Noël Au Ritz Paris: Le Chalet de la place Vendôme

C’est une première! Du 7 décembre au 5 janvier 2020, le plus chic des chalets de Noël trônera en face du Ritz Paris, place Vendôme.

Tous les jours de 15h à 20h, le chalet de Noël du Ritz Paris sera le rendez-vous immanquable des gourmets en goguette. L’idée? Pour la première fois, l’hôtel le plus glamour de la galaxie proposera dans un chalet en bois qui trônera sur la place devant l’entrée de l’hôtel ses goûters iconiques — sur place ou à emporter. Et notamment des gourmandises à offrir, nichées dans de belles boîtes siglées… Quelles douceurs contiennent-elles? Un duo de clés en chocolat, un cake marbré, sans oublier l’incontournable ourson en chocolat du Ritz Paris. Il ne reste qu’à choisir!

Car derrière le feuilleté au chocolat ou à la noisette cuit minute, on retrouve évidemment le talent du Chef pâtissier du Ritz, François Perret. Celui qui vient d’être élu meilleur chef pâtissier de restaurant du monde par Les Grandes Tables du Monde, profite aussi de l’occasion pour offrir une version revisitée du traditionnel Apfelstrudel… Le pain d’épices de Noël version chic, au Ritz Paris? Ce n’est, finalement, que la continuité avec le maître de la haute cuisine Française, un certain Auguste Escoffier. Considéré comme le « roi des cuisiniers », et « cuisinier des rois » il a longtemps œuvré au côté de César Ritz, fondateur du mythique hôtel qui porte aujourd’hui son nom, bien haut! Que lui doit-on, sinon l’invention des crêpes Suzette et celle de la pêche Melba… Des délices qui viennent désormais ravir les papilles du monde entier.

Le chalet du Ritz Paris proposera aussi une tradition bien Française. Pour l’Épiphanie, François Perret a en effet réalisé une galette gourmande, travaillée autour d’une frangipane crémeuse et fondante. Mais au Ritz, rien n’est comme ailleurs. Le chalet sera entièrement dédié à la vente des galettes des rois le weekend du 4 et 5 janvier. Alors, le chef pâtissier a glissé dans trois d’entre elles, une surprise de taille… Trois fèves dorées à l’or fin.  Les trois heureux gagnants remporteront chacun un brunch pour deux personnes. De quoi réveiller son attrait, en même temps que le palais.

En attendant, le lieu sera aussi l’endroit où déguster une autre spécialité du Ritz Paris. Le délicieux chocolat chaud, véritable signature du lieu. Le secret? Un chocolat Venezuela 70% au crémeux incomparable! Voilà qui séduira les plus gourmands. En même temps, comment résister à l’envie d’attraper un chocolat chaud avec une pâtisserie signée François Perret au milieu d’une des plus belles places de la capitale…

Deauville, Ville d’Art et De Plaisirs


Elle a inspiré Monet et Chanel, Proust et Sagan. Sortie de terre au milieu du XIXe siècle, Deauville distille un art de vivre bien à elle.

1858. Lorsque le Duc de Morny, demi-frère de Napoléon III, sur les conseils de son médecin, découvre les bains de mer à Trouville, la vogue pour les ‘douches de vagues’ est déjà bien installée. C’est sur cette plage, en 1836, que Gustave Flaubert fait la rencontre d’Elisa Schlésinger. Un amour absolu mais impossible qui hante son premier roman, Mémoires d’Un Fou. Là aussi que Flaubert, enfant de la côte Normande, plante le décor de son roman iconique Madame Bovary. Mais lorsque le Duc de Morny séjourne à Trouville ce qui le frappe, lui, c’est cette bande de sable vierge, 160 hectares complètement vides. C’est décidé, Morny veut y faire construire la “ville chic des plaisirs“.

Il confie à l’architecte Breney, déjà derrière la réalisation du casino de Trouville en 1847, la construction de sa ville. Deauville. Se basant sur le principe développé par le Baron Haussmann à Paris, Breney conçoit Deauville sur ces mêmes codes urbains; de façon à ce que « la haute société se retrouve pour ainsi dire chez elle » selon l’expression consacrée de Pierre de Régnier. Juillet 1863 marque ainsi l’inauguration de Deauville — son golf, ses bains, et surtout son hippodrome. Tout juste sorti de terre, l’endroit devient le rendez-vous de la saison. Et pour cause! Morny, dandy et entrepreneur, s’est assuré la promotion de tout ce que Paris compte de gens importants. Têtes couronnées et banquiers, mondaines et demi-mondaines, actrices et personnalités en vues gravitant autour du luxe et de la mode — le Tout-Paris est là, et déjà, le Tout-Paris veut faire construire sa villa. Les plans s’enchaînent, et en 1897, le Figaro écrit: « La terrasse du casino semble un prolongement du boulevard des Italiens. »

L’hippodrome devient un podium géant, où il n’est pas rare de croiser Jeanne Paquin et ses modèles. Déjà Deauville a tout de la vie mondaine Parisienne — mais plus calme, sans doute. Monet y peint. Proust, habitué de l’hôtel Les Roches noires, y trouve l’inspiration de son mythique A La Recherche Du Temps Perdu. Plus tard et jsuqu’à la réhabilitation de l’hôtel, c’est Marguerite Duras qui trouvera sur les plages de Deauville l’écho à son Indochine natale. Mais voilà, avec la chute de l’Empire à la fin du XIXe siècle, Deauville, connotée frivole et impériale, tombe en désuétude. C’est en 1910 avec l’arrivée de Cornuché que la ville que l’on connaît et admire tant aujourd’hui prend sa forme quasi-définitive.

L’homme derrière la glorieuse réputation de Maxim’s y plante le “plus bel hôtel du monde“, le Normandy, mais aussi Les Cures Marines, et le merveilleux Casino de Deauville. Son théâtre, inspiré du Petit Trianon de Versailles, accueille pour l’inauguration non moins que Diaghilev et Nijinski en personne pour une représentation inédite des Ballets Russes. C’est d’ailleurs à cette époque, nichée dans l’artère creusée à l’arrière du Normandy que Coco Chanel inaugure sa seconde boutique, avec l’aide de Boy Capel. Là encore que la jeune couturière trouve tour à tour un public influent sensible à ses créations, et l’inspiration de ses codes les plus iconiques. Le beige Chanel. La marinière. Le jersey.

Là encore que les années folles battent leur plein — la vedette Mistinguett en goguette! Deauville avait là tout pour devenir la ville cinématographique qu’elle est aujourd’hui. Pas moins de cinquante films y furent tournés. ‘Les Liaisons Dangereuses’ de Roger Vadim en 1960, avec Jeanne Moreau et Boris Vian. Mais aussi et surtout l’icône absolue du cinéma Deauvillais, ‘Un Homme et Une Femme’ de Claude Lelouch. L’icône de la Côté Fleurie avait alors tout pour accueillir un festival d’envergure. En 1975, c’est Deauville qui fut choisie par André Halimi et Lionel Chouchan pour être le théâtre du Festival du Cinéma Américain!

Dès lors, le passé Belle Epoque de Deauville épouse son présent et fait briller son art de vivre dans le monde entier. Nichés dans un décor Normand et art déco, nombre de restaurants distillent tout ce savoir vivre autour de plats exceptionnels servit dans une simplicité salvatrice. C’est Les Vapeurs et ses fruits de mers. La Villatara et sa vision précise des traditions Deauvillaises. Mais Deauville, c’est surtout la station balnéaire de tous les possibles. Là où, un 8 août, Françoise Sagan gagnait aux jeux sa demeure légendaire. « Nous étions le 8 août, à présent, j’avais gagné avec le 8, il la vendait 8 millions anciens, il était 8 heures du matin, que vouliez-vous que je fisse contre tout cela ?… Je tirai les billets de mon sac à main du soir, qui en débordait, et je les lui mis dans la main, avant d’aller me coucher triomphante, dans ce qui allait être- et qui est resté jusqu’ici -mon seul bien sur la terre, une maison toujours un peu déglinguée, sise à trois kilomètres d’Honfleur (et douze de Deauville). »