Le Brégançon de Moreau, Icône du Beau d’Antan

Remonter le fil d’une icône revient souvent à filer celui de l’histoire — le sac Brégançon de la maison Moreau tient de ces pièces hautement symboliques. Entre nouveauté et souvenir historique.

Si le Brégançon de Moreau tiendra bientôt une place de choix dans les vestiaires contemporains, c’est qu’il a tout du sac plus-que-parfait. Versatile au possible, tant son allure passe allègrement d’une pop urbaine au luxe extrême, il a tout — mais surtout, il a une histoire. Et comme nombre d’icônes de la mode, celle-ci tient d’une rencontre pourvue au hasard.

2011. Fedor Georges Savchenko accompagne sa soeur chiner pour un client le meuble manquant à l’accomplissement de son appartement… Au coeur des Puces de Saint Ouen, là où tout un chacun fantasme de découvrir le trésor tombé en désuétude, voici que Fedor Georges Savchenko, lui, tombe en pâmoison devant une malle à la magnificence très singulière. Robuste et raffinée. Pratique et racée. Rien n’indique sa provenance sinon une étiquette teintée d’un bleu lumineux: ’Robert Bellanger, Fort de Brégançon’.

Epris de culture Française, et fasciné par son savoir-faire, c’est avec passion que Fedor Georges Savchenko se donne pour mission de retracer l’histoire de cette pièce hors du temps. Et quelle histoire ! Monsieur Moreau exerçait auprès du maître tabletier et ébéniste Martin-Guillaume Biennais, fournisseur officiel de l’empereur Napoléon 1er. Ceci avant que Biennais ne lui cède sa maison qui, avec le temps, devint maison Moreau. Au 283 rue Saint-Honoré, la grande bourgeoisie d’antan, flânant aux abords des Tuileries, ne tarde à remarquer ces malles robustes et inspirées — en plein boom industriel, le tourisme balbutie certes, mais chez Moreau, les familles déjà se pressent pour acquérir tout le nécessaire à la réalisation de leur ‘grand tour’. D’une élégance folle, les malles Moreau l’étaient et, c’est ce même motif inspiré de la vannerie, décalquant l’entrelacement de panier en osier, qui sauta aux yeux de Fedor Georges Savchenko.

« C’était un dessin à la fois simple mais subtil, méconnu et complètement oublié ! Je me suis mis en quête de reproduire ce motif tout en conservant la rareté de ce savoir-faire. Aujourd’hui le motif signature de la Maison est reproduit grâce deux techniques traditionnelles qui sont : l’impression par sérigraphie qui utilise une application de peinture semi-manuelle et le tissage Jacquard. »

Ainsi accompagné par le groupe OLG dès 2016, Fedor Georges Savchenko réveille la maison Moreau avec l’ambition de raviver son savoir-faire d’exception. C’est chose faite en 2011, lorsque Fedor Georges Savchenko se met en tête de créer le cabas parfait. Sans genre ni réserve. Le résultat ? Le Brégançon.

« Pour moi, c’est le sac idéal et je le porte chaque jour. Le Brégançon est avant tout intemporel, fonctionnel et léger. Il est conçu pour résister au quotidien, aux voyages, au temps qui passe… C’est un objet artisanal fabriqué avec les meilleurs peaux de veaux et taurillons français. »

Une tenue parfaite qui s’emboîte avec joie sous le bras. Réversible et pliable. Une doublure reprenant le bleu ardent de l’étiquette d’origine. Un cuir exquis et travaillé pareil depuis 5 siècles. Un cuir Moreau sérigraphié qui reste en mémoire. Le Taurillon pour compléter un cuir à l’aspect grainé… Des poignées rétractables, clin d’oeil délicieux et pratique aux malles ‘Diligence’. C’est toutefois dans cette couture dite ‘bourrelier’ qu’on lit tout l’héritage de Moreau Paris — une couture réalisée à la main avec un fil naturel ciré, épais et extrêmement résistant. Une technique déjà utilisée par les selliers de la fin du XIXème siècle…  Pour le montage des malles ! Puis vient ce nom. Le Brégançon. Nom qui scelle à jamais cette première création Moreau à celui qui lui a permis de traverser l’histoire.

Ce, puisque la malle chinée à Saint Ouen appartenait à Robert Bellanger ; homme du monde et dernier locataire privé du Fort de Brégançon, aujourd’hui résidence d’été des présidents de la République Française. Et si l’histoire se répète à l’infini, c’est une nouvelle fois à l’ombre de la présidence que le Brégançon expose l’intemporalité de son esthétique traditionnelle, et sa douce créativité. Car c’est au 49 rue du Faubourg Saint-Honoré, à deux pas de l’Elysée, que la maison Moreau est désormais installée. La pertinence des icônes se lit, peut être, dans ce lien permanent entre héritage et disruption.


La Collection Joséphine de Chaumet

chaumet-eclat-floral-josephine-diamond-ring.jpg_1536x0_q75_crop-scale_subsampling-2_upscale-false.jpg

C’est dans la luxuriante Martinique que grandie celle qui devient, au tournant du XIXe siècle, la première Impératrice des Français. Riche d’une passion pour le dessin et les plantes rares, Joséphine, épouse de Napoléon Ier, a très vite développé un goût particulier. S’appropriant les codes esthétiques du XVIIIème siècle, la muse des joailliers conjugue délicatesse et fantaisie au rigorisme du style Empire. Au gré d’un imaginaire nourri d’arabesques, de rinceaux, de feuillages et de fleurs, Joséphine développe une sensualité poétique toute faite de grâce, de courbes et d’éléments de surprises. Dès 1796, date de son mariage avec Napoléon, elle initia auprès de Chaumet quelques-unes des plus merveilleuses commandes jamais réalisées.

Parmi ses réalisations, joyaux et pierres les plus rares sonnent l’amour, et racontent le bonheur… Depuis, la maison de Haute Joaillerie Chaumet a su distiller le goût précieux de l’Impératrice autour d’une collection éponyme. Un hommage à la légèreté et l’éclat des créations qu’elle sut inspirer. « Joséphine est une marraine symbolique, c’est davantage sa personnalité et son audace qui ont inspiré cette ligne que les images d’archives » raconte Lionel Giraud, directeur artistique de Chaumet. 45 pièces d’exception perpétuent ainsi le style Joséphine, celui-là même qui forgea les codes d’une élégance aujourd’hui révérée. 

En conjuguant ainsi le raffinement du dessin à la flamboyance des pierres, la collection Joséphine de Chaumet replace au coeur de la joaillerie une tradition vielle de 230 ans! Une tradition qui exhume dans des dessins de la Belle Époque réalisés entre 1900 et 1915, des projets de colliers, pendentifs, diadèmes et aigrettes… Ainsi composées dans une sophistication exemplaire, les pièces Chaumet de la collection jouent des motifs géométriques en provenance du répertoire architectural de l’époque. Et ce, dans le seul but de leur faire épouser la grâce et la vivacité des mouvements! Ainsi composé, l’atour capture la fugacité de l’eau semblant jaillir, semblant scintiller dans l’air… Mariage de la beauté et de la force, de la délicatesse et de la vivacité — cette collection est à l’imagine de Joséphine, une femme; une Impératrice affirmant le prima de la sensualité. 

Joséphine de Chaumet, quelques dates clés

 

2018 : La bague Joséphine Aigrette Impérial est exposée lors de l’exposition Le Monde de Chaumet. 

2018 : Chaumet lance la campgane « Crown your love » qui permet aux clients de constituer eux-même leur bague.

2017 : Chaumet lance la collection « Gaité Parisienne » qui propose certains bijoux Joséphine.

2017 : Les créateurs réalisent la bague Joséphine Aigrette en diamant et rose gold.

2016 Laetitia Casta porte les boucles d’oreilles Joséphine « Eclat Floral » sur le tapis rouge du 69èmefestival de Cannes.

2016 : Kim Min Hee porte la bague Joséphine « Rondes de Nuit » ainsi que les boucles d’oreilles Joséphine « Eclat Floral » à la conférence de presse « the Handmaiden »

2016 Natacha Régnier porte le collier Joséphine « Rondes de Nuit » sur le tapis rouge du 69èmefestival de Cannes.

2016 : Les pièces des collections Joséphine sont au cœur de la campagne « Bridal », la collection Mariage de Chaumet.

2015 : Chaumet lance la collection Joséphine « Ronde de Nuit ».

2015 : Chaumet lance la collection Joséphine « Aigrette Impériale ». 

2015 : Chaumet lance la collection Joséphine « Eclat Floral ».

2015 : Chaumet lance la collection Joséphine « Aube printanière ».

2015 : L’impératrice est de nouveau à l’honneur pour les nouvelles collections.

2010 : La maison signe une collection de diadème contemporain et choisit Sophie Marceau pour égérie. 

1796: Chaumet réalise les parrures de Joséphine de Beauharnais, y compris celle de son mariage avec Napoléon.

1780 : Joséphine est la première cliente de Chaumet. 

La Nature Par Chaumet

wide-inspi-nature-lys-4583.jpeg

Fondée au 12 Place Vendôme, la maison Chaumet figure très vite l’excellence de la Haute Joaillerie Parisienne. Liée à l’histoire de France, sa fondation coïncide de peu avec l’arrivée de Napoléon au pouvoir — dès lors, l’art si précieux de la joaillerie trouve auprès de l’Impératrice Joséphine une admiratrice de premier plan. Il faut dire que le savoir-faire Chaumet transfigure avec une dextérité folle tout le sublime de la Nature. Tiges graciles, lys volumineux, feuilles légères, plantes sauvage… La Nature est ici célébrée autour d’une virtuosité mise au service de l’enchantement. En dépassant ainsi la tension entre nature et culture, les ateliers Chaumet ont su conjuguer inspiration sauvage et raffinement des plus extrêmes! Un naturalisme aujourd’hui au fondement même de la Haute Joaillerie. 

Depuis ses origines, Chaumet décline donc le merveilleux spectacle d’une nature libre et généreuse! Les ateliers de la Place Vendôme ont ainsi su développer une dextérité sans pareille — une virtuosité capable de décalquer sur des atours légers et précieux la fabuleuse histoire de la Nature. Source d’inspiration intarissable et foisonnante, la Nature ancre Chaumet dans l’union immuable entre passé, présent et futur. Depuis toujours, les créateurs font le choix de plantes de jardins, mais aussi de sous-bois et de champs… Le laurier, le blé, le chêne et le lys sont ici des attributs chers à la maison joaillière. Des symboles dont les maîtres joailliers traduisent la grâce sur des bijoux extrêmement sophistiqués! 

Référence culturelle significative, la Nature prête son graphisme, ses teintes et ses complications à la Haute Joaillerie Chaumet. Un jardin symbolique où nombre d’éléments concordent… Une branche juste coupée est agrémentée d’un ruban noué. Un simple épi de blé se transmue en une bague or jaune satiné rhodié brun, sertie de diamants taille brillant… Le lierre, lui, devient un bracelet aux feuilles coulées en émail, diamants et perles fines baroques — création datée de 1847. Et c’est en transmettant l’excellence Chaumet d’un chef d’atelier à un autre depuis plus de 230 ans que la maison est en mesure d’élever les plantes les plus simples au rang de joyaux… Une narration épatante, éminemment iconique! 

 

La Nature de Chaumet, quelques dates clés 

2018 : Pour la première fois, la maison Chaumet expose à Tokyo pour l’exposition « Le monde de Chaumet » dans laquelle l’épi de blé est prédominant, comme avec la tiare Epis de blé.

2018 : Les créateurs réalisent la bague « L’épi de blé » disponible en 40 unités.

2018 : La maison organise les expositions « l’art du dessin » et « l’art du trait » dans lesquelles des dessins de pièces sont exposées et nombreuses d’entre elles font références à la Nature.

2018 : Chaumet lance la campagne « Summer Spirit » et publie sur sa chaîne youtube des vidéos sur les éléments naturels que sont le ventl’eau et le soleil.

2018 : Chaumet revisite la collection « Bee My Love » nouvelle collection, avec Hannah Quinlivan pour modèle.

2017 : Dans la collection « Gaité Parisienne », nous retrouvons de nombreuses pièces en rapport avec la nature. 

2016 : Chaumet lance sa collection « La Nature de Chaumet » et place le Lys, le Chêne, le Laurier et le Blé au cœur de cette collection.

2016 : La maison réalise la collection « Offrandes d’été » avec un diadème, des boucles d’oreilles, un collier en or blanc, serti d’un diamant poire, en forme d’épis de blé.

2016 : La maison sort la collection « Moisson sous le vent » avec notamment une bague bé en or jaune et diamants.

2016 : Les créateurs réalisent la bague « Champs de lumière » en forme d’épi de blé, en or blanc et diamants, sertie d’un saphir Padparadscha taille coussin.

2016 Alice Isaaz illumine le tapis rouge du 69èmefestival de Cannes avec les boucles d’oreilles et le bracelet Hortensia « Aube Rosée ».

2016 Natacha Régnier porte les boucles d’oreilles Hortensia sur le tapis rouge du 69èmeFestival de Cannes.

2016 Bérénice Béjo porte les boucles d’oreilles et le bracelet « Lumières d’Eau » sur le tapis rouge du 69èmeFestival de Cannes.

2016 Rebecca Hall porte le bracelet Hortensia ainsi que les boucles d’oreilles Hortensia sur le tapis rouge du 69èmeFestival de Cannes. 

2016 Michelle Yeoh porte sur le tapis rouge du 69èmeFestival de Cannes une bague, un bracelet et un collier de la collection « Lumières d’Eau ».

2016 : Chaumet lance la collection Hortensia « Voix Lactée ».  

2015 : Chaumet ouvre un musée éphémère intitulé « Promenade Bucolique » où l’on retrouve le thème de la Nature.

2015 : La maison réalise une broche « Épi de Blé » en série limitée, en or jaune serti de diamants, qui s’accompagne de bagues, de bracelets, de boucles d’oreilles

2015 : La maison fait de sa boutique située au 12 place Vendôme à Paris un musée où la maison dévoile ses plus belles pièces influencées par la nature.

2015 : Chaumet lance sa nouvelle collection « Hortensia ». 

2015 : Chaumet réalise une nouvelle montre Hortensia.

2014 : Pour le lancement de la collection « Lumière d’eau », la maison publie des vidéos mettant en valeur le travail des artisans.

2014 : Chaumet lance la collection « Lumière d’eau ». 

2011 : Une nouvelle collection « Bee My Love » est réalisée.

1970 : Les joailliers créent un grand clip et une paire de boucles d’oreilles blé en rubis et diamant.

1910 : Les premiers dessins d’un nouveau diadème blé sont réalisés.

1909 : Les créateurs réalisent une paire de broches blés en roseaux, portables également en diadème.

1905 : Un nouveau diadème blé est réalisé.

1900 : Les créateurs réalisent les premiers dessins d’un diadème blé et graminées.

1900 : La maison présente son nouveau bijou aigrette aux épis de blés noués.

1890 : Les créateurs réalisent les dessins d’un collier blé et de coquelicots.

1811 : Chaumet utilise pour la première fois le symbole de l’épi de blé avec la création du diadème pour l’impératrice Marie Louise.

 

Moët Day – Le Jour De Moët & Chandon

moet.jpg

La France, le Japon, l’Australie, Hong Kong, le Brésil, les Etats-Unis, l’Espagne, la Russie, l’Italie, l’Allemagne… c’est dans plus de 37 pays que la Maison Moët & Chandon sera célébrée ce jour-là.

La « Moët Day – Le jour de Moët & Chandon » incarne l’histoire et le sens de l’hospitalité de la célèbre Maison de champagne. A cette occasion, la marque proposera une sélection de dates les plus iconiques de Moët & Chandon.

La Reine De Naples de Breguet

50a6177596bc1.jpg

La maison Breguet organise l’exposition « Reine de Naples » du 22 octobre au 22 novembre au Musée Breguet, situé au numéro 6 de la place Vendôme, à Paris. La manufacture célèbre les 200 ans de la livraison de la première montre-bracelet, objet-bijou devenu phare.

En 1810, Caroline Murat, reine de Naples et sœur de Napoléon fait une commande spéciale à son fidèle horloger, Abraham-Louis Breguet. La passionnée de bijoux demande « une montre pour bracelet à répétition ». Cette fameuse commande n°2639 sera livrée 2 ans plus tard. La montre bracelet est née. En avance sur son temps, la reine de Naples est la première à porter l’objet dès 1812. Le bijou n’apparaitra que timidement sur les poignets vers 1880.

L’exposition est aussi l’occasion de fêter les 10 ans de la collection Reine de Naples. En 2002, La maison Breguet redonnait vie à l’esprit de cette montre d’exception en créant une nouvelle série inspirée du bijou de Caroline Murat. La référence de la montre ayant disparu, il fallut consulter les archives où Abraham Louis Breguet notait l’intégralité de ses œuvres. La collection reste fidèle à la forme ovoïde de la montre et reprend les complications horlogères mécaniques qui ont fait sa légende, telles que les phases de la lune.

Pour ce double anniversaire, la manufacture réalise une nouvelle montre, référence 8908, qui joint esthétique et technique à l’image du garde temps de la reine de Naples. La montre en or blanc et nacre de Tahiti est sertie de 117 diamants de 0,99 carats. Grâce à son bracelet en fils d’or souple et raffiné, elle renoue avec les attributs de l’exemplaire d’origine.