L’Orange Hermès Habille Le Raincoat le Plus Désirable du Printemps/Eté 2019

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L’hippodrome de Longchamp tient dans l’histoire de la maison Hermès une place bien particulière — c’est en effet au tournant de la Belle Époque que le sellier fonde dans ses environs la boutique qui fera sa réputation d’excellence. Des selles aux accessoires indispensables aux cavaliers, Hermès déploie sur le cuir un travail noble et éminemment raffiné. Près de deux siècles plus tard, la maison jouit d’une réputation intacte — mais c’est dans la mode qu’elle assure d’émerveiller sa clientèle. Ainsi pour le Printemps/Eté 2019, la directrice artistique Nadège Vanhee-Cybulski emporte sa cavalière vers le grand large : une collection entre terre et mer qui défilait cette semaine au coeur même de l’hippodrome ! 

 

« C’est à la lisière de ces deux mondes que se trouve la mer » expliquait Nadège Vahnee-Cybulski. Cette saison, elle s’amuse en réalité des termes “sailor” et “sellier” pour ancrer la collection dans la nature et le grand air. Et c’est le long d’une paroi réalisée toute en miroir que défilaient les Belles Hermès — reflétant ainsi le ciel et les pièces follement exécutées dans une poésie infinie… Graphique et sportive donc, le vestiaire Hermès du Printemps/Eté 2019 faisait la part belle aux pièces d’extérieur ; en vedette, un raincoat à la ligne claire et dynamique, coulé dans ce orange énigmatique. 

 

Aujourd’hui reconnu dans le monde entier pour être le signe distinctif de la maison Hermès, c’est pourtant les rationnements imposés par l’Occupation qui forcèrent le sellier à l’adopter. Comme beaucoup de secteurs, la mode s’est trouvée censurée et, la pénurie est telle que la maison du 24 rue du Faubourg St-Honoré s’est vue dans l’obligation d’utiliser le seul colorant alors disponible, cette couleur orange… Ainsi le raincoat de la prochaine saison se teinte de cet Orange Hermès, énigmatique, depuis devenu symbole de sérénité, de sagesse et de joie de vivre ! 

Le Pardessus Cuir Grainé Hermès de l’Automne/Hiver 2018

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Nadège Vanhée-Cybulski a une fois encore présenté sa collection pour le mythique sellier parisien dans un cadre extérieur. C’est au sein d’un des deux jardins du lycée Victor-Duruy, à Paris VIIe, qu’Hermès introduisait sa collection Automne/Hiver 2018/19. Et il s’agit de l’une des plus instinctives de l’actuelle directrice artistique depuis son arrivée à la tête de la maison. Il faut dire que Nadège Vanhée-Cybulski semble aujourd’hui parvenir à épouser les icônes et les gimmicks Hermès de façon plus spontanée. C’est ainsi que l’on retrouve une collection comme une ode à la matière fétiche de la maison – pièce-phare de l’Automne/Hiver 2018/19, le pardessus cuir grainé rouge honore en effet nombre des codes du sellier.

            Pièce coupée dans un veau grainé des plus sensuels, le pardessus Hermès brille de par son apparente simplicité. Un chic sans excès, un raffinement sans tapage – chez Hermès, les pièces témoignent d’une recherche savante dans la matière. Comme à l’habitude, le talent des ateliers travaille et transforme le cuir avec une finesse exceptionnelle – il n’y a en effet aucune rigidité dans ce cuir signature. Matière première de la « sophistication chuchotée » du sellier, le pardessus grainé rouge de l’Automne/Hiver 2018/19 se pique d’éléments rock pour une allure encore plus contemporaine. Chic au possible, la silhouette ici portée par Hayett McCarthy est incontestablement l’apanage de la grammaire Hermès.

            Dans le pur respect de l’ADN de la maison, Nadège Vanhée-Cybulski présente ainsi une pièce très contemporaine, prolongée de ses savoir-faire ancestraux. La griffe du 24 Rue du Faubourg Saint-Honoré développe donc pour la saison prochaine un pardessus au minimalisme certain – coupe nette, quatre poches et une ceinture… Rien de plus n’est nécessaire pour signifier tout le panache de cette silhouette. Structuré, mais sans entraver le mouvement, le pardessus cuir grainé rouge est assurément l’une des pièces de l’hiver prochain.

La Cape Hermès de l’Automne/Hiver 2018

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Une ode à la vie en extérieur. Ainsi pouvait être résumée la collection Automne/Hiver 2018/19 de la maison Hermès. Il faut dire que Nadège Vanhée-Cybulski n’a eu de cesse depuis quatre ans de préciser la grammaire de la femme Hermès – une femme active et éprise de nature qui attend de ses vêtements d’être aussi sophistiqués que praticables. C’est ainsi que l’actuelle directrice artistique de la maison cherchait à satisfaire le besoin d’une sophistication naturelle. Et les silhouettes ayant défilé à Paris la semaine passée faisaient en effet la part belle à tout ce qu’on attend du sellier français – matières au luxe invisible mais insensé, chic absolu et raffinement dans le détail.

            Pièce-phare de cette collection Automne/Hiver 2018/19, la cape Hermès distille dans sa maille de cachemire moulinée des lignes minimalistes à la noblesse plus que certaine. Il faut dire que le sellier parisien est connu pour ne faire aucun compromis sur la qualité – ici, c’est l’objet, la pièce, le vêtement qui compte, et non le paraître. C’est ainsi que l’iconique cape se réinvente dans une version un brin plus fluide. La pièce donne ici à la femme une noblesse mêlée à une nonchalance qui ne peut que donner de l’allure. Nadège Vanhée-Cybulski a en fait cherché à injecter à ces pièces un peu de ces femmes qui dégagent « cette intime assurance d’être soi et de ne le devoir à personne. »

            Lorsqu’on lui demande ce qui a inspiré cette collection toute faite de pièces outdoors, l’actuelle directrice artistique répond que c’est la « vision des grands espaces qu’on peut retrouver en Mongolie ou aux Etats-Unis. »  Et on imagine parfaitement cette cape Hermès de l’Automne/Hiver 2018/19 réchauffée autant qu’elle habille de prestance la belle qui l’arborera. Oui, l’attitude discrète d’Hermès signe depuis longtemps déjà la silhouette des femmes recherchant cette fameuse « sophistication chuchotée » – une femme furtive et éminemment élégante.

La Parka Matelassée Orange Hermès de l’Automne/Hiver 2018

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C’est au sein d’un des deux jardins du lycée Victor-Duruy, à Paris VIIe, que la maison Hermès a choisi de faire défiler sa collection Automne/Hiver 2018/19. Et là encore, c’est dans les détails que se distille tout le raffinement Hermès. Il y avait d’abord le set du défilé. Sous une tente transparente, Nadège Vanhée-Cybulski avait choisi de commencer son défilé au crépuscule. La raison est simple, puisque c’est à cette heure que Paris doucement enfile son manteau du soir –  le jardin se remplit de brume, le ciel se pare de son bleu profond, et les lumières orange Hermès brillent en arrière-plan. L’ambiance est définie : Hermès pense l’Automne/Hiver 2018/19 tout en mystère. Parmi les silhouettes ayant défilé la semaine passée à Paris, l’on retient ainsi la force et l’élégance de la parka matelassée de la mythique teinte orange du sellier.

            Nadège Vanhée-Cybulski renoue en effet avec les fondamentaux de la maison. Pensée pour les activités outdoors, la parka matelassée orange est elle-même une ode à la vie en extérieur… Mais en version Hermès, elle prend un tout autre sens – riche en détails cachés, la pièce met en vedette le clou Médor. Subrepticement, le voilà qui forge le motif de la parka : des losanges encastrés, célébration de la plus classique des montres Hermès. Côté style, la parka matelassée orange de l’Automne/Hiver 2018/19 introduit une allure naturelle et un raffinement absolu – la couleur reprend la signature même d’Hermès, tandis qu’un veau d’une qualité exceptionnelle sert de matière première à cette « sophistication chuchotée ».

            Doucement enveloppante, la pièce-icône de l’Automne/Hiver prochain se taille près du corps. Des lignes peu habituelles pour Nadège Vanhée-Cybulski qui signe là une collection ultra-désirable. Faisant la part belle à l’héritage et aux codes Hermès, la française établit toutefois une nouvelle équation stylistique pour la maison. Luxe extrême et praticabilité ici se rencontrent donc autour d’une parka matelassée et teintée du très suave orange Hermès. Une pièce discrète qui, avec tout l’émerveillement que l’on connait du sellier Parisien, signe une attitude délicatement frondeuse.

Le Péplum Top Hermès Printemps/Eté 2017

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Nadège Vanhée-Cybluski s’est formée parmi les plus grandes maisons actuelles – Martin Margiela, bras droit chez Céline ou encore The Row, la patte du designer a su aujourd’hui séduire la maison Hermès de par da vision moderne et épurée de la mode – penchant pour le classicisme des créations qui, si elles sont simples sur les bords, contiennent toute la complication des œuvres dignes de la maison. Ainsi, la Maison du Faubourg est-elle attachée à l’approche soignée et l’élégance… ou plutôt au raffinement intemporel des vêtements associés à la griffe française. « Hermès, dit-elle, c’est une référence que l’on regarde avec admiration, désir, émerveillement. Une maison intègre qui ne fait aucun compromis sur la qualité et qui aime l’objet, pas le paraître. »

Ce fut ainsi dans cet esprit que Nadège Vanhée-Cybluski présentait à Paris des pièces efficaces car minimalistes, belles et ô combien fonctionnelles. Mais attention Hermès ne manque jamais d’once de poésie et, la directrice artistique n’a omis de le rappeler. Ainsi sur ce péplum top, le corsage apparaît si évident que la souplesse et la douceur du cuir ne viennent, finalement, qu’accentuer l’évidence du travail de la maison. Epurée tout autant que travaillée, la pièce est radicale – un peu rétro, un peu exotique, mais subrepticement futuriste. L’on reconnaît ici tous les codes de la maison Hermès – amplitude, rondeur, style et tranquillité.