Le Panama, des Villages de l’Équateur à Roland Garros

Comment un chapeau né dans les champs d’Amérique du Sud est devenu le itdes tribunes  VIP du très chic Roland Garros !

Roland Garros est le théâtre de mondanités à l’élégance inégalée – aussi courus que les terrains de terre battue, les gradins font l’objet d’une attention toute particulière de la part de photographes venus du monde entier. Il faut dire que les stars et autres personnalités y affichent plus d’un amours naissants. Et sur leur tête, toujours, le panama devenu iconique. Avant d’atterrir sur les gradins de l’événement sportif le plus chic de la galaxie, le panama est déjà l’objet de céramiques datant de 4 000 ans avant J.C. En Equateur, son pays d’origine, ce chapeau de paille tressée fait partie intégrante du costume traditionnel. La pièce sert principalement au travail des champs.

Lorsque les Espagnols débarquent sur les côtés Amérindiennes, ils ne s’y trompent guère.  Au XVIe siècle, fascinés devant une telle finesse de tissage, les voilà convaincus qu’il s’agit de pièces confectionnées à partir d’ailes de chauves-souris ! En réalité, les natifs ont su développer une fibre végétale appelée ‘Pajamocora’; extraite d’un  palmier qui ne pousse qu’en Equateur. Forts d’une grande habilité quant au travail de cette fibre, les natifs de la région sont parvenus à composer une pièce d’une blancheur exceptionnelle. Sa finesse et sa souplesse font aussi et surtout du panama un chapeau capable d’être roulé, plié, rangé sans jamais en abîmer l’attrait. Dès 1850, plus de 200 000 panamas s’exportent chaque année vers les États-Unis. Pratique, le chapeau séduit les Européens qui le  découvrent en 1855, à l’occasion de l’Exposition universelle de Paris…

1906, alors en visite sur les chantiers du canal de panama, le président Roosevelt l’arbore pour adopter la tenue des ouvriers Équatoriens – il n’en faut pas plus pour l’ennoblir. Depuis, on le voit protéger du soleil les présidents et têtes couronnées du  monde entier,  les  plus grands acteurs et actrices Hollywoodiens comme Humphrey  Bogart ou Sean Connery. Et très souvent, cela se passe à Roland Garros.

Sobre, élégant et léger, il est ainsi devenu un indispensable du tournoi – un tournoi où le tennis se pratique avec chic et décomplexion! Leonardo DiCaprio, Pippa Middleton, Elsa Zylberstein, Jean Dujardin,  Hugh Grant et Jean Paul Belmondo; les plus grands matchs du tournoi Parisien se passent depuis longtemps déjà sous l’oeil attentif des stars… «On remarque que la seconde semaine du tournoi, le public est de plus en plus élégant. Paris est reconnu pour cette French touch » assure Edouard Bardon, responsable de la griffe Roland-Garros. Un chic-discret parfaitement incarné dans le panama. Une pièce iconique du tournoi Français, qui, cette année plus que jamais, assure la continuité lors même que le physique du stade, lui, est en plein bouleversement.

La Petite Balle Jaune de Roland Garros

Entre les balles en étouffe de laine et la petite balle jaune de Roland Garros, neuf siècles se sont écoulés!

Entre le XIIème siècle et le XVème siècle, les balles de tennis se conçoivent dans mélange peu pratique, fait de poils d’animaux et d’étouffe de laine. Leur robustesse restant à déterminer, on décide de les durcir en les coupant cette fois dans un cuir que l’on emplit de sable et de chaux. Le résultat? Des mains endolories après les matchs, et une balle de tennis toute à parfaire. 1481, Louis XI interdit l’utilisation de ces esteufs. S’en suivent des essais de balles conçues à partir de draps pressés et liés avec des ficelles — on obtient la pelote. Mais voilà, les ficelles ne tiennent pas et, le jeu n’en est que plus délicat.

Il faut attendre le caoutchouc et son apparition pour obtenir des balles qui enfin rebondissent. Nous sommes en 1870, et c’est en partie à Charles Goodyear que l’on doit le principe de ces balles. Dans le même temps, le tennis est sur le point d’être officialisé — devenant une activité pratiquée avec ces mêmes balles en caoutchouc. En 1877, lors du premier Wimbledon, un joueur de Paume, John Mayer Heathcothe, suggère de coller une enveloppe de drap de laine sur les balles afin d’obtenir un meilleur rebond sur le gazon. Pourquoi pas. L’idée fait un carton, mais ce sont les années 20 qui font définitivement entrer le tennis dans son ère moderne.

La balle de tennis sous pression en caoutchouc (balle actuelle) fait alors son apparition. La balle officielle du tennis est née. En 1972, la Fédération internationale de tennis va plus loin encore et impose la couleur standard du jaune pour permettre cette fois aux téléspectateurs de mieux la voir. La balle de tennis délaisse sa couleur blanche… Sans autre forme de procès. Depuis 2011, c’est l’entreprise familiale Lyonnaise Babolat qui fournie Roland Garros en balles. L’agilité, le rebond haut et sa portée longue en font l’idéal des compétiteurs. Ses caractéristiques : un mélange de 14 ingrédients tenus secrets. Seule l’utilisation de laine de mouton de Nouvelle-Zélande, pour le feutre de la balle, a fuité… De quoi changer le regard posé sur une si petite balle à Roland Garros.

L’Arène Des Héros De Roland Garros Fait Peau Neuve: Le Nouveau Court Philippe-Chatrier

Un nom, un emplacement, des tribunes devenus les symboles du tennis à la Française — l’iconique court Philippe-Chatrier se réinvente !

L’édition 2019 de Roland Garros s’ouvre sur une myriade de nouveautés. A commencer par la rénovation du court Philippe-Chatrier. Construit en 1928, après que les Quatre Mousquetaires aient arraché la Coupe Davis aux Etats-Unis, le court central fait figure de terrain d’affrontement légendaire. Les meilleurs joueurs du monde y ont disputé plus d’un match d’exception. Ce n’est donc pas un hasard si, en 2001, le central de Roland Garros prend le nom de Philippe-Chatrier — joueur iconique du tennis hexagonal, membre de l’équipe de France pour la Coupe Davis dans les années 50, capitaine en 1969, puis président de la Fédération Française de Tennis…

Depuis, le court Philippe-Chatrier a vu les plus grands champions du siècle s’y affronter. De l’Américaine Chris Evert au Suédois Björn Borg, ex-recordman des victoires en simple à Paris, en passant par John McEnroe, Pete Sampras ou encore Steffi Graf et Rafael Nadal – tous ici ont livré des matchs cruciaux devant un public hypnotisé. Mais voilà, depuis quelques années, la pluie tenait de plus de plus en haleine des organisateurs trop souvent contraint de suspendre les matchs. Ni une ni deux, le comité Roland Garros n’a pas hésité à raser 80% du court, afin de reconstruire un lieu à la hauteur de sa légende.

Si, comme auparavant, jusqu’à 15 000 spectateurs retiendront leur souffle à chaque échange de balle, ils le feront assis dans de nouvelles tribunes plus confortables. «  La chose qui n’a pas été modifiée, c’est la surface de jeu. La sueur de monsieur Lacoste, elle est là, en dessous. C’est la même chose depuis 1928  » précise Gilles Jourdan, directeur des travaux, lancés à l’automne 2015. Et justement, la métamorphose tient surtout de l’esthétique — délaissant le vert, la nouvelle palette chromatique loue l’ocre de la terre battue, le bois naturel et le jaune de la fameuse petite balle. Elegant et finement Parisien, le court Philippe-Chatrier se dessine cette fois dans des courbes arrondies, éminemment raffinées. C’est, après tout, le tennis à la Française qui se joue dans l’arène. Ne lui manque que son toit, rétractable en 15 minutes, pour atteindre le statut de court idéal — là où le tennis seul tiendra en haleine spectateurs et VIP. Sans autre forme de distraction. Une coiffe royale prévue pour 2020.

La 46e Collection Lacoste et Roland-Garros

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Roland Garros et Lacoste, c’est d’abord la rencontre d’un joueur et d’un stade – un champion qui donna à la France son tournoi du Grand Chelem… René Lacoste est alors l’un des meilleurs joueurs de tennis ; aux côtés de Jean Borotra, Jacques Brugnon et Henri Cochet, René Lacoste concourt à la finale de la Coupe Davis en 1928. Pour accueillir les Etats-Unis, la France agrandit son stade – Roland Garros est ainsi né pour accueillir ce match très disputé ! Une rencontre qui solde la première victoire de la France en Coupe Davis.

Suite à un pari fait avec le capitaine de l’équipe – lui promettant une valise en crocodile en cas de victoire – René Lacoste gagne son surnom : la presse Américaine le renomme ‘The Alligator’. Sur le terrain, Lacoste ne laisse rien au hasard. Puissance, style et précision, le joueur aime à dire que « l’élégance tient d’abord à une bonne adaptation des vêtements à la situation, aux circonstances. » Il imagine ainsi un polo confortable et raffiné; constitué de fines mailles alvéolées, un petit piqué comme une maille. Aujourd’hui, la 46e collection Lacoste et Roland Garros revient sur ses haut-faits – une nouvelle ligne baptisée “Set gagnant“.

Dans la mode, dans la rue, dans les dressing – les polos Lacoste font partout figure de pièce universelle. Cette année sur les polos L.12.12, des couleurs solaires viennent raviver le chic silencieux du marine, tandis que l’intemporalité du blanc donne du cachet aux imprimés. L’esthétique graphique des rebonds d’une balle ; la géométrie de carreaux réguliers inspirée par le tissage d’un filet de tennis… Partout, le style Lacoste distille la force du champion ! Et, un champion en appelant souvent un autre, c’est une nouvelle fois Novak Djokovic que la maison Lacoste habille de la fougue discrète du Crocodile. Un jeu magnétique à apprécier le Mercredi 30 Mai à 11heures lors des 32e de finale !

 

La Montre Tourbillon RM 27-03, L’Icône Signé Richard Mille Pour Rafael Nadal

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Alors que s’ouvre la 90e édition du tournoi international de Roland Garros, Rafael Nadal est présent sur la terre battue Parisienne en quête d’un douzième titre ! A son poignet, c’est une pièce hors norme qui attire toutes les convoitises – une montre très particulière dont la conception remonte à la rencontre entre deux hommes. C’est le roi d’Espagne Juan Carlos qui, le premier, fait part de son admiration pour la maison horlogère de Richard Mille. Mais, superstitieux, Nadal ne donne suite à l’idée – la gêne provoquée par le port d’une montre pendant ses matchs est pour lui quelque chose de risqué.

Mais l’horloger Richard Mille tient à relever le défi et, déploie des trésors d’imagination pour mettre au monde une montre-bracelet idéale au champion qu’est Rafael Nadal. « Pour moi, collaborer ne signifie pas donner une montre à quelqu’un et organiser une séance photo en guise d’exercice de relations publiques indique Richard Mille. La collaboration doit être réelle, tangible et nourrir la vision pour le futur de l’horlogerie. C’est la raison pour laquelle travailler si étroitement avec Rafael à la création de nouvelles pièces d’horlogerie me comblent » souligne Richard Mille.

Baptisée Tourbillon RM 27-03 Rafael Nadal, cette pièce distille dans une nouvelle technologie, tout du cachet et de la force du joueur. Parée des couleurs jaune et rouge – référence au drapeau Espagnol – la montre présente un remontoir inspiré de la rondeur d’une balle de tennis… Mieux, flanquée d’une tête de taureau, l’innovation majeure de la Tourbillon RM 27-03 Rafael Nadal réside dans sa résistance. Un calibre tourbillon pouvant résister à des chocs allant jusqu’à 10 000 g ! Au poignet du joueur depuis 2011, ce nouveau modèle est produit à une cinquantaine d’exemplaires – des pièces d’exception estimées à 650.000 euros…

 

La Terre Battue de Roland Garros, Un Revêtement Iconique

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« Roland-Garros est l’un des joyaux de la capitale. Nous avons la chance d’organiser à Paris l’un, si ce n’est le plus beau tournois de tennis au monde et il va l’être encore plus dans les années à venir. Dans le cadre du Nouveau Roland-Garros, le tournoi est actuellement en pleine mutation afin de répondre aux attentes des différents publics du stade. Les spectateurs pourront découvrir à l’occasion du prochain tournoi de nouveaux aménagements, qui promettent d’être magnifiques » a rappelé Guy Forget. Et il est une chose à jamais indissociable du tournoi Parisien – sa terre battue.

Dans l’atmosphère de l’orée du bois de Boulogne, le Stade Roland Garros fait figure de jardin-arène où la terre ocre fascine le monde depuis 1928. Pourtant, c’est à Cannes, en 1880, que deux frères, les Renshaw, plusieurs fois champions de Wimbledo, ont pour la première fois utilisé une poudre de terre cuite pour recouvrir les courts en gazon… Impossible avec une telle chaleur de jouer sur pelouse ! Depuis devenue la véritable signature du tennis Français, la terre battue favorise un jeu un brin plus technique, et éminemment plus chic ! Lorsqu’on l’interroge à propos de ce que signifie de jouer sur terre battue, le champion Rafael Nadal précise: « Ça te permet d’avoir plus d’options de jeu. »

Accentuant les effets, favorisant aussi le spectacle d’un tennis moins direct et plus tactique, la composition même de la terre battue relève d’un profond raisonnement. Constituée de cinq couches d’environ 80 centimètres d’épaisseur au total, la terre voit se succéder cailloux épais, graviers, une couche de mâchefer (résidus de roche volcanique), et du calcaire compacté… Au-dessus, une fine couche de brique pilée est comme saupoudrée sur une épaisseur de deux millimètres ! Un assemblage qui, depuis la finale de la coupe Davis de 1928, a servi de terrain favori à l’affrontement des plus grands champions. Un affrontement qui, au terme du premier jour de cette édition, a vu la qualification des Français Gilles Simon et Benoît Paire, de Novak Djokovic ; l’élimination de Kristina Mladenovic et Stan Wawrinka… Une édition qui s’annonce une nouvelle fois riche en rebondissements.

La Balle Jaune Babolat, Vedette de Roland-Garros

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Si le tennis est aujourd’hui un sport international, la pratique naît en réalité sous l’impulsion de Walter Clapton Wingfield – sur les pelouses Britanniques, on parle alorsde Sphairistike. Ce Major Anglais, Capitaine du premier régiment des Dragons de la reine Victoria, fait ainsi breveter le 23 février 1874 le loisir qui, bien des années plus tard, prendra le nom de tennis. Pour le pratiquer, on se sert d’une balle proche du ‘aki’ – coupée dans une laine comprimée, entourée de cuir, la balle permet de modestes rebonds. Mais qu’importe puisque le loisir gagne rapidement l’intérêt des classes aisées et, sur les pelouses des garden parties, la mode est au Sphairistike !

Avec l’apparition du caoutchouc en Europe, le Major Wingfield intègre au cœur de la balle un caoutchouc naturel – dès lors, elle gagne en performance. D’une épaisseur comprise entre 2 et 6mm, le caoutchouc est toujours utilisé aujourd’hui ; des mots même de Sylvain Triquigneaux, responsable de l’innovation chez Babolat, fournisseur officiel du tournoi de Roland-Garros depuis 2011 : « On n’a encore trouvé aucun matériau synthétique plus performant. » Et justement, la balle de tennis doit aussi son jaune iconique à une question de performance. Jusque là coulée dans une feutrine noire puis blanche, la balle de tennis devient jaune fluorescent en même temps que le tennis s’internationalise.

1968 – L’ère Open définit le tennis moderne. Pour la première fois, tous les joueurs de tennis, professionnels ou amateurs, sont autorisés à participer aux tournois du Grand Chelem. A la même période, le tennis devient un sport populaire. L’apparition de la télévision couleur et l’intérêt grandissant du public rendent nécessaire une balle offrant une meilleure visibilité. Un jaune fluorescent appelé ‘optic yellow’ est alors compris pour être la couleur la plus visible à la TV. Il n’en faut pas plus à la balle French Open de Babolat pour s’imposer comme LA balle de Roland Garros ! D’ailleurs, cette année, l’artiste Fabienne Verdier signe l’affiche du tournoi comme un hommage aux mouvements fascinants d’un balle rebondissant à vive allure. « J’ai tenté de rendre la fulgurance des mouvements du joueur. L’énergie qu’il transmet à la balle dans une gestuelle faite de spontanéité, de vitalité, de puissance, de précision et de glissé. Et j’ai imaginé un de ces rebonds inattendus qui surprend l’adversaire et l’oblige, dans l’échange suivant, à se surpasser de nouveau pour se diriger vers la victoire à Paris. »

 

Les Trophées de Roland Garros et les Malles Louis Vuitton

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1927, quatre joueurs Français, Jacques Brugnon, Jean Borotra, Henri Cochet et René Lacoste, réalisent l’exploit de gagner la Coupe Davis sur le sol Américain. La gloire est immédiate et, ceux que l’on surnomme alors les « Quatre Mousquetaires » veulent honorer leurs faits d’armes et faire du tennis la discipline sportive Française par excellence. La Fédération Française de Tennis ainsi décide la construction d’une enceinte sportive digne de ses héros. Mais c’est le Stade Français qui organise alors les internationaux de France – qu’à cela ne tienne, il se propose de céder un terrain à la FFT. Trois hectares en plein cœur de Paris – la condition : que les lieux portent le nom de Roland-Garros, membre du club et pionnier de l’aviation. Son haut fait, avoir réussi la première traversée de la Méditerranée en 1913. La FFT accepte, et le stade Roland-Garros bientôt sort de terre.

Si cette histoire ici n’est point anodine, c’est qu’elle lie Louis Vuitton au tennis et plus largement aux héros et aventuriers d’antan. Il est vrai que depuis toujours la manufacture accompagne les explorateurs aux quatre coins du monde… Après avoir réalisé les Malles Trophées pour l’America’s Cup ou la Fifa World Cup, l’illustre malletier Français s’attache cette année à composer celle de Roland-Garros. Pièce originelle, emblématique, iconique, et immédiatement associée à la grandeur de la France, la malle Louis Vuitton relate à elle seule l’excellence et le savoir-faire hexagonal. « Louis Vuitton a toujours accompagné les plus grands explorateurs et pionniers dans leurs déplacements dont Roland Garros et Suzanne Lenglen eux-mêmes. En associant l’élégance à l’innovation, Louis Vuitton a su réinventer en permanence le voyage, à l’image de ce que fit Roland Garros pour l’aviation et Suzanne Lenglen pour le tennis. Après avoir fait voyager les Trophées les plus prestigieux du football, du rugby ou de la voile aux quatre coins du monde, nous sommes très fiers de participer à cette édition 2017 » annonce alors Michael Burke, Président de Louis Vuitton.

Et justement, les deux trophées légendaires de Roland-Garros prennent ainsi pour écrin les malles Louis Vuitton. Des écrins sur-mesure réalisés en bois de peuplier, à l’instar des malles plus qu’iconiques…  Habillés de la toile Monogram, ces écrins sont tous deux équipés des coins et de la serrure en laiton. D’une qualité artisanale incomparable, l’intérieur prend cette fois la couleur terracotta, clin d’oeil habile à la terre battue du tournoi. Sur le devant, l’on remarquera un V venant ici rappeler les lignes d’un court de tennis. Deux Malles Trophées, réalisées à la main dans les ateliers historiques de Louis Vuitton à Asnières, abriteront chacune la Coupe Suzanne-Lenglen et la Coupe des Mousquetaires. « Louis Vuitton et Roland Garros, c’est la France qui gagne, c’est la France qui fait rêver et qui inspire. L’association de deux des plus belles marques françaises est un symbole qui fera rêver les champions durant la quinzaine du tournoi. Jamais nos trophées n’ont été aussi beaux dans ce nouvel et magnifique écrin » s’enthousiasme Bernard Giudicelli, Président de la FFT. Ne reste plus qu’à attendre Samedi 10 Juin pour les femmes et Dimanche 11 Juin pour les hommes afin de savoir lequel de ces héro, Wawrinka ou Nadal, Halep ou Ostapenko, repartira avec les dits-précieux. 

La Légende de la Coupe des Mousquetaires

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La légende de Roland Garros remonte à 1925 – c’est en effet cette année là que la Fédération Française de tennis décide d’ouvrir les championnats de France aux meilleurs joueurs étrangers… Les Internationaux de France voient le jour et, en 1928, c’est la construction du stade Roland-Garros qui scelle le tournoi éponyme. Jusqu’en 1933, quatre joueurs Français trônent sur le tournoi : Jean Borotra, Jacques Brugnon, Henri Cochet et René Lacoste – ce sont les Quatre Mousquetaires. Ainsi, lorsque dans le Paris de l’après-guerre une nouvelle ère débute, les Internationaux de France deviennent le premier tournoi dit ‘open’ du Grand Chelem. Nous sommes en 1968 et Roland Garros entre dans la légende internationale.

Evidement, il fallait un trophée à la hauteur de sa réputation. En 1981, le président de la FFT d’alors, Philippe Chatrier décide d’offrir une coupe olympienne au tournoi de plus en plus médiatisé. C’est ainsi qu’il lance un appel aux joailliers Parisiens… Le défi : façonner le symbole d’une victoire tous azimuts ! Et justement, au 9 rue de la Paix se trouve l’un des plus anciens joailliers du monde, adoré par Marie de Médicis, honoré par Marie-Antoinette… Mellerio dits Meller, le seul orfèvre capable de transformer une simple feuille d’argent en œuvre d’art. Dès lors, c’est à lui et à lui seul qu’est confié la réalisation des coupes de Roland Garros, et notamment la mythique Coupe des Mousquetaires. « En 1981, Mellerio a proposé à la Fédération française de tennis une coupe en forme de large vasque soulignée d’une feuille de vigne, ornée de deux anses en forme de cygne. Une esthétique naturaliste chère à la maison » précise Gilles Haumont, le nouveau propriétaire des lieux.

Il faut cinquante heures de travail à l’orfèvre pour mettre au monde la coupe en argent massif haute de 21 centimètres – un trophée qui demeure à jamais dans l’enceinte du state. Et c’est en effet la particularité de la Coupe des Mousquetaires. Lorsqu’elle vient couronner le vainqueur de Roland Garros, de Yanick Noha à Björn Borg en passant par Rafael Nadal, la Coupe est soulevée sur le Central, avant d’être remise dans l’enceinte du Stade, jusqu’à l’année suivante… Le vainqueur, lui, repart avec un modèle réduit. Et justement, la Coupe des Mousquetaires est si précieuse que c’est à la manufacture Louis Vuitton que fut confiée la réalisation de la malle trophée. Réalisée à la main dans les ateliers historiques d’Asnières, c’est cet attachement au savoir-faire, à l’excellence et au rayonnement de Paris et de la France dans le monde qui lie la manufacture au tournoi de Roland-Garros. Habillée de l’iconique toile Monogram, la malle abrite à merveille l’illustre Coupe – ne reste plus qu’à savoir qui d’Andy Murray, Rafael Nadal ou Stanislas Wawrinka repartira Dimanche prochain avec ce trophée iconique !

Roland-Garros et J.M. Weston : le Moc’ pour Célébration

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Cette édition du tournoi de Rolland-Garros est un brin spéciale – lancée en 1987, la Griffe éponyme de la compétition célèbre en effet ses trente ans. Et, à défaut de les célébrer sur le court, c’est en s’associant à la mythique maison J.M. Weston que la Griffe Roland-Garros a choisi d’honorer ce style Français tout à la fois chic, précis, puissant mais au détachement légendaire. Ainsi, les deux maisons Françaises se rejoignent-elles autour des valeurs fondamentales de Roland-Garros – Elégance, Héritage, Performance et Emotion. Depuis près de 125 ans, la manufacture J.M. Weston s’attache en effet à chausser les hommes comme les femmes avec ce brin de distinction ancré dans des souliers de belle facture, issus d’un savoir-faire traditionnel.

Rolland-Garros et J.M. Weston se comprennent ainsi comme deux symboles de l’art de vivre à la Française, et c’est sans tapage que les deux maisons éditent une collection de souliers Moc’ Weston – trois modèles se plaçant en dignes héritiers de l’emblématique mocassin 180. Assumé et libre, le soulier emprunte naturellement ses couleurs à l’environnement du tournoi : la couleur ocre de la terre battue, le bleu du ciel et le blanc des lignes des courts de tennis s’unissent donc pour habiller trois version du Moc’ Weston – idéal pour la saison à venir !

Deux pour homme, un pour femme donc, les trois Moc’ Weston se présentent ici sans leurs contreforts intérieurs ; confectionnés avec des peaux rigoureusement choisies pour leur souplesse et leur maintien, on peut lire sur les coutures et les teintures les contrastes des mythiques courts de Rolland-Garros. Mais c’est bel et bien dans les mythiques ateliers de Limoges, occupés par J.M. Weston depuis 1891, que se réalise le montage de la chaussure… Et, si le résultat est esthétiquement l’alliance parfaite de ces deux maisons Françaises, l’élégance qui s’en dégage est elle directement liée au soin et au perfectionnement dont font preuves ces deux institutions.