Les « Essensuals » de Catherine Baba

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Quoi de plus chic et fun que de passer une saison P/E 2013 babaïste ? 

Le concept store parisien Nouvelle Affaire rend hommage à la styliste Catherine Baba, personnage haut en couleur de la mode. Australienne native, installée à Paris depuis 20 ans, Catherine Baba a mis le monde de la mode à ses pieds ; on ne compte plus le nombre de collaborations avec des magazines et maisons de renommée internationale comme Vanity Fair, Vogue Japan, Chanel ou Moschino. Fan des années 20, la passionnée de haute couture pourrait être tout droit sortie des années folles ou de l’âge d’or hollywoodien. Son âge ? elle se veut être une dame de 72 ans, l’âge qu’elle aurait aimé avoir. 

Les pièces de la collection « Essensuals » sont donc à son image, intemporelles. On y retrouve un melting pot de style, du baroque, de l’urbain mais surtout de l’excentricité car c’est ça le babaïsme. Le réel laisse place à l’imaginaire et absurdité devient synonyme d’ordinaire. Suivre la philosophie de l’excentrique dame au turban c’est faire de soi sa propre muse ! Pascal Humbert et Catherine Traoré, les créateurs de la boutique parisienne du 5 rue Debelleyme ont bien compris l’intérêt de s’inspirer de l’extravagante styliste à l’heure où l’on essaie plus de suivre la mode, que de créer son propre style. 

Les vêtements, clins d’oeil aux pièces « fétiches » de la costumière nommée aux Césars pour le film My Little Princess d’Eva Ionesco, se déclinent en kimonos, turbans, boucles d’oreilles passementerie et robes peignoirs entre autres. Les matières principalement en soie et satin sont aussi agréables à regarder que confortables à porter. Et pour retrouver toute la personnalité de Baba, Gordon Florès, illustrateur américain a conçu un imprimé qui lui est spécialement dédié, représentant sa silhouette et ses mots préférés tels que « dévotion », « fantasia » et les inévitables « darling » et « jadooor »! 

Et si désinvolture, folie, et décalage étaient le summum de l’élégance?

Les Stilettos Cachet de Sergio Rossi

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Un univers féérique, où l’existence aspire le sujet doré au bord du désir. Une esthétique marquée plus d’une fois magnifiée : Cachet, l’escarpin Sergio Rossi, se mue en une peau mate grise ou dorée. Comme si, après tout, l’extrémité du membre féminin était une somptuosité à emmitoufler dans une chaussure fleurant les feuillages dorés qu’offre le luxe. Le travail des codes italiens, interprétés pour scintiller, sans briller.

Connu pour ses stilettos, Sergio n’en est pas à sa première théâtralisation et, chaque fin d’année, glisse dans certains paniers ses bijoux d’orfèvrerie. Métamorphosés pour l’occasion, le chausseur italien offre un escarpin dont le croco et le cuir se poncent d’une douce allure. Le squelette du soulier, lui, est symétriquement taillé. La voûte plantaire est soutenue, la tige s’allonge – 11 cm – équilibrée par la plateforme ; open-toe, elle laisse échapper un orteil. Sergio Rossi disait, à ce sujet, “ je veux faire partie du corps de la femme, jamais le couvrir.” Cameron Diaz, Sharon Stone, Marion Cotillard, une chaussure polymorphe qui s’adapte avec adresse à chaque style. Mais, cette rareté est rare. Les quelques exemplaires promis risquent de s’arracher. Rassurez-vous, si Noël vous sonne déjà en tête, une commande peut être faite.