Le D-Bag de Tod’s, un Sac Déjà Icône

sac_tods.jpg

C’est un véritable tournant qui s’amorce pour la maison Tod’s à la fin des années quatre-vingt-dix. 1997 marque l’année de sa première collection de sacs, avec pour premier modèle le bien-nommé D-Bag. Il est ainsi baptisé à l’époque en hommage à la princesse Diana qui, en adoptant le D-Bag, a fait de celui-ci un véritable succès auprès des femmes. Depuis sa création, il exprime les valeurs classiques et chics de la marque italienne pour en symboliser la haute qualité. Le D-Bag : la conjugaison au féminin du sac de docteur et du sac bowling, le tout dans une réinterprétation des plus exactes. Depuis ses débuts, le D-Bag a évolué, adoucissant sa structure et sa silhouette au fil des années. Dans sa version la plus récente, le modèle acquiert deux anses et une lanière ; l’occasion de le porter de manière plutôt raffinée ou, avec plus de décontraction. Au fil des années, Tod’s n’hésite pas à innover à travers déclinaisons en matières diverses et couleurs peps.

Caroline de Monaco, Cindy Crawford, Kristin Scott Thomas, Hilary Clinton, ou encore Kate Middleton, nombreuses sont les princesses, actrices, mannequins ou chanteuses à avoir adopté l’iconique D-Bag. 2013 marque le retour en force du D-Bag à la Fashion Week de Milan. Pour cette collection printemps-été 2015, les nouvelles formes du D-Bag arborent une élégance à la fois de saison et intemporelle, avec de nouvelles déclinaisons. La marque en a également profité pour lancer le D-Cube Bag, une réinterprétation du D-Bag à l’aspect plus géométrique. Aujourd’hui et peut-être plus que jamais, le D-Bag est définitivement a considérer comme un objet de désir

Fendi Baguette Collection Printemps-été 2013

510790b41c17a.jpg

La maison romaine Fendi réorchestre son chef d’oeuvre Baguette pour la collection printemps-été 2013. Chef d’oeuvre créé en 1997, le sac Baguette porte en lui l’étiquette Fendi : anti-conventionnel, à une époque où les sacs se font fonctionnels. Aux côtés du Jackie chez Gucci, du Birkin Hermès, ce contenant mou, sans armature, à la silhouette minimale, à la anse si petite qu’elle encapsule le sac sous l’épaule, détonne. Né du facétieux esprit de Silvia Fendi, il est naturellement  baptisé Baguette car, comme la baguette de pain du parisien, il a la même prise en main. Dès son arrivée en boutique, il est devenu l’accessoire à avoir. Les éditions se multiplient, toutes plus baroques et imaginatives. 

Le Baguette a ouvert l’ère des it-bags et, en 2013, il fait peau neuve, sous les mêmes caractéristiques. Sur la dernière campagne shootée par Karl Lagarfeld, on le retrouve porté par Kati Nescher et Saskia de Brauw, à Saint Tropez. Sur un fond noir entaillé, fendu, la campagne se mue en un triptyque. Au centre, ce qu’occulte les ténèbres : une mer, plate et solaire. De chaque côté, les couleurs vives et justes des vêtements annoncent un printemps aux teintures tendres où les femmes s’insèrent dans des tenues faussement allurées. On y retrouve les sirènes Fendi : robes graphiques aux sigles colorés, méditant un classicisme à l’italienne où la superposition est le maître mot.

A l’image du Baguette, la collection est un savant mélange que sous-tend une désobéissance avisée : agité, raisonnable, sans fausse note, le vêtement est une performance Fendi. 

Le Duffle Bag Saint Laurent

dufflebagysl2013.jpg

Hedi Slimane rappelle le mythe de l’androgyne. A l’aube des temps anciens, l’homme et la femme ne faisaient qu’un. Le courroux des Dieux divisa Androgyne, et depuis, l’un comme l’autre quêtent leur moitié. Si le couturier n’est en mesure d’offrir l’homme pouvant sublimer la belle – comme Yves Saint Laurent le disait – il les unit autour d’un même sac. Le lien : un carry over unisexe nommé Duffle. 

Cet essentiel de la maison Yves Saint-Laurent se porte aussi bien à l’épaule qu’à la main – porté de la saison. S’il se décline en cuir de veau, occultant une doublure en suède, le sac présente une forme classique bien qu’atypique. Le minimalisme de ses courbes, l’allure rigide de son ossature ne trompent que la justesse de sa silhouette : une version chic, sobre et moderne du doctor bag. 

Trois tailles pour femme ; deux tailles pour homme, le Duffle se décline en sept coloris, d’où le rouge constitue sans doute la pièce la plus hypnotisante. Comme sur les autres, la signature discrètement est apposée sur le devant, en lettres d’or. Déjà adopté par l’icône Kate Moss, il est issu de la première ligne Hedi Slimane… Un futur collector.

La Green Touch de Gucci : le New Jackie

posts-12.jpg

Tout le monde connaît cette histoire : en 1964, Jackie Kennedy, icône de l’élégance outre Atlantique, tombe éperdument amoureuse du sac souple bandoulière créé par Gucci. Ce n’est pas un mais six sacs qu’elle achète d’un seul coup de différentes tailles et de différentes couleurs, et qu’elle exhibe aux quatre coins de la planète. Son addiction encourage la maison Gucci à le rebaptiser du nom de sa célèbre propriétaire.

 Et ainsi commence la légende. Grâce à cette anecdote en somme toute assez banale, le bien nommé «Jackie» s’est offert une place très particulière au sein de la maison Gucci. En 2009, elle décide de ressusciter le mythe en présentant le New Jackie. Qu’a-t-il donc de changé ? Nouveau look, nouvelles couleurs, nouvelles matières ? En réalité le Jackie revisité est nouveau parce qu’il est innovant. En apparence, aucun changement notable, mais une philosophie radicalement différente est transmise.

 Consommer autrement les articles de luxe, tel est désormais le leitmotiv de la maison. Le lancement du New Jackie vise à promouvoir la toute nouvelle attitude éco-responsable de la marque. La renommée de Gucci s’est bâtie sur des valeurs de qualité : la fabrication artisanale italienne en premier lieu, elle se renforce à travers la préoccupation qu’elle a de respecter l’environnement. La dernière ligne Gucci entend, selon ses propres mots, «interpréter le désir moderne d’objets durables de manière responsable».

 Le New Jackie a donc été confectionné avec des cuirs n’ayant entraîné aucune déforestation. Il possède en outre, comme toutes les autres pièces de la collection, un passeport retraçant l’histoire précise de la chaîne d’approvisionnement de la naissance de la vache jusqu’au produit final. Acheter Gucci, c’est acheter responsable. On succombe pour cette icône revisitée qui respecte merveilleusement la planète.

La Perle Prend Une Autre Dimension Chez Chanel

posts-16.jpg

Une élégance sobre rehaussée par quelques rangs de perles … Le style de Coco Chanel perdure et continue d’inspirer les créateurs de la maison.

Fervente admiratrice de la joaillerie, elle est la première créatrice de mode, en 1932, à lancer une ligne de bijoux : quelques décennies plus tard, la ligne existe toujours et continue d’innover. Etincelantes sans être clinquantes, lumineuses sans être prétencieuses, les perles sont entrées dans l’histoire comtemporaine avec le défi d’éclairer la sobriété de la mode Chanel. Accessoire chic par excellence, elles sont d’abord timides, mais s’imposent sur la petite robe comme une référence à l’intemporelle élégance à la française. Elles subliment ensuite sacs à mains, souliers, lunettes, jusqu’à s’intégrer aux manches des célèbres tailleurs en tweed.

 Les quelques rangs de perles au cou de Gabrielle Chanel se dédoublent, viennent se poser sur son poignet ou à sa taille. Les perles prennent des proportions différentes, des éclats nuancés, et se baladent entre le lobe de l’oreille et l’annulaire des clientes charmées. Cette saison, la maison réinterprète l’emblématique perle blanche, qui sera XXL ou ne sera pas. Enserrée entre les deux luxueuses vis d’une somptueuse bague en métal doré irisé, c’est l’accessoire audacieux de l’été. Le bijou est un véritable objet d’art conjuguant tradition et modernité, où le nom de Gabrielle Chanel, élégamment estampillé sur les côtés, résonne.

La Saharienne Printemps 2013 de Saint Laurent par Hedi Slimane

sahariennesaintlaurent.JPG

« Je pris soudain conscience du corps féminin. Je commençais à dialoguer avec la femme et à prendre conscience de ce qu’est une femme moderne ». Yves Saint Laurent ne façonne aucune femme pour ses vêtements, mais plutôt dédie ses compositions et offre ses confections à la femme. Ses sources d’inspiration sont intarissables : franchissant la barrière des genres, aussi bien identitaires qu’artistiques, son style est universel et atemporel.

Quand en 1967 il ouvre la première boutique Saint Laurent Rive Gauche, c’est au « safari look » que le créateur dédie sa première collection : des vêtements faits de raphia et de lin, ornés de perles de bois et de verre s’offrent aux corps féminins. C’est dans cette mouvance qu’il rêve la saharienne, un an plus tard. Tout droit inspirée de l’uniforme porté par les troupes militaires de l’Afrika Korps, la saharienne est coupée comme une chemise d’homme vague. Simple gabardine de coton en apparence, elle se métamorphose en une tunique confortable, pratique et élégante. Ultra féminine, elle est ceinturée à la taille par des maillons de bronze, et son décolleté provocant est délacé jusqu’au nombril de cordons beiges. Quatre poches plaquées à soufflet et rabat sont disposées sur le devant : deux sur la poitrine et deux sur les hanches. Lors du shooting en République centrafricaine, la veste-tunique est pour la première fois capturée par l’objectif de Franco Rubartelli, sur la silhouette sculpturale du mannequin Verushka. Véritable éloge à la nouvelle séduction, elle évoque la femme guerrière de la mythologie grecque.

Pour cet été 2013, Hedi Slimane avive les codes de cette pièce devenue iconique. Il traduit et interprète la saharienne en une robe ultra longue et féminine, inspirée des robes de soir. Elégance incarnée, elle épouse le long corps d’une sylphide. Le daim sophistique ce vêtement à l’allure féline, pour un effet seconde peau exclusif. La saharienne 2013 est ainsi plus « couture », par sa matière et par sa coupe, que son modèle originel. Le camel remplace la couleur sable, affirmant le caractère sensuel d’une peau hâlée. Les quatre poches sont toujours présentes, la ceinture délivrée des boucles. La nouvelle Amazone est moderne et éternelle à la fois, emprunte de la sensualité d’une statue romaine, d’une vestale. Transportée dans son contexte urbain, elle affiche avec volupté un chapeau à large bord, composé d’une base masculine et d’un bord capeline années 70, vecteur d’une époque à laquelle Hedi Slimane se réfère justifiant ainsi le retour de la garde-robe iconique Saint Laurent.

 

La Saharienne d’Yves Saint Laurent en Quelques Dates

 

1967 : Yves Saint Laurent montre au monde entier sa plus récente création: le look Sahara, avec la célèbre Saharienne.

1968 : Veruschka en portant la légendaire Saharienne d’Yves Saint Laurent est photographiée par Franco Rubartelli pour Vogue Paris.

1969 : YSL pose avec les mannequins Betty Catroux et Loulou de la Falaise en portant la Saharienne.

1969 : Catherine Deneuve est protagoniste du film La sirène du Mississippi où elle porte une version courte de la Saharienne.

1970 : La Saharienne apparait dans Elle magazine avec des mannequins en portant pantalons droits, toiles avec lacets et chaussures en cuir par Yves Saint Laurent.

1972 : Marie Claire révèle le look Safari avec un blouson vert, une robe kaki et un chapeau.

1981 : Catherine Deneuve habillée en Saharienne Yves Saint Laurent avec lacets alors qu’elle est photographiée par Helmut Newton pour la nouvelle campagne publicitaire.

1983 : La collection Saint Laurent Rive Gauche inclut la Saharienne avec une ceinture fine.

1985 : Le film Out of Africa avec Meryl Streep popularise la Saharienne pour la première fois.

1991 : La collection Printemps/été prêt-à-porter montre une grande variété d’additions au look Safari y compris couleurs plus clairs comme le blanc et l’or et un chapeau.

1993 : Le design de la Saharienne pour la collection Yves Saint Laurent Haute Couture Printemps/été inclut nouvelles additions comme de boutons doré et gants de serpent avec un chapeau noir.

1996 : Pour le look Printemps/été YSL réaménage encore la Saharienne.

2002 : Pour sa dernière collection YSL revisite radicalement la Saharienne en présentant elle en une grande variété de couleurs et coupures. Le défilé Printemps/été signe la fin de l’aventure d’YSL avec la Saharienne qu’il présente dans une grande variété de combinaisons.

2007Vogue montre une variante de la robe Safari avec une ceinture marron  et un chapeau panama.

2011 : La journaliste du W Magazine Giovanna Battaglia est photographiée en portant une version d’époque de la Saharienne YSL.

2011 : La Saharienne devient un parfum et une ligne cosmétique.

2012 : Dans la collection pour homme signée par Stefano Pilati la Saharienne et son monde sont protagonistes.

2012 : Keira Knightley fait une promenade dans la nature avec un look inspiré de la Saharienne YSL pour Vogue.

2013 : Le début de Hedi Slimane présente une version unique et totalement différente du look Safari du moment que la Saharienne est révolutionnée. La collection Printemps/été voit Saint Laurent donner forme à la veste et au look dans une version plus moderne qui fait face aux nouvelles tendances du streetwear et du mélange culturel.

2017 : Une nouvelle révolution arrive avec Anthony Vaccarello: dans la collection prêt-à-porter Printemps/été  la Saharienne est cuir noir avec un style underground.