La Manhattan de Meyrowitz

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Etablie en 1875 à New York, la maison Meyrowitz lie rapidement sa tradition Parisienne à la culture Américaine. Comme en témoigne l’icône et objet du désir le plus vendu de la maison – la Manhattan. De Londres à Paris en passant par la Grand Pomme, la Manhattan s’inspire de nombre de lignes et références – inspirée d’un dessin des années 50, la lunette est aussi et surtout un hommage au talent exceptionnel de Woody Allen !

« Son succès international est tel que c’est une joie d’accueillir nos clients qui arrivent en nous disant : ‘J’aimerais avoir une Manhattan’ » commente Jean-Manuel Finot, directeur général à Paris. Et il est vrai que la Manhattan a tout du it – rééditée en 2002 avec ses cotes et dimensions actuelles, la pièce est réalisée dans la pure tradition de Meyrowitz… Charnières rivetées et brillantage à la main, la lunette distille tout de l’aura et du luxe d’une paire d’époque.

Un style éternel qui sied tout aussi bien les hommes que les femmes. Coulée en noir, sa couleur de prédilection, la Manhattan parvient à faire ressortir ses volumes avec une grâce convaincante ! Mais, succès oblige, l’icône de la maison Meyrowitz est aujourd’hui disponible dans des teintes d’imitation corne ou écaille… Pourtant, c’est taillée en écaille de tortue véritable, matière désormais très rare, qu’elle distille tout de la sophistication d’une si grande maison !

La Collection Monogram de Saint Laurent

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Depuis son arrivée à la tête de la direction artistique d’Yves Saint Laurent en 2012, Hedi Slimane n’a eu de cesse de révolutionner la griffe. Associant patte androgyne, ADN rock, et audace en accord avec la jeunesse d’aujourd’hui, l’artiste dévoile cette année une nouvelle gamme d’accessoires de voyage Saint Laurent, dans la sobriété et le raffinement qui ont fait tout l’attrait des créations de la maison. En fait, si avant lui la maison d’Yves Saint Laurent n’avait jamais développé sa signature sur toile, c’est pourtant bel et bien en hommage à l’héritage d’Yves qu’Hedi Slimane pense cette collection. Il explore, fouille et déniche dans les archives de la griffe une écriture datant de 1961. C’est celle de l’artiste graphiste Cassandre qui, cette année-là, réalisa l’iconique logo YSL. Pour Pierre Bergé, « Cassandre était le plus grand, le meilleur graphiste de son temps ».

Et aujourd’hui, à travers le prisme contemporain d’Hedi Slimane, le logo Saint Laurent est miniaturisé puis répété à l’infini sur le cuir et la toile. Le résultat ? Trente pièces androgynes, de toutes tailles — briefcases, portefeuilles, pochette d’IPad, sac ou étui. C »est un nouvel imprimé signature tout en subtilité qui vient se décliner sur trois couleurs. Sur du noir, sur du brun clair ou du brun foncé, le monogramme se fait raffiné comme un détail. Renforcée par de délicates bandes de cuir noir et réveillée par le nouveau logo doré de la maison, la bagagerie acquiert déjà la désidérabilité des classiques. Obsédante comme une icône. Cependant, les logos sont densément tissés ensemble ; cela pour éviter d’obtenir quelque chose de trop flashy, quelque chose de trop évident. Car, comme Yves Saint Laurent le disait lui-même : « Nous ne devons jamais confondre élégance avec snobisme ». Et c’est ainsi qu’Hedi Slimane a préféré saupoudrer un peu d’abstraction dans la reprise de monogramme. Une manière de célébrer l’intemporalité et la sophistication de la maison Saint Laurent.