La Manhattan de Meyrowitz

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Etablie en 1875 à New York, la maison Meyrowitz lie rapidement sa tradition Parisienne à la culture Américaine. Comme en témoigne l’icône et objet du désir le plus vendu de la maison – la Manhattan. De Londres à Paris en passant par la Grand Pomme, la Manhattan s’inspire de nombre de lignes et références – inspirée d’un dessin des années 50, la lunette est aussi et surtout un hommage au talent exceptionnel de Woody Allen !

« Son succès international est tel que c’est une joie d’accueillir nos clients qui arrivent en nous disant : ‘J’aimerais avoir une Manhattan’ » commente Jean-Manuel Finot, directeur général à Paris. Et il est vrai que la Manhattan a tout du it – rééditée en 2002 avec ses cotes et dimensions actuelles, la pièce est réalisée dans la pure tradition de Meyrowitz… Charnières rivetées et brillantage à la main, la lunette distille tout de l’aura et du luxe d’une paire d’époque.

Un style éternel qui sied tout aussi bien les hommes que les femmes. Coulée en noir, sa couleur de prédilection, la Manhattan parvient à faire ressortir ses volumes avec une grâce convaincante ! Mais, succès oblige, l’icône de la maison Meyrowitz est aujourd’hui disponible dans des teintes d’imitation corne ou écaille… Pourtant, c’est taillée en écaille de tortue véritable, matière désormais très rare, qu’elle distille tout de la sophistication d’une si grande maison !

La Villa Noailles

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La mère de Charles, la princesse de Poix, lui a offert en cadeau de mariage un bout de colline dans le Var, à Hyères. Plein sud, dans le coin le plus ensoleillé de France, avec vue sur les îles de Port-Cros et du Levant. Ils sont un couple de collectionneurs et de mécènes, qui ont notamment financé des projets de Dali, Buñuel ou Cocteau. En 1925, ils font construire cette villa sur les hauteurs de la ville, qui représente l’une des premières constructions de style moderne en France. Son concept « infiniment pratique et simple où chaque chose serait combinée au seul point de vue de l’utilité ». L’architecte, applique alors les préceptes fondateurs du mouvement rationaliste : épuration des éléments décoratifs, toits, terrasses, lumière.

L’une de sa singularité. « La manière dont elle se construit qui met en doute toutes les certitudes du mouvement moderne. Des extensions imprévues apparaissent, et, si l’expérience est concluante, on continue. Successivement agrandie jusqu’en 1933, pour atteindre 2 000 m2 et 60 pièces avec piscine, squash et gymnase privé. Décorés par les plus grands tels Francis Jourdain, Constantin Brancusi, Alberto Giacometti. Le monument qu’ils appelleront Saint-bernard, sera l’un des premiers bâtiments modernistes d’Europe. Par ailleurs il faudra bâtir en maçonnerie traditionnelle, car aucun entrepreneur à Hyères ne maîtrise le béton armé.

Entourant l’édifice un grand jardin méditerranéen planté par le vicomte de Noailles, complété par un jardin cubiste de Gabriel Guevrekian. Rebaptisé « jardin triangulaire » sublimé par une sculpture en bronze de Jacques Lipchitz. Dans le respect des vœux de Charles de Noailles, qui a vendu la propriété en 1973 à la ville de Hyères afin qu’elle ouvre le parc au public et fasse du bâtiment un lieu culturel. Inscrite en 1987 aux monuments historiques, après une longue période d’abandon elle a été restaurée en plusieurs étapes pour devenir un centre d’art et d’architecture en 1996. Promesse tenue car s’y tient notamment le fameux festival international de mode et de photographie.

La Veste Perfecto Bouchra Jarrar Printemps-Été 2016

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C’est dans la tranquillité et l’intimité de son atelier du premier arrondissent que Bouchra Jarrar a présenté sa collection Printemps-Été 2016. Une collection composée comme un vestiaire de pièces essentielles et classiques, où éléments masculins et féminins s’éprennent à fusionner. La fondatrice de la maison éponyme met ainsi en place une mode fonctionnelle et portable, où c’est le détail qui se charge de sublimer la silhouette tout en subtilité. Une véritable leçon d’épure.

Ainsi la veste perfecto s’imagine dans une veine raffinée dirigée dans un esprit “allure couture moderne“. La superposition est de mise ; une superposition d’intention et de graphisme : un peu long, un poil oversized, taillé comme il faut, le perfecto s’imagine à revers noir sur motif graphic duochrome, tandis que des découpes douces affinent l’allure de la pièce. Les pans deviennent motif quand les références animalières se brouillent dans un monochrome appréciable…

La Robe Mademoiselle Vionnet Printemps-Été 2016

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La collection Printemps/ Eté 2016 présentée à Paris aurait convaincu Madame Vionnet elle-même : snob, pure, simple et authentique, les looks ayant défilé n’avaient leur pareil pour raviver une vision qui transcende les époques. La fondatrice, disparue en 1975, était profondément révolutionnaire et, comme toute révolution, aimait à prendre pour point de départ l’Antique pour magnifier sa technique. Mais voici qu’aujourd’hui Hussein Chalayan, stylistique britannique reconnu pour son approche futuriste, poétique et géniale de la mode, rejoint l’équipe créative Vionnet. Si Madeleine Vionnet a fondé sa réputation sur ses coupes en biais et ses drapés tout autant novateurs que libérateurs, la patte conceptuelle et innovante d’Hussein Chalayan se fait aujourd’hui sentir comme un véritable retour aux sources.

Et ce romantisme s’illustre à merveille dans le drapé, la structure et l’épure des lignes de la robe demoiselle. L’entrée de Chalayan fait la différence dans ce plissage traité avec beaucoup plus de subtilité dans cette robe de déesse au top coupé, jumelé à un pantalon plissé extra long, signe d’une nouvelle modernité nocturne. Draper, la maison Vionnet le fait encore et toujours. Dans un jeu de contrastes, cette fois-ci : entre noir et blanc, tissu opaque et transparence du tulle, la pièce se révèle dans des découpes parfaitement exécutées, à la limite de la merveille.

Le Kimono : un Vêtement Traditionnel et Moderne

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 A l’image des rouleaux de papyrus sur lesquels les Egyptiens rédigeaient la vie des premières civilisations sédentaires et antiques, le kimono est le médium de l’histoire du Japon, exprimant les époques, les techniques, l’utilisation de matériaux variés. Cet élément phare de la culture Nippone et plus globalement asiatique, traverse les siècles et les coutumes.

 Originellement porté par tous, le kimono est une grande pièce de tissu minutieusement travaillée, tissée et peinte. Un kimono n’est pas simplement un vêtement mais c’est également la traduction d’un statut social, d’un savoir-faire et d’une époque. En effet, les kimonos réalisés avec talent dans des tissus précieux sont considérés comme de réelles œuvres d’arts. Vêtement d’une élégance rare et affiné durant plusieurs siècles, cette pièce incontournable du vestiaire asiatique, brodé de fils d’or, fait dans une soie des plus rares ou dans un modeste coton, le kimono est avant tout la griffe d’une nation. Mais au début du XXème siècle, le Kimono n’est quasiment plus porté. Petit à petit l’empereur Meji habille les employés de la fonction publique de la tenue orientale. Entre 1920 et 1930, les écoliers troquent l’hakama contre l’uniforme marin et les femmes adoptent les jupes et des chemisiers.

 Aujourd’hui les codes de cet orientalisme d’antan sont repris par bon nombre de maison et de créateurs qui le remettent au goût du jour et le réactualisent. Le kimono, comme une force tranquille fait son apparition petit à petit dans le vestiaire occidentale depuis quelques années maintenant, considéré pour certains comme le nouveau blazer de l’été, élégant et raffiné à la fois, ou comme une pièce importante de la panoplie Homewear. C’est entre les mains de grands créateurs contemporains que le kimono vit une deuxième jeunesse. Rick Owens dessine une ligne pure et minimaliste dans un tissu noir tandis que Céline en invente une version blanche resserrée sous la poitrine. Dries Van Noten, lui accorde l’authenticité des dessins peints sur le tissu à une fluidité et une coupe plus courte. Ainsi, le Kimono, désormais inscrit dans l’histoire occidentale, s’ancre dans un nouveau mode de vie et véhicule de nouveaux codes.

Hymne à la Rose : les Nouveautés Joaillerie de Piaget

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La rose. Dans l’univers Piaget, celle-ci s’appréhende comme une inspiration créative sans limite. A travers une forme et un halo, par sa beauté et sa fragilité, la reine des fleurs a toujours enchanté le créateur Yves Piaget. La collection Piaget Rose fut lancée en 2012, à l’occasion des 30 ans de la rose d’Yves. Aujourd’hui, elle poursuit son hommage à travers un troisième volet : hymne à la rose, les ultimes créations débordent d’audace et d’éclat captés dans une subtile enveloppe d’or et de diamant.

Sensuelles et resplendissantes, les 14 nouvelles variantes de la collection surprennent et enchantent comme les premières floraisons le font des sens. Grâce à une prouesse technique inédite réalisée par la maison, la rose révèle une toute autre interprétation : sur le pendentif, une fleur généreuse coulisse sur la chaîne pour agrémenter le style à l’humeur ; près du cou, la rose illumine et relève la douceur de la peau. Si elle flotte en toute légèreté sur le décolleté, toute luxueuse et étincelante de diamants, voilà qu’elle séduit. En soi, une collection moderne et surprenante qui, pleine de fraîcheur, s’inspire de la grâce de la fleur. Le jardin de Piaget, un véritable hymne à la rose.

Le Cappon Magro, le Plat Signature d’Alain Ducasse

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Démocratisé en France par Ducasse, le Cappon Magro est un plat riche en saveurs qui nous vient du XVIe siècle. Servi en entrée et se dégustant froid, le Cappon Magro se compose d’une galantine de poisson, de légumes assaisonnés, le tout agrémenté d’une sauce et présenté en terrine. Pour ce plat qui nécessite une préparation la veille du service, Alain Ducasse réinterprète le dressage ancestral et lui donne un nouveau souffle contemporain et élégant. Laissant de côté la sophistication, Ducasse en revient à une cuisine brute, simple, la salade subtilement déposée sur une base de biscuit, surmontée d’un mélange de légumes et de fruits de mer. Ce plat signature est devenu au même titre que la cookpot, un incontournable de chez Alain Ducasse, une combinaison simple, mais parfaite, d’héritage, de savoir-faire et de produits authentiques et frais. Au travers de sa cuisine authentique ainsi que de ses interprétations sans superflus, Ducasse défend ce qu’il se plaît à nommer, la simplicité des saveurs originelles qui se défendent d’être originales. L’incontournable, faire du bon avec du simple, ce qui pour lui est le nouveau luxe car  « L’étonnement, des fois, est dans les choses les plus simples. Enfin, est ce que le nouveau luxe ça ne serait pas la simplicité? ».

Des 23 restaurants et 3 auberges estampillés du nom Ducasse,  tous sont  différents et brillent du savoir-faire du natif des Pyrénées-Atlantiques avec une carte exceptionnelle, une haute technicité dans l’exécution des gestes en cuisine, le tout avec un mot d’ordre, la sublimation du produit, tout en le respectant. Pour chaque restaurant ou auberge, la cuisine proposée est en synergie avec son terroir et l’endroit où il se trouve, cependant, quelques plats demeurent à la carte quoi qu’il advienne. Ces plats d’exceptions faisant partie intégrante de la ligne éditoriale du chef, le plat de fête qu’est le Cappon Magro fait partie de ces fameux plats dits « signature » et demeure une véritable icône de la cuisine « made in Ducasse ».

Alain Ducasse, au sommet de son empire est aujourd’hui, un des hommes d’affaires, mais surtout un des chefs les plus internationalement connu pour sa cuisine moderne et originale; au centre de ses concoctions, ses spécialités ou comme il les appelle, ses plats signatures, tout comme le Cappon Magro, sont des mets incontournables revisités par le chef aux multiples étoiles tel un directeur artistique car comme Ducasse le dit lui même, « le consommateur aujourd’hui, il est infidèle, il est zappeur, donc il faut le séduire par des choses différentes ».

Le Kimono : un Vêtement Traditionnel et Moderne

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 A l’image des rouleaux de papyrus sur lesquels les Egyptiens rédigeaient la vie des premières civilisations sédentaires et antiques, le kimono est le médium de l’histoire du Japon, exprimant les époques, les techniques, l’utilisation de matériaux variés. Cet élément phare de la culture Nippone et plus globalement asiatique, traverse les siècles et les coutumes.
 Originellement porté par tous, le kimono est une grande pièce de tissu minutieusement travaillée, tissée et peinte. Un kimono n’est pas simplement un vêtement mais c’est également la traduction d’un statut social, d’un savoir-faire et d’une époque. En effet, les kimonos réalisés avec talent dans des tissus précieux sont considérés comme de réelles œuvres d’arts. Vêtement d’une élégance rare et affiné durant plusieurs siècles, cette pièce incontournable du vestiaire asiatique, brodé de fils d’or, fait dans une soie des plus rares ou dans un modeste coton, le kimono est avant tout la griffe d’une nation. Mais au début du XXème siècle, le Kimono n’est quasiment plus porté. Petit à petit l’empereur Meji habille les employés de la fonction publique de la tenue orientale. Entre 1920 et 1930, les écoliers troquent l’hakama contre l’uniforme marin et les femmes adoptent les jupes et des chemisiers.
 Aujourd’hui les codes de cet orientalisme d’antan sont repris par bon nombre de maison et de créateurs qui le remettent au goût du jour et le réactualisent. Le kimono, comme une force tranquille fait son apparition petit à petit dans le vestiaire occidentale depuis quelques années maintenant, considéré pour certains comme le nouveau blazer de l’été, élégant et raffiné à la fois, ou comme une pièce importante de la panoplie Homewear. C’est entre les mains de grands créateurs contemporains que le kimono vit une deuxième jeunesse. Rick Owens dessine une ligne pure et minimaliste dans un tissu noir tandis que Céline en invente une version blanche resserrée sous la poitrine. Dries Van Noten, lui accorde l’authenticité des dessins peints sur le tissu à une fluidité et une coupe plus courte. Ainsi, le Kimono, désormais inscrit dans l’histoire occidentale, s’ancre dans un nouveau mode de vie et véhicule de nouveaux codes.

Les Geishas Modernes de Prada

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Le mot d’ordre est lancé ! Le terme de « Geisha moderne » ne trompe personne en découvrant la collection Printemps-été 2013 de la maison Prada. C’est Steven Meisel, photographe de mode, connu et reconnu pour son esprit sombre et provocateur, qui a immortalisé les tops les plus en vue du moment comme Irina Kravchenko, Eva Herzigova, Saskia de Brauw. Choix audacieux de Prada qui, pour immortaliser sa collection, est en parfaite harmonie avec l’univers du photographe.

Entre modernité et tradition, la collection regorge de surprises « japonisantes » : Kimonos revisités, sandales semblables aux tongs japonaises, vestes structurées inspirées des hakamas (pantalons à sept plis portés par les nobles du Japon médiéval). L’inspiration japonaise dans la coupe, la prédominance de la soie sous toutes ses formes, et dans le choix des couleurs sombres et rose nacré, est marqué par une touche de féminité par la présence de fleurs qui apporte un aspect poétique à la collection.

En effet, cet aspect poétique est relevé par Miucca Prada qui affirme qu’ « il est interdit de rêver, la nostalgie est interdite, être douce n’est plus bien vu. Les vêtements de cette collection sont l’illustration de ce rêve impossible : celui de retrouver ces sentiments que nous n’avons plus le droit d’aimer aujourd’hui. »

Cette collection est complémentaire car elle est à la fois représentative de la douceur et un appel à la rêverie féminine, mais également, par ses couleurs sombres et ses coupes asymétriques, une forme d’audace et un avant-gardisme certain. De la soie, de l’asymétrie, des fleurs…Voilà ce qu’on retrouvera au Printemps 2013. Comble du luxe, Prada préconise la fourrure pour l’Eté ! Miucca Prada revisite la Geisha au teint nude et à la bouche rouge explosive de façon moderne et chic, propre à la Femme fatale de Prada.

La Robe Miss Dior 1949 du Défilé Automne 2013

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Le défilé « des Passions Communes ». C’est ainsi que Raf Simons désigne sa dernière collection pour Dior.

Les deux couturiers partagent la fascination pour les réminiscences des périodes de l’Histoire. Alors, si Christian se rêve à la Belle Époque, Raf Simons est au Modernisme. Et le syncrétisme aboutit à la réinterprétation de la robe bustier « Miss Dior 1949 ».

En tulle noir, brodée de cuir, elle convoque à elle seule le présent tournant de la maison : beaucoup des codes Dior ; substances et coupes nouvelles. La version moderne de la mythique robe conserve la longueur, et assure l’allure. Chic achevé, où Marie-José Croze se voit déjà. Comme sur un nuage !