Les Chaussures du Futur sont Chez Prada

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Jamais la chaussure n’aura été aussi impertinente, aussi iconique, aussi flamboyante que chez Prada. Depuis plusieurs saisons déjà, elle étonne et ravit toutes les journalistes et clientes, entre réinterprétation artistique et équilibre esthétique.

Ce sont d’abord les brogues, avec leur cuir élégant et leur gigantesque semelle en caoutchouc qui ont attiré l’attention du monde entier. Mélange parfait entre les brogues, chaussures de dandy, et les creepers, chaussures de punk, c’est un véritable hybride fashion. Le cuir verni, le bout rond, très classique, les lacets et les nombreux détails intriqués donnent élégance et finesse à la chaussure. Puis, c’est une fine corde tressée et une incroyable triple semelle compensée en caoutchouc, barrée d’une ligne de couleur qui lui donnent un air graphique et viennent bouleverser tous les codes de cette chaussure old school. 

Miuccia Prada, incarnation par excellence du chic à l’italienne, n’attendra pas une année avant de secouer de nouveau quelques barrières. Elle réussit à réunir deux idées contradictoires que l’on a des femmes : la douceur et l’agressivité, symbolisées par une collection de chaussures au look futuriste, inspirées des voitures américaines des années 1950. Les souliers sont pourvus d’ailes, ornées de flammes, de phares et de couleurs vives. 

Et cette saison encore, la papesse italienne de la mode nous éblouit avec une collection de chaussures japonisantes. Certaines sont inspirées des Okobo, les célèbres souliers de Geisha. Leurs délicates lanières de cuir blanc enserrent d’étonnantes chaussettes aux couleurs acidulées. D’autres, plus éffrontées, se teintent de nuances métalliques en même temps qu’elles se recouvrent d’ornements précieux. Tout aussi surréaliste que les précédentes, cette nouvelle oeuvre de Miuccia subvertit les codes et séduit par son style tout en contradiction. Unique et originale par les formes, couleurs et matières choisies, la marque, sous l’impulsion de sa créatrice, continue de surprendre et d’innover.

Gommino, Le Mocassin Star de Tod’s

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Les mocassins à picots Tod’s sont un classique de la chaussure. Monté sur une semelle de 133 picots, le Gommino fait la fierté de son PDG, Diego Della Valle, incarnation du rêve américain.

Tod’s, c’est l’histoire d’un petit-fils de cordonnier devenu milliardaire. En 1970, le jeune homme reprend l’affaire de son père, patron d’un atelier de chaussures en Italie. Mais son ambition le mène dans une petite rue de Manhattan où il déniche une « driving shoe », un mocassin d’origine portugaise adopté par les pilotes de course. Une fois dans son atelier, il exploite la semelle de gomme à picots et transforme cette chaussure de conduite automobile en chaussure de ville. En 1978, le Gommino est né.

Le président de Tod’s, connu pour sa passion pour le cuir, met tout son savoir-faire dans cette chaussure emblématique de l’art de vivre à l’italienne. Diego Don Valle raconte : « … alors qu’à l’époque, en Italie, on était toujours tiré à quatre épingles, j’ai voulu créer un produit casual à porter la semaine avec un costume, le week-end avec un jean : c’était ça la grande idée de Tod’s. Avec une innovation majeure : donner de l’élégance à une semelle de caoutchouc. »

Mais si le Gommino est une chaussure, c’est pourtant à un gant qu’il est le plus souvent comparé : « Nous avons envisagé la chaussure comme une paire de gants. Nous pensons tout le temps à la lumière, la douceur, le confort et l’utilité, quelque chose qu’on peut vraiment porter tous les jours. »

Aujourd’hui, la maison Tod’s renouvelle sans cesse ses lignes de mocassins pour femme. A chaque saison, des séries limitées, des commandes spéciales et de nouvelles couleurs avec, pour la collection printemps-été 2012, du bleu, du vert, du beige, ou du violine. Tout le monde trouve chaussure à son pied !

Exposition Louboutin Au London Design Museum

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Les spectaculaires souliers à semelle rouge sont indissociables de Monsieur Christian Louboutin. Il y a 20 ans, alors qu’il dessine une collection inspirée du pop art, le chausseur écrit le mythe : « j’ai attrapé le vernis (rouge) de la fille et j’ai colorié la semelle noire de l’escarpin. »

En 2004, Christian Louboutin créé l’iconique soulier Pigalle : “Le modèle qui résume [sa] carrière est le Pigalle, un soulier décolleté à talon haut. Un soulier si subtil qu’il rajoute quelque chose de sexy au corps, mais on ne se rend pas compte tout de suite que c’est le soulier qui fait la différence.” Lauren Weisberger, l’auteur du « Diable s’habille en Prada » en fera son soulier fétiche.

Le London Design Museum présente jusqu’au 9 Juillet une exposition consacrée au chausseur star. Une rétrospective qui retrace 20 ans de création. Une exposition incontournable, qui compte en moyenne 900 visiteurs chaque jour, du jamais vu pour le musée. Courez-y vite, en Louboutin !

Le Soulier A Boucle De Roger Vivier

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 « Certains produits traversent le temps avec brio. C’est le cas […] de la ballerine à boucle Roger Vivier. Une femme qui sort en jean court, sac Kelly Hermès et chaussures Roger Vivier se sentira toujours bien. » A ces dires, on comprend qu’Inès de la Fressange n’a pas choisi d’être à la tête de Roger Vivier par hasard : la marque, via les Belles de Jour, son modèle phare, est l’un des symboles de l’élégance à la française. Chic, style et confort sont les principaux composants de l’éternelle ballerine à boucle chromée.

Depuis sa création en 1965, le soulier n’a pas manqué de représentantes. Immortalisé par la ravissante Catherine Deneuve dans Belle de Jour de Luis Buñuel, un article de Vogue sur le film lui permet d’accéder à un succès jamais démenti depuis.

Tout au long du film, Séverine, le personnage de Catherine Deneuve, porte des Belles de jour de Roger Vivier. Que la jeune femme tente de s’échapper du carcan étouffant que représente pour elle l’univers bourgeois, ou bien qu’elle parte à la recherche du plaisir des sens, Séverine garde ses chaussures, ne les ôtant que pour raisons professionnelles.

A travers la jeune Séverine, la ballerine se révèle être une pièce véritablement moderne. Aujourd’hui encore, décliné en couleurs pop (collection Gommette Printemps-été 2012), le soulier à boucle Roger Vivier pétille à tous les pieds.

Les Bottes Jumping D’Hermès

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En 1972, la Maison Hermès lance une nouvelle collection : les chaussures pour femmes. Parmi elles, un futur classique. Les jumping boots, ou plus «frenchy», les bottes cavalières. Une inspiration de l’univers équestre des origines de la maison, au temps où Thierry Hermès, dirigeait une manufacture de selles et de harnais. La touche d’élégance qui fait la différence : une fine attache Kelly, en souvenir d’un autre classique Hermès.

En ce moment et jusqu’au 19 Juillet 2012, Hermès tient une boutique éphémère, consacrée à la chaussure féminine : l’endroit idéal pour découvrir les Color, la nouvelle paire de Jumping. Revisitée par trois couleurs pop des années 60, en bleu, rose ou orange, elles vous taperont dans l’œil. Hermès a ainsi réussi son pari, donner à la sévère botte cavalière un air urbain… Et tendance ! Rendez-vous 8, rue de Sèvres pour les découvrir.

Les Escarpins Glitter Lamé De Miu Miu

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La marque italienne présente une collection de souliers en cuir lamé et semelles pailletées baptisée Glitter Lamé. Une collection de souliers vitaminés, façon reine de la nuit des années disco. Effets Gold, Glam et Glitter garantis avec des couleurs or, argent ou pyrite. On applaudit, c’est spectaculaire et scintillant ! Cette collection est à retrouver dans les boutiques Miu Miu de Paris, Milan et Londres.

Le Mocassin A Mors De Gucci

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1953 est une année truffée d’événements pour la très célèbre maison Gucci. Peu de temps avant le décès de son fondateur, Gucci décide d’introduire le mors comme motif sur les modèles masculins de mocassins.

Mais pourquoi donc le mors ? Cet attribut équestre, aidant à guider un cheval, rejoint les trois autres symboles de la griffe (le logo GG, la rayure Gucci et le bambou). Depuis cette date, la marque en a fait une icône incontestable, présente dans les collections joaillerie, bagagerie, maroquinerie… Et plébiscités par le 7e art de l’époque, véritable fer de lance de Gucci. Manifestement et durant cet ère, la marque Italienne tient à sa botte des acteurs du grand Hollywood et de sa Cinecittà natale, telles que John Wayne, Clark Gable ou Fred Astaire.

Jalouses, les femmes durent attendre 18 ans avant de pouvoir s’en procurer. En effet, en 1968, Gucci créée un premier modèle féminin. Scandé pour des silhouettes à la Lauren Bacall, cette pièce sera un véritable succès et ces «talons plats» feront le confort de ces dames. A l’heure où la femme revendique ses droits et emprunte au vestiaire masculin (rappelons nous du smoking féminin d’Yves Saint Laurent en 1966), Gucci matérialise une assimilation parfaite de l’apparence physique masculine.

Aujourd’hui, son tour-de-force est sans conteste. En 1962, l’un des plus grands musées réclame son entrée dans la collection permanente. Le Metropolitan Museum of Art abrite toujours 4 paires masculines et 3 paires féminines. Plus que jamais, le mocassin à mors est d’actualité.

 

Le mocassins mors de cheval en quelques dates

1953 : Gucci lance les légendaires mocassins mors de cheval. Le cuir et le mors de cheval sont références claires à la tradition équestre que ont inspiré Gucci depuis ses origines.

1959 : Alain Delon pose pour une photographie intime avec Romy Schneider en portant les mocassins mors de cheval.

1960 : John Wayne est photographié dans une boutique Gucci en train d’essayer de mocassins mors.

1967 : C’est au tour de Brigitte Bardot de porter les mocassins mors.

1969 : La légendaire Jane Birkin pose avec une paire de mocassins mors qui sont déjà un must aussi pour les femmes.

1970 : Peter Sellers porte les mocassins mors.

1974 : Roger Moore dans le rôle de James Bond porte le mocassins dans le film “L’Homme au pistolet d’or”

1976 – 1977 : Pendant le tournage de “Taxi Driver” Jodie Foster devient une fan des mocassins mors.

1979 : Pour la deuxième fois, Dustin Hoffman en Kramer vs. Kramer, porte les mocassins mors dans les films. La même année Francis Ford Coppola est photographié en portant la chaussure emblématique.

1984 : Le Metropolitan Museum of Art de New York acquiert et exhibe en permanence une paire de mocassins mors Gucci comment symbole emblématique de l’art et du design du XX siècle.

1989 : Matt Dillon porte encore dans le films les mocassins mors avec Drugstore Cowboy.

1999 : Malgré la révolution générale introduite chez Gucci, Tom Ford donne aux nouveaux mocassins mors juste une touche plus moderne: nouvelles peaux, matériaux ou un design révolutionnaire.

1990s – 2000s : Le moccasin mors de Gucci est protagoniste dans les films: de The talented Mr. Ripley à Fight Club, Wall Street, Wolf of Wall street et Frost/Nixon.

2010s : Nouveau millénium, nouvelles célébrités. Mais le moccasin mors de Gucci est encore là. Les célébrités les adorent. Pour n’en nommer que quelques-uns, James Franco, qui est aussi égérie de Gucci, et Bruno Mars.

2011 : Pour le 90e anniversaire de Gucci Frida Giannini lance la collection “Firenze 1921” qui inclut une édition limitée des mocassins mors.

2013 : Pour célébrer le 60e anniversaire de ces chaussures emblématiques Frida Giannini donne nouvelle vie aux mocassins mors en lançant la  « collection 1953”, avec une variété de peaux exotiques et de couleurs brillants. 

2013 : Pour la campagne publicitaire Forever Now Charlotte Casiraghi porte une paire de mocassins mors.

2015 – 2016 : La révolution souhaitée arrive avec Alessandro Michele. Les mocassins mors rencontrent les trends du streetwear et les chaussures commencent à montrer tigres, peaux de serpent, travailles de broderie, fourrures, ou une forme de pantoufles.