Le Grand Prix de Monaco, Un Circuit Légendaire Enserré de Glamour

Un circuit iconique où se révèle la haute virtuosité des pilotes depuis 1929.

Alain Prost. Ayrton Senna. Niki Lauda ou encore Michael Schumacher. Autant de pilotes qui se sont révélés sur un circuit au tracé quasi-inchangé en 90 ans. Oui, cette édition 2019 marque le 90e anniversaire du Grand Prix de Monaco. Un GP où vrombissent les Formule 1 depuis 1950 — un circuit où les voies, sinueuses, étroites et bordées de rails, requiert une concentration absolue. « On a l’impression de rouler à 1000km/h au milieu des immeubles. C’est très simple: Monaco c’est zéro erreur » à en croire les mots mêmes d’Alain Prost. Si le Grand Prix de Monaco fait aujourd’hui figure d’évènement iconique par-delà l’univers des courses automobiles, c’est que le 26 mai est devenu une étape obligée pour les A-listers du monde entier. Et cela, le Grand Prix le doit beaucoup à son tracé et son cadre idyllique! 78 tours nichés sur le Rocher le plus glamour de la galaxie…

« Monte-Carlo est un circuit très physique parce que bosselé et qui fait très mal, les épaule, le cou etc… Il fait vraiment mal, mais j’ai gagné, je suis heureux » Ayrton Senna. Dès le départ, la piste s’ouvre sur le virage de Saint-Devote. Un véritable entonnoir toujours considéré comme l’un des passages les plus dangereux au monde… Les pilotes, lancés à plus de 300km/h sont obligés de ralentir et, débarquant d’une ligne droite, se sentent aspirés dans un espace très ouvert et hautement impressionnant ! Autre point clé du tracé, le virage dit du Casino. Le Casino de Monte-Carlo, connu pour avoir été l’antre de La Belle Otéro, mais aussi le lieux de rencontre des génies qu’étaient Coco Chanel, Serge Diaghilev et d’autres, borde en effet l’un des points iconique de ce circuit. « C’est le virage rapide du circuit. Lors de la montée qui précède, on passe les vitesses progressivement, jusqu’à la 7e. C’est une sensation très grisante : tu as l’impression de décoller, de ne voir que le ciel. On arrive sur une plateforme et, là, on met le pied sur le frein pour ne pas « taper » sur le rail. Il y a un virage à gauche qu’on passe à l’aveugle et il faut rester à l’intérieur pour enchaîner avec un virage à droite. C’est l’une des seules courbes qui permet d’avoir une réelle sensation de vitesse sur le circuit » raconte le pilote Français Franck Montagny.

De 1983 à 1993, Monaco est le terrain d’affrontement de deux titans de la F1: Alain Prost et Ayrton Senna. Entre performances, exploits et victoires, ils ont contribué à forger la légende de ce circuit, décrochant à eux deux le plus grand nombre de victoires. Six pour Senna, quatre pour Prost. « C’est un vrai défi de rester extrêmement précis sur ce tracé, c’est beaucoup plus intéressant que d’avoir simplement à rouler vite » Michael Schumacher, avec cinq victoires en Principauté, se hisse à la deuxième place de son histoire. C’est dire l’importance de ce circuit pour les prodiges de la F1.

La nouvelle génération n’est pas en reste. Lewis Hamilton, en 2008, raffle sa première victoire pour Mercedes — s’enthousiasmant de son succès au Grand Prix de Monaco : « c’est ma plus belle victoire, sur mon circuit préféré, celui où je voulais gagner plus que sur n’importe quel autre. » A 21 ans, le très prometteur Charles Leclerc, natif de Monaco, compte bien cette année raffler la mise: « c’est un rêve depuis tout petit et c’est pour ça qu’on travaille. C’est là où Ferrari mérite d’être. Ça ne va pas être un Grand Prix facile mais j’espère bien sûr une victoire à la clé. » Chaque édition amène son lot de moments et d’images devenus cultes dans l’histoire du Championnat de F1. Du crash d’Ayrton Senna à sa finale au coude à coude avec Alain Prost, en passant par les éditions complètement hallucinées sous des pluies torrentielles… Ce dimanche 26 mai, le GP écrira sans doute une nouvelle page de l’histoire.

La Porsche 911 par Richard Orlinski

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Le sculpteur Français Richard Orlinski s’associe à Porsche pour mettre au jour une voiture inattendue – une véritable pièce d’art habitée de la puissance de l’écurie Allemande ! La Porsche 911 by Orlinski distille ainsi les codes arty et colorés du plasticien en même temps qu’il s’attache à conserver tout des lignes iconiques de la Porsche 911. « Je suis très honoré d’avoir pu (…) revisiter cette voiture d’exception qu’est la Porsche 911, pour en faire une œuvre unique, empreinte de nos deux ADN. D’une part, celui de Porsche, un univers de prestige et d’excellence, et le mien, un monde graphique aux couleurs vives » explique l’artiste connu pour ses sculptures géantes d’animaux inspirées de l’art de l’origami.

Il a fallu près de 220 heures de travail à Richard Orlinski pour monter cette oeuvre particulièrement singulière. « L’un des plus grands défis techniques fut de rendre la voiture uniforme au toucher, cela malgré ses onze couches de peintures ! » Et il est certain que cette voiture capturera toute l’attention lors de sa mise en vente – le 19 Juillet prochain, à Monaco, l’objet de tous les désirs sera en fait introduit aux enchères lors d’un évènement non moins exceptionnel. L’occasion de célébrer le 55ème anniversaire de la Porsche 911 et de la Rolex Daytona – deux mythes, et une vente aux enchères hors norme dont les bénéfices seront reversés à l’association ‘Les Rois du Monde’. Un rêve d’artiste donc qui permettra de réaliser les rêves d’enfants malades !

Le Casino de Monte-Carlo

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Monaco fait figure d’ilot du glamour sur le continent Européen – et la naissance du premier Casino de Monte-Carlo n’y est pas étrangère. Composé et imaginé par l’architecture de l’Opéra de Paris, Charles Garnier, le Casino prend forme en 1863, adossé à la mer Méditerranée… Majestueux, le lieu l’est certainement – boiseries et dorures accompagnent ici des fresques exécutées à la manière du peintre Boucher, des bas-reliefs, des sculptures et cariatides, et un atrium éblouissant tout de marbre et d’or ! Le Casino, Charles Garnier l’a ainsi pensé dans une architecture sensible et solennelle, poétique et éminemment renversante. C’est que, en 1868, Monte-Carlo est une toute nouvelle ville sur le plateau des Spélugues.

Sept ans auparavant, les villes de Menton et de Roquebrune, à l’époque 80 % du territoire Monégasque, furent officiellement cédées à la France. Appauvrie, la Principauté avance une idée qui, à tout jamais, fera d’elle l’épicentre du luxe et du glamour…  « Charles III eut donc l’idée des jeux de casino, interdits dans les pays voisins, pour permettre à la Principauté de s’enrichir et de se développer rapidement » rappelle la Société des Bains de Mer. Ce tournant ainsi orchestré ; la construction du Casino tout juste achevée – un mythe prenait vie ; son histoire écrite en lettres d’or!

Poker, Black Jack, Bandit-manchot, Roulette Anglaise ou Baccara… Le Casino de Monte-Carlo accueille aujourd’hui les joueurs, amateurs et stars du monde entier ! Le prestige est tel que l’on se presse pour jouer en toute liberté aux tables de la Terrasse Salle Blanche, en profitant d’une vue panoramique sur la Riviera. Partout la beauté et la magnificence du lieu distillent une aura de glamour et de décadence. Pourtant, « les Monégasques […] ne peuvent, dans les maisons de jeux, participer à ceux-ci » – un article toujours en vigueur aujourd’hui, né sous l’ordre Prince Charles III.

La Villa E-1027 d’Eileen Gray

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Elle est considérée comme un joyau. L’extérieur est pensé tel un petit « paquebot » sur pilotis. Magnifiant le plan libre faisant hommage aux cinq points de l’architecture moderne énoncé par Le Corbusier : la vue est omniprésente : Toit plat, variations chromatiques blanches et bleues, stores en toile de bâche, structure en béton armé. Eileen Gray réinvente la villégiature balnéaire tout en préservant l’intimité du lieu. De fait, il faut emprunter le sentier du littoral pour parvenir à la maison, le jardin lui, continue en contrebas pour se jeter dans la mer. Valeur de manifeste, tant pour l’architecture que pour les meubles fixes et mobiles, les luminaires et les décors qui en sont indissociables. Pour Eileen Gray chacun « doit pouvoir rester libre et indépendant » et tout ranger dans un minimum de place. Pour cela, elle invente un mobilier élégant, fonctionnel et très astucieux dont elle soigne chaque détail. Cet esprit d’ordre et de rangement se matérialise entre autres par de petites étiquettes peintes précisant la place de chaque chose : allant plus loin, avec cette idée de désaxer les murs pour éviter que les portes ne soient visibles. Le salon est également polyvalent. La cuisine dispose aussi de cloisons mobiles. A l’époque certains meubles et tapis sont des créations en vente dans la galerie parisienne de Jean Désert.

Ce sont notamment le fauteuil Transat, inspiré de ceux des paquebots, le fauteuil Bibendum, une banquette en cuir noir à armature en tube d’acier chromé. Mais encore les tables volantes, le tapis « Marine d’abord » de la chambre d’amis mais surtout l’astucieuse table de chevet chromée circulaire, baptisée Table E-1027, réglable en hauteur par une chaînette métallique. Si les peintures sont moins connues, Le Corbusier se considérait avant tout comme un peintre. Étant un ami proche de Jean Badovici, l’artiste y réalisa sept peintures murales. Ces fresques, dont plusieurs dessins préparatoires sont conservés à la Fondation Le Corbusier, deviennent en revanche un point de discorde entre Gray et Le Corbusier. Eileen ne les appréciait pas particulièrement considérant qu’elles dénaturées son architecture.

Néanmoins, les amants ne vécurent pas longtemps ensemble dans la Villa E-1027, se séparant en 1932. Jean Badovici restera propriétaire jusqu’à sa mort en 1956, recevant nombre de fois Eileen Gray en tant qu’invitée et collaboratrice. La villa sera ensuite vendue aux enchères en 1956 et acquise en 1960 par une amie de Le Corbusier, à sa demande, pour en assurer la préservation. Après une longue restauration initiée en 2007 La villa, fresques comprises son jardin et son terrain a été classée au titre des monuments historiques par arrêté du 2000 et a obtenu le Label « Patrimoine du XXe siècle ».

Le Kelly Imprimé d’un Portrait Photographique de Grace Kelly de 1954 Bientôt aux Enchères

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Pour la 3e année consécutive, Artcurial choisit de prendre ses quartiers d’été à l’hôtel Hermitage de Monaco. L’occasion est donnée d’une prestigieuse semaine de vente aux enchères dans la Principauté. Les déclinaisons les plus folles des iconiques sacs Birkin et Kelly seront présentées, mettant à l’honneur les plus belles peaux exotiques, et les couleurs les plus audacieuses. Mais, cette fois-ci, la maison de vente aux enchères met en vedette un objet rare rendant hommage à cette figure d’élégance que fut Grace Kelly. Hasard de calendrier, cette année aussi le film inspiré de sa vie, signé Olivier Dahan, fera l’ouverture du Festival de Cannes.

Ce sac est une pièce de collection ; spécialement créée à l’occasion de l’exposition « Les Années Grace Kelly » qui s’est tenue en 2007 au Grimaldi Forum Monaco. La marque à la calèche signait alors un Sac Kelly 40 cm en veau Epsom bleu jean, au décor textile imprimé en sérigraphie d’un portrait de la princesse. Une pièce unique dont le dessein était de prolonger dans les mémoires la beauté, la douceur et la grâce d’une Princesse entrée de son vivant dans la légende. La maison Hermès, associée à jamais à l’image inaltérable de celle qui devint une icône, lui devait bien cet hommage pour continuer à honorer son souvenir.

Chanel, Première Tourbillon Volant pour Only Watch

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Organisée au profit de la recherche monégasque contre la myopathie de Duchenne, la cinquième édition de la vente aux enchères de montres d’Only Watch se tiendra, cette année, le 28 septembre, à Monaco. L’occasion pour Chanel de présenter le premier exemplaire de montre de haute horlogerie « Tourbillon Volant ». Pièce unique manufacturée en Suisse, celle-ci entreprend une nouvelle approche minimaliste du design et reprend ce camélia-tourbillon-volant d’exception qui fait tourner le temps. Un boîtier en or blanc dont la carrure est sertie de 92 diamants étincelants, une lunette en céramique noire, un bracelet vendu en alligator noir mais cette fois présentée en satin noir ; au final, c’est une pièce unique composée d’un tourbillon d’exception.

Son mouvement mécanique à remontage manuel lui fournit 40 heures de réserve de marche, de quoi prendre le temps d’admirer et de mirer l’extraordinaire subtilité de ce garde-temps. Car, comme à l’œil souvent échappe toute la beauté d’une chose, elles ne seront de trop pour laisser deviner ce Camélia, dont les pétales en résille et le cœur tapissé de diamants, en secret, comme ça, tout bas, bouclent une rotation par minute. Une prouesse esthétique et technique qui, en 2012, permet à Chanel Horlogerie de se voir récompenser lors du Grand Prix d’Horlogerie de Genève, dans la catégorie « Montre Dame », pour cette montre Première Tourbillon Volant. Un bien magnifique à acquérir sur le Rocher, et sans culpabilité. Mais non sans difficulté, puisque c’est aux enchères qu’elle se jouera.