Dior Precious Rock, le Make Up Diablement Désirable

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Peter Philips parvient une fois de plus à rendre le make-up Dior innovant et ô combien désirable. En imaginant la version 2017 de l’iconique collection maquillage de Noël, le Directeur de la Création et de l’Image du Maquillage capture le raffinement des pierres précieuses pour le fondre dans la nouvelle attitude rock de la femme Dior. Graphique et glitter, l’humeur de cette fin d’année 2017 sera opulente ou ne sera pas ! Et nombre de teintes inédites et d’innovations se chargent d’électriser les vernis et autres fards à paupières.

De nuit comme de jour, le regard Dior emprunte ainsi au rubis des nuances kaléidoscopiques, et une vibration captivante. Couleurs profondes, éclats prismatiques et fraîcheur cristalline, les make-up Precious Rock fardent la femme Dior d’une attitude racée mais fun. D’ailleurs, le nouveau stick à lèvres jouit lui-même d’un design de caractère. L’objet du désir est ici un pur produit du glamour. Il faut dire que le Diorific Khôl est le premier khôl pensé pour les lèvres. Son raisin facetté permet une application ultra précise, en plus d’une couleur intense mate poudrée – garantie longue tenue. Là vient aussi se nicher une innovation des laboratoires Dior : la formule cire crémeuse fusionne avec un fini velours grâce à une haute dose de pigments, avant de laisser un maximum de lumière pénétrer la peau…

Les gestes de beauté Dior de cette fin d’année se déclinent ainsi des lèvres aux paupières, en passant bien évidemment par des vernis plus vibrants que jamais. Avec son pinceau fin et précis, Diorific Vernis Liner délivre notamment une laque transparente gorgée de paillettes de différentes tailles or, platine et argent, pour un nail art festif ! Et, lorsque les fameuses palettes 5 Couleurs se déclinent dans deux éditions limitées, c’est pour répondre au désir d’être précieuse, certes, mais sur un ton léger ; un ton tout fait de nuances profondes qui signent l’amusement et l’harmonie. Pour clore avec élégance ce make-up taillé pour les fêtes, Peter Philips pense l’exquis gimmick de cette collection – le Diorshow Bold Brow qui dérobe à l’or son éclat toute en transparence. Un petit détail doré qui vient accrocher le regard donc, à l’instar de celui du top Lindsey Wixson qui incarne ici la femme Precious Rock.

La Veste de Smoking Saint Laurent Automne-Hiver 2015-2016

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On le sait, Hedi Slimane s’est donné pour mission de mêler la musique à l’art de la mode. Et l’hiver prochain, sur le catwalk Saint Laurent, l’univers rock croise celui de la féminité. A l’image du fondateur chérissant l’effervescence des nuits parisiennes, les belles Saint Laurent deviennent ainsi des oiseaux de nuits, un peu punk, un peu glam, et très rock. De ce savoureux mélange procèdent des silhouettes bien évidemment androgynes ; pourtant, chaque look revêt une part de féminité bien affirmée.

Tout au long du défilé, les mannequins arboraient l’allure de véritables poupées punk habillées de petites robes ou jupes en tulle, accompagnées de vestes classiques. Et justement, parmi ces pièces à la coolitude exacerbée, quelques pièces plus chastes à l’image de la veste de smoking. L’équation reste identique au classique : tombé masculin, revers satiné, et longueur affectée. Jouant donc volontiers des classiques de la griffe, Hedi Slimane fait pourtant l’apologie d’une femme encore plus forte, fougueuse, et qui n’a pas peur d’entrer dans le jeu.

Le Perfecto Bouchra Jarrar 2015

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Une couture actuelle, surtout conçue pour être portée, c’est tout le talent de Bouchra Jarrar. Fidèle à son esprit très parisien, Bouchra Jarrar ne mise ni sur l’opulence, ni sur l’extravagance. « Force et féminité – c’est cela la femme d’aujourd’hui. » Pour l’été 2015, elle pense une haute couture urbaine et chic, féminine et masculine, sans jamais entrer dans la confrontation des deux. Ainsi le perfecto, pièce maîtresse de ses collections, se taille dans des accents couture ; une association bi-matière aussi improbable que géniale.

Avec beaucoup d’audace, la designer mêle le rock au tweed tellement classique dans une pièce pleine de contraste, et tellement cohérente avec notre temps. Elle upgrade ainsi la veste de biker en conservant néanmoins tous ses détails. Toutes les caractéristiques y sont reprises : la fidèle fermeture éclair placée sur le côté, la ceinture intégrée ou encore, les pattes sur les épaules… Dans le mariage du chic et de l’urbain, Bouchra Jarrar fait émerger un punk en accord avec un swing à la parisienne, et une sensibilité bien féminine.

Histoire en Images des Rolling Stones

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Le fait que les Rolling Stones aient comme jamais auparavant ouvert leurs propres archives de New York et de Londres ajoute à cette histoire du groupe une dimension intimiste tout aussi exceptionnelle. Cet ouvrage constitue en quelque sorte l’album photo personnel de Mick, Keith, Ronnie et Charlie. Les fans – et les amateurs de rock – ne vont pas rater cette date. Le 11 décembre, le photographe Gered Mankowitz, auteur de la couverture de ce livre exceptionnel (mais aussi du portrait historique de Jimmy Hendrix) sera présent à la boutique Taschen pour une séance de dédicaces, à l’occasion de la publication de « The Rolling Stones ».

Une première édition grand public proposée à 99,99 €, une édition collector limitée à 1150 exemplaires et signée par les quatre membres du groupe à 4000€, et une dernière édition luxe, la version “sumo” accompagnée d’un tirage d’art signé par l’un des photographes ayant participé au livre, David Bailey, Guy Webster, Ethan Russel,  Bent Rej, Anton Corbijn et Gered Mankowitz ( 8000 à 12 000 €).

« Ce livre, ce n’est pas que du rock’n roll, c’est dévaler 50 années de souvenirs comme sur des montagnes russes » Keith Richards

« Le livre rassemble des clichés incroyable pris sur 50 ans »  Mick Jagger

Slimane en Sonic : la Révolution en Perfecto

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« La révolution Yves Saint Laurent, c’est l’arrivée du perfecto sur un podium ». Ces mots peuvent résumer l’héritage que partage Slimane : faire aimer aux femmes ce que d’autres, avant elles, ont adoré. En 2007, Hedi Slimane quitte la direction artistique de Dior Homme pour immortaliser, avec le fameux filtre noir et blanc qui caractérise sa griffe, ses grands héros de la musique. A peu près quinze années d’archives sortent aujourd’hui pour raconter deux générations de performers, et de leurs fans. Sonic, c’est cette exposition où portraits intimement capturés et clichés de studio s’exposent en même temps que les figures héroïques du rock ; Lou Reed, Brian Wilson y côtoient Keith Richards et Amy Winehouse. A d’autres temps, d’autres légendes.

Pour la première fois, les photos d’Hedi Slimane se fixeront à la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent ; une narration des cycles musicaux Londoniens (2003-2007) et Californiens (2007-2014) à travers l’objectif d’un iconoclaste. Une installation vidéo complètera l’installation. Lorsque dans les années 60 il fit défiler le cuir sur podium, Yves Saint Laurent fit bien plus qu’encanailler la bourgeoisie : c’est dans une mode née à la marge que le génie a puisé la désintégration des clichés. Dans la photographie ou dans la mode, Slimane semble être dans la même recherche ; Yves, lui, avait déclaré en son temps : « Ce que je veux, c’est choquer, pousser les gens à réfléchir ».

La Marinière Glitter de Saint Laurent

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Si la marinière est entrée au monde le 27 mars 1858, il aura fallu attendre l’été 1962 pour voir un certain Yves Saint Laurent la façonner dans une mode à sa façon. Cet été là, il est le premier à créer des tenues extrêmement élégantes inspirées de ce vêtement de marin un brin retro et très casual. 1966, le génie de l’artiste l’amène à faire défiler ce vêtement de travail sur le podium haute couture de sa collection été, avec des robes rayées et pailletées.

Hedi Slimane, lui, décide de faire du pouvoir magique de la marinière une sophistication iridescente… En 2014, la marinière YSL se pare de l’ADN rebelle du fondateur pour y puiser toute l’énergie d’une icône contemporaine. Une référence aux 70’s qui agite le travail de Slimane chez Saint Laurent. Une appropriation de la marinière dans un esthétique rock, à coup de reflets scintillants et intrigants.

La Collection Pré-Fall de Jimmy Choo avec Nicole Kidman

La célèbre actrice australienne entame sa quatrième saison avec Jimmy Choo, dans un teaser où elle apparait beaucoup plus « sage » que celui de l’année précédente dans lequel elle posait de manière ultra-sexy devant l’objectif de Sølve Sundsbø. Nicole Kidman s’affiche dans un style très rock glamour, qui correspond à l’esprit rebelle de la collection pré-fall de Jimmy Choo, ne portant qu’une veste de tailleur blanche et des bottines rock noires et argent.

Le Duffle Bag d’Hedi Slimane pour l’Homme Saint Laurent

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Maître des podiums dans les années 1990-2000, il signait la nouveauté d’une mode masculine enterrée par des siècles inchangés. Hedi Slimane balaie l’inertie pour donner une évolution radicale de la silhouette masculine, comme on en avait plus vu depuis Giorgio Armani dans les années 1970. Ce langage aux références rock, british mêlé à la précision d’une coupe qui épouse les corps de frêles hommes au regard noir, fût repris par bon nombre d’autres marques, déclassant le prêt-à-porter dans la rue et inventant le nouveau parisien de notre temps. Pourtant, dans cette nouvelle collection Automne/Hiver 2014, Slimane prend ses distances avec l’allure trop hachurée qu’il dessinait pour s’approcher de l’élégance raffinée d’un costume Saint Laurent. Empreint d’une nostalgie mêlée d’un rockabilly fifties et d’un rock’n roll seventies, ce virtuose décline l’homme en regard à la femme Saint Laurent. Une vision unisexe de la mode qui s’ancre à la perfection dans une actualité aux tourments quant aux questions de genre, questions médiatiques plus qu’il en est dégorgeant la crainte des changements qui s’opèrent. Lui s’y jette à cœur perdu et appelle pour défiler de jeunes joueurs de musique ou chanteurs issus de groupes de rock aux noms presque inconnus. Face aux critiques espérant un look révolutionnaire et s’attendant au déploiement d’un génie nouveau, l’impression de déjà vu fait vague. Pourtant comment reprocher la patte d’un artiste de s’apposer sur ce qui resta jusque là un style plutôt indéterminé par ses prédécesseurs.
La Maison entend bien se renouveler et garder toute à la fois l’ADN de son passé. C’est en sortant une nouvelle version du Duffle Bag, créé par Hedi Slimane en Avril 2012, alors inspiré par un de ses sacs de voyage que l’on peut peut-être discerner la nouveauté d’une maison en plein remaniement. En effet, le classique de la marque empreinte d’une furieuse élégance se marie à merveille avec le style de son nouveau directeur artistique. Pièce devenue signature de Saint Laurent Paris, le Duffle Bag se décline en version femme et homme gardant cette androgynie en écho aux collections prêt-à-porter. Slimane se jouent des points faibles d’une marque aux vêtements iconiques mais qui manquent de coups marketings efficaces à l’heure actuelle, ceux-ci se concentrant essentiellement dans les lignes accessoires des maisons de couture. Pas étonnant que bon nombre des directeurs artistiques des grandes Maisons soient issus de cursus tournés spécifiquement vers l’objet. Louis Vuitton, comme tant d’autres, font marcher la machine par l’envolée des sacs fantasmés. À son tour, Saint Laurent entre dans la tourmente tout en gardant cette esthétique racée et épurée alliée à la puissance du style du créateur-photographe. Le zip se fait discret mais la lanière de cuir qui habille le côté droit de l’objet nous rappelle les lanières-ceintures des perfectos qui font encore le plaisir de l’esthétique grunge et rock. Décliné en plusieurs couleurs sombres et neutres, la version homme se confond avec son homologue féminin dans des courbes minimalistes, une allure rigide parvenant par cette ossature à la justesse de la silhouette Saint Laurent.

La Campagne Yves Saint Laurent par Hedi Slimane

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Ce n’est pas un hasard si c’est à Hedi Slimane qu’a été confié la maison Yves Saint Laurent. À l’instar d’un phénix, le créateur est un vecteur d’audace : dans son sillage, ne suivant que son instinct, la maison réintègre le nom qui rappelle à Pierre Bergé l’année 1966 où Yves et lui avaient décidé d’apposer le nom de « Saint Laurent » à la ligne de prêt-à-porter.

Shootée en octobre dernier en Californie, on a pu découvrir récemment la campagne Saint Laurent Femme par Hedi Slimane. Maître incontesté du vêtement asexué, il se lance notamment à la conquête de l’intemporel et emblématique smoking de l’illustre créateur. Pierre Bergé aimait en effet « le smoking parce qu’il représente l’instant où Yves a donné le pouvoir aux femmes ». Tout en conservant l’esprit fort et presque « politisé », Slimane, façon XXIème, sème le trouble quant à la réinterprétation qu’il fera des pièces mythiques de la maison, et apporte sa propre vision du costume « saint-laurentesque », dans une campagne graphique, en noir et blanc, minimaliste et fort chargée de sens.

On y retrouve les looks phares de la saison, mis en scène dans un décor urbain, brut et épuré. Parmi eux, le jean et le pantalon noir, les vestes, la chemise blanche, le chapeau. Aux classiques d’Yves Saint Laurent, dont le smoking reste la pièce maîtresse, Hedi Slimane a insufflé un vent rock, californien et érotiquement androgyne. C’est la sculpturale Julia Nobis qui a été choisie, érotisant le classicisme de Saint Laurent par son buste nu exposé aux regards, qui ne laisse aucun doute sur la sensualité de la collection.

Hedi Slimane signe définitivement ici ses codes pour la maison parisienne, en incarnant parfaitement les propos d’Yves Saint Laurent : « J’ai toujours cru que la mode n’était pas uniquement destiné à embellir les femmes mais aussi à les rassurer, leur donner confiance. » C’est chose faite, et Julia habillée par Hedi en est la plus belle illustration ! Un air rock souffle sur la Rive Gauche…

Les Rolling Stones

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Les Stones : « Plus qu’un groupe, un mode de vie »1

Les Rolling Stones – un nom éloquent, sans cesse en mouvement ; une musique qui s’ingénie, un way of life à l’image des héros de la littérature décadente : rebelle mais authentique.

Un mythe se construit et, c’est en dédiant une existence à l’établissement de leur essence sonore que les Stones ont contribué à bâtir le socle de la rock culture aux côtés des Beatles. A côté des boys de Liverpool, les quatre « mauvais garçons » détonnent. Exit le conciliant uniforme veste-chemise-cravate. Ils emportent dans leur sillage alluré de perfecto, slim destroy et santiags à moitié défoncées, une génération en quête de leader anti-conventionnel : l’archétype du junkie flamboyant est né quand la coupe corbeau saut du lit est adoptée. Aux doigts, des bagues têtes de mort ceignant l’idée d’une vie qui se doit d’être vécue à l’excès car, après réflexion, la fin n’est que le début.

50 ans déjà qu’ils mettent en émoi les fillettes et autres rebelles. Un espèce de royaume des ténèbres semble enserrer leur longévité : une des dernières énigme encore vivante dont la patte rythm and blues encore dévergonde la bonne musique de ce XXIe.

Et, à l’occasion de leur grand retour sur scène, les quatre irréductibles rockeurs prouvent une fois de plus leur répulsion face à la résignation normée : un intimiste concert surprise à Paris, le 25 Octobre, annoncé par tweet. De quoi revivre une seconde fois leur enfance musicale. Bref, une ambiance vintage qu’on ne peut se lasser de découvrir, redécouvrir et réinterpréter tant les époques s’interpénètrent. Bref, un style scellé et apposé au rock. Bref, ils n’arrêteront jamais.

1- Andrew Loog Oldham, manager des Rolling Stones