Les Andy De Berluti

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Précurseur du prêt-a-chausser de luxe ainsi que créateur des premiers escarpins à lacets, Berluti brille dans le monde entier de par ses souliers « made in savoir-faire », depuis déjà plus d’une centaine d’années. Fabriquées quasi-exclusivement dans un cuir ‘’Venezia’’, réputé pour sa souplesse et son appétence pour les couleurs, tous les souliers sont réalisés à la main dans les ateliers de la maison. Que ce soit en prêt-à-chausser ou sur-mesure, le client adopte son modèle ‘’nu’’, à savoir sans patine ni coloris. Berluti a su se démarquer des maisons concurrentes en proposant des souliers aux chaussants incomparables, dont les formes avant-gardistes sont souvent considérées comme des œuvres d’art. Ainsi, Berluti transforme le soulier en un véritable objet d’art vivant qui révèle avec le temps sa véritable identité : celle de l’homme qui l’habite. Une dimension charnelle du mocassin se révélant être une réelle extension de son propriétaire.

C’est en 1962 qu’Andy Warhol gravit les marches de la boutique du 26 rue Marbeuf à Paris afin d’y commander une paire de mocassins, dessinée par ses soins. Encore inconnu du grand public, ce dernier imagina des mocassins classiques à bout carré. Ayant à peine déposé le croquis en boutique, que le Pape du Pop Art repartit sans laisser d’acompte. Ainsi, Talbinio Berluti, alors directeur artistique de la maison, jeta le croquis avant qu’Olga Berluti, encore simple apprentie, en prenne possession. Contre l’avis de sa famille, elle confectionna elle-même les souliers à partir de peaux de récupération. La légende veut qu’elle s’aperçut trop tard que le cuir qu’elle avait choisi était marqué d’une grosse veine sur l’un des deux plateaux. Défaut usuellement rédhibitoire, elle expliqua au futur Pape du Pop Art que le cuir utilisé provenait d’une vache transgressée qui se frottait aux barbelés. Ces mocassins, d’un modernisme inouï pour l’époque, furent la première création d’Olga et Warhol en tomba littéralement sous le charme. Une icône était née.

Première femme bottier au monde, Olga Berluti révolutionna le métier ainsi que le soulier. Aujourd’hui, le mocassin Andy demeure le modèle le plus iconique du bottier parisien. C’est en 2012, pour les cinquante ans du modèle, que la maison lança une collection spéciale rendant hommage à ses années d’existence ainsi qu’à celui les ayant imaginés. Cette collection se voit teintée de couleurs vives telles que le bleu kelvin, le vert bouteille ou bien même le rouge cerise ainsi que des ornements en croco et cuirs venezia. Riches de leur histoire ainsi que de leur notoriété, les Andy demeurent les mocassins les plus chers ainsi que les plus enviés du monde.

Le Soulier Bicolore De Chanel

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Après avoir marqué le monde de la mode avec, entre autres, sa petite robe noire et son sac matelassé, Gabrielle Chanel s’inspire une nouvelle fois du vestiaire masculin pour créer un autre classique, les souliers bicolores. En 1957, Chanel collabore étroitement avec le chausseur Massaro pour réaliser la chaussure emblématique de la maison.

« Une femme bien chaussée n’est jamais laide » disait Coco. Mademoiselle Chanel désire en effet un soulier qui flatte la silhouette féminine et qui soit avant tout pratique. C’est dans cet esprit que le beige et le noir sont choisis pour ces escarpins ouverts. « Le bout noir et légèrement carré raccourcissait le pied. Le beige se fondait dans l’ensemble et allongeait la jambe », explique monsieur Massaro. Pour le côté pratique, Coco Chanel refuse la mode des stilettos et maintient un talon de 6 cm, mais surtout décide de placer une bride afin de maintenir le pied.

Dès leur création, les souliers bicolores rencontrent un immense succès : Catherine Deneuve, Gina Lollobrigida, Romy Schneider et bien d’autres les choisissent ! Forte de son succès, Coco Chanel décline immédiatement les bicolores. Elle s’amuse à changer les couleurs : beige à bout marine pour le jour en été, beige à bout marron pour la détente, à bout doré pour le soir…
 
Cet esprit de déclinaison perdure avec Karl Lagerfeld qui les réinvente à chaque collection de manière magistrale. Et le soulier bicolore de Mademoiselle de rester l’objet de toutes les convoitises.

L’Escarpin Monte-Carlo de Walter Steiger

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On a vu ses chaussures dans des défilés de Chloé, Chanel, Sonia Rykiel, Bill Blass ou Oscar de la Renta. Est-ce Louboutin? Manolo? Non…mais bel et bien un des grands maîtres de la chaussure, Walter Steiger. Un chausseur moins médiatique que certains de ses confrères, mais au style audacieux et couture, à l’imagination sans bornes. Un bottier qui n’hésite pas à revendiquer « mon but, c’est l’excellence ».

Le créateur d’origine suisse s’est d’abord fait remarquer grâce aux chaussures qu’il crée pour Mary Quant, la créatrice de la mini-jupe, dans le cadre du Swinging London. Mais c’est en 1983 que ce génie de la chaussure invente ce qui deviendra son modèle emblématique : l’escarpin Monte-Carlo. Helmut Newton se chargera de l’immortaliser et de le rendre icône, à travers un fameux cliché.

Le talon virgule est à Walter Steiger ce que la semelle rouge est à Louboutin. Une signature identifiable au premier coup d’oeil, assez pour qu’on remarque un soulier Steiger, aux pieds de Victoria Beckam, Beyoncé, Lindsay Lohan, Julianne Moore, Michelle Williams ou de la très influente Anna Dello Russo. En 2012, le créateur réédite ses escarpins Monte-Carlo. L’occasion pour vous de chausser les talons de ce soulier mythique défiant les lois de la gravité.

L’escarpin Ossie de Manolo Blahnik

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Manolo Blahnik, « le magicien du talon haut », joue la carte du glamour en rééditant l’escarpin « Ossie ». Conçues en 1971, pour Ossie Clark, ces sandales gantent les tops de son défilé. D’inspiration champêtre, la nature ne s’est jamais trouvée aussi sexy que sur ces escarpins. Des brides en daim verte rehaussées de petits ronds rouges en forme de feuilles ornées de baies. Chic, haut perchée et fantaisiste : un jardin de bien-être.

Cette sandale a fait de Manolo Blahnik, le roi du talon aiguille, le grand vizir de la mule, un des chausseurs préférés des stars: Diane Von Furstenberg ne les compte plus, Paloma Picasso leurs est fidèle depuis l’âge de quatorze ans, Jessica Parker, la new-yorkaise de la série culte Sex and the City se disait accro, quant à Madonna, elle les trouve » aussi bonnes que le sexe…sauf qu’elles durent plus longtemps. »

Le créateur dévoile le petit secret des « Manolo », véritable œuvre d’art :  » Mes chaussures ont quelque chose que les autres n’ont pas : de la personnalité. »

Manolo Blahnik, adorateur d’Ossie Clark, raconte sa collaboration avec le célèbre designer anglais: « Il a créé une magie incroyable avec le corps et a accompli ce que la mode devrait faire : créer le désir ». Le roi des talons aiguilles rend hommage à cette rencontre, en rééditant les escarpins « Ossie » en 60 exemplaires. Disponibles dès maintenant au Printemps, elle vous rendront sexy in Paris !

Walt Disney S’Associe A La Bonne Fee Du Soulier, Christian Louboutin

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L’homme qui créa l’escarpin Pigalle a été choisi par les studios Walt Disney pour revisiter les mythiques souliers de verre de la princesse Cendrillon.

Le créateur des souliers à semelle rouge est tombé sous le charme : « N’est-ce pas le rêve de tout un chacun de vivre un jour un vrai conte de fées ? Disney m’a offert ce moment magique où j’ai eu la chance de marcher dans les pas de Cendrillon, véritable icône de l’univers enchanteur du soulier et pour toujours la merveilleuse interprète d’un monde onirique ! »

Quant à la bonne fée du soulier, Christian Louboutin, il nous a offert une nouvelle paire d’escarpins féeriques.

Gommino, Le Mocassin Star de Tod’s

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Les mocassins à picots Tod’s sont un classique de la chaussure. Monté sur une semelle de 133 picots, le Gommino fait la fierté de son PDG, Diego Della Valle, incarnation du rêve américain.

Tod’s, c’est l’histoire d’un petit-fils de cordonnier devenu milliardaire. En 1970, le jeune homme reprend l’affaire de son père, patron d’un atelier de chaussures en Italie. Mais son ambition le mène dans une petite rue de Manhattan où il déniche une « driving shoe », un mocassin d’origine portugaise adopté par les pilotes de course. Une fois dans son atelier, il exploite la semelle de gomme à picots et transforme cette chaussure de conduite automobile en chaussure de ville. En 1978, le Gommino est né.

Le président de Tod’s, connu pour sa passion pour le cuir, met tout son savoir-faire dans cette chaussure emblématique de l’art de vivre à l’italienne. Diego Don Valle raconte : « … alors qu’à l’époque, en Italie, on était toujours tiré à quatre épingles, j’ai voulu créer un produit casual à porter la semaine avec un costume, le week-end avec un jean : c’était ça la grande idée de Tod’s. Avec une innovation majeure : donner de l’élégance à une semelle de caoutchouc. »

Mais si le Gommino est une chaussure, c’est pourtant à un gant qu’il est le plus souvent comparé : « Nous avons envisagé la chaussure comme une paire de gants. Nous pensons tout le temps à la lumière, la douceur, le confort et l’utilité, quelque chose qu’on peut vraiment porter tous les jours. »

Aujourd’hui, la maison Tod’s renouvelle sans cesse ses lignes de mocassins pour femme. A chaque saison, des séries limitées, des commandes spéciales et de nouvelles couleurs avec, pour la collection printemps-été 2012, du bleu, du vert, du beige, ou du violine. Tout le monde trouve chaussure à son pied !

Les Escarpins Glitter Lamé De Miu Miu

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La marque italienne présente une collection de souliers en cuir lamé et semelles pailletées baptisée Glitter Lamé. Une collection de souliers vitaminés, façon reine de la nuit des années disco. Effets Gold, Glam et Glitter garantis avec des couleurs or, argent ou pyrite. On applaudit, c’est spectaculaire et scintillant ! Cette collection est à retrouver dans les boutiques Miu Miu de Paris, Milan et Londres.