Le Sac Billy de Jerome Dreyfuss

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Au fil des collections, le sac Billy reste un des chouchous des femmes chics et modernes. Le génie qui se cache derrière le sac Billy est le créateur parisien. On dit que c’est grâce à sa femme, la créatrice Isabel Marant, que Jérôme a trouvé l’inspiration pour le Billy : celle-ci ayant la fâcheuse habitude de perdre ses affaires, Dreyfuss fit vœu de lui créer le sac parfait.

Un sac qui ne serait pas qu’un accessoire de mode, mais qui serait aussi fonctionnel, capable de contenir toutes les diverses petites choses qui font la femme moderne. Alors qu’il achevait le sac dans sa maison de campagne, il fut surpris par une coupure de courant. Mais dans le noir, l’imagination de Dreyfuss travaillait brillamment : il eut l’idée géniale d’incorporer une lampe à l’intérieur du sac. Le Billy était né.

Le Billy séduit. Il est devenu culte et reste l’objet de toutes les convoitises. On l’aime pour son cuir si doux et si souple qu’on ne peut résister à l’idée de le serrer dans ses bras. Avec de nouvelles couleurs chaque saison et des matériaux comme le cuir d’agneau, le python noir, ou la peau de chèvre couleur savane, le Billy surprend par sa capacité à combiner esthétique et praticité. On comprend mieux pourquoi Billy a envahi les dressings !

La Robe Pucci

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Lui est issu d’une lignée de la noblesse Italienne ; Elle est une fille pauvre de Los-Angeles. Qu’importe, la mode se moque des conventions et n’hésite pas à pulvériser les barrières sociales. Et, celle d’Emilio Pucci infuse une énergie nouvelle à la mode des années 60 : le temps est à la libération du corps de la femme qui se love alors dans des tissus fluides aux couleurs acidulées, aux imprimés pop et graphiques.

Le « prince des imprimés » est couronné lorsque sa création entre en communion avec une Marilyn Monroe captivante. Dans cette robe Pucci à col bateau, couleur menthe à l’eau, le tissu de soie légèrement chiffonné découvre, gentiment, des jambes très blanches et très fines entremêlées dans une pose Pin-up. Mais ici, point de cliché, car lorsque Pucci rencontre Marilyn c’est le fantasme qui s’affranchit dans une élégance détachée.

Elle qui ne cessait de libérer ses formes des carcans du vêtement, habite cette robe avec réserve et délicatesse lors de son voyage à México, au printemps 1962. Six mois plus tard, elle est retrouvée inanimée. Le 8 août de la même année, la femme qui a su éveiller les sens d’hommes, de femmes et la bonne conscience d’êtres pieux, fut inhumée dans cette même robe ; sans tapage mais avec une grâce sans limite, Marilyn repose dans une jeunesse infinie.

 

La Campagne TV de l’iPhone 5 par Apple

Il est fin – seulement 7,6 mm d’épaisseur, léger, et encapsule nombre d’innovations technologiques de notre ère post-Jobs. Plus allongé, conçu avec une précision d’horlogerie fine, l’iPhone 5 marie un boîtier en aluminium aux argentines arrêtes rallongées, encadrant un écran Retina de quatre pouces.

À force de travailler, modèle après modèle, l’excellence, l’iPhone est devenu quasi-perfection. Le bon génie californien de la « high tech » nous offre de raffinées finitions certes, seulement, c’est la myriade de nouvelles fonctionnalités et d’améliorations qui confirme l’agilité de la firme.

Tim Cook, nouveau patron d’Apple, vogue sur des îles vides de pas : iSight, l’objectif photo de l’appareil se couvre d’un verre saphir et fige l’instant avec grande justesse grâce à sa stabilisation améliorée et ses huit mégapixels. Les nouveaux Apple EarPods nous permettent de vibrer à chaque inflexion d’un Chris Martin dès les premières notes de Paradise, tant la retranscription des sons est nette.

L’appareil vit sous un processeur A6 ; ainsi une vitesse d’exécution extrêmement rapide et cela même sans fil ; l’autonomie s’étend. De quoi manier avec facilité la complexité de nos activités : le dernier défilé exactement comme si on y était, une robe adorée capable d’être étudiée sous tous les angles avant d’être capturée. C’est une irréelle réalité que donne ce dernier bijou.

Rien d’étonnant à ce qu’Apple prévoit d’en vendre cinquante millions au dernier trimestre 2012.

L’iPhone 5 d’Apple

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Il est fin – seulement 7,6 mm d’épaisseur, léger, et encapsule nombre d’innovations technologiques de notre ère post-Jobs. Plus allongé, conçu avec une précision d’horlogerie fine, l’iPhone 5 marie un boîtier en aluminium aux argentines arrêtes rallongées, encadrant un écran Retina de quatre pouces.

À force de travailler, modèle après modèle, l’excellence, l’iPhone est devenu quasi-perfection. Le bon génie californien de la « high tech » nous offre de raffinées finitions certes, seulement, c’est la myriade de nouvelles fonctionnalités et d’améliorations qui confirme l’agilité de la firme.

Tim Cook, nouveau patron d’Apple, vogue sur des îles vides de pas : iSight, l’objectif photo de l’appareil se couvre d’un verre saphir et fige l’instant avec grande justesse grâce à sa stabilisation améliorée et ses huit mégapixels. Les nouveaux Apple EarPods nous permettent de vibrer à chaque inflexion d’un Chris Martin dès les premières notes de Paradise, tant la retranscription des sons est nette.

L’appareil vit sous un processeur A6 ; ainsi une vitesse d’exécution extrêmement rapide et cela même sans fil ; l’autonomie s’étend. De quoi manier avec facilité la complexité de nos activités : le dernier défilé exactement comme si on y était, une robe adorée capable d’être étudiée sous tous les angles avant d’être capturée. C’est une irréelle réalité que donne ce dernier bijou.

Rien d’étonnant à ce que cinq millions d’humains aient déjà craqué pour son apport extra-lucide.

La Dandy Grande Date

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La maison de joaillerie Chaumet se passionne pour les dandys. Depuis 2003, en créant la collection de montres Dandy, Chaumet rend hommage à des gentlemen aussi illustres que le prince Anatole Demidoff, Robert de Montesquiou, Boni de Castellane, Marcel Proust, et Sacha Guitry, tous anciens clients fidèles de la maison.

Chaumet décline sa célèbre collection avec la Dandy Grande Date  » Vintage «  : une pièce à vous faire tourner la tête si vous avez l’impertinence des dandys, et la volonté de vous affranchir des stricts codes masculin-féminin.

La Maille par Sonia Rykiel

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La femme qu’elle représente sera émancipée, habitée plus qu’habillée. Sonia Rykiel, préoccupée par l’égalité et la liberté sublimera, entre autres le non fini.

Elle, surnommée « la reine du tricot » par les Américains l’impose comme matière olympienne. La « nouvelle Chanel »1 qui ne peut adorer qu’un vêtement à la fois, le pense comme moyen et non comme une fin. La mode Rykiel, c’est quelque chose qui se joue, c’est l’histoire d’un soi que l’on connaît et qui se crée à travers le vêtement et l’héroïne que l’on peut y incarner. « Sonia Rykiel, créatrice qui mit la mode à l’envers » ?

L’amplitude de son talent se mesure dans la maille : l’ « accident du pull ». Rykiel voulait un vêtement agréable à porter, un pull à ses mesures qui, soumis à son exigence, fit sept fois l’aller-retour Paris/Venise. Sonia ne cesse de corriger : creuse la manche, moule les bras, réduit la longueur du buste pour allonger ses jambes. Porté à même la peau, ce sera sa seconde peau.

Décembre 1963, Françoise Hardy immobilise le pull à rayures, sur la couverture glacée du Elle ; la signature Rykiel est apposée. Libérée des cols étouffant la gorge – siège de l’expression – la langoureuse se veut désinvolte : incarnée par « Lady Hardy », son insoumission est néanmoins adoucie par le charme des rayures puérilement teintes. La laine devenue parure de la parisienne quand les rayures viennent « bayader » la conventionnelle morosité des visages figés, répétée sur le Catwalk. D’emblée les techniques de la maille se sont imposées comme les caractéristiques majeures du style Rykiel. Le secret : les manches montées très haut sur l’épaule. Et très vite, l’allure Rykiel devient le négatif fixe d’une modernité cristallisée par Mai 68, lassée d’une mode convulsive.

Son vestiaire délivre la citoyenne du monde des engouements ; sa grammaire donne les armes à la rebelle qu’est la femme pensée mais surtout incarnée par Sonia Rykiel. Mieux encore, c’est cette création, le pull à rayures, imaginé pour sa seule satisfaction, qui provoquera sa vocation.

Car partout désormais on s’habille de tricot, Sonia Rykiel transforme ses clientes en femme libre car sa force et sa puissance sont d’avoir crée les artifices d’une mode devenus de véritable artefacts.2


1 Patricia McColl, »Rykiel. Queen of the Sweaters », Women’s Daily, 20 avril 1972.

2 Sonia Rykiel exhibition, sous la direction d’Olivier Saillard, les Arts Décoratifs, musée de la mode et du textile, Paris, 2008.

Macarons Pierre Hermé

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Une fragile coque meringuée, un coeur à la consistance douce et moelleuse ; le macaron Pierre Hermé a acquis, au fil des années, le statut de pâtisserie chic. Comme une offrande faite aux gourmands, l’ancien apprenti de Lenôtre a su innover dans un domaine délimité depuis longtemps par de grands maîtres qu’est, notamment, Fauchon. Il y fait d’ailleurs ses armes et n’hésite pas à initier l’idée de collections : comme en couture, il conçoit la pâtisserie en empathie avec son époque. Peu de temps après son instauration chez Fauchon, la règle des deux collections de gâteaux par an fait école. Hermé fait de l’artisan pâtissier un artiste entier.

Le démiurge pense ses pâtisseries comme des oeuvres d’art où l’intellect se mêle à la sensualité ; une rigueur scientifique habite son travail, rien n’est laissé au hasard. De toutes ses créations, le macaron est celle qui connaît le plus de variantes et celle qui remporte le plus grand succès. Le macaron Hermé est une saveur en deux temps : les papilles fleurissent au contact d’une texture croquante puis veloutée, puis craquante, puis fondante et enfin, onctueuse avec un ultime craquelage sous la langue. C’est un rythme qu’il crée à la manière d’un musicien. Lui qui fut surnommé par Vogue US, le « Picasso of pastry » n’oublie pas de remettre en question sa propre création : faire du sucre un assaisonnement, faire de l’huile d’olive la substance première d’un de ses macarons, marier l’Abricot à la pistache ; tant de procédés inédits sortis tout droit de son esprit.

Chaque saison, ces bouchées de bonheur sont revisitées, enrichies de nouvelles saveurs, de nouveaux parfums dont l’essence est puisée dans les cultures qui inspirent Pierre Hermé. Pour preuve, il ouvre sa première boutique à Tokyo, en 1998 avant de fouler les pavés parisiens de la rive gauche au début des années 2000. Conçus comme le temple des plaisirs sucrés, les enthousiastes en quête de plaisir ne tardent pas à s’y bousculer. Une fois à l’intérieur, l’iris est imprégné de profondes couleurs vives tandis que les narines frissonnent au contact du fumet délectable qui s’échappe des vitrines. L’expérience est intense quand tous les sens y sont sollicités. Et, conscient que « les macarons n’ont que quelques grammes pour mettre nos sens en émoi », il s’attache à composer une symphonie emplie de grâce et de délicatesse, une alchimie du goût dont il semble être à l’avant-garde : une liberté qui lui permet d’allier des contrastes inédits et une architecture épurée qui inspirent nombreux chefs et gourmands.

Au dessert ou à l’heure du thé, la pâtisserie Hermé est une pâtisserie d’auteur, un art de vivre qu’il transmet à tous les adorateurs de l’ataraxie.

Flashback 2012 : La Chemise Zig Zag De Carven

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Trop sage, la chemise zig-zag de Carven ? Ce n’est pas l’avis de Guillaume Henry, directeur artistique de la marque : « Il faut jouer avec les codes de la sévérité et de l’uniforme en préservant sa fragilité et en révélant les attaches plus délicates du corps, salières, chevilles, poignets… Ce non-dit est des plus sulfureux. » déclare-t-il.

Même boutonnée jusqu’au col, le léger chemisier de soie ne se laisse pas oublier pour autant : son imprimé zig-zag lui confère un touche de peps, un côté sauvage et apprivoisé à la fois. Le zig-zag chez Carven est double : sage et osé, classique et neuf, valeur sûre et toujours jeune.

Ses diverses ambassadrices illustrent à merveille cette dualité : que Jessica Alba s’en fasse un look preppy, que Beyonce Knowles l’assortisse à une tenue rose très girly, ou que Bérénice Bejo la porte avec une sobre jupe noire, la chemise zig-zag apporte légèreté et éclat aux collections estivales.

« Mon travail, » confie Guillaume Henry, « c’est enchanter le quotidien » : pari réussi.

La Chemise Blanche

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 Une « chemise blanche (…) révèle des milliers d’identités »1, et, lorsque les formes, de même que la teinte, lèguent l’infini au vêtement, il semble que seule l’identité de celle qui s’y glisse s’y révèle.

Polymorphe jamais stéréotypée, candide non ingénue, son autonomie esthétique lui permet de voguer à travers les tendances, et l’histoire. Cette chemise est devenue un objet culturel quand, au XXe siècle, elle fonde l’égalité entre employé et patron, formellement réunis autour du « col blanc ». Présente en toutes luttes, au cœur de toutes agitations oculaires ou, plus largement, sensorielles, la chemise blanche est une pause féminine, méditative à travers l’innocence, la pureté et la rigueur qu’elle impose, en même temps que l’assurance émanant de la stricte et perpétuelle coupe.

Qu’elle soit associée à un style classique, telle une Grace Kelly, révoltée anarchique comme Patti Smith, androgyne façon Uma Thurman dans Pulp Fiction ; boutonnée jusqu’au sommet ou déboutonnée sur le décolleté, elle assure à n’importe quelle féminité cette dose de sensualité, sans ne jamais aguicher. Et, lorsque l’on se prend à se lover dans la chemise d’un homme, ce n’est que pour mieux manifester le détachement, l’appropriation du deuxième sexe.

1. Fashion Box

J’adore by J’adore de Dior

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There are some perfumes that seem to have always existed; we feel like they’ve accompanied us since forever. Marlene Dietrich, Grace Kelly, Greta Garbo, and Marilyn Monroe never knew J’adore by Dior, and yet, their presence in Jean-Jacques Annaud’s commercial is natural, even rooted in a compelling necessity.

J’adore is a fragrance for the quintessential Dior woman: timeless, elegant, powerful. This is exactly how Calice Becker, the master perfumer responsible for the fragrance’s initial conception, wanted it. Her only constraint was to respect the true spirit of the Dior brand.

“After women, flowers are the most divine creations”, fantasized Christian Dior. For J’adore, Calice Becker wanted to capture the aura of a bouquet of flowers bathing in soft, ponderous sunlight. A delicate union of violet, champaca flower, and orchid, with undertones of blackberry musk gracefully blending with amaranthine. In distilling the entire concoction, Calice Becker makes the radiant and delicate essence of a flower spring forth into the nostrils.

Embodied by Carmen Kass at the time of its initial creation in 1999, then by Charlize Theron since 2004, J’adore has the power to deck out any woman who puts it on in gold.