz est aujourd’hui disponible dans des teintes d’imitation corne ou écaille… Pourtant, c’est taillée en écaille de tortue véritable, matière désormais très rare, qu’elle distille tout de la sophistication d’une si grande maison !

Le Boléro Balenciaga

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C’est au gré des tissus anciens et des costumes historiques ou populaires que le couturier a rassemblés, que l’on reconnaît les thèmes essentiels qui ont présidé la création Balenciaga. Hiver 1937, le couturier des couturiers présente sa première collection parisienne, qui remporte un grand succès ! Là, dans le goût des couleurs intenses et l’introduction de certaines pièces, l’assistance décèle toute l’influence espagnole qui sied tant au couturier. Passionné par l’histoire, l’espagnol Cristobal Balenciaga a en réalité intégré l’univers du costume traditionnel hispanique dans la Haute Couture. Le boléro, costume traditionnel hispanique par excellence, s’inscrit ainsi dans la haute couture dès les années cinquante soixante. Balenciaga fut également un grand collectionneur… Sa collection privée témoigne encore pour lui de son amour pour l’Espagne ; parmi ses fétiches, deux boléros masculins de la seconde moitié du XIXe siècle.

Des détails uniques, Cristobal Balenciaga s’en est fait maître. Entre le boléro à pompons rappelant le boléro du torero, aux volants des robes rappelant le flamenco, le nœud papillon plat ou encore la dentelle noire, la broderie ou l’ornementation, le couturier a su transfigurer sa fascination en véritables objets de mode. Balenciaga eut aussi le génie de “populariser“ le boléro, pièce rendue célèbre sur les épaules de Grace de Monaco et celles de la comtesse von Bismarck, en le muant en véritable vêtement-bijou, orné de broderies, de perles, de sequins, et de motifs de dentelle. Les boléros de Balenciaga étaient en effet non seulement brodés mais aussi en drapé de soie ou encore en dentelle noire… « Avec les tissus, nous faisons ce que nous pouvons. Balenciaga, lui, fait ce qu’il veut », disait Christian Dior. Le boléro fut ainsi retravaillé à la perfection dans des coupes et des détails somptueux – le plus féminin des accessoires fut, entre les doigts de Balenciaga, destiné à embellir une robe et recomposer la silhouette. Dans cette pièce si particulière et si chère à Balenciaga s’exprime une géométrie de conception propre au couturier : le boléro de torero rebrodé de perles de jais ou de gros bijoux vient ainsi orner une tenue ultra épurée, dans la continuité des traditions espagnoles…

L’Imprimé Flora par Gucci

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Chaque produit iconique est accompagné de sa petite histoire, tel un héritage transmis de mère en fille. Le Flora en est l’exemple parfait, offrant un récit intergénérationnel et emprunt de merveilleux. Frida Giannini, la directrice artistique de Gucci, en témoigne : « Ce motif me tient particulièrement à coeur car c’est dans les années 70, lorsque j’étais enfant, que j’ai vu pour la première fois ma mère et ma grand-mère porter le foulard Flora ». Une transmission familiale à travers les âges qui est symbolisée aujourd’hui par Charlotte Casiraghi, petite-fille de Grace de Monaco, pour qui le Flora a été créé en 1966 par Rodolfo Gucci, le fils du fondateur de la maison. Il s’agissait d’un cadeau sur mesure, proposé suite à l’achat du non moins mythique sac bamboo vert dans sa boutique à Milan. « Mes propres collections s’inspirant de ce motif de floraison éternelle, je suis particulièrement ravie de célébrer cette icône en collaborant avec Charlotte, qui est elle-même personnellement liée à l’histoire du Flora », poursuit Frida Giannini, directrice artistique de la marque avant la nomination récente de Alessandro Michele. La nouvelle égérie couronne ainsi une collaboration parfaite, symbolisant la femme Gucci à l’esthétique équestre, entre tradition, modernité, force, luxe et glamour.

Devenu un motif incontournable, le Flora est aujourd’hui décliné sur robe, chemisier, sac ou mocassin à mors, selon les goûts de chacune. Hymne somptueux dédié à l’art de la fleur, il incarne, selon Charlotte Casiraghi, « la nature dans toute sa beauté ». Pour un hiver des plus pastoraux, empli harmonieusement de simplicité et de splendeur. Pour une symbiose de la nature féminine, entre tradition et contemporanéité. Pour l’éternel Flora.

 

Le foulard Flora de Gucci en Quelques Dates

1960 : Grace Kelly est photographiée aux jeux olympiques de Rome avec un foulard floral: sa passion pour les fleurs et les foulards est bien connue.

1966 : La Princesse Grace de Monaco achète un sac Bambou vert dans le magasin phare Gucci de Milan et Rodolfo Gucci demande à l’artiste Vittorio Accornero de créer un cadeau pour accompagner l’accessoire. Accornero s’inspire desfleurs peintes par Sandro Botticelli sur la robe de l’allégorie de la Flore de sa peinture “Le Printemps” afin d’élaborer le légendaire foulard et motif Flora.

1960s : La création de Vittorio Accornero sur soie devient virale. Tout le monde veut son foulard et le monde de Flora s’étend à travers des nouveaux modèles, de chaussures et des robes conformes aux tendances des années 1960.

Les années 1960-1970 :  Des Célébrités comme Sophia Loren et Audrey Hepburn sont passionnées par les foulards et robes Flora.

1973 : Caroline de Monaco, fille de Grace Kelly, est photographiée en portant une blouse Flora.

1975 : Richard Ginori crée une collection unique de vaisselle en porcelaine inspirée par Gucci Flora qui deviendra un must des productions Gucci.

Les années 1970 – 1980 : Nouveaux modèles de chaussures et sacs, et nouvelle publicités, qui montrent le légendaire motif Flora, font leur apparition dans les collections Gucci.

2005 : Gucci lance les sacs Flora en toile pour la collection Croisière.

2009 : Gucci lance le parfum Flora et l’édition limitée Flora 1966.

2010s : Célébrités comme Jared Leto, Anna Wintour, les soeurs Kardashian, Emma Stone, Anne Hathaway et plusieurs autres raffolent du motif Flora.

2012 : Gucci lance l’exclusive collection de parfums Flora Garden.

2013 : L’amour de trois différentes générations pour Flora est célébré quand Charlotte Casiraghi est choisie comme égérie pour la campagne “Forever now”, qui célébre le motif Flora entre les codes principaux de la maison.

2013 : Gucci lance l’innovante Hobo Diana Flora Bambou pour la collection Printemps/été.

2013 : Frida Giannini réinvente le motif emblématique Flora sur les robes de la collection Croisière. 

2013 : Gucci lance la collection de joaillerie Flora.

2014 : L’artiste Kris Knight revisite le motif Gucci Flora de manière plus contemporaine.

2014 : La collection Printemps/été est une célébration de Flora pour homme.

2015 : L’exposition “Gardens of silk”, “Jardins de soie”, rend hommage à demi-siècle de créativité de Accornero pour Gucci Flora.

2015 : La collection Gucci Croisière est une célébration du nouveau motif Flora Knight.

2017 : Alessandro Michele revisite le légendaire code Flora pour la collection Printemps/été.

2017 : Flora est encore protagoniste dans la collection Automne/Hiver.

2018 :  dès l’ouverture du défilé Automne/Hiver 2018/2019, on retrouve une blouse délicate et fluide reprenant le motif Flora.

Le Costume d’Académicien par Lanvin

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Le nouvel Académicien élu, Alain-Charles Perrot, architecte en chef des Monuments Historiques, a confié à Lanvin la réalisation de sa tenue d’immortel. L’occasion ainsi fut donnée à la maison cette année de renouer avec une tradition vieille de plus de 113 ans : la réalisation des costumes sur-mesure d’Immortels – le fameux Habit Vert. En effet, en 1901 déjà, avant même la création de son département costumes d’enfant, Jeanne Lanvin habillait son premier Académicien : l’illustre dramaturge Edmond Rostand. Et d’autres ont suivi : Paul Valéry, André Maurois, Georges Duhamel, ou Jean Cocteau… Nombreux sont ceux à avoir ici fait réaliser leur Habit Vert : le costume, comme l’épée, est commun à tous les membres de l’Institut de France. En drap bleu foncé ou noir, brodé de rameaux d’olivier vert et or, c’est à cela qu’il doit son nom.

Et voici comment s’opère le sur-mesure Lanvin : dans les ateliers du 15 Faubourg Saint Honoré à Paris, la réalisation du précieux vêtement a nécessité une quantité de travail à la hauteur de l’extraordinaire. Si la veste et le pantalon ont demandé 80 heures de travail, la chemise 12 heures, les broderies de branches d’oliviers, d’ailleurs dessinées par Monsieur Perrot lui-même, ont elles demandé près de 600 heures. Lanvin réalise ainsi l’Habit Vert d’Alain-Charles Perrot ; après six mois d’un travail méticuleux et quatre essayages. Le sur-mesure Lanvin, la magie du fait main !

L’école Van Cleef & Arpels Ouvre ses Portes Place Vendôme

Depuis sa création en 1906, Van Cleef & Arpels incarne une virtuosité joaillère et c’est dans une optique de partage que la Maison a décidé, le 29 janvier dernier, d’ouvrir une école afin de « lever le voile sur ce monde très secret ». Depuis plus d’un siècle, la maison à inventé des techniques et des savoir-faire remarquables comme le « cercle mystérieux », « les pierres de caractères » ou bien les « complications poétiques » qui selon Marie Vallanet-Delhom, la présidente de l’école, doivent être transmises afin que l’éducation du goût et de l’oeil, en matière de joaillerie, soit une connaissance qui perdure de génération en génération.

 

 

Les Geishas Modernes de Prada

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Le mot d’ordre est lancé ! Le terme de « Geisha moderne » ne trompe personne en découvrant la collection Printemps-été 2013 de la maison Prada. C’est Steven Meisel, photographe de mode, connu et reconnu pour son esprit sombre et provocateur, qui a immortalisé les tops les plus en vue du moment comme Irina Kravchenko, Eva Herzigova, Saskia de Brauw. Choix audacieux de Prada qui, pour immortaliser sa collection, est en parfaite harmonie avec l’univers du photographe.

Entre modernité et tradition, la collection regorge de surprises « japonisantes » : Kimonos revisités, sandales semblables aux tongs japonaises, vestes structurées inspirées des hakamas (pantalons à sept plis portés par les nobles du Japon médiéval). L’inspiration japonaise dans la coupe, la prédominance de la soie sous toutes ses formes, et dans le choix des couleurs sombres et rose nacré, est marqué par une touche de féminité par la présence de fleurs qui apporte un aspect poétique à la collection.

En effet, cet aspect poétique est relevé par Miucca Prada qui affirme qu’ « il est interdit de rêver, la nostalgie est interdite, être douce n’est plus bien vu. Les vêtements de cette collection sont l’illustration de ce rêve impossible : celui de retrouver ces sentiments que nous n’avons plus le droit d’aimer aujourd’hui. »

Cette collection est complémentaire car elle est à la fois représentative de la douceur et un appel à la rêverie féminine, mais également, par ses couleurs sombres et ses coupes asymétriques, une forme d’audace et un avant-gardisme certain. De la soie, de l’asymétrie, des fleurs…Voilà ce qu’on retrouvera au Printemps 2013. Comble du luxe, Prada préconise la fourrure pour l’Eté ! Miucca Prada revisite la Geisha au teint nude et à la bouche rouge explosive de façon moderne et chic, propre à la Femme fatale de Prada.

Le Peekaboo Printemps-Été 2015 de Fendi

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Ce fameux sac est tout droit inspiré d’un souvenir d’enfance que nous avons tous, et qui est tout particulièrement cher à Silvia Fendi, la créatrice. Le baptisant Peekaboo, elle fait référence au jeu éponyme, qui consiste à se cacher les yeux avec les mains avant de les rouvrir, créant un effet de surprise auprès de l’enfant, émerveillé. L’architecture du sac mime et figure cette action pleine de malice, oscillant entre la dissimulation et l’exposition. Il s’agit presque d’une confession : les deux parties qui le composent s’ouvrent et se ferment à la dérobée, subrepticement. La poche avant peut être laissée ouverte, telle une négligence suggestive. Elle dévoile alors une doublure intérieure décorative, souvent en cuir, souvent encore plus remarquable que l’extérieur du sac lui-même : c’est «l’effet peekaboo». Jeu espiègle et jeu de style, le sac jongle entre apparence et intime, entre le dessus et le dessous. La séduction n’en est que plus voluptueuse.
Si le Peekaboo est déjà célèbre et universel, il est aussi ultra-personnel : décliné en de nombreuses couleurs, matières, motifs et combinaisons, il peut être aussi fait sur commande. Du veau souple au python en passant par le raphia, le Peekaboo est un vrai caméléon, se métamorphosant dans l’unique but de plaire à chacune. Pour le défilé Printemps-été 2015-2016, il apparaît avec des couleurs vives, à l’esprit résolument jeune, distingué et dans la tradition de la maison Fendi.

Repetto : De La Ballerine au Prêt-à-Porter, Il n’y a qu’un Pas !

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Nouveau tournant pour Repetto. La marque française mythique, chausseur de personnages à la stature d’icône, comme Brigitte Bardot ou Serge Gainsbourg, opère un nouveau marché : celui du prêt à porter.

Emilie Luc-Duc, la directrice artistique de Rodier crée une collection de vêtement propre à l’univers de Repetto. L’enseigne reste fidèle à son territoire de marque alliant deux concepts : « la danse et une forme d’urbanité joyeuse ». La citadine se donnera des airs de danseuse étoile ! Finesse des coupes, légèreté des tissus, tout est mis en oeuvre pour sublimer la gestuelle et les mouvements. Les artifices très peu pour la marque.

Jean-Marc Gaucher, le PDG de la maison historique est radical : « Les matières sont importantes comme les couleurs. Il n’y a pas d’imprimés ».

En coulisse du rose poudré et du tulle, pour des chorégraphies urbaines en cache-coeur, just-au-corps et inimitable tutu. L’imaginaire collectif est de retour, le monde de la danse empreint de technicité et tradition revient sur le devant de la scène. Héritage et air du temps n’ont jamais été aussi bien concilié. Elégance, confort et tradition, des maitre mots pour une marque icône. Révérence !