Le Mocassin Héritage Gucci Printemps-Été 2016

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Inspiré par la nature et ses faits, Alessandro Michele livre une collection tout en excentricité contrôlée. Sa vision de l’héritage Gucci, Alessandro Michele la déploie dans une imagination, dans une poésie qui s’éprend de n’avoir pour autre jugement que l’esthétique seventies ; une émotion toute savante et sans prétention. Il est vrai que les femmes Gucci ressemblent cette fois-ci plus à des filles conscientes de leur quotient sensuel que de leur portée sexuelle : c’est au gré d’un vocabulaire stylistique riche qu’il signe une silhouette citadine et appliquée. Et c’est ainsi qu’avec un brin d’insolence rétro, l’iconique mocassin à mors se réinvente sur les bases du chic Gucci.

Il faut dire qu’Alessandro Michele sait y faire : à la tête des accessoires depuis 2002, il a su se faire l’expert du cuir et du style de la maison. Mais cette fois, il impose le raffinement kitsch de sa signature. Un stylisme audacieux qui l’amène à imaginer pour le Printemps/Eté 2016 le néo-mocassin Gucci. Reprenant l’emblème du mors de la griffe, qu’il appose avec grâce sur un demi-mocassin, le voilà qui élève le soulier au rang de must-have absolu. Embellie d’une sagesse particulière, Alessandro Michele parvient à le faire entrer dans une contemporanéité bien choisie.

Les Rockstuds De Valentino

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L’allure Valentino ? En trois mots : délicate, élégante, et fluide. C’est en ce sens que le duo Maria Grazia Chiuri et Pier Paolo Piccioli a repris les reines artistiques de la maison Valentino en 2008, sous la direction du PDG Stefano Sassi. Si l’histoire et le succès de la maison Valentino sont incontestablement liés à l’Italie, à la Dolce Vita et l’atmosphère fellinienne, le duo Chiuri-Piccioli a vite fait de développer une étiquette toujours plus élégante et féminine. Mais en 2010, le voici qui initie Valentino à une nouvelle attitude, celle d’un luxe un peu voyou. C’est ainsi que pour la saison automne-hiver 2010 les designers présentent la collection Rockstuds, manifeste racé à l’indiscipline. A Paris, la foule s’extasie, surprise de voir des silhouettes hautement élégantes ponctuées d’une chaussure à studs, montée sur un talon sage de 6cm. En réalité, le succès des Rockstuds réside dans cette irrévérence, puisque la tradition stylistique veut que par nature, sur un tel talon, les chaussures aient un galbe classique, et finalement assez conservateur. Mais les Rockstuds présentent, elles, un design insolent et sexy. Le monde de la mode semble en émoi : il y a en effet bien longtemps qu’il attend quelque chose de comparable ; une création alliant féminité, punk et insolence dans une complexion si luxueuse et élégante. Qui d’autre que la maison Valentino aurait pu parvenir à un équilibre si parfait ?

C’est ainsi que depuis l’hiver 2010, ces chaussures trônent au rang des it-shoes. Iconiques et intemporelles, le succès des Rockstuds réside aussi dans ce qu’elles se déclinent à l’infini. Noir, blanc, beige, rouge, bleu marine, rose, vert, jaune, zèbre, rayé, gris tourterelle, avec ornement, sans, studs noir ou doré… Leur design pointu, flirtant indécemment avec les chevilles, épouse à la perfection le galbe du pied. Les Rockstuds se muent aussi en plusieurs versions, 10 cm, 6.5 cm avec une double courroie à la cheville ou encore version ballerine… Sans concession, leur cambrure est insolente et longiligne. Un peu dame, un peu emmerdeuse, les Rockstuds incarnent à la perfection les chaussures des filles d’aujourd’hui : insolentes pour certains, fascinantes pour d’autres, elles n’en sont pas moins racées, et hautement distinguées. 

 

Tod’s Italian Notes

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Tod’s s’est saisi de l’ADN de l’Italie pour lui rendre hommage. Dans sa nouvelle application « Italian Notes », la maison offre un voyage à travers l’Italie… De Milan la grandiose, en passant par Venise la délicate, Siena, Bologne l’antique ou Florence la rêveuse, c’est ainsi tous les secrets de ces villes qui sont enfin révélés. En réalité, Tod’s a pour ambition de répondre à la question : comment vivre ? Dans un pays où la douceur de vivre est l’essence même du style, les amis, aficionados, ou personnalités aimées de Tod’s acceptent de partager leur endroit adoré – parfois inaccessible… Le long de ces chemins de traverses divulgués par les locaux, Italian Notes devient l’application idéale pour tous ceux venus chercher en Italie le style et le bon goût que le monde lui envie.

Le style à l’italienne est simplement une question de racines et de traditions, de culture et de personnalités… Dans ce monde, aucune distinction n’est faite entre le travail et le loisir, puisque les deux sont vécus avec la même passion… Avec un esprit cosmopolite et grand ouvert sur le monde, l’application Italian Notes dévoile ainsi les lieux les plus magiques de l’Italie… Un restaurant perché sur les rochers, des artisans centenaires, des tailleurs ou des couturiers – tout se résume à l’élégance… Et c’est précisément à ce lifestyle que Tod’s s’est depuis toujours associé ; une façon d’être qui se retrouve dans l’élégante décontraction du mythique Gommino ou encore de la nouvelle sneaker et du moc à la semelle sneaker…

La Jumping Boots d’Hermès

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Le secret de cette pièce intemporelle réside dans une âme voyageuse, comme pour parfaire le premier métier de la maison française. Oui, la « Jumping boots » rend hommage au fournisseur des écuries de l’aristocratie internationale « Thierry Hermès, sellier », seul titre que revendiquait le fondateur de la maison. Inspirées de cet univers équestre, les bottes cavalières d’Hermès sont ainsi empruntes d’excellence. Une identité unique devenue une véritable référence.

Mêlant sophistication du cuir de veau et bourgeoisie hippique chic, la Jumping brille par son talon bottier, sa semelle cousue main, et dresse avec assurance l’attache de l’incontournable sac Kelly. Cet attelage novateur et inattendu des deux leitmotivs allie qualité et perfection des icônes sublimées par l’air du temps. Aux confins de l’artisanat et de l’expertise d’une entreprise familiale légendaire, cette œuvre d’art, héritée de la tradition équestre, incarne la métamorphose du luxe. Au-delà de son objectif premier utilitaire, ces bottes cavalières sont pour la belle qui les enfile un gage de style intemporel. Au fil des saisons, la Jumping s’est imposée comme une création phare du sellier. Et ce parce qu’elle incarne la ligne nette, le tombé parfait tout en promulguant une silhouette altière… bref, du grand Hermès. En fait, la Jumping est la preuve d’une finesse extrême dans la composition de cette élégance à la fois moderne et intemporelle si chère à la griffe.

Le Mocassin Héritage Gucci Printemps-Été 2016

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Inspiré par la nature et ses faits, Alessandro Michele livre une collection tout en excentricité contrôlée. Sa vision de l’héritage Gucci, Michele la déploie dans une imagination, dans une poésie qui s’éprend de n’avoir pour autre jugement que l’esthétique seventies ; une émotion toute savante et sans prétention. Il est vrai que les femmes Gucci ressemblent cette fois-ci plus à des filles conscientes de leur quotient sensuel que de leur portée sexuelle : c’est au gré d’un vocabulaire stylistique riche qu’il signe une silhouette citadine et appliquée. Et c’est ainsi qu’avec un brin d’insolence rétro, l’iconique mocassin à mors se réinvente sur les bases du chic Gucci.

Il faut dire qu’Alessandro Michele sait y faire : à la tête des accessoires depuis 2002, il a su se faire l’expert du cuir et du style de la maison. Mais cette fois, il impose le raffinement kitsch de sa signature. Un stylisme audacieux qui l’amène à imaginer pour le Printemps/Eté 2016 le néo-mocassin Gucci. Reprenant l’emblème du mors de la griffe, qu’il appose avec grâce sur un demi-mocassin, le voilà qui élève le soulier au rang de must-have absolu. Embellie d’une sagesse particulière, Alessandro Michele parvient à le faire entrer dans une contemporanéité bien choisie.

L’Escarpin Cachet par Sergio Rossi

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Si luxe et haut artisanat riment aujourd’hui avec tradition et authenticité, c’est une poésie qui se retrouve également dans l’histoire de la maison Rossi. Seulement âgé de quatorze ans, le jeune Sergio fait l’école buissonnière pour s’atteler à l’art familial : confectionner des souliers de qualité. En 1950, le nouveau créateur prend les rênes de cette petite entreprise parentale, et entame un travail passionné d’expansion. Inspiré de l’oeuvre d’Helmut Newton, où courbures de jambes élancées et cambrure sont mises à l’honneur, Sergio Rossi designe des escarpins féminins à talons hauts. Le succès ne se fait pas attendre : en 1959, la signature du créateur chausse les pieds de la belle Anita Ekberg dans la Dolce Vita de Fellini. En chemin vers une reconnaissance européenne, le maître chausseur arpente les sentiers italiens, de Milan à Bologne, où il ouvre sa première boutique en 1966. Ses premiers hivers, minutieux et inventifs, donnent naissance à des sandales qui se vendent rapidement sur les plages de Rimini et dans ses boutiques bolognaises. Les décades 1970 et 1980 marquent enfin l’aboutissement de son travail : mis à contribution par des grands noms de la haute couture tels que Versace, Azzédine Alaïa, Dolce & Gabbana et Yves Saint-Laurent, Sergio Rossi chausse désormais toute la crème des tapis rouges. En effet, Sharon Stone, Teri Hatcher et Denise Richards sont encore imitées aujourd’hui par d’autres actrices et célébrités telles qu’Eva Longoria ou encore Zooey Deschanel.

Fort de cette croissance fracassante, l’esthétique et le confort des escarpins Rossi sont rachetés par le groupe Gucci en 1999. Jouissant d’une expansion globale grâce à soixante-dix-neuf points de vente différents dans le monde, la maison Rossi ne cesse de croître. Le succès atteint des sommets paroxysmiques en 2008, lorsque l’enseigne italienne reçoit comme nouveau directeur artistique le designer Francesco Russo. Ayant fait ses lettres de noblesse auprès de Miu Miu ou encore Costume National, on lui doit entre autres les fameuses sandales Tributes de Saint-Laurent. Affirmant vouloir faire « partie du corps de la femme sans jamais le recouvrir », le designer lance à l’occasion du mariage de Salma Hayek et François-Henri Pinault, directeur de Kering (ex Pinault-Printemps-Redoute), un soulier qui deviendra emblématique de la marque. Il décide ainsi commercialiser ce modèle particulier de chaussure open-toe extrêmement désirable. Maîtrisant le français seulement oral, le créateur souhaite nommer son œuvre « Caché », en hommage à la petite fente en amande qui laisse entrevoir le bout du pied. Toutefois, ce n’est pas de cette façon que l’ont interprété les équipes marketing de la maison, aboutissant à l’appellation « Cachet » qui nous est parvenue. « C’est la vie ! » plaisante F. Russo de cette surprise inattendue, qui ne dénature par néanmoins le côté sexy de sa création.

Cachet, du haut de son talon de 13,5 cm nous emporte dans un vide vertigineux élançant la silhouette féminine vers des sommets incroyables. Soulier « galbé et pointu » comme le voulait son designer, il se décline en plusieurs modèles, variant de couleur et système d’attache. Chaussures dont la plateforme massive de 3,5 centimètres est allégée par un talon tout en finesse et en courbure, Cachet est, indéniablement « un produit qui fut très bien reçu » et continue de l’être. Différent des autres modèles de peep toe, Cachet surprend par sa fente en amande, laissant entrevoir avec délicatesse la pointe du pied de sa détentrice. S’il semble difficile aux moins expérimentées de flâner chaussées de ces bijoux de cordonnerie, Francesco Russo maintient un seul mot d’ordre pour pouvoir fouler le pavé avec le maintien d’une reine : « Just practice. Practice, practice, practice ». Confort, un autre fétiche de la maison Rossi, toujours suivi de Qualité ; en effet, pas moins de cent-vingts manipulations sont réalisées sur les produits avant que ceux-ci ne rejoignent leurs points de vente situés désormais entre New-York, Wakiki, Costa Mesa, Beverly Hills, Paris et Dubai. En 2011, Cachet fait peau neuve à l’occasion d’une collection capsule iconique. Véritable œuvre d’orfèvrerie, le soulier cousu dans un cuir de crocodile exotique se pare de feuilles d’or vingt-deux carats et d’argent antique. Frottés minutieusement avec un savoir-faire dignes de la sculpture et de l’encadrement de tableaux, ces merveilles de luxe n’étaient disponibles qu’uniquement sur commande, poussant encore le rêve un peu plus loin.