Art Basel Miami, Ou L’Insolence Prodige

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Initiée à Bâle en 1970, Art Basel prend ses quartiers au coeur de Miami Beach en 2002. Seize ans plus tard, l’édition 2018 sur le point de s’ouvrir annonce une nouvelle flopée d’oeuvres aussi délirantes que savantes. C’est que les galleries du monde entier se sont ici données rendez-vous — 200 des galeristes les plus influents de l’art contemporain exposant ainsi près de 4000 artistes. Peinture, sculpture, installation, photographie, art digital… Parmi eux, des artistes sulfureux, des noms iconiques, et des oeuvres follement cotées. Arman, Miles Aldridge, Martin Creed ou encore Peter Doig…

 

Mais Art Basel 2018, c’est aussi cette année le pop-up club ‘Prada Mode’ et la Red Auction en faveur de la lutte contre le VIH. Fruit de la collaboration entre Bono, l’artiste Theaster Gates et l’architecte Sir David Adjaye, la troisième édition de la Red Auction présentera aux enchères des œuvres offertes par Ai Weiwei, Frank Gehry, Wangechi Mutu ou encore Jenny Saville… Puis c’est Prada qui inaugura les festivités avec son pop-up club articulé comme un événement festif et multiforme, culturel mais clairement désinvolte ! Affaire à suivre.

La Villa de Gianni Versace Mise aux Enchères

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Le monde de Versace est un monde fastueux, somptueux ; un de ces mondes qui raconte le golden age de la mode. Gianni Versace avait une profonde fascination pour l’art classique et l’architecture romaine. Alors, lorsqu’en 1992, il rencontre cette bâtisse inspirée par l’Alcazar de Colon1, construite en 1930 par l’architecte Alden Freeman, le styliste ne tarde pas à débourser près de 33 millions de dollars pour l’aménager avec ce goût baroque, sans complaisance, qui a fait son style. Entièrement décorée par le couturier, elle est comme le vestige d’un glamour qui s’est éteint. Un glamour que Gianni Versace avait apporté avec lui de sa Calabre natale.

Située au 1116 Ocean Drive, non loin de la plage de Miami, la propriété détonne par son architecture méditerranéenne autant qu’elle étonne par son extravagance triomphante. Toutefois, ni les 2180 mètres carrés, ni les 11 chambres, ni les jardins à la romaine, ni même les couleurs chaudes, ne peuvent égaler la puissance créative qu’a dû déployer Gianni Versace pour penser 180m2 d’une piscine chargée d’or. Toute en mosaïque, elle fait 54 mètres de long, garnie d’or 24 carats. L’actuel propriétaire de la Casa Casuarina en a vite fait un club privé, une boutique et un hôtel de luxe. Mais voilà que l’entrepreneur doit s’en séparer pour cause de faillite. Confiée à la maison Fischer Auction Company, son président assure que la vente « ne durera pas plus de trente minutes ».

La Casa Casuarina conserve tout de même quelque chose de Gianni Versace. Tombé sous les balles d’un tueur en série devant ces mêmes portes, ses murs pourraient bien être un jour en mesure de murmurer l’histoire de ces folles soirées où se cotoyait l’entourage de Versace, notamment Cher, Elton John et Madonna, au rythme du South Beach des années 90.

1. Alcazar de Colon était l’ancien siège de la couronne espagnole en République Dominicaine. Il fut l’oeuvre du fils de Christophe Colomb, Diego Colomb.

 

2012 Fashback : L’Escarpin Dolly Art Basel par Charlotte Olympia

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Du 6 au 9 Décembre, l’endroit où il faut être est Art Basel, la foire d’art des XX° et XXI°s, qui se tient à Miami Beach. La créatrice Charlotte Olympia l’a bien compris et édite à cette occasion une collection capsule autour de son escarpin phare : le Dolly. 

En effet, elle pare ici le soulier aux 15cm de talons et reconnaissable par sa plateforme dorée d’une toile de peintre et s’entoure de la body-painter Boyarde pour nous livrer une édition limitée célébrant sa passion pour l’art moderne, vendue exclusivement chez Neiman Marcus durant le Salon.

De Van Gogh à Mondrian, six artistes passent sous le pinceau de l’artiste mettant chacun à l’honneur un mouvement artistique majeur du XX°s, comme un écho aux œuvres présentées dans les galeries de Miami Beach cette semaine.

Sous la houlette de Charlotte Olympia, les « high heels » se muent en « high arts » et la bulle sur le soulier en l’honneur de Roy Lichtenstein nous dit « just one more pair » comme verbalisant nos désirs les plus chers. 

Chez Charlotte Olympia, la Minaudière Prend des Airs de N°5

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A l’occasion de sa collection printemps-été 2013, Charlotte Olympia signe une pochette, inspirée du N°5 de Chanel, qui fait déjà beaucoup parler d’elle : Yellow Scent.

Depuis sa toute première collection Charlotte Olympia fait l’unanimité auprès des journalistes et des clientes de la 5th Avenue. Depuis 2007, elle aiguise son génie à raffiner le style pin-up 40’s-50’s. L’an dernier déjà, elle avait surpris avec sa collection consacrée au Miami Art Basel : de Van Gogh à Mondrian, six artistes sont passés sous le pinceau de l’artiste mettant chacun à l’honneur un mouvement artistique majeur du XX°s, comme un écho aux œuvres présentées pendant l’événement.

Cette saison, Charlotte Olympia signe une collection d’accessoires inspirée de Paris, l’éternelle ville lumière. La créatrice britannique exprime encore une fois avec succès sa vision décalée et féminine de la mode : entre escarpins Tour Eiffel et sandales ornées de petits caniches, on retrouve une minaudière en plexi dorée dont le design semble familier. Rappelant les lignes nettes et épurées du mythique N°5 de Chanel, Yellow Scent est déjà un classique. La minuscule chaîne dorée et l’étiquette épurée sont autant de détails qui rappellent l’élégance à la française : ce véritable petit bijou réinterpréte avec humour et légéreté l’accessoire indispensable de la parisienne : son parfum.