L’Alhambra de Van Cleef & Arpels, la Bonne Fortune Eternelle

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Alors que la société Française est en pleine ébullition, les ateliers Van Cleef & Arpels de la Place Vendôme sont sur le point de mettre au monde une pièce éminemment dans l’ère du temps. 1968 donc, la collection Alhambra est imaginée à partir d’un symbole de chance intemporel — un trèfle à quatre feuilles aux lignes minimales, au raffinement du quotidien. Car tout le propos est bien là; la révolution des années 70 est avant tout une révolution plaçant en son coeur une esthétique un brin moins clinquante et bien plus élégante. « Créé par Van Cleef & Arpels cette année-là, dans une tradition d’excellence et de savoir-faire, le sautoir Alhambra a capturé l’air du temps et offert de nouvelles manières de porter un bijou au quotidien. En cinquante ans, il est devenu une référence qui a profondément influencé l’histoire de la joaillerie » souligne Nicolas Bos, actuel président de Van Cleef & Arpels. 

Ainsi pensée en rupture avec les pièces traditionnelles – surchargées de pierres précieuses – l’Alhambra est coulé dans un or, simple et léger, éminemment raffinée! « Impossible de dire quelle est l’origine exacte du motif quadrilobé. Ni abstrait ni figuratif, il fait évidemment référence au motif très présent dans les jardins de l’Alhambra à Grenade, mais il évoque aussi un trèfle à quatre feuilles que pourrait avoir proposé Jacques Arpels, très superstitieux » indique Catherine Cariou, directrice du Patrimoine. Première pièce de cette collection à piquer l’intérêt, le sautoir en or jaune orné de nacre blanche devient le symbole de cette nouvelle élégance.

Et son allure ravissante ne tarde pas à convaincre Françoise Hardy, Grace Kelly ou encore Romy Schneider… Mais celle qui hissa définitivement l’Alhambra au rang d’icône incontournable de la joaillerie internationale, est Elizabeth Taylor. Sa version du sautoir Alhambra est la plus chère jamais échangée lors d’une vente aux enchères. La pièce en cristal de roche, déclinaison la plus rare, s’est envolée pour 470 000 dollars chez Christie’s en 2012. Aujourd’hui, l’icône Alhambra  célèbre ses 50 ans! L’occasion, pour le joaillier Van Cleef & Arpels d’introduire de nouvelles versions — des pièces proposées en diamant et or rose, diamants et or blanc, nacre grise ou onyx… 

 

L’Alhambra de Van Cleef & Arpels, quelques dates clés

2018 : La maison enrichit son offre horlogère avec la Sweet Alhambra disponible en cinquante pièces.

2018 : Pour fêter ses cinquante ans, la maison créé quatre modèles de l’Alhambra disponible en édition limitée.

2018 : A l’occasion des cinquante ans de l’Alhambra, le photographe Damian Foxe fait une déclaration d’amour à ce motif.

2016 : La maison réalise un making-off de la réalisation des bijoux de la collection Alhambra.

2013 : Pour le quarante-cinquième anniversaire de l’Alhambra, une version en malachite a vu le jour.

2012 : La maison propose désormais aux clients de graver au dos de l’Alhambra un texte.

2012 : A l’occasion des fêtes de fin d’année, la maison propose un modèle Alhambra disponible en édition limitée, paré de nacre blanche et d’un diamant rond scintillant en son cœur.

2012 Cinq nouveaux modèles en bois d’amourette et en or rose, disponibles en édition limitée, viennent compléter la collection Alhambra Vintage.

2012 : Van Cleef & Arpels décline le motif quadrilobé Alhambra en bois d’amourette.

2012 : Pour sa campagne d’hiver, la maison met en valeur son motif Alhambra avec le collier Twinkling Magic Alhambra.

2012 : Lors de la vente des bijoux de Elizabeth Taylor chez Christie’s, le sautoir Alhambra a été adjugé 47 500 euros.

2011 Pour la saison,la maison revisite l’Alhambra vintage avec parure en or rose et percée d’un pistil ton sur ton ou serti d’un diamant, ainsi que le Magic Alhambra, en or blanc et entièrement pavée de diamants. 

2011 : La princesse Charlène de Monaco porte un collier Alhambra

2008 : Pour ses quarante ans, la maison propose une combinaison des matières, comme les boucles d’oreilles en or rose et en nacre grise.

2007 : La collection Sweet Alhambra voit le jour avec des cœurs et papillon aux couleurs vives.

2006 : Pour le centenaire de la maison, trois collections sont lancées : Magic Alhambra, Lucky Alhambra et Byzantine Alhambra.

2001 : La collection Pure Alhambra, rebaptisée plus tard Vintage Alhambra, est lancée.

1998 : Les créateurs réalisent les premières montres Alhambra.

1983 : La maison propose désormais des modèles avec de la nacre grise.

1981 : La maison propose désormais des modèles avec de la nacre blanche.

1975 Grace Kelly se fait faire une collection privée.

1974 Romy Schneider adopte le sautoir Alhambra.

1974 Françoise Hardy adopte le sautoir Alhambra à 2 tours.

1973 : Le Prince Rainier offre à Grace de Monaco un sautoir Alhambra.

1971 : La maison propose désormais des modèles avec des pierres dures.

1968 : Le motif Alhambra est créé. Le premier modèle est un sautoir en or jaune

La Robe Trapèze De Courrèges

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Apparaît alors la petite robe blanche trapèze qui dynamite le vestiaire bourgeois en prennant le contre-pied des silhouettes traditionnelles et apprêtées de la précédente décennie. Sa particularité ? Une coupe trapèze structurée qui libère les hanches et dévoile les jambes au-dessus du genou. La forme géométrique et plate de la robe insuffle l’allure futuriste d’une femme des temps modernes. Le blanc immaculé accentue cette impression de tenue venue tout droit du cosmos. Elle signe le renouveau de la mode des années 60, prémisse des années 70, qui deviendra plus libérée et audacieuse. De par sa formation d’ingénieur, les créations d’André Courrèges sont extrêmement construites et architecturées. L’utilisation de matériaux nouveaux en est la preuve. Regardant vers l’avenir tout en restant en phase avec son époque, il provoqua la révolution chahutant le monde du design, de l’art et de l’industrie. La robe trapèze pose les bases du style Courrèges, devenant du même coup une référence absolue de la mode française.

Elle accompagne le mouvement de libération des femmes, habille des corps en mouvement qui s’attaquent au marché du travail. Par ailleurs, les adolescentes y trouvent une forme d’expression de libération et d’affirmation de leur féminité. Au sommet de sa gloire, Twiggy portera la robe minimaliste dans un style « Classic with a twist », ou « mod dress » d’où le terme même de la tendance « mod », désignant un modernisme peu conventionnel. Toutes les icônes chics l’adoptent, Catherine Deneuve, Brigitte Bardot, Romy Schneider ou encore Françoise Hardy. Créateur de génie, André Courrèges a marqué lui aussi durablement la mode. Yves Saint-Laurent salue le talent novateur pour affirmer que la mode ne sera plus jamais la même suite à « l’explosion Courrèges ».

La Robe Trapèze de Courrèges

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Apparaît alors la petite robe blanche trapèze qui dynamite le vestiaire bourgeois en prennant le contre-pied des silhouettes traditionnelles et apprêtées de la précédente décennie. Sa particularité ? Une coupe trapèze structurée qui libère les hanches et dévoile les jambes au-dessus du genou. La forme géométrique et plate de la robe insuffle l’allure futuriste d’une femme des temps modernes. Le blanc immaculé accentue cette impression de tenue venue tout droit du cosmos. Elle signe le renouveau de la mode des années 60, prémisse des années 70, qui deviendra plus libérée et audacieuse. De par sa formation d’ingénieur, les créations d’André Courrèges sont extrêmement construites et architecturées. L’utilisation de matériaux nouveaux en est la preuve. Regardant vers l’avenir tout en restant en phase avec son époque, il provoque la révolution chahutant le monde du design, de l’art et de l’industrie. La robe trapèze pose les bases du style Courrèges, devenant du même coup une référence absolue de la mode française.

Elle accompagne le mouvement de libération des femmes, habille des corps en mouvement qui s’attaquent au marché du travail. Par ailleurs, les adolescentes y trouvent une forme d’expression de libération et d’affirmation de leur féminité. Au sommet de sa gloire, Twiggy portera la robe minimaliste dans un style « Classic with a twist », ou « mod dress » d’où le terme même de la tendance « mod », désignant un modernisme peu conventionnel. Toutes les icônes chics l’adoptent, Catherine Deneuve, Brigitte Bardot, Romy Schneider ou encore Françoise Hardy. Créateur de génie, André Courrèges marquera lui aussi durablement la mode. Yves Saint-Laurent salue le talent novateur pour affirmer que la mode ne sera plus jamais la même suite à « l’explosion Courrèges ».

Massaro, Chanel et la Sandale Bicolore

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En effet, c’est de l’opportunité entre Raymond Massaro et Gabrielle Chanel qui, à l’époque, entretenaient une relation de travail forte qu’est née une véritable icône au sein de la maison rue Cambon. De cette étroite collaboration naquit à la fin des années 50, la renommée sandale bicolore Chanel. Massaro proposa alors à Mademoiselle Chanel de laquelle il dit encore aujourd’hui « Elle était d’une intelligence hors du commun », de lui façonner un soulier décomposé, une partie beigne accompagnée d’un bout délicatement carré de couleur noire. Ce soulier à la fois pratique et élancé, du haut de ses 6 centimètres de talon, est comme toute création provenant des ateliers Massaro confortable et chic. Le fruit de cette collaboration fut rendu possible grâce à la formidable acuité de Massaro dans la création, non seulement dans la confection du soulier au travers des dessins, des formes, mais aussi dans la prise en compte du vêtement qui sera assorti à celle-ci. Une aubaine pour Chanel alors au sommet de son art dans la couture. Une ligne directrice commune pour les deux artistes associés, apporter l’excellence à leurs clientes.

Chez Massaro, que le soulier soit fait d’une des dizaines de peausseries luxueuses présentent en atelier, qu’il soit mat ou brillant, le raffinement issu de la main du maître artisan perpétue sans cesse l’héritage bottier français ; la sandale bicolore concoctée pour la maison Chanel n’y fait pas défaut. Massaro, bottier d’exception et maître d’art français sait faire rêver toute personne amoureuse de chaussures luxueuses. Avec son style graphique propre, il fait de la sandale bicolore un objet phare, porté par les grands de ce monde, de Marlène Dietrich à Catherine Deneuve en passant par Romy Schneider. La sandale bicolore, coupée dans un chevreau beige et accompagnée de sa pointe en satin noir permettant d’allonger la jambe sans détirer le pied, reste une référence de la maison Massaro ainsi que de son époque, et l’influence du vestiaire masculin cher à Chanel s’y retrouve pour offrir au monde de la mode, une véritable référence en matière de souliers féminins.

Aujourd’hui encore, les souliers bicolores continuent d’être réinventés rue Cambon et Massaro fait dorénavant partie des « métiers d’arts » acquises par Chanel.  Ce qui fait de la maison Massaro une maison à part depuis sa création en 1974, tout comme pour la maison Chanel, réside dans le savoir-faire artisanal mais aussi dans l’esprit familial. Au delà de la forte notion d’artisanat et d’héritage, le bottier Massaro, souligne l’importance de la relation, partant de la prise d’empreintes et la mesure du pied jusqu’à la réalisation du prototype puis les essayages et ajustements, le tout pour une trentaine à une cinquantaine d’heure de travail pour finaliser une paire. Durant ces six semaines de patience et de labeur, la confiance qui s’installe entre le client et l’artisan est primordiale autant pour l’heureux requérant de rareté que pour le bottier qui se remet perpétuellement en question pour parfaire son art. Dans cette recherche constante d’excellence, fort similaire à l’activité de la maison Chanel, autant aujourd’hui que du vivant de Gabrielle Chanel, le bottier écoute et pourvoit à chaque caprice de ses clientes, que ce soit des particuliers ou bien pour des collections hautes coutures. La rigueur est bien le maître mot du métier, un mot bien connu, en son temps, par Gabrielle Chanel qui, comme Raymond Massaro insistait sur le fait que, le soulier tout comme l’habit, ne sont que détails signant une allure, la silhouette de celle qui les porte.