La Paraboot Michael

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A l’origine comme aujourd’hui, les idées directrices sont innovation, savoir-faire artisanal et travail de qualité. L’histoire a commencé au début du vingtième siècle dans le petit village d’Izeaux, situé au pied des Alpes. C’était ici que Remy Richard-Pontvert installe son atelier de cordonnerie. Le chausseur conçoit « Chaussure Extra » une collection de fines chaussures haut de gamme. Suite au succès grandissant de son affaire, il décide de partager le travail avec une vingtaine d’artisans et finiT par les racheter tous, devenant de fait l’un des premières industriels de la chaussure régional.

En 1926, son esprit d’évasion le pousse à partir pour les Amériques. Il en revient avec des bottes en caoutchouc que les Américains portent au-dessus de leurs chaussures, pour les protéger du mauvais temps. De cette tradition, I ‘inventeur fait breveter sa propre formule en utilisant le latex, qu’il importe, directement du port de Para sur le fleuve Amazone. C’est ainsi que dés 1927, le nom Para-Boot est déposé par Remy Richard-Pontvert. Le style récurrent des modèles : l’épaisseur des cuirs et la longévité des semelles. Le fils Julien rejoint la société en 1937, juste avant la drôle de guerre. L’occupation met l’entreprise au ralenti faute de matières premières et de mains d’œuvre. Enfin en 1945, puisqu’il a repris les commandes de la marque, le fils doit faire face à un dilemme : soit changer ses méthodes de fabrication, soit persévérer en ciblant mieux ses clients. Passionné de nature, Julien recentre la production sur des chaussures à semelles massives et cuir épais, toujours « cousues main » destinées aux artisans, et tous travailleurs ayant besoin de marcher. Une chaussure fonctionnelle de qualité. Et c’est ainsi que « la  légendaire  Michaël » voit le jour, dont le prénom rend hommage à son premier fils né en 1946. Cependant depuis 1985 marque et cible se confondent pour que 265.000 paires de « Michael »  soient produites devenant ainsi la chaussure la plus copiée au monde.

Combiner la qualité « made in France » reconnue internationalement par une clientèle à la recherche du produit parfait. Paraboot chausse les plus grandes stars telles que Tom Cruise, Georges Clooney, ou  bien encore Vanessa Paradis !

 

La Jumping Boots d’Hermès

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Le secret de cette pièce intemporelle réside dans une âme voyageuse, comme pour parfaire le premier métier de la maison française. Oui, la « Jumping boots » rend hommage au fournisseur des écuries de l’aristocratie internationale « Thierry Hermès, sellier », seul titre que revendiquait le fondateur de la maison. Inspirées de cet univers équestre, les bottes cavalières d’Hermès sont ainsi empruntes d’excellence. Une identité unique devenue une véritable référence.

Mêlant sophistication du cuir de veau et bourgeoisie hippique chic, la Jumping brille par son talon bottier, sa semelle cousue main, et dresse avec assurance l’attache de l’incontournable sac Kelly. Cet attelage novateur et inattendu des deux leitmotivs allie qualité et perfection des icônes sublimées par l’air du temps. Aux confins de l’artisanat et de l’expertise d’une entreprise familiale légendaire, cette œuvre d’art, héritée de la tradition équestre, incarne la métamorphose du luxe. Au-delà de son objectif premier utilitaire, ces bottes cavalières sont pour la belle qui les enfile un gage de style intemporel. Au fil des saisons, la Jumping s’est imposée comme une création phare du sellier. Et ce parce qu’elle incarne la ligne nette, le tombé parfait tout en promulguant une silhouette altière… bref, du grand Hermès. En fait, la Jumping est la preuve d’une finesse extrême dans la composition de cette élégance à la fois moderne et intemporelle si chère à la griffe.

Le Soulier Bicolore De Chanel

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Après avoir marqué le monde de la mode avec, entre autres, sa petite robe noire et son sac matelassé, Gabrielle Chanel s’inspire une nouvelle fois du vestiaire masculin pour créer un autre classique, les souliers bicolores. En 1957, Chanel collabore étroitement avec le chausseur Massaro pour réaliser la chaussure emblématique de la maison.

« Une femme bien chaussée n’est jamais laide » disait Coco. Mademoiselle Chanel désire en effet un soulier qui flatte la silhouette féminine et qui soit avant tout pratique. C’est dans cet esprit que le beige et le noir sont choisis pour ces escarpins ouverts. « Le bout noir et légèrement carré raccourcissait le pied. Le beige se fondait dans l’ensemble et allongeait la jambe », explique monsieur Massaro. Pour le côté pratique, Coco Chanel refuse la mode des stilettos et maintient un talon de 6 cm, mais surtout décide de placer une bride afin de maintenir le pied.

Dès leur création, les souliers bicolores rencontrent un immense succès : Catherine Deneuve, Gina Lollobrigida, Romy Schneider et bien d’autres les choisissent ! Forte de son succès, Coco Chanel décline immédiatement les bicolores. Elle s’amuse à changer les couleurs : beige à bout marine pour le jour en été, beige à bout marron pour la détente, à bout doré pour le soir…
 
Cet esprit de déclinaison perdure avec Karl Lagerfeld qui les réinvente à chaque collection de manière magistrale. Et le soulier bicolore de Mademoiselle de rester l’objet de toutes les convoitises.

L’Escarpin Monte-Carlo de Walter Steiger

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On a vu ses chaussures dans des défilés de Chloé, Chanel, Sonia Rykiel, Bill Blass ou Oscar de la Renta. Est-ce Louboutin? Manolo? Non…mais bel et bien un des grands maîtres de la chaussure, Walter Steiger. Un chausseur moins médiatique que certains de ses confrères, mais au style audacieux et couture, à l’imagination sans bornes. Un bottier qui n’hésite pas à revendiquer « mon but, c’est l’excellence ».

Le créateur d’origine suisse s’est d’abord fait remarquer grâce aux chaussures qu’il crée pour Mary Quant, la créatrice de la mini-jupe, dans le cadre du Swinging London. Mais c’est en 1983 que ce génie de la chaussure invente ce qui deviendra son modèle emblématique : l’escarpin Monte-Carlo. Helmut Newton se chargera de l’immortaliser et de le rendre icône, à travers un fameux cliché.

Le talon virgule est à Walter Steiger ce que la semelle rouge est à Louboutin. Une signature identifiable au premier coup d’oeil, assez pour qu’on remarque un soulier Steiger, aux pieds de Victoria Beckam, Beyoncé, Lindsay Lohan, Julianne Moore, Michelle Williams ou de la très influente Anna Dello Russo. En 2012, le créateur réédite ses escarpins Monte-Carlo. L’occasion pour vous de chausser les talons de ce soulier mythique défiant les lois de la gravité.

Objets de Désir de la Fashion Week de Londres

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Un tourbillon de couleurs, d’inspirations et de matières nous parvient des îles britanniques, à l’occasion de la Fashion Week de Londres, pour l’Automne-Hiver 2013-2014. De l’iconique tartan Burberry au velours façon Christopher Kane, en passant par les patchworks colorés de Vivienne Westwood, Londres s’affirme dans un éclectisme élégant et raffiné.

Objets de Désir de la Fashion Week de Milan

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La Fashion Week de Milan ne nous laissera pas indemne : patchwork de matières, esprit arty et glamour éblouissant sont de mise. Les cuissardes seconde peau de Pucci nous fascinent, l’inspiration byzantine de Dolce & Gabbana nous transporte, la géométrie minimaliste de Jil Sander nous enchante. Une élégance luxueuse et affirmée.

L’escarpin Ossie de Manolo Blahnik

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Manolo Blahnik, « le magicien du talon haut », joue la carte du glamour en rééditant l’escarpin « Ossie ». Conçues en 1971, pour Ossie Clark, ces sandales gantent les tops de son défilé. D’inspiration champêtre, la nature ne s’est jamais trouvée aussi sexy que sur ces escarpins. Des brides en daim verte rehaussées de petits ronds rouges en forme de feuilles ornées de baies. Chic, haut perchée et fantaisiste : un jardin de bien-être.

Cette sandale a fait de Manolo Blahnik, le roi du talon aiguille, le grand vizir de la mule, un des chausseurs préférés des stars: Diane Von Furstenberg ne les compte plus, Paloma Picasso leurs est fidèle depuis l’âge de quatorze ans, Jessica Parker, la new-yorkaise de la série culte Sex and the City se disait accro, quant à Madonna, elle les trouve » aussi bonnes que le sexe…sauf qu’elles durent plus longtemps. »

Le créateur dévoile le petit secret des « Manolo », véritable œuvre d’art :  » Mes chaussures ont quelque chose que les autres n’ont pas : de la personnalité. »

Manolo Blahnik, adorateur d’Ossie Clark, raconte sa collaboration avec le célèbre designer anglais: « Il a créé une magie incroyable avec le corps et a accompli ce que la mode devrait faire : créer le désir ». Le roi des talons aiguilles rend hommage à cette rencontre, en rééditant les escarpins « Ossie » en 60 exemplaires. Disponibles dès maintenant au Printemps, elle vous rendront sexy in Paris !

Gommino, Le Mocassin Star de Tod’s

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Les mocassins à picots Tod’s sont un classique de la chaussure. Monté sur une semelle de 133 picots, le Gommino fait la fierté de son PDG, Diego Della Valle, incarnation du rêve américain.

Tod’s, c’est l’histoire d’un petit-fils de cordonnier devenu milliardaire. En 1970, le jeune homme reprend l’affaire de son père, patron d’un atelier de chaussures en Italie. Mais son ambition le mène dans une petite rue de Manhattan où il déniche une « driving shoe », un mocassin d’origine portugaise adopté par les pilotes de course. Une fois dans son atelier, il exploite la semelle de gomme à picots et transforme cette chaussure de conduite automobile en chaussure de ville. En 1978, le Gommino est né.

Le président de Tod’s, connu pour sa passion pour le cuir, met tout son savoir-faire dans cette chaussure emblématique de l’art de vivre à l’italienne. Diego Don Valle raconte : « … alors qu’à l’époque, en Italie, on était toujours tiré à quatre épingles, j’ai voulu créer un produit casual à porter la semaine avec un costume, le week-end avec un jean : c’était ça la grande idée de Tod’s. Avec une innovation majeure : donner de l’élégance à une semelle de caoutchouc. »

Mais si le Gommino est une chaussure, c’est pourtant à un gant qu’il est le plus souvent comparé : « Nous avons envisagé la chaussure comme une paire de gants. Nous pensons tout le temps à la lumière, la douceur, le confort et l’utilité, quelque chose qu’on peut vraiment porter tous les jours. »

Aujourd’hui, la maison Tod’s renouvelle sans cesse ses lignes de mocassins pour femme. A chaque saison, des séries limitées, des commandes spéciales et de nouvelles couleurs avec, pour la collection printemps-été 2012, du bleu, du vert, du beige, ou du violine. Tout le monde trouve chaussure à son pied !