Le Défilé Chanel Métiers d’Art 2020

Autour de l’escalier mythique de la rue Cambon, c’est toute la grammaire de la maison au double C qui fut, une nouvelle fois, magnifiée… En vedette, la petite veste noire, le tailleur tweed et le N°5. En Version sautoir.

Depuis que la maison Chanel a cherché à préserver les savoir-faire Français d’une disparition certaine, le groupe est l’heureux détenteur des plus beaux artisans de l’hexagone. Lesage, Massaro, Maison Michel… Ils sont mis à contribution d’une collection unique en son genre, puisqu’elle n’appartient qu’à Chanel. La collection Métiers d’art 2020 fut ainsi l’occasion pour Virginie Viard d’orchestrée sa vision magnifiée des icônes Chanel. Le résultat?

Une pléthore de silhouettes aussi suaves que désirables, défilant autour du mythique escalier de la rue Cambon, reproduit pour l’occasion avec la participation de Sofia Coppola. Cet escalier résonne aujourd’hui comme le point de départ des collections Chanel par Virginie Viard: « Je pense d’abord à l’escalier : j’imagine une fille qui le descend. Avec quelle robe ? Quels souliers ? » Mais s’il s’agit bien de la première collection Métiers d’Art post-Lagerfeld, c’est toujours la nef du Grand Palais qui accueille l’évènement. Sur le podium donc, l’artisanat éminemment précieux du luxe Français épousait avec allégresse les codes Chanel.

Le tailleur en tweed iconique trouva ainsi un nouvel équilibre autour d’une taille légèrement plus basse que la normale. Tandis que son illustre petite veste, elle, se réduisit dans des lignes plus graphiques. Le camélia, grâce aux génies Lesage et Lemarié, se trouva quant à lui sculpté à même les bombers du soir, quand il n’était imprimé sur des plumes aériennes. Mieux encore, le légendaire soulier bi-colore imaginé par Massaro en 1957 pour Chanel est ici orné de petits nœuds en cuir or. « Les Métiers d’art m’apportent leur savoir-faire. Ils subliment nos créations » précise Virginie Viard. Et il est vrai que cette collection a quelque chose de plus essentielle; comme une volonté de laisser parler le talent des artisans des trente-trois maisons qui composent les Métiers d’Art. « Il y a une forme de simplicité à revenir à l’abécédaire de Chanel. Nous n’avons pas besoin d’en faire trop » explique l’actuelle directrice artistique de la maison.

Une façon très Parisienne finalement de concevoir l’allure — et ce grin de folie qu’on lui connait trouve ici son apogée dans un sac cage… Un clin d’oeil franc et efficace à la publicité non moins iconique imaginée par Jean-Paul Goude. Vanessa Paradis en oiseau Chanel. D’ailleurs, le flacon du N°5, inspiré de la forme de la Place Vendôme, joue de sa taille, cette fois en sautoir. L’esprit Chanel, tout magnifiquement.

L’Iconique Montre Panthère De Cartier Signe Un Retour En Grâce

1914, le motif panthère entre dans l’univers Cartier – pour la première fois, le joaillier fait usage de son pelage tacheté sur une montre-bracelet. Pan-Pan la panthère, c’est Jeanne Toussaint – cocote de la Belle-Epoque, devenue Directrice de la Haute Joaillerie de Cartier, et ce jusque dans les années 70. Devenu alors le symbole invétéré de la manufacture joaillière, et une source d’inspiration intarissable, l’animal panthère est pour Cartier le sceau d’une féminité toute particulière. Ainsi, lorsqu’en 1983 le joaillier crée la montre Panthère, il la pense comme un modèle ultra-féminin, inspiré de la Santos de 1904. En digne héritière des premières montres-bracelet, la montre Panthère rugit de liberté et de créativité – et aujourd’hui, la voici réinventée dans une essence un brin plus sexy.

C’est en 2004 que, supplantée par la Tank, autre icône de Cartier, la montre Panthère cesse d’être produite. Aujourd’hui, la Panthère version 2.0 emprunte ses signes distinctifs au modèle orignal : un boîtier carré et une lunette avec des vis rivetées, l’ex-best-seller plébiscité par Keith Richards, Madonna, Pierce Brosnan ou Brooke Shields maintient ainsi ses proportions. Ses maillons, la nouvelle version de la Panthère les préfèrent resserrés pour davantage de tonicité au bracelet tandis que la fonction de la date fut simplement retirée. Il faut dire qu’un bijou qui donne l’heure est amplement suffisant à la belle qui n’a pour obligations que celles qu’elle se donne. Présenté en or jaune ou rose, en acier ou dans un format bicolore, avec ou sans diamants, le nouveau garde-temps Panthère introduit aussi deux créations en édition limitée – mais en tout, c’est une collection de 12 modèles que l’on peut désormais acquérir.

Pour ainsi introduire l’univers de cette Panthère quelque peu ré imaginée, Cartier a fait appel à la réalisatrice Sofia Coppola. Elle raconte : « Quand Cartier m’a demandé de faire un film pour relancer cette montre, je me suis interrogée: qui incarne aujourd’hui la femme Panthère? Dans quel milieu évolue-t-elle? Il fallait que je donne une interprétation actuelle de toutes ces égéries glamour, sophistiquées, sexy et drôles qui ont porté cette montre dans les années 1980. L’actrice australienne Courtney Eaton, que j’avais rencontrée pour un casting, possède ce chien et ce naturel que je recherchais. » C’est ainsi que le mini-film retrace la journée intrépide d’une femme jouissant sans encombre de tous les plaisirs d’une vie dorée, placée sous le signe de la Panthère ! A découvrir dès maintenant – les chronographes, eux, seront disponibles dès le mois de Juin, et en avant première sur NET-A-PORTER. 

Le Macaron Ladurée

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Lorsque Louis Ernest Ladurée ouvre en 1862 sa boulangerie au 16 rue Royale à Paris, la grande mode du Second Empire est aux cafés toujours plus nombreux et luxueux. L’enseigne de Ladurée ne fait pas encore parler d’elle mais le quartier de La Madeleine au sein duquel elle est installée est en pleine croissance où viennent s’installer bon nombre d’artisans de luxe français. En 1871 un incendie ravage la boulangerie. Loin de se décourager, Louis Ladurée reconstruit sa boutique et la transforme en pâtisserie. Le peintre Jules Chéret est chargé de la décoration. En s’inspirant des techniques utilisées pour les peintures des plafonds de l’Opéra Garnier, il apporte du relief et de la profondeur aux murs. Connu pour son style léger, inspiré par Watteau, il orne la pâtisserie d’angelots joufflus, notamment l’Ange Pâtissier qui laissera plus tard son empreinte sur toute la charte graphique de la Maison Ladurée. Au début du XXème siècle, les cafés sont toujours très prisés et sont le point des rendez-vous prestigieux. C’est à cette époque que Jeanne Souchard – la femme d’Ernest Ladurée – a l’idée de faire de la pâtisserie de son époux un lieu mondain en créant ce qui sera l’un des tout premiers salons de thé de Paris. Inédit, celui-ci présente également l’avantage de pouvoir accueillir les femmes en toute liberté. Le petit-fils de Louis Ernest Ladurée, Pierre Desfontaines ouvrira un salon au 1er étage de la boutique en 1930.

Mais si Ladurée est connu dans le monde entier, c’est surtout pour ses macarons. À l’origine ronds et plats, ces petit gâteaux se voient transformés en une gourmande mise en bouche par le petit-fils de Louis Ernest Ladurée, Pierre Desfontaines, qui les associe deux par deux en les garnissant de crème. Reconnaissables grâce à leurs couleurs pastel, ils sont devenus le produit phare de la maison, voire un emblème, si bien qu’ils s’invitent même pour l’heure du thé chez Marie-Antoinette de Sofia Coppola. Doux et sucré, l’univers Ladurée se décline sous toutes les formes et pour tous les goûts. Poudre de riz à la violette, ligne pour le corps aux senteurs d’amande, bougies parfumées, la maison cultive une féminité romantique, presque juvénile. Ladurée ne manque cependant pas d’imagination pour se réinterpréter sans cesse en multipliant les collaborations. La Maison aux macarons s’acoquine aussi bien avec Chantal Thomass qu’avec Albert Elbaz ou Christian Louboutin pour allier le plaisir des papilles à celui des yeux. En 2012, à l’occasion du Diamond Jubilee de la Reine d’Angleterre, la Maison quitte ses couleurs pastel au profit de l’Union Jack orné d’une couronne pour un écrin imaginé spécialement pour l’occasion. Succès qui dure depuis sa création, Ladurée est un exquis péché de gourmandise auquel on ne peut que succomber.

Le Nouveau Visage du SC de Louis Vuitton

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L’histoire s’esquisse en 2008. Amie intime de Marc Jacobs, directeur artistique de la maison, Sofia Coppola pose aux côtés de son père pour la campagne publicitaire de la ligne de bagagerie. Un an après, elle se rend à Asnières, chef-lieu historique de l’atelier de Louis Vuitton, avec l’intention d’y passer sa commande idéale. En s’inspirant des iconiques Speedy et Keepall pour son sac, Sofia Coppola vient de faire entrer une nouvelle silhouette au panthéon des icônes Vuitton. Le simplement baptisé SC Bag est né : un sac en cuir de veau cachemire délicatement grainé. Plus tard, c’est dans une version réduite qu’il achèvera sa conquête des fashionistas : le BB, pourvu d’une sangle d’épaule extra-longue, et le SC Bag sont cette saison déclinés dans une nouvelle palette arc-en-ciel. 
Pour la version mini, c’est du violet au bleu canard, en passant par le clémentine ; le sac SC, lui, se pare d’un violet chatoyant et d’un « cherry brillant » ; les tranches, colorées du même rose fuschia que la doublure interne, ainsi soulignent et éveillent la couleur graphite du cuir. Le large panels de couleurs proposé est à l’image de l’instigatrice du sac SC : tendance et résolument élégant. Actuellement le dernier sac emblématique de la marque se pare de nouvelles teintes. Du blanc cassé sobre au capucine extravagant, le SC bag nous en fait voir de toutes les couleurs.

Le Speedy de Louis Vuitton

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Avant de troquer son diminutif pour un anglicisme, le Speedy est « L’Express » ; crée en 1930 pour être un sac à main de voyage dans une version réduite du Keepall. Dès 1933, le Speedy Monogram LV est un succès ; mais il faut attendre près de 30 ans pour voir l’une des femmes les plus gracieuses et les plus élégantes en faire son fidèle compagnon. Dans les années 60, c’est Audrey Hepburn qui concourt à le rendre diablement désirable, tout en popularisant son existence : pour elle, le malletier français concède à sa demande de concevoir un modèle encore plus petit ; le Speedy 25 entre alors dans la course. Grâce à Audrey Hepburn, le sac se mue en un luxueux fourre-tout dont l’esthétique ne peut qu’épouser les attentes des nouvelles vénus urbaines, modernes, et chic. Offrant un espace de rangement optimal de par sa grande poche intérieure, sa large fermeture à glissière permet, elle, un accès facilité au contenu protégé par un cadenas gravé ; un port en main ou au coude qui, à lui seul, allure une femme. 

A l’aube du nouveau millénaire, le Speedy croise la route du nouveau directeur artistique de la maison, un certain Marc Jacobs. La ligne est rafraîchie ; l’aspect se fait plus moderne avec de nouvelles finitions, comme les tirettes de la fermeture à glissière et les rivets en laiton. Néanmoins, le sac ne perd en rien ce qui a fait de lui un accessoire casual et désirable. A ce propos, lorsque Marc Jacobs décide d’inviter des artistes à customiser le sac iconique, il semble qu’il ouvre la voie à ce que les femmes recherchent aujourd’hui encore : la personnalisation. Le premier à altérer le logo, c’est Stephen Sprouse qui, en 2001, ose imprimer sur la luxueuse toile monogramme des graffitis rose fluo ; deux ans plus tard, le maître pop japonais Takashi Murakami y appose un Monogram Multicolore, devenu depuis une signature du malletier… 2012, la griffe innove en présentant son icône munie d’une bandoulière : les femmes s’en réjouissent ; voilà ce qu’il manquait pour l’ancrer définitivement dans notre modernité ; la même année sort une version Monogram Empreinte, toute en élégance.  Aujourd’hui, il est possible de choisir la taille (25, 30, ou 35 cm), la toile ( Monogram LV, damier, épi, multicolore, vernis…) et même de faire graver des initiales sur le Speedy.

 

Le Speedy : Quelques Dates Clés

2017 : Louis Vuitton collabore avec Jeff Koons, ce qui donne naissance à un Speedy 30 “Da Vinci”.

2015 : Le Speedy est réinterprété en version mini quand la maison Louis Vuitton sort sa première collection NANO.

Automne/Hiver 2014 :  Nicolas Ghesquière décline le classique sac Speedy dans plusieurs sortes de cuirs conforment au thème de la collection le Safari.

Automne 2013 : Marc Jacobs réinvente le Speedy, il l’enveloppe de plumes d’oie, de vison ou de cuirs exotiques.

2013 : Une nouvelle version du Speedy voit le jour : le Speedy 20 Chain en toile Monogram qui est équipé d’une bandoulière.

2013 : le Speedy fait une apparition au cinéma dans le film The Bling Ring.

2012 : La maison Louis Vuitton décline le Speedy en version Monogram empreinte, celui-ci est décliné en cinq coloris. Il se pare également de nouvelles finitions.

2011 : Afin de répondre à un monde plus urbain, la maison Louis Vuitton ajoute une bandoulière réglable et amovible au Speedy.

2008 : le Speedy se voit encore une fois réinventé par Takashi Murakami avec la collection “Monogramouflage”.

2008 : Richard Prince crée les Speedy Aquarelle et Watercolor.

2007 : Alexa Chung porte un Speedy sur le tapis rouge des British Awards à Londres.

2003 : La collaboration entre la maison et Takashi Murakami donne naissance à un Speedy 25cm en toile Monogram cerise et cuir marron naturel.

2001 : Stephen Sprouse imprime sur la luxueuse toile monogramme dont celle du Speedy des graffitis rose fluo.

1990 : Sortie du Speedy en cuir Epi rouge Castillan.

1980 : La maison Vuitton crée le Speedy en cuir de vache naturel.

1965 : A la demande d’Audrey Hepburn, la maison Louis Vuitton crée un modèle plus petit du Speedy : le Speedy 25.

1959 : Le premier Speedy en toile Monogram se voit créé.

1933 : En plein engouement pour le sport, le voyage et la mobilité, naît le Speedy.

 

Exposition de La Petite Veste Noire de Chanel

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L’exposition photographique « La petite veste noire : un classique revisité par Karl Lagerfeld et Carine Roitfeld » arrive enfin à Paris. Après avoir traversé le monde, l’homme au catogan et l’ex-rédactrice en chef de Vogue France continuent leur rétrospective au Grand Palais du 10 au 25 novembre. L’exposition inaugurée en avril 2012 à Tokyo passe par 10 grandes villes internationales pour mettre à l’honneur la pièce mythique de Chanel.

109 personnalités de la mode, musique, danse, des femmes et même des hommes ont posé devant l’objectif du kaiser de la maison de haute couture. Tous affichent avec un style différent le vêtement iconique (qui n’a cessé d’être) revisité depuis 1983. Inspirée des vestes du personnel d’un hôtel autrichien, la pièce créée en 1954 par Coco Chanel est devenue intemporelle et universelle.

Afin d’offrir une expérience multidimensionnelle à l’exposition, Chanel mise sur des supports plurimédias. Véritable plateforme, le site dédié thelittleblackjacket.chanel.com présente en teaser les coulisses du projet et le making-of du shooting. Les vitrines des boutiques Chanel de Paris célèbrent également la veste en tweed grâce à une scénographie inédite présentant une sélection de vestes de la collection Croisière. Et pour clore en beauté l’évènement parisien, la célèbre maison fait paraître un livre hommage du même nom que l’exposition. On y retrouve les portraits de Vanessa Paradis, Uma Turman ou Edgar Ramirez entre autre.

Déjà passée par Moscou, New-York ou Londres, l’exposition s’arrêtera à Berlin pour s’achever à Séoul cet hiver.

Love De Cartier

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Le bracelet LOVE by Cartier, créé en 1969, est une pièce de joaillerie emblématique, connue pour ses motifs de têtes de vis incrustés, se referme au poignet à l’aide d’un tournevis spécial en or, qui sera confié à la garde de votre bien-aimé. Le modèle est une réinterprétation moderne de la ceinture de chasteté médiévale et la maison Cartier a rapidement compris l’engouement autour du bijoux.

Le lancement du produit fut accompagné d’une politique spéciale : on ne pouvait acheter un bracelet LOVE pour soi-même ! Rapidement, de nombreuses célébrités comme Elizabeth Taylor et Richard Burton, Nancy et Frank Sinatra ou Mai Britt et Sammy Davis Jr. ont commencé à porter cette magnifique preuve d’amour. Aujourd’hui, la liste continue avec Barbara Streisand, Diana Ross, Jane Seymour, Lionel Ritchie, Elton John, Sofia Coppola et Eva Mendes.

Façonné tout en or jaune, rose et blanc, composant des joncs de différentes largeurs, ce classique est aussi serti de diamants blancs et s’entend à merveille avec n’importe quelle tenue. Pour compléter sa collection la plus romantique, la maison joaillière étend sa gamme à une série de bagues dans la même esthétique. La collection LOVE by Cartier fait partie des must-have de la maison Cartier qui, avec 165 ans d’expertise, se distingue parmi les grandes joailleries de luxe. Alors, jusqu’où iriez vous pour LOVE ?

Le savoir-faire et la créativité sans limite de la maison Cartier permet d’aboutir à des pièces modernes de couleurs vives aux formes stylisées et géométriques tel que les trois anneaux de Cartier symbole d’amour  ou encore la montre Cartier Panthère qui mélange féminité indépendante et élégance masculine. Le design audacieux la montre Crash est le reflet d’une maison qui a pour but de bousculer les codes de l’horlogerie en mêlant haute joaillerie et extravagance décalée.