Les Lunettes « Dior So Real »

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Un nouveau regard qui débarque d’un autre monde. Les So Real de Dior tirent l’inspiration de leur courbe charpentée de la forme des pantos, lunettes très courues dans le milieu artistique et culturel des années 40. Une aura vintage résolument futuriste qui mène aujourd’hui vers un nouveau regard. La solaire se pare d’une forme ovale et aplatie sur la partie supérieure ; un design audacieux qui, extraordinaire, dessine une allure graphique et féminine. Pour l’été 2014, le styliste Raf Simons fait ainsi la promesse d’un été couture, mais tout paré de légèreté, et d’élégance. Avec leurs lignes architecturales, leurs verres miroir ou semi-miroir argent ou noir, les So Real se perdent dans le reflet de l’horizon.

Avec leur forme pantos déstructurée, les lunettes de soleil « Dior So Real » mêlent avec harmonie lignes pures et esprit couture. Et, pour toutes celles qui, regrettant les tiges marquant le haut du nez, Dior use de génie pour en dénicher la parade : sur ces solaires, pas de lien entre les verres. C’est qu’en réalité, les lunettes ne tiennent pas sur le nez. En équilibre grâce aux branches ajustées derrière les oreilles, une fine tige relie entre eux les verres comme un arc au niveau du front. Épousant parfaitement la forme des yeux, les verres composent une monture absolument légère. Entre héritage et inspirations futuristes, les So Real s’ancrent dans un désir résolument contemporain. Déclinées en noir, écaille, et argent.

Le Tailleur Bar Printemps 2013 de Dior

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Le 12 février 1947, Christian Dior expose sa toute première collection Printemps-Eté, ligne Corolle et En huit, dans sa maison de couture, avenue Montaigne. Immédiat et éclatant, le succès est tel que Carmel Snow, la rédactrice en chef de Harper’s Bazaar, s’exclame : « Dear Christian, your dresses have such a new look ! ». Une expression éponyme devenant aussi iconique que le style qu’elle décrit.

Suivant la graphie du chiffre 8, la silhouette se présente tel un calligramme composé de nouveaux codes et dessinant la femme Christian Dior. La taille est étranglée, les épaules s’arrondissent et s’adoucissent, créant une sereine harmonie. La jupe, déployant la forme d’une corolle, est plissée et allongée jusqu’à mi-mollet : un volume, une technique et une longueur qui exigent un métrage considérable pour sa confection. Les basques sont rembourrées et se décollent des hanches, renforçant la délicatesse de la taille. Le couturier explique sa démarche créative : « Nous sortions à peine d’une époque démunie, parcimonieuse, obsédée par les tickets et les points-textile. Mon rêve prenait donc naturellement la forme d’une réaction contre cette pauvreté. […] Nous sortions d’une époque de guerre, d’uniformes, de femmes-soldats aux carrures de boxeurs. Je dessinais des femmes-fleurs, épaules douces, bustes épanouis, tailles fines comme lianes et jupes larges comme corolles ».

Une apostrophe à l’efflorescence et à la floraison que Raf Simons réinvestit cette année. Dans sa dernière collection Printemps-été 2013, le tailleur-bar est retrouvé. La veste au col croisé se décolle éternellement des hanches, la jupe arbore toujours le plissé. Le jeu sur les longueurs est frappant. La basque est géométrisée et allongée, métamorphosant la veste en une courte « robe-manteau » : des poches à rabat peuvent ainsi être rajoutées. La jupe quant à elle est raccourcie, simulant presque le fond de robe, à peine visible sous la veste-tailleur. Minimalisme et inversion des codes cassent ainsi l’élégance traditionnelle afin d’en dessiner une nouvelle. Les formes sont simplifiées, fluides, et habillées de noir. Un noeud souple et imposant, paraphe de Dior, parfait le dos de la tenue. Epure et composition chimérique s’allient savamment pour nous offrir la nouvelle fraîcheur florale et dioresque du tailleur-bar.