Entre Cape et Robe, le Rouge Opéra Valentino ne Perd Rien de Son Cachet pour le Printemps/Eté 2019

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« J’ai beaucoup songé aux paradis dernièrement, aux endroits où les artistes d’autrefois voyageaient, je pense, afin de pouvoir explorer leurs identités. On parle souvent d’évasion, mais je pense que c’est plutôt une façon de construire son identité. » Pierpaolo Piccioli pense en effet pour Valentino une collection Printemps/Eté 2019 emprunte de magnificence et de pragmatisme — une série de pièces adressant avec pertinence les codes phares du fondateur. Et parce que Valentino c’est d’abord une affaire de couture, les pièces de la saison prochaine se taillent au cordeau dans une volonté simple : poésie et émotion. Mais la flamboyance de la femme Valentino n’est jamais bien loin ! 

 

Et c’est dans une pièce hybride, entre la robe et la cape, que vient s’inscrire l’extravagance iconique de la maison. Ce rouge explosif qui, on le sait, tient de la révélation. Valentino Garavani raconte avoir « eu un des plus grands chocs de ma vie à Barcelone : alors étudiant, invité au théâtre de l’Opéra, émerveillé, je vis dans une loge une femme aux cheveux gris, très belle, habillée de velours rouge. Parmi toutes les couleurs portées par les autres femmes, elle m’apparut unique, isolée dans sa splendeur. » Cette déesse rouge est une nouvelle fois rappelée à la vie par un Pierpaolo Piccioli au sommet de sa couture. Fabuleuse et flegmatique. 

 

Ici, rien d’ostentatoire. « Je voulais réaliser le rêve de la couture, pour que le fantasme devienne réalité. » La pièce vedette du Printemps/Eté 2019 distille donc une jolie poésie autour d’une silhouette certes dramatique mais sans tapage ! Cette femme est sensationnelle ; dans ses sandales plates et robustes et plumées, la voilà qui démontre une couture sans faille et surtout sans manière. C’est bien ça, la force d’une maison de la trempe de Valentino — celle d’une femme toute en grâce et personnalité. Une femme qui habille le vêtement plutôt qu’elle ne le lance à la face du monde !

Le Rouge Valentino Magistral Sur une Cape d’Opéra Haute Couture 2018-2019

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« J’ai eu un des plus grands chocs de ma vie à Barcelone: alors étudiant, invité au théâtre de l’Opéra, émerveillé, je vis dans une loge une femme aux cheveux gris, très belle, habillée de velours rouge. Parmi toutes les couleurs portées par les autres femmes, elle m’apparut unique, isolée dans sa splendeur. Je ne l’ai jamais oublié. Elle est devenue la déesse rouge. Fabuleuse. Je crois qu’une femme habillée de rouge est toujours magnifique, elle est au milieu de la foule l’image parfaite de l’héroïne.  » L’anecdote du fondateur Valentino Garavani a sans doute inspiré à Pierpaolo Piccioli cette collection éminemment Haute Couture. 

Sous la véranda de l’hôtel Salomon de Rothschild, l’actuel directeur artistique de la maison semblait en effet vouloir renouer avec cette grande tradition. Un hommage, loin de l’écueil nostalgique, qui forge ici l’une des plus belles collections de la saison. Rythmées par la voix de Maria Callas, les belles Haute Couture 2018-2019 Valentino défilaient dans mouvement lent, glissées dans une cape d’opéra au tombé parfait, à la couleur radieuse! Ce rouge iconique épouse ainsi un jeu sur les volumes bien rare en ce moment — un carmin flamboyant qui s’éprend d’une pièce follement couture. 

Une pièce qui, comme flottant dans les airs, habille l’élégante d’une grâce sans pareille. Fruit d’un savoir-faire nécessitant plus de 1800 heures de création… Les grandes divas de l’opéra Valentino distillent ici une vision paroxysmique. Celle d’une Haute Couture 2018 -2019 qui lie opulence magistrale et travail merveilleusement bien exécuté. Une vision qui vaut à Pierpaolo Piccioli une standing ovation — Valentino Garavani lui-même s’est levé pour applaudir. 

Doria Arkoun 

L’Impeccable Robe Fluide Ivoire Valentino pour l’Automne/Hiver 2018

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Le style Valentino a, dès ses débuts, signé une ode au raffinement antique – jamais chargées, encore moins mièvres ou ampoulées, ses toilettes allient pureté, équilibre et simplicité. Ainsi, lorsque dans les années 60, Jacqueline Kennedy, l’une des femmes les plus médiatisées de l’époque après l’assassinat de son mari, fait appel à lui pour imaginer une garde-robe complète pour marquer la fin de son deuil, cela ne pouvait qu’aboutir à la naissance d’une signature iconique. La collection sobrement baptisée « White », défile ainsi à Florence. « Pour moi, le blanc est une couleur ! Le blanc est un de mes porte-bonheurs. Je me souviens de la collection de 1967 dédiée à Jackie Kennedy pour laquelle j’avais créé douze robes blanches. Cela a été un tel succès. J’aime le blanc, parce que c’est la légèreté de l’été, la pureté. Le blanc peut être utilisé de façons tellement différentes. Je me souviens encore d’une vieille boîte de dentelles blanches qui avait été donnée par la comtesse Asti à l’une de mes tantes : ce fut le ravissement. »

            Ainsi, lorsque Pierpaolo Piccioli signe la pièce-phare de l’Automne/Hiver 2018/19, c’est une robe impeccablement fluide qui défile à Paris. Teintée du blanc iconique de la maison, elle loue en réalité toute la virtuosité des ateliers – l’épure ici forge toute l’allure de la pièce portée par la mannequin Giselle Norman. Audacieuse, forte et d’une exquise beauté, la robe ivoire délivre en même temps une ode au romantisme. Là encore loin des mièvreries, Pierpaolo Piccioli pense ce raffinement comme « une approche individuelle, personnelle, passionnée de la vie. Je pense que c’est une vraie force aujourd’hui, d’être capable d’être féroce, d’être fort et doux en même temps, de ne pas être agressif mais d’être autoritaire. J’ai commencé cette collection avec cette idée du romantisme comme une force et non comme une fragilité. »

            Le blanc Valentino, véritable symbole universel de poésie, précise ici une robe festonnée et graphique laissant le mouvement de la femme s’exprimer sans renverser sa sensualité. La silhouette est longue et, l’impeccable robe fluide teinte ivoire de de l’Automne/Hiver 2018/19 démontre de l’ADN même de la maison florentine. Valentino, c’est la flamboyance sophistiquée. Voilà tout.

La Robe-Pantalon Rouge Coquelicot Valentino de l’Automne/Hiver 2018

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Signature incontournable du grand couturier Valentino, le rouge est avant tout la couleur du premier émoi esthétique du fondateur. La vue d’une femme sur les balcons de l’opéra à Barcelone. « J’ai eu un des plus grands chocs de ma vie à Barcelone : alors étudiant, invité au théâtre de l’Opéra, émerveillé, je vis dans une loge une femme aux cheveux gris, très belle, habillée de velours rouge. Parmi toutes les couleurs portées par les autres femmes, elle m’apparut unique, isolée dans sa splendeur. Je ne l’ai jamais oublié. Elle est devenue la déesse rouge. Fabuleuse. Je crois qu’une femme habillée de rouge est toujours magnifique, elle est au milieu de la foule l’image parfaite de l’héroïne. » Dès lors, les directeurs artistiques qui se sont succédés à la tête de sa maison n’ont eu de cesse de distiller la magie et l’enchantement d’une telle couleur.

            La semaine passée à Paris, Pierpaolo Piccioli l’a une nouvelle fois actualisé autour d’une robe-pantalon des plus exquises. Aux pieds du Dôme de l’Hôtel des Invalides, c’est en effet une femme à la féminité assumée, à la sensualité exacerbée qui a défilé – légère et vaporeuse, la silhouette déploie une belle fluidité. La femme Valentino de l’hiver prochain est une romantique qui voit dans la sensibilité « une énorme force aujourd’hui, si elle est interprétée avec assurance, mais sans agressivité » selon les mots du directeur artistique.

            Dans cette pièce icône de l’Automne/Hiver 2018/19, la femme Valentino s’allonge et grandit ; pièce minimale et puissante, la robe-pantalon ici portée par la mannequin Bo Fasseur est une ode à la pureté. Cette robe-pantalon apporte en effet quelque chose de très gracieux à la femme qui l’arbore. Aidée par ce rouge dynamique et sophistiqué, la pièce phare Valentino de la saison prochaine est toute aussi actuelle qu’intemporelle et universelle. Une équation forte qui, sans tapage, signe l’une des silhouettes les plus réussies de cette Fashion Week parisienne.

La Robe Métaphysique de Valentino

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La peinture préraphaélite, emblème iconographique du XIXe siècle, sert de fil rouge à la collection couture de la maison Valentino. Des silhouettes inspirées de ce mouvement d’art anglais nourri du quattrocento italien qui, lorsqu’elles se pensent au prisme de l’esthétique aristocratique de la griffe, acquièrent une aura d’un grand romantisme. Une collection présentée à l’hôtel Solomon de Rothschild ; une sophistication synonyme d’enchantement. Pour sa ligne haute couture automne-hiver 2015, la maison romaine nourrit ainsi son élégance d’imprimé poétique et de jeux de nœud ; pour Maria Grazia Chiuri, c’est ici l’éclosion « d’une femme païenne et impériale. Rome, c’est la Renaissance, c’est le Vatican, mais c’est aussi beaucoup de païens… »